Ukraine : Élection irrégulière de l'oligarque Petro Porochenko


Le milliardaire oligarque Petro Porochenko a remporté l'élection présidentielle ukrainienne dès le premier tour, écrit lundi le quotidien Izvestia. Comme l'avait annoncé le site le monde russe, cette élection n'est « ni légitime, ni démocratique, mais reconnu par l'UE et les USA comme un grand moment d'expression démocratique du peuple ukrainien ».
 
Ce résultat n'est pas une surprise, mais très certainement le résultat d'une manipulation occidentale dans une volonté de garder une option gouvernementale et une main mise européiste en Ukraine, tout en calmant le jeu au vu des forts liens et intérêts commerciaux de Porochenko en Russie, avec laquelle des négociations vont désormais être rendues possible, ce qui n'était pas le cas avec le pouvoir provisoire néo-nazi précédemment en place.
 
En n'intervenant pas, Poutine à ainsi une nouvelle fois offert une « porte de sortie » honorable à Obama, tout en privilégiant une accalmie des tensions commerciales entre les deux pays, et laissant dans le même temps à l'Europe le fardeau de la situation économique catastrophique de l'Ukraine, que le FMI va pouvoir désormais mettre à sac comme c'est le cas dans les nombreux autres pays européens affectés par la troika... Le veilleur
 
D'après un sondage national à la sortie des urnes publié hier soir, il serait crédité de 55,9% des voix. La chef du parti Patrie Ioulia Timochenko arrive deuxième (12,9%), suivie du leader du parti radical Oleg Liachko (8%). Selon un autre sondage à la sortie des urnes mené par quatre chaînes ukrainiennes de télévision (ICTV, 1+1, TRK Ukraine et Inter), Porochenko aurait recueilli 57,31% des suffrages, Timochenko 12,39% et Liachko 8,69%.
 
La présidentielle ukrainienne a tout de même eu lieu même si environ 9 millions d'électeurs, sur 35,5 millions d'habitants, avaient décidé de ne pas se rendre aux urnes. La majorité des habitants des régions de Donetsk et de Lougansk n'ont pas participé à l'élection. A Makeevka (dans le bassin houiller de Donbass), les partisans de l'indépendance de Kiev ont publiquement brûlé tous les bulletins de vote.
 
Pour rendre possible le vote la Rada, le parlement ukrainien, avait dû adopter une loi spéciale pour considérer la présidentielle comme valable quel que soit le taux d'abstention. Les conditions d'élection du nouveau président d'Ukraine étaient donc simples : le vainqueur devait obtenir plus de 50 % des voix. Si le premier tout n'était pas concluant, les deux candidats ayant recueilli le plus de votes se seraient affrontées au second tour, qui devait se tenir mi-juin au plus tard.
 
L'association OPORA a dressé la liste des infractions constatées pendant le scrutin : elle en a déjà compté plus de 400. Des individus ont notamment de bourrer les urnes, des militaires ont manqué de bulletins à Zaporojie et certains électeurs n'ont pas trouvé leur nom sur les listes.
 
Les affrontements entre les milices séparatistes et l'armée ukrainienne se poursuivent dans le sud-est de l'Ukraine. Près de 2000 personnes ont manifesté à Donetsk contre la présidentielle, après un « congrès des représentants populaires du sud-est », la veille, qui a décidé de créer un Front populaire pour protéger la population locale et de ne pas reconnaître l'élection.
 
« La Russie a invité des observateurs internationaux en Crimée pour se convaincre que le référendum se déroulait en toute légalité. En Ukraine c'est le contraire : les autorités interdisent l'entrée sur le territoire national aux journalistes et aux militants. Le système électronique permettant de compter les voix a été piraté par des hackers. Les observateurs ne peuvent pas entrer dans le pays. De quelle honnêteté peut-on donc parler dans le dépouillement des bulletins ? »
, a souligné le politologue Oleg Matveïtchev. Hormis les observateurs, les autorités ukrainiennes ont également fermé l'accès du pays aux journalistes. Les équipes de VGTRK et RT ont été stoppées à la frontière sans aucune explication, alors que les journalistes disposaient d'une accréditation de la Commission électorale centrale ukrainienne. Selon Oleg Matveïtchev, il est peu probable que la Russie reconnaisse les résultats de l'élection.
 
