Temps de crise : Savoir reconnaître le moment d'évacuer


Effondrement économique en cours, montée en puissance de la grogne sociale ambiante, catastrophes naturelles de grande ampleur en forte hausse, autant d'éléments non négligeables responsables d'une crainte générale grandissante et légitime.

Sur les réseaux sociaux, indicateurs assez fidèles des inquiétudes du moment, les commentaires concernant ces appréhensions et les comportements à adopter en temps de crise se multiplient. Parmi ceux-ci, le départ anticipé est souvent évoqué pour anticiper une situation dangereuse, mais une question importante est trop souvent ignorée : Quand partir ?

Une fois encore, les talents de survivaliste aguerri (et de rédacteur) de Pierre Templar nous apportent des réponses éclairées et pertinentes à cette question.

Le Veilleur

Savoir reconnaître le moment d'évacuer

L'évacuation - ou encore bugging-out pour les affranchis - constitue le sujet probablement le plus débattu dans le milieu survivaliste. La plupart des professionnels placent d'ailleurs la mise au point d'un plan d'évacuation, ainsi qu'un sac du même nom, en haut de la liste des priorités pour celui qui veut se préparer sérieusement.

Bien que l'utilité réelle d'un tel sac soit à discuter sérieusement, le plan d'évacuation qui doit l'accompagner est par contre un élément indispensable. Mais il demeure alors une question cruciale : Comment savoir qu'il est temps d'évacuer ?

C'est un sujet important, que j'avais prévu de traiter depuis longtemps et que je retardais sans cesse dans la mesure où la question est difficile et mérite une sérieuse réflexion. Et même si je ne prétends pas y avoir répondu de manière exhaustive, je tiens à vous livrer ces premières conclusions, en vous laissant le soin de les compléter par vos commentaires éclairés.

Lorsqu'un survivaliste s'assoit devant son beau sac et réfléchit pour échafauder un plan d'évacuation qui soit fiable et réaliste, la même question finit TOUJOURS par se présenter à son esprit : Comment vais-je savoir que le moment est venu d'évacuer ?

Quels sont les indices ou les événements qui devraient déclencher la sonnette d'alarme et me dire qu'il est temps de partir ?

Même si l'on pourrait trouver quelques différences minimes dans la réponse en fonction du niveau de préparation de chacun, il existe tout de même quelques points clés, c'est-à-dire des indices remarquables et significatifs, à même de concerner l'ensemble des survivalistes.

Bien entendu, on ne peut établir dans ce domaine de règles fixes et définitives, dans la mesure où chaque désastre potentiel amènerait son propre lot de spécificités et d'impondérables. Cependant, voici quelques indicateurs que j'utiliserais personnellement pour savoir si une évacuation serait nécessaire ou pas, et qui peuvent constituer un point de départ valable dans l'élaboration de votre propre stratégie.

L'impossibilité de communiquer avec les autres


1461184525_XeloQ-VoIP-Landline.jpg Dans notre monde moderne, les êtres qui nous sont chers ainsi que les membres de notre famille sont beaucoup plus éparpillés qu'ils ne l'étaient par le passé. Même les familles et amis qui se voient régulièrement n'habitent généralement pas dans le même secteur, chacun se retrouvant dès lors isolé dans son coin. Bien qu'il existe une multitude de signaux d'alerte méritant d'être débattus, je pense personnellement que l'impossibilité de communiquer avec son entourage pourrait être une raison suffisante pour évacuer lors d'un désastre, quel que soit par ailleurs le niveau d'aménagement dont pourrait bénéficier le lieu de regroupement prévu.

Comme vous l'aurez compris, je parle ici des survivalistes qui disposeraient d'un lieu de retraite aménagé, BAD ou autre, et prévoiraient de s'y retrouver le jour où les lumières auraient la bonne idée de s'éteindre.

Dans l'hypothèse où vous disposeriez de vos propres moyens de communication - par exemple un émetteur radio fonctionnant sur la bande réservée aux citoyens (CB) - un tel handicap pourrait être facilement surmonté. De la même manière, vous pourriez prévoir dans ce cas-là un regroupement à votre domicile, si vous aviez choisi le " Bugging-in " à la place de l'évacuation.

