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Suite au troisième double véto opposé par la Russie et la Chine à l'adoption par le Conseil de sécurité d'une résolution ouvrant la voie à une intervention militaire prétendument humanitaire en Syrie, les USA et la Grande Bretagne ont annoncé leur intention de désormais agir « en dehors » du cadre des Nations Unis ; ce qui n'a surpris ni les initiés, ni les dupes. Les premiers ayant tiré les leçons du passé ; les seconds restant convaincus du bien fondé de la fameuse « Responsabilité de Protéger » qui, curieusement, incomberait à ceux qui déclarent sans vergogne vouloir agir hors de la légalité internationale !? Tous les autres sont bombardés par la logorrhée de politiciens et de journalistes inféodés qui ne savent plus quoi inventer pour donner l'illusion de la victoire d'une oppositio...

La propagande occidentale ne cesse de caricaturer la position de la Russie face à la crise syrienne. Elle reproche à Moscou de soutenir Damas pour des motifs mercantiles, voire par solidarité criminelle. Sergey Lavrov ne traite pas ici des choix stratégiques russe, mais des principes auxquels s'astreint sa diplomatie. Il répond patiemment aux inepties des médias occidentaux, rappelant l'attachement de Moscou au droit international et sa préoccupation de soutenir les peuples. M. Lavrov oppose d'une part le soutien populaire massif dont dispose le président el-Assad et, d'autre part, l'illégitimité d'une opposition armée à caractère sectaire, soutenue de l'étranger.

Au cours de l'année ou de l'année et demie passée, les événements qui se sont enchaînés en Afrique du Nord et au Proche-Ori...

Coups de semonce russes...
 
La crise syrienne a changé de nature. Le processus de déstabilisation qui devait ouvrir la voie à une intervention militaire légale de l'Alliance atlantique a échoué. Otant leur masque, les Etats-Unis ont publiquement évoqué la possibilité d'attaquer la Syrie sans l'aval du Conseil de sécurité, comme ils le firent au Kosovo. C'était feindre d'ignorer que la Russie de Vladimir Poutine n'est pas celle de Boris Eltsine. Après s'être assuré du soutien chinois, Moscou a tiré deux coups de semonce en direction de Washington. La continuation des violations du droit international par l'OTAN et le CCG risque désormais d'ouvrir un conflit mondial.

Le président Vladimir Poutine a placé son troisième mandat sous le signe de l'affirmation de la souveraineté de son pays fa...