D'après le politologue, cette élection sera un catalyseur d'une nouvelle scission en Ukraine, étant donné que les partis n'arriveront pas à s'entendre sur une coexistence pacifique. Pour Pavel Daniline, directeur du Centre d'analyse politique, il ne peut y avoir d'élection honnête en Ukraine
 
« tant que les violences se poursuivent et que des groupes extrémistes ont le pouvoir (...) Les opérations militaires contre la population civile dans le sud-est empêchent d'organiser l'élection dans ces régions, dans d'autres elle se déroule sous forte pression. Des forces radicales de toute l'Ukraine sont mobilisées à Odessa, les habitants de Kharkov et de Dniepropetrovsk subissent des pressions significatives »
, conclut-il.
 
Par Mikhail Voskresenskiy - RIA Novosti
 
Le Président Poroszenko , héritier dune dynastie d'escrocs
 
Le Président  Poroszenko (né Walcman), juif de Moldavie, âgé de 44 ans, né près d'Odessa dans une dynastie d'escrocs, et ayant pris le nom de sa mère - c'est la fin de l'Ukraine. Les membres de cette famille n'aiment pas rappeler les années 80 du siècle dernier - et ceci n'a rien à voir avec le fait que Piotr Poroszenko, alors étudiant à la Faculté des Relations et du Droit des Affaires Internationales de l'Université d'Etat de Kiev, était un étudiant minable.
 
En 1956 Alexiej Walcman, le père de Poroszenko s'est marié avec Eugenia Siergiejewna Poroszenko et a pris son nom, ce qui en soi n'est pas un crime mais dit clairement ce dont il s'agit.
 
Ce n'est pas un secret que dans les années 80 les vols des propriétés d'état de l'URSS ont explosé. Aleksiej Walcman Poroszenko s'est fait reconnaître alors par son ingéniosité et son esprit entrepreneur ainsi que par sa capacité à parvenir au centre des véritables organes du pouvoir. Le 11 Juin 1986, A.I. Walcman, citoyen ukrainien de l'URSS fut exclus du Parti en raison de ses escroqueries et de ses fraudes. Ce diplômé universitaire fut de Septembre 1977 au 9 décembre 1983 directeur-conseil d'une entreprise de réparation. Il fut arrêté et interrogé en attendant son procès.
 
Les accusations formulées concernaient l'article 155, 123, 183 et une partie de l'article 227 et une partie du Code Pénal de la RFSSR (Fédération Socialiste Russe de la République Soviétique) et de la MSSR (République Soviétique Socialiste de Moldavie). Il s'agissait de statistiques et de rapports falsifiés, de vols de propriétés d'Etat, d'acquisitions frauduleuses de biens immobiliers ainsi que de possession d'armes illégales. Parmi les fragments de son activité il faut énoncer le trafic d'alcool illégalement acheté et dilué à la vente avec de l'eau. C'est ainsi qu'il a créé une entreprise de production de wodka.
 
La condamnation fut relativement bénigne : 5 ans dans un camp pénal, la confiscation de ses biens et l'interdiction pendant 5 ans d' accéder à des postes- clé dans les entreprises. Le fils d'Aleksiej Walcman, Piotr Poroszenko allait emprunter le même chemin que son père mais les temps venaient de changer : c'est pourquoi il a pu s'épanouir dans la République Indépendante d'Ukraine comme les moisissures sur une miche de pain. Il volait tout ce qui lui tombait sous la main et rien ne lui était sacré. Appel des gènes.
 
Maintenant cet escroc se trouve devant un devoir nouveau : escroquer toute l'Ukraine et privatiser la fonction de son Président. Pour parvenir à ses fins il est prêt à ruiner tout le peuple de ce pays. En fait il y est prêt depuis longtemps - ne serait-ce qu'en prenant exemple sur son père.
 
Par Siergiej Kotwicki pour Central News Agency Novorossia - traduction christroi
 
Porochenko président, un jouet de l'ancien pouvoir ?
 
Celui qui semble être l'homme providentiel n'a en réalité pas de programme, ni même de parti. L'organisation de la campagne électorale de Petro Porochenko a mis en lumière les points faibles du vainqueur de la course à la présidence.
 
Dès à présent, il est possible de déterminer les problèmes auxquels il sera confronté s'il est élu. Pour commencer, Porochenko ne dispose pas de sa propre équipe politique. Il doit par conséquent s'appuyer sur des alliances de circonstance, en particulier avec des représentants de l'ancien pouvoir, dont il pourrait aisément devenir le jouet. Porochenko s'entoure donc de gens aux qualités morales douteuses au lieu de s'appuyer sur la jeune génération, propre et sans tache, issue des éléments révolutionnaires des derniers mois.
 
