Théorie du genre à l'école : les enfants n'en veulent pas !


Avec l'innocence qui les caractérise encore, les enfants dédaignent ce qui leur paraît contraire à leurs aspirations naturelles. Celle-là, les partisans de la théorie du genre ne l'avaient vraiment pas vue venir.
 
On croyait la France mise sur les rails qui l'emmèneraient droit vers l'indifférenciation, mais c'était sans compter la réaction des premiers concernés : les enfants. En effet, suite au rapport sur les stéréotypes filles-garçons remis à Najat Vallaud-Belkacem ce mercredi 15 janvier, L'Express a ouvert un débat sur son site : « Comment protégez-vous vos enfants contre le stéréotype fille-garçon ? »
 
Passée la drôlerie dramatique de l'intitulé (l'usage du verbe « protéger » qui aurait laissé présager une discussion sur la pédophilie ou les maladies orphelines, et qui nous renvoie finalement à un débat sur les dînettes. Les mots n'ont vraiment plus de sens...), l'on découvre les astuces données par « quelques parents de la rédaction » du site pour « éduquer » leurs enfants dans le respect des théories actuelles.
 
Constatons en première instance que la rédaction est tellement soucieuse de lutter contre les vilains stéréotypes qu'elle n'a interrogé que des femmes. Peut-être que les hommes, le nez dans le couffin, n'avaient pas le temps de répondre à la question. Ou peut-être - soyons mauvaise langue - qu'un sursaut de bon sens rétrograde s'est glissé par erreur dans cette image...
 
Ce ne sera pas le seul. Les enfants - ces mauvaises graines réactionnaires - résistent à la théorie du genre. Et l'aveu vient des rédacteurs eux-mêmes :
 
« Le père Noël a apporté une poussette à mon fils ! Il adore s'en servir »
, se réjouit Julie Saulnier. Jusque-là, tout va bien. L'enfant est aux normes. Seulement, la journaliste admet que l'usage de la poussette
 
« relève plus du rallye automobile que de jouer au papa et à la maman ». 
Le constat est le même chez Iris Mazzacurati, dont l'application à faire regarder à son fils des films d'animation « neutres » n'a pas suffi à conserver ce dernier dans le droit chemin : après que son père lui a montré Cars, il a regardé les aventures de Flash, la voiture de course, « jusqu'à la nausée », puis a commandé deux poupées pour son anniversaire... Iron Man et Dark Vador.
 
Géraldine Dormoy, contrariée dans ses principes par un mari récalcitrant, narre ses déconvenues :
 
« Il (son fils Gustave, 2 ans et demi) apprécierait peut-être de jouer à la poupée, mais son père ayant toujours refusé de lui en mettre une entre les mains... je n'en sais rien ! Et monsieur étant par ailleurs très suspicieux sur les vêtements un tant soit peu féminins, on n'est pas près de le voir en rose ! » 
Et les femmes du XXIe siècle, insoumises et coriaces, se plient encore aux convenances masculines ? Pour finir, Emma Defaud raconte que
 
« l'amour de sa fille pour le rose a longtemps été une source d'agacement ». 
Crime de lèse-progressisme que la mère pardonnera tout de même à l'enfant :
 
« Finalement, je m'aperçois que ça passe. Je pense que c'est beaucoup moins important de se prendre la tête sur ces détails que sur d'autres choses : montrer qu'être médecin ou pilote d'avion, c'est au moins aussi valorisant que d'être chanteuse, que d'être belle c'est moins important que d'être sympa, juste et cultivée. » 
En parlant d'être juste, peut-être aurait-il fallu opposer au fantasme de la chanteuse celui du footballeur, et au métier de médecin celui d'infirmière. Une courte recherche nous apprend d'ailleurs qu'Emma Defaud tient un blog, « Mauvaise mère » (où l'on retrouve une photo d'elle à 10 ans vêtue... de rose. De la tête aux pieds. Et l'air des plus consentants). Elle y narre ses convictions et ses renoncements en matière d'éducation. Couper les cheveux de sa toute jeune fille, elle n'y pense même plus, sinon elle « risque le divorce ». Visiblement, son mari ne tient pas un blog qui se nomme « Mauvais père », et son site n'a que de très rares répliques masculines. Ah, toujours ces stéréotypes..
 
Malgré l'obstination avec laquelle on s'applique à faire avaler au monde entier la théorie du genre, les enfants n'en veulent pas, c'est ainsi. Avec l'innocence qui les caractérise encore, ils dédaignent ce qui leur paraît contraire à leurs aspirations naturelles. Les progressistes, souvent adeptes du pédagogisme et du libre arbitre dès la maternelle, auront-ils la cohérence de les écouter ?



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