Dans l'une ou l'autre des hypothèses, il serait toujours facile de discuter de la situation avec son entourage immédiat, mais le fait de ne pas savoir ce qui se passe pour le reste de la famille ou des amis serait probablement une torture supplémentaire susceptible de déclencher le plan B. Si vous ne disposiez pas de moyen de regrouper vos gens ou d'au moins garder le contact, alors cela pourrait constituer une bonne raison pour évacuer.

Le domicile est compromis ou n'est plus sûr

Lorsque les gens me demandent quel serait le meilleur moment pour évacuer, ma réponse typique est celle-ci : " Lorsque vous ne vous sentez plus en sécurité, quel que soit le moment, que vos stocks sont épuisés ou que votre lieu de vie est compromis ". J'admets que de telles conditions sont hautement subjectives et dépendent de là où on se trouve, des circonstances, et de la nature du désastre. Voici donc quelques exemples de ce que pourrait être un lieu de vie compromis :

  • Il existe un danger immédiat tel qu'un incendie, une inondation, des conditions météo sévères ou un péril humain avéré ;
  • Vos réserves d'eau ou de nourriture sont épuisées et le réapprovisionnement est impossible ou bien trop dangereux ;
  • Il n'est plus possible de garder le lieu de vie dans des conditions d'hygiène et de propreté suffisantes ;
  • L'état de santé d'un membre du groupe requiert des soins particuliers qui ne peuvent pas être prodigués à l'endroit où vous vivez.

Une autre question à méditer : le lieu de vie pourrait être encore sûr, mais serait-il toujours possible ou serions-nous en mesure d'évacuer plus tard ?

Il est très important de penser en amont lorsqu'il s'agit d'appréhender une situation de bugging-out. Il existe des cas où une rupture complète de la normalité pourrait être absolument sans danger à l'endroit où l'on vit. Toutes les commodités pourraient même être opérationnelles s'il s'agit d'un désastre localisé. Cela dit, et même si la situation était relativement sûre au moment du désastre, il existe une possibilité pour que la sécurité soit compromise en un instant si celui-ci persiste et se transforme en une situation à long terme.

Prenons l'exemple de conditions météorologiques extrêmes. Il existe dans un tel cas des signaux connus bien avant que le gros de la tourmente ne frappe, et qui laisseraient du temps en abondance pour partir. C'est l'exemple type d'une évacuation alors que la situation est encore sûre. Dans ce même cas, certaines personnes pourraient choisir de rester à leur domicile malgré les mauvaises conditions et très bien supporter les premiers assauts de la tourmente. Mais celles-ci devront alors se dire qu'il ne s'agissait que des premiers...

Si les mauvaises conditions persistent, il est alors probable que le pillage, les problèmes d'hygiène et autres " effets secondaires " commencent à se manifester et se maintiennent pendant des jours voire des semaines. Cela signifie que même si le soleil se lève à nouveau, et que vous êtes en sécurité relative après le premier choc de la tourmente, celle-ci pourrait être compromise très rapidement. Une évacuation à ce moment-là, même si la sécurité est encore à peu près bonne, pourrait s'avérer le meilleur plan.

Cette règle s'appliquerait de la même manière à toute forme de catastrophe sociale d'envergure. Des banlieues qui s'enflammeraient au même instant sur l'ensemble du territoire, ou une série d'attentats meurtriers, pourraient tout aussi bien siffler le signal du départ.

Seriez-vous plus à l'aise ailleurs ?


1461184842_snowstorm.jpg Il existe une grande différence entre le fait de traverser une situation de désastre, et la traverser de manière confortable. Lorsqu'on analyse après coup les conséquences d'un évènement de ce type, on s'aperçoit que beaucoup de personnes y survivent, voire la plupart suivant les cas ; Y compris celles n'étant pas particulièrement préparées. Reste à savoir de quelle manière ces personnes ont survécu...