Par ailleurs, il entretient des liens politiques avec Vitali Klitchko [leader du parti Oudar, qui s'est retiré de la course], qui en réalité sert de relais à l'influence de Dmitro Firtach, oligarque désormais recherché par la justice internationale. Même si Porochenko n'a aucune obligation envers Firtach, les relations de Klitchko avec le groupe RossOukrEnergo [société d'importation de gaz, détenue à 50 % par le géant russe Gazprom] influenceront inévitablement le comportement politique du vainqueur présumé de la présidentielle quand il lui faudra attribuer des postes au sein de son nouveau gouvernement.
 
Ensuite, Porochenko n'a pas de parti politique. Solidarnist, sa formation, n'est qu'une marque vide de tout sens réel. Ce « parti » n'a aucune base véritable parmi l'électorat, et les gens qui disent vouloir voter pour lui sont tous des déçus d'autres partis. Pour l'heure, il est porté par la vague enthousiaste des sondages, des chiffres qui ont de quoi le motiver [le 7 mai, il était crédité de 33 % des intentions de vote, contre 9,5 % seulement pour sa principale adversaire, Ioulia Timochenko, qui occupe la seconde position].
 
Mais il ne tardera pas à voir ces résultats dégringoler quand il devra relever les défis de la présidence. Est-il prêt à accepter cette perte de soutien quand il tentera de lancer les changements nécessaires à l'évolution du pays ? Ou suivra-t-il au contraire les traces de Viktor Ianoukovitch et de Ioulia Timochenko, qui, eux aussi, avaient bénéficié d'une vraie popularité avant de basculer dans le populisme ?
 
La formation de Porochenko s'est constituée selon des principes corporatistes, les membres en étant ses partenaires en affaires et des responsables de ses entreprises. Des gens qui ne parlent pas au nom du peuple et de la société, mais qui serviront fidèlement leur principal actionnaire. Ce système reproduit les traditions de l'équipe de Ianoukovitch et risque de favoriser l'autoritarisme. Dans la structure politique de la formation de Porochenko, il manque un mécanisme de blocage interne et il n'y a aucune concurrence. C'est, littéralement, un parti créé par lui et pour lui.
 
Un mythe. Etant dépourvu de structure réelle et d'implantation physique dans le pays, Solidarnist a eu par exemple recours à des cadres du Parti des régions [la formation du président déchu] pour gérer la campagne électorale de son candidat dans les régions de Soumy et de Kirovohrad. Porochenko n'hésite donc pas à s'appuyer sur les élites locales. Le parti Solidarnist n'est guère plus qu'un mythe, c'est tout juste s'il existe. Il n'a pas de siège officiel, pas d'adresse ni de numéro de téléphone.
 
Si l'on souhaite en devenir membre, il n'existe aucune officine vers laquelle se tourner. Oukraïnska Pravda a demandé à Iouri Stets, PDG de la cinquième chaîne [propriété de Porochenko], député et dirigeant officiel de Solidarnist, de fournir des informations sur le nombre de membres de son parti et sur son programme politique.
 
Il ne nous a toujours pas répondu. Tout cela montre que cet « engin politique » a été bâti de toutes pièces pour Petro Porochenko. La croissance rapide de ses résultats dans les sondages est une surprise pour tous, tant pour la classe politique que pour les électeurs. Et sans doute pour lui-même. Il y a un an, il avait tenté d'être le candidat unique de l'opposition aux municipales de Kiev.
 
Aujourd'hui, le voilà favori à la présidentielle. La fuite de Ianoukovitch et le discrédit qui pèse sur les leaders des principales forces de l'ancienne opposition ont provoqué un transfert des sympathies électorales sur la personnalité de Porochenko. Mais il s'agit d'un phénomène au caractère tellement spontané qu'il est synonyme d'un large éventail de risques. Si, dans son discours, Porochenko se réclame de Margaret Thatcher (sic) et de Ronald Reagan (re-sic), qui seraient ses sources d'inspiration, dans les faits il est probable qu'il s'abstiendra d'appliquer toute réforme susceptible d'être impopulaire.
 
