Ukraine : La déroute de l'armée officielle face aux séparatistes de Novorossia


Alors que la scène médiatique se focalise principalement - et souvent partialement disons le -, sur les évènements impliquant le conflit israëlo-palestinien, il semble que ce soit l'omerta complète sur la situation en Ukraine. Il serait en effet malvenu de la part des médias officiels d'avouer la déconfiture de l'armée officielle ukrainienne face aux séparatistes.
 
Le nouveau président Porochenko et ses sbires néo-nazis soutenus par l'Otan et les États-Unis ne semblent en effet pas être en mesure de « mâter l'insurrection » du Donbass, tâche qui selon lui, devait être rapidement bouclée, et qui s'est soldée jusqu'ici par le massacre (visiblement intentionnel) de civils innocents. Nous apprenions même lundi dernier que Porochenko aurait donné l'ordre d'utiliser des armes chimiques contre les insurgés ! Malgré cela, les séparatistes de la Novorossia semblent tenir bon face à l'agresseur et être en mesure de renverser la situation...
 
Je tiens au passage à relayer un élan de solidarité provenant du site initiative-communiste dans un « Appel des mineurs du Donbass aux mineurs et aux ouvriers de toute l'Europe » qui propose d'intervenir auprès de l'ambassade d'Ukraine à Paris, et auprès du Quai d'Orsay. Merci à Bertrand du déclin et au French Saker qui nous permettent d'en savoir plus sur la situation réelle en Ukraine ;-)
 
Le veilleur
 
Nouvelles préliminaires, mais très bonnes [reprise]
 
Chers amis,
 
Pour le moment, je dirai juste ceci :
 
Il y a des rapports provenant de différentes sources qui pointent tous dans la même direction : il apparaît que la force ukie dans le « chaudron sud » a été complètement vaincue et que ce qui reste d'elle est en retraite dans le chaos et la panique. Apparemment, la résistance a réussi à vaincre cette grande force (3.000 à 5.000 soldats, soutenus par de l'équipement lourd) sans appui-feu de la part du côté russe.
 
Les forces ukies se retirent apparemment aussi de Donetsk, même si certaines sources prétendent également que Donetsk serait en train d'être attaquée. Des sources russes rapportent que Strelkov aurait imposé un couvre-feu dans la ville. Cependant, beaucoup d'éléments semblent montrer que certaines villes proches de Donetsk ont été abandonnées par des forces ukies en retraite.
 
Toujours pas de nouvelles claires de l'aéroport de Lugansk. Je pense que ce qui se passe là-bas, c'est que les Ukies contrôlent une partie seulement de l'aéroport, mais que cette partie est très puissamment fortifiée et très bien défendue. Ainsi, même si les Ukies sont encerclés, la résistance n'est pas parvenue encore à « briser » leurs défenses. Je me demande quand l'artillerie que la Résistance a récemment « acquise » sera utilisée pour mettre fin à ce siège.
 
La meilleure info à ce jour est sur le site russe du colonel CASSAD : http://colonelcassad.livejournal.com/. Il existe une version anglaise qui, bien sûr, est publiée avec un délai de retard, du fait du temps nécessaire à la traduction : http://cassad-eng.livejournal.com/
 
Si j'obtiens des comptes-rendus de situation, je les posterai ce soir (GMT -5).
 
Cordialement à tous,
 
Le Saker
 
Dernières nouvelles : Marinovka prise et Chaudron Sud scellé ! [reprise]
 
15h50 - le 16 Juillet, 2014 - le Briefing de la milice traduit du russe en anglais par Gleb Bazov.
 
Marinovka a été prise par la Milice. Les forces répressives ont été totalement encerclées. Le chaudron sud a été fermement scellé. Les forces ukrainiennes n'ont désormais plus qu'une seule chance de survivre : se rendre à la milice ou être internées sur le territoire de la Russie.
 
Dans les autres secteurs du front sud, la milice poursuit également une offensive active. Des attaques d'artillerie sur les colonnes de la junte sont en cours. La milice fait périodiquement usage de systèmes Grad [NdT : systèmes de lance-roquettes multiples].

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Marinovka, juste au nord de la frontière russe

Source vineyardsaker - traduction The French Saker
 
« Nous n'encerclons pas les séparatistes. C'est eux qui nous encerclent ! »

Deux officiers ukrainiens de retour chez eux à Ivano-Frankovsk, dans l'Ouest de l'Ukraine témoignent de la situation de leur unité stationnée dans le Sud-Est, coincée entre l'armée de Novorossia et la frontière russe (voir vidéo plus bas).
 