Je pense que bon nombre d'entre nous oublient le fait qu'être survivaliste ne signifie pas automatiquement qu'il existe une différence majeure entre ceux qui se préparent et le reste des moutons. Bien sûr, il est évident que les premiers seront mieux armés pour affronter un péril sérieux, mais cela ne signifie pas pour autant qu'un désastre serait pour eux une partie de plaisir. Même en y étant plus ou moins préparé, un désastre reste un désastre, avec les mêmes conséquences dramatiques pour chacun d'entre nous.

La règle générale pourrait être que même si nous étions plus ou moins prêt à affronter la plupart des désastres au domicile, rien ne nous y obligerait pour autant. Si ma famille ou moi-même n'étions plus à l'aise à un endroit donné, alors nous serions aussi prêts à suivre une autre option. Si une panne électrique devait se produire, je pourrais alors décider que je n'ai pas envie d'utiliser mes réserves de gaz ou mon générateur, et partir rejoindre la maison d'un ami ou d'un membre de ma famille si je pensais que le lieu où il vit nous serait plus confortable.

Lorsque nous sommes vraiment prêt, nous disposons d'options supplémentaires pour transformer un désastre éventuel en autant d'opportunités.

C'est le bon coté de toute préparation ; La pire conséquence de n'importe quel désastre est de voir disparaître la possibilité de choix. On devient alors un réfugié. Les vrais survivalistes disposent toujours de plusieurs alternatives. Ils ont une variété de choix du fait même de leur abondance et ne se retrouvent pas coincés avec une seule issue ou un seul plan. Parce n'avoir qu'une seule porte de sortie est extrêmement dangereux. On ne sait jamais quel type de situation peut engendrer un désastre, et le fait d'être prêt à " surfer sur la vague " est ce qui peut nous procurer une certaine tranquillité d'esprit.

Les signes avant coureurs


1461184971_otions.jpg Si l'on voulait porter le débat plus avant, c'est à dire prévoir l'éventualité même d'un désastre à venir de manière à pouvoir éviter la plus petite de ses conséquences, il faudrait alors être capable de déceler ses signes avant coureurs, ce qui est un art hautement plus difficile et aléatoire.

En dehors de causes climatiques ou géopolitiques évidentes (guerre mondiale, état de siège, etc.), certains de ces signes pourraient inclure :

  • Le fait que les gens commencent à faire des provisions de nourriture et d'eau ;
  • Apprendre par des sources d'information alternatives qu'un désastre majeur est sur le point de se produire, et qu'il est temps de se préparer à fuir ;
  • De longues files d'attente aux distributeurs de billets, aux pompes à essence, voire aux magasins de bricolage ;
  • Une présence militaire et policière accrue dans les rues ;
  • Des chars sur les Champs Elysées en plein hiver, etc.

Il existe aussi les signes ayant trait à la bourse et aux finances (effondrement des marchés ou des cours, etc.). Mais tout cela n'est pas vraiment fiable. Pour preuve, il y a des lustres que le système monétaire aurait dû s'effondrer, et l'on s'aperçoit finalement que tout se maintient à peu près. Cela ne signifie pas qu'il continuera ainsi ad vitam aeternam, mais je crois personnellement qu'il nous est quasiment impossible de donner une quelconque date en se basant sur ces signes, à moins d'avoir dépassé le trentième degré...

En fait, il existe deux écoles de pensée : Partir avant que le désastre n'arrive, OU attendre de ne plus se sentir en sécurité, que les stocks soient épuisés ou le lieu de vie compromis (voir second paragraphe).

La vraie difficulté réside dans le fait de savoir quelle option choisir. La première semblerait la meilleure, le problème étant qu'il est extrêmement difficile de juger du moment opportun de partir, et pour combien de temps, avant que d'être pris dans la tourmente. Le mieux serait de déterminer ses propres signaux, et de s'y coller.