Par Serhiy Lechtchenko - Publié dans Oukraïnska Pravda - source courrier international

Le parcours politique de Petro Porochenko
 
Voici quelques informations complémentaires sur Porochenko que l'on trouve sur wikipedia anglais (il n'y a curieusement pas de fiche en français de Porochenko pour le moment) :
 
Petro Porochenko Oleksiyovych, né le 26 Septembre 1965 est un homme d'affaires et homme politique ukrainien, qui a annoncé le 29 Mars 2014 qu'il courait pour la présidence de l'Ukraine. Porochenko, ancien ministre des Affaires étrangères et ministre du Commerce et du Développement économique, est parfois cité comme l'une des personnes les plus influentes dans la politique ukrainienne. De Février 2007 à Mars 2012, Porochenko est la tête du Conseil de la Banque Nationale d'Ukraine.
 
Porochenko est né dans la ville de Bolhrad , Oblast d'Odessa, le 26 Septembre 1965, mais a grandi dans la ville de Vinnitsa en Ukraine centrale. En 1989, il a obtenu un diplôme en économie de la Faculté des relations internationales et droit international (Institut des relations internationales) de l'Université d'Etat de Kiev.
 
Après l'obtention du diplôme, Porochenko a commencé sa propre entreprise de vente de fèves de cacao. Dans les années 1990, il a pris le contrôle de plusieurs entreprises de confiserie. Par la suite, il a réuni ses parts dans l'industrie, dans le groupe Roshen (en référence à son nom de famille, Ndlr.), le plus grand fabricant de confiserie en Ukraine. La fortune qu'il a faite dans l'industrie du chocolat lui a valu le surnom de « roi du chocolat ».
 
Il étend son empire commercial dans plusieurs usines automobiles et d'autobus, le chantier naval Leninski Kuznya, les médias comme la chaine de télévision canal 5 ainsi que d'autres entreprises. En Mars 2012 Forbes l'a placé sur la liste des milliardaires de Forbes à la 1153 ème place, avec 1 milliard de dollars. Les avoirs de Roshen ont été bloqués par la Russie qui en juillet 2013 a interdit la vente en Russie de ses produits parce qu'ils contenaient des matières premières cancérigènes.
 
Membre du Parlement et Secrétaire de la CNDS
 
Porochenko a d'abord remporté un siège à la Verkhovna Rada (le Parlement ukrainien) en 1998. Initialement, il était membre du Parti social démocrate uni de l'Ukraine (PSDU) , la partie la plus fidèle au président Leonid Koutchma  (président de l'Ukraine de 1994 à 2005) à l'époque. Porochenko a quitté SDPU en 2000 pour créer une faction indépendante gauche centre-Solidarité. En 2001 Porochenko a joué un rôle dans la création du Parti des régions, aussi fidèle à Koutchma. Solidarité n'a jamais rejoint le Parti des Régions, cependant, en décembre 2001, il rompait les rangs des partisans Koutchma pour devenir chef de campagne Notre Ukraine Bloc opposition la faction de Viktor Iouchtchenko.
 
(Ndlr. président de l'Ukraine de 2005 à 2010, leader en 2004 de la Révolution orange soutenue par de nombreux gouvernements occidentaux, dont celui des États-Unis et par des financements d'organisations américaines, comme la fondation George Soros, Iouchtchenko arriva au pouvoir lors d'une seconde élection présidentiellle manipulée par les pro-Occidentaux où il finit par battre nécessairement le Premier ministre Viktor Ianoukovytch, le candidat soutenu par Vladimir Poutine, qui avait pourtant élu lors d'une première élection présidentielle du 21 novembre 2004, mais dont l'élection fut contestée par les Occidentaux qui dénoncèrent évidemment un scrutin truqué par le gouvernement de Viktor Ianoukovytch et le puissant clan de Donetsk, dont Rinat Akhmetov alors accusé d'être un « oligarque » et qui fit fortune dans l'industrie du charbon et la sidérurgie. C'est pourtant cet « oligarque » Akhmetov que le nouveau pouvoir à Kiev, ne craignant pas la contradiction, a choisi pour lui proposer de devenir... gouverneur du Donbass, région de l'est de l'Ukraine, poste que ce dernier a refusé, se faisant critique contre le nouveau pouvoir de Kiev. Akhmetov a semble-t-il fini par se rallier aux pro-Maidan Cf. « L'oligarque Akhmetov se rallie aux autorités de Kiev » Le Figaro, mercredi 21 mai 2014, page 7.)
 
