Vincent Bolloré : Le charognard français plane sur la carcasse du Cameroun


Pas besoin ici d'introduction superflue tant les exactions du groupe Bolloré sont monnaie courante en Afrique, à l'instar de Bernard Henri Lévy ou de bien d'autres « bienfaiteurs » pour qui piller un pays en voie de développement en échange d'une poignée de cacahuètes ne pose pas le moindre problème !

Comme d'habitude, aucun tapage médiatique ne viendra dénoncer ce vautour, et encore moins une de ses nombreuses sociétés, dont Bolloré Africa Logistics, qui sévit dans 41 pays : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire (Sitarail), Djibouti, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée équatoriale, Kenya, Libéria, Mali, Madagascar, Malawi, Maroc, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Tanzanie, Tchad, Togo, Tunisie, Zambie, Zimbabwe, ainsi qu'à La Réunion.

Et pour cause, puisque le groupe Bolloré est un acteur important dans les médias, la production audiovisuelle et la presse française...

Edit : « Soupçons de corruption en Afrique : le bureau de Vincent Bolloré a été perquisitionné » (voir en bas de page)

Le Veilleur

La langue française définit un charognard comme « un exploiteur impitoyable des malheurs des autres ». Et cette explication sied à merveille à ce vautour qui se nomme Vincent Bolloré qui, depuis des années, avec la complicité de certains gouvernements africains, a décidé d'appauvrir les masses africaines, en faisant mains basses sur les ressources et richesses de l'Afrique.

Les téléspectateurs camerounais du Cameroun, ceux de la diaspora et d'autres Africains, ont pu voir le 06 avril 2016 (Ah !cet inoubliable 06 avril) en direct, à la Cameroon Radio and Television (CRTV), un pitoyable et indescriptible spectacle au cours des journaux télévisés de 07h30 en Anglais et 08h30 en Français.

Les Camerounais se doivent de dénoncer ce mauvais et hallucinant cirque d'un autre âge où le bourreau-prédateur, allions-nous dire le Charognard Français Vincent Bolloré, était présenté à longueur d'antenne comme l'homme providentiel que Dieu a envoyé au Cameroun sortir les populations de ce pays de la pauvreté et de la misère. Les journalistes ou ceux qui en tiennent lieu, sans la moindre gêne ont passé tout le temps à montrer les agents du manitou français Bolloré, distribuant des kilos de sucre, du riz, du poisson fumé, quelques tablettes de chocolat et des rames de papier aux élèves d'une école publique dans une banlieue de Douala.

Fragilisés et précarisés par les conditions de vie que nous connaissons tous, les petits enfants en guenilles, ventres ballonnés sur instruction de leurs instituteurs répétaient mécaniquement « Vive Bolloré notre bienfaiteur ». Leurs maîtres aux visages émaciés par des conditions d'existence précaires n'ont pas tardé à associer leurs voix à celles de leurs élèves en entonnant encore plus fort au terme de la distribution des broutilles envoyées par le Charognard français : « Vive Vincent Bolloré notre Bienfaiteur » pouvait-on entendre.

Quel spectacle ! Je me suis effondré avant de me ressaisir sur mon fauteuil. Un profond sentiment de honte m'a traversé comme un courant électrique. J'ai effectivement eu honte. Honte d'être Camerounais. Glorifier un Charognard dépeçant sa charogne et le remerciant après. Quel triste et pitoyable spectacle.

Ce spectacle s'est poursuivi à l'hôpital de district d'Eséka, où le médecin chef de cet hôpital, Dr Ngos, à qui les agents du groupe Bolloré étaient venus remettre quelques boîtes d'alcool, des seringues, des sparadraps, deux brancards, de petits ballots de coton, s'est carrément fondu en « larmes de joie », ne sachant quel mot utiliser pour remercier « l'homme providentiel qu'est Bolloré » que Dieu a envoyé sauver le Cameroun. Comme un perroquet, notre médecin-chef s'est mis mécaniquement à ânonner des formules à la gloire éternelle du Charognard français. « Vive l'infatigable Bolloré qui ne ménage aucun effort pour l'émergence Du Cameroun à l'horizon 2035 ! » A-t-il conclu devant les caméras de la CRTV.

Les Camerounais ont droit à un minimum de respect et de dignité, chères Autorités

Autorités camerounaises, un peu de décence. Tenez compte de la dignité des populations camerounaises au nom desquelles vous prétendez agir.

Tous les Africains en général et les Camerounais en particulier savent qui est Bolloré dans l'organisation de la prédation en Afrique noire dite francophone. Vincent Bolloré, pour ceux qui ne l'ignorent encore, est la visible et la hideuse face de la politique de recolonisation de l'Afrique dont les socles conceptuels et doctrinaux sont les Rapports Védrine et Attali sur lesquels votre journal le Sphinx Hebdo publie des extraits depuis plus de 03 années. Le comportement et les actions de Bolloré au Cameroun et dans les restes des pays africains en sont l'application stricte desdits Rapports. Mr Vincent Bolloré est un Vautour ; c'est un Vampire. Ce charognard véreux et sans scrupule pille et ramasse tout ce qui est sur sur le sol africain afin d'aller nourrir ses compatriotes français attaqués et malmenés par la pauvreté et la misère.