Par exemple les signes inflationnistes. Une chute brutale de l'euro pourrait constituer la condition Jaune. Des étagères des magasins qui commencent à se vider sérieusement, l'Orange. Et le fait d'entendre de plus en plus d'histoires d'arrestations, de pillages, braquages et autres, la Rouge sifflant le signal du départ. A ce stade, il resterait peut-être deux ou trois jours avant un effondrement sérieux.

1461185066_carjacking.jpg Dans tous les cas, un départ prématuré ne ferait de mal à personne. Pour ce qui est d'une évacuation, mieux vaut être prévoyant que désolé ! Le fait d'évacuer tôt nous donnera la possibilité de partir avant que les gens commencent à vouloir nous extirper du véhicule pour le piller...

La seconde option est aussi valable, bien qu'éventuellement plus dangereuse. On pourrait perdre dans certains cas la possibilité de partir tous en même temps, ou de tous arriver à bon port. Le facteur clé résiderait dans notre capacité à nous cacher d'une éventuelle arrestation civile, ou à rester sous les radars. On pourrait aussi être pris par surprise et ne plus avoir le temps de partir, ou encore ne pouvoir emporter que le minimum. Dans tous les cas, des mesures élémentaires de sécurité sont indispensables, comme par exemple évacuer de nuit, tout en restant extrêmement prudent.

Pour ceux qui seraient encore au domicile et viendraient à être attaqués, la meilleure option serait déjà de prévoir à l'avance une telle éventualité. Dissimuler des fournitures autour du lieu de vie (caches), pour que tous les préparatifs ne soient pas accessibles à des malfaisants ayant assailli la place et ne pas se retrouver sans rien. Puis se mettre à leur place et voir comment nous assiégerions notre propre immeuble ou maison ; Aménager à dessein des faiblesses dans nos lignes de défense, et voir comment nous pourrions les exploiter (lire à ce sujet le Manuel tactique de défense du domicile). On pourrait aussi bâtir des tunnels, postes de sniper et autres, en fonction de l'environnement et de nos possibilités.

Dans le cas d'un assaut massif de malfaisants, un bon plan pourrait être d'évacuer vers la ligne de bois la plus proche (ou un bâtiment adjacent), et de les engager à partir de là. Tirer, bouger, tirer à nouveau... Cela pourrait créer une grande confusion, et les démoraliser suffisamment pour qu'ils abandonnent dans la panique, ou bien qu'ils viennent nous chercher ! Dans ce cas, des pièges que l'on aurait préparés à l'avance seraient certainement d'un grand secours ; On pourrait aussi diriger nos poursuivants vers une " zone mortelle " déterminée au préalable de manière à les prendre en embuscade et réduire leur nombre. Tout cela est expliqué en détail dans notre Dossier spécial n° 8.

Le plus important est de réfléchir à ce que pourraient être vos propres signes avant coureurs, votre " ligne rouge ". Quand faudrait-il partir, quels seraient les signaux ? Et vous y tenir. Je crois que le choix de ces signes dépend de la sensibilité et des compétences de chacun. De même que pour la constitution d'un BOB, il n'existe pas de règles définitives dans ce domaine. Par exemple, quelqu'un de plus calé en économie pourrait sélectionner certains signes financiers tangibles, qui seraient muets à d'autres ou pas vraiment déterminants. Certains pourraient baser leur décision sur des considérations beaucoup plus discutables ou hypothétiques, telles des prophéties par exemple.

D'autre part, il est évident que nous ne connaissons pas en détail le plan de nos adversaires, et que nous n'y aurons jamais accès. Tout ce qu'on peut lire sur internet à ce sujet contient toujours une part plus ou moins grande de désinformation et d'erreurs, même sur les sites " conspirationnistes " les mieux informés. En d'autres termes, nous ne savons pas ce qu'ils mijotent, et à quelle sauce nous allons être mangés. Certains signaux qu'ils s’ingénient à nous envoyer pourraient être autant de fausses pistes, pour nous bluffer en fin de compte avec un dénouement que nous ne soupçonnions pas.