Revenons à Poroszenko. Après les élections législatives en Mars 2002, dans laquelle Notre Ukraine a remporté la plus grande part du vote populaire et Porochenko a remporté un siège au Parlement, Porochenko a servi comme chef de la commission parlementaire du budget. Porochenko est considéré comme un proche confident de M. Iouchtchenko, qui est le parrain de ses filles. Étant peut-être l'homme d'affaires le plus riche parmi les partisans de Iouchtchenko, Porochenko a souvent été cité comme l'un des principaux bailleurs de fonds de Notre Ukraine et de la Révolution Orange.
 
Après  Iouchtchenko ait remporté les élections présidentielles en 2004, Porochenko a été nommé secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de la défense, tandis que son principal rival après- la Révolution orange, Ioulia Timochenko, a été nommé Premier ministre. En Septembre 2005 des allégations mutuelles très médiatisés de corruption ont éclaté entre Timochenko et Porochenko ont impliqué les privatisations des entreprises publiques réalisées par Timochenko. Porochenko, par exemple, a été accusé de défendre les intérêts de Viktor Pinchuk, qui avait acquis 80 millions de dollars et les entreprises publiques, Nikopol de ferro-alliages, indépendamment d'une valeur de 1 milliard $. En réaction à ces allégations, Iouchtchenko a rejeté l'ensemble de son cabinet des ministres, y compris Porochenko et le Premier ministre Ioulia Timochenko.
 
Lors de l'élection parlementaire de mars 2006 Porochenko a été réélu au Parlement ukrainien avec le soutien de la coalition électorale Notre Ukraine, où il a présidé la commission parlementaire des finances et des banques. Selon des allégations, depuis son poste de président au parlement ukrainien, le Parti socialiste de l'Ukraine a choisi de faire partie de l'Alliance de l'unité nationale, car Porochenko a promis à son chef, Oleksandr Moro, qu'il serait élu président si la coalition était formée. Cela a laissé Notre Ukraine de Porochenko et son allié le Bloc Ioulia Timochenko au gouvernement.
 
Porochenko n'a pas participé à l'élection parlementaire de septembre 2007. Depuis février 2007 Porochenko a dirigé le Conseil de la Banque nationale de l'Ukraine. Il a été ministre des Affaires étrangères de 2009 à 2010. Le président Iouchtchenko a nommé Porochenko comme ministre des Affaires étrangères le 7 Octobre 2009. Ministre des Affaires étrangères en 2009, Porochenko a soutenu l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN et a déclaré en décembre 2009 :
 
« Je crois qu'avec une volonté politique et un souhait public pour le faire, l'appui du public pour les politiciens en charge, et une claire et consciente politique juste, devenir un pays membre de l'OTAN pourrait être accompli d'ici un an ou deux ans ». 
Cependant, l'adhésion à l'OTAN ne devrait pas être un but en soi :
 
« Notre objectif doit être de mener des réformes, l'amélioration du niveau de vie (on voit le résultat en 2013! Voir les cartes ci-dessous. Ndlr.), je crois que là, nous devons tout faire pour améliorer la situation dans le pays plutôt que d'obtenir l'autorisation de quelqu'un pour certaines actions »
, a-t-il dit aux journalistes à Bruxelles jeudi 3 décembre 2009 après une réunion de la Commission Otan-Ukraine tenue à Bruxelles au sujet de la réunion de Conseil Atlantique du Nord de l'alliance. Bien que Porochenko a été rejeté comme ministre des Affaires étrangères le 11 Février 2010, le président Viktor Ianoukovitch a exprimé l'espoir de poursuivre la coopération avec lui.
 
Ministre du Développement économique et du Commerce
 
À la fin de février 2012 Porochenko a été nommé comme nouveau ministre du Commerce et du Développement économique dans le gouvernement Azarov; le 9 Mars 2012 le président Ianoukovitch a déclaré qu'il voulait Porochenko travaille dans le gouvernement au poste ministériel du développement économique et du commerce ministre. Le 23 Mars 2012 Porochenko a été nommé par Ianoukovitch ministre du Développement économique et du Commerce de l'Ukraine. Le même mois, il a démissionné de son poste de chef du Conseil de la Banque nationale de l'Ukraine. Porochenko de retour à la Verkhovna Rada (parlement) après avoir remporté avec plus de 70 % des voix le poste de candidat indépendant dans des circonscriptions uninominales.
 
Sur le site les-crises.fr/ukraine/, qui donne des cartes et des chiffres, on a une idée des bienfaits de la clique Porochenko au « développement économique et du commerce » de l'Ukraine !
 
Lire l'article complet sur les-crises.fr 

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