Premier soldat ukrainien : La situation est telle que le bataillon est dans une situation difficile, à la fois en termes de ressources et de position territoriale. Ce qu'ils montrent dans les médias - que nous encerclons les séparatistes - est, la où notre bataillon est [stationné], exactement le contraire. Les gars sont au bout du rouleau. Ça va mal, la-bas. C'est un désastre.
 
D'un côté, il y a les forces de la Fédération de Russie qui se tiennent là, à peine à 4 kilomètres de nous. Et il y a un tel dispositif militaire, croyez-moi, que rien ne pourrait nous sauver. Il ne s'agit plus d'une question de gilets pare-balles et d'équipements militaires. Comprenez vous? C'est complètement différent [la situation]. Nous devons juste sortir nos gars de là-bas.
 
Sans équivoque, le bataillon ne peut pas rester là. Eh bien, les gars stationnés là-bas sont comme des condamnés attendant d'être exécutés. Je dis cela de façon responsable - J'y suis en poste et je viens de là-bas. Et encore, il va falloir les sortir de la avec précaution. Nous allons devoir les évacuer avec précaution. Et, honnêtement, je ne sais pas comment cela [le sauvetage] doit être fait, mais cela doit être fait. Cela doit être fait et doit être fait immédiatement.
 
Je le répète, telle est la situation de ce matin, j'ai appelé et rappelé une fois encore : pas un seul équipement militaire n'est arrivé, ils [les soldats] sont debout dans un champ à découvert.
 
[Voix de femmes à l'arrière-plan] Nous le savons, nous le savons.
 
Un champ à découvert. Les bus - vous avez vu l'état de ces autobus qui ont été incendiés; ils essayaient de s'échapper sous le feu ennemi. Mon camarade major, qui a péri, c'était mon ami [il pleure], je demande une minute de silence en son honneur
 
[Femmes en pleurs dans le fond]
 
Deuxième soldat ukrainien : je voudrais ajouter que ce bataillon a été envoyé pour faire une soi-disant « mission de combat »; c'était un ordre criminel de la part des supérieurs.
 
[Dans le fond, les femmes demandant] « Quel supérieurs, quelle région ? »
 
Oui, un commandant régional, mais ils sont tous coupables, nous n'allons pas les nommer maintenant.
 
[Femme dans le fond] C'est clair qui [c'est], c'est Yarko [Note: pas clair - soit Yarko ou Toyarko] qui est au-dessus, et c'est le seul qui peut donner un tel ordre
 
Parce que le bataillon dont nous parlons, c'est un fait, peut effectuer des missions de combat telles que formulées au début - c'est à dire assurer la garde de points [stratégiques] importants dans la région, disons, comme garder certains checkpoints, mais seulement ceux éloignés de l'épicentre des hostilités.
 
De toute façon, en termes de combat, il ne peut remplir aucune mission en raison du manque de matériel nécessaire. Même si ce matériel devait être fourni au bataillon, il n'y a personne de formé à son utilisation.
 
[Femme en arrière-plan] Avez-vous proposé aux gars de se replier avec vous ?
 
Oui, un grand nombre d'entre eux ont approuvé cela, mais ils sont littéralement effrayés - certains officiers les ont retenus là par tous les moyens, [de gré ou de force]. Beaucoup voulaient partir avec nous, et nous avions l'intention de prendre une compagnie entière avec nous. Cela aurait été très difficile car nous n'avions pas [de moyen de transport], et nous avions prévu de prendre un gros camion. Mais au dernier moment, ils ont été retenus.
 
Je tiens à ajouter qu'à partir de cet ordre criminel en vertu duquel les gars ont été envoyés là-bas, et nous-mêmes en tant que commandants, nous avons refusé d'obéir à d'autres ordres criminels parce que ce faisant nous aurions mis en danger des personnes et nous ne le voulions pas
 
Premier soldat ukrainien : Oui, nous ne voulons pas être les seuls tenus responsables de [la vie de] nos gars, vous comprenez ?
 
Deuxième soldat ukrainien : Nous voulions préserver leurs vies et l'ordre criminel n'est pas ...
 
[Femme en arrière-plan] Oui, oui, les gars ... mais comment les sortir de là ?
 
Deuxième soldat ukrainien : C'est précisément pourquoi nous sommes venus ici, pour trouver un moyen de les sortir de là. Je vais enfin ...
 
Une autre voix : Comprenez que je révèle tout cela afin que chacun puisse réaliser...
 
[Les gens parlent les uns sur les autres, interpellant les gens qui s'approchent]
 
voici le député Derevyanko, nous devons enfin faire quelque chose. Venez ici, s'il vous plaît venez ici...
 
Source slavyangrad - traduction  Bertrand du déclin




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