Vincent Bolloré ne construit rien en Afrique ; il assure la maintenance et la gestion des structures que d'autres grandes compagnies internationales ont construit en Afrique. Bolloré gère les terminaux portuaires que les Chinois ont construits et rapatrie en France la totalité des énormes bénéfices accumulés au Cameroun. Il paie ses impôts en France. Bolloré s'est accaparé de notre patrimoine ferroviaire (la REGIFERCAM) qu'il gère comme il veut et entend. Bolloré a conquis nos terres et nos forêts y compris les palmeraies notamment la (SOCAPALM). Suite aux pressions et chantage multiformes des lobbies néocoloniaux du Quai d'Orsay et de l'Elysée ce Monsieur a acquis au franc symbolique, les pans entiers de tout le patrimoine foncier et infrastructurel qui faisait la fierté et l'honneur du vaillant peuple camerounais.

Aujourd'hui il annonce « investir » dans le secteur de la Culture à travers la construction annoncée « des salles de cinéma et de spectacle modernes dans les villes camerounaises ». Ce Charognard s'est rendu compte que la reconquête de nos terres, nos ports, nos voies ferrées ne lui suffit pas; il faut qu'il conquiert en dernière étape, les consciences et les esprits des Camerounais. Sachant que les populations camerounaises sont hostiles à 99% à l'homosexualité que son pays a légalisée, Bolloré entend de façon pernicieuse et insidieuse faire instaurer l'homosexualité dans notre pays.

À travers ces salles de cinéma, Bolloré entend banaliser toutes ces ignominies que sont l'homosexualité, la pédophilie et la zoophilie que les retraités français en mal d'exotisme et d'émotions diaboliques emportent dans nos pays. En réalité c'est le but poursuivi par le Vautour français. Aux populations camerounaises de s'organiser face à la menace que représente la situation de monopole que ce Charognard est en train d'obtenir au Cameroun. L'une des choses que les Camerounais devront faire, c'est de s'abstenir de fréquenter ces salles de Cinéma qui sont le symbole de recolonisation et de prostitution culturelle. Pour cela, nous n'avons pas besoin de l'aide ou de l'autorisation du gouvernement. C'est un combat que seul le peuple peut gagner.

Le régime de Yaoundé doit comprendre que Bolloré est en mission avancée au Cameroun. Il inscrit ses actes et actions dans l'après-Biya qui se dessine et que préparent les officines, lobbies homosexuels et autres barbouzes tapies dans les réseaux français avec la complicité d'une certaine élite locale sans vision stratégique pour l'avenir du Cameroun.

Cela n'est pas sans rappeler la situation en Iran au début des années 50 avec le Premier Mossadegh ou celle du Chili en 1973 avec le gouvernement de l'Unité Populaire de Salvador Allende. Ces deux exemples historiques se sont conclus par des bains de sang de grande amplitude. Nous y reviendrons très bientôt. La construction des Salles de Cinéma au Cameroun fait partie de la mise en application de la résolution no 17 du Rapport Attali relatif à la « Francophonie économique », qui prescrit « La Construction de Salles de cinéma dans les pays francophones en contre partie de la diffusion des films français et l'enseignement de la musique française dans les écoles et des salles de spectacle » cf. p.81 dudit Rapport.

Dans une lettre ouverte au Ministre camerounais de la Culture M. Narcisse Mouelle Kombi, le Sphinx Hebdo, par notre modeste plume a attiré l'attention des Autorités sur le caractère psychologique et pervers de la construction des maisons de passe et de la promotion de l'homosexualité à travers la construction des salles de Cinéma par Bolloré au Cameroun. Les générations qui vont bientôt prendre les rênes au Cameroun, auront le devoir de remettre en cause tous ces contrats léonins qui condamnent nos enfants à un esclavage perpétuel.

Aujourd'hui, les médias camerounais corrompus, à la solde des réseaux de l'Ambassade de France à Yaoundé dont le bras séculier n'est autre que Bolloré, brandissent l'épouvantail de 7000 employés camerounais que Bolloré utilise dans ses différentes Sociétés. Allez-y voir leurs conditions de travail et leurs salaires. Ces médias claironnent à longueur des semaines, le bonheur retrouvé des Camerounaises grâce à Bolloré. Ces médias en commençant par la CRTV, symbolisent et incarnent la déchéance qui semble s'emparer de la société camerounaise en cette fin de règne. C'est bien dommage.

Tout compte fait, l'analyse des paramètres géopolitiques, et la situation sociopolitique en cette fin de cycle au Cameroun, laisse penser à une transition dont le Groupe Bolloré entend être l'acteur majeur et même stratégique. Ne pas le comprendre c'est faire preuve de naïveté et de cécité politique.

A nous Camerounais de nous préparer en conséquence.

Armand Roger Biloa Mballe - Pour le Sphinx Hebdo

Edit : Soupçons de corruption en Afrique : le bureau de Vincent Bolloré a été perquisitionné

Le Monde révèle que le bureau de Vincent Bolloré dans la tour de Puteaux (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné vendredi dernier. C'est dans ce bâtiment que siège entre autres le groupe Bolloré Africa Logistics. Les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCLIFF) ont perquisitionné sur commission rogatoire des juges d'instruction financiers Serge Tournaire et Aude Buresi. Le PDG Bolloré était alors en déplacement en Bretagne, précise Le Monde.

D'après le journal, les policiers cherchent à savoir si le groupe a utilisé son bras publicitaire, Havas, pour faciliter l'obtention de la gestion des ports de Conakry en Guinée et de Lomé au Togo.

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