L'important est donc que vous fixiez vos propres signaux. Sans critères prédéterminés, vous risqueriez de finir coincé dans votre maison jusqu'à ce qu'il soit trop tard et d'ajouter encore plus de danger à la situation. Et ne croyez pas que vous pourriez attendre plus longtemps parce que vous tenez un calibre 12 dans les mains. Les gens que vous aurez en face en auront eux aussi, probablement, même s'ils ne seraient peut-être pas aussi bien préparés que vous...

Considérer les dangers et leurs conséquences


1461185147_financialstorm.jpg Savoir quand il faut partir est une décision qui dépend seulement de ce que nous sommes en tant que personne et de ce qu'on cherche à éviter. Mais dans tous les cas, évacuer dans une situation de stress important est certainement le pire des scénarios.

Malheureusement, ce type de scénario tend à être la norme chez beaucoup de gens. Ceux par exemple qui pensent que le pire ne peut pas se produire, ou que d'autres vont s'occuper d'eux à ce moment-là. Un tel état d'esprit ne peut mener qu'au danger sous toutes ses formes.

Beaucoup attendront jusqu'à ce qu'une quelconque autorité leur suggère de partir, et seront alors pris dans la masse, au milieu d'autres gens aussi peu préparés qu'eux-mêmes et aussi stressés, à devoir subir les premiers assauts des criminels. Partir au mauvais moment peut compromettre sérieusement votre sécurité ainsi que celle de votre famille. Le fait de savoir reconnaître les signes ainsi que le moment de partir occupe une place fondamentale dans toute stratégie de survie. Sans parler de donner à la personne l'avantage psychologique, la possibilité d'évacuer rapidement, et, plus important encore, de manière sécuritaire...

Par Pierre Templar - survivreauchaos



Commentaires 6

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Belle analyse du sujet. Mais partir, cela se prépare à moins d'être un mélange d'Indiana-Jones et de Superman. Partir pour errer ne présente aucun interêt, sans compter qu'il peut y avoir de fausses informations circulant, induisant les gens à se précipiter dans la gueule du loup. On ne quitte pas son canapé-télé-3 repas par jours pour une vie d'aventure comme ça. Et comme je le dis souvent, si tu es blessé ou malade et que tu ne sais pas comment te soigner, il y a des chances pour que tu regrettes de ne pas être mort plus tot et plus vite. Certains pensent qu'il leur suffira d'aller dans la campagne, d'autre se cacher dans les réseaux souterrains des villes. Je leur souhaite bien du courage car il est difficile de vivre comme un rat avec la peur au ventre et encore plus difficile de se planquer dans les campagnes pour y planter ses fruits et légumes et en vivre. Comme pour toute chose, il faut du temps et seuls les plus malins et chanceux s'en sortiront. Quand aux autres ...

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Je me rend compte que j'ai peut être un peu mis la charrue avant les bœufs, mais la question de savoir ou aller fera partie d'une prochaine publication. En attendant, je pense malgré tout qu'en cas de situation aiguë, et sans préparatifs préalables, il reste préférable de partir sans point de chute défini que de rester et y laisser sa peau (ou celle de sa famille).

    Dans le cas d'un effondrement économique ou d'une catastrophe naturelle, quand les magasins seront vides, que les forces de l'ordre seront débordées, et que les gens auront faim, soif, besoin de médicaments, les pillages vont commencer, des agressions se multiplier, et ça ne se fera pas dans la douceur. C'est certes une situation extrême, mais qui découle d'un scénario plausible, vu et revu. A ce point, et quand c'est encore de mise, l'instinct de survie prend le dessus, et a moins de faire partie d'un groupe possédants des moyens de défense, la fuite est l'issue logique...

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • A partir comme ça, sans destination prédéterminée, on risque fort de tomber dans des pièges et guet-apens. D'où la nécessité de prévoir un réseau d'entraide. L'instinct du survie ne suffit pas toujours, sachant que pour la majorité des gens le temps sera occupé à trouver de quoi se nourrir, au détriment du reste, or il est important de pouvoir s'abriter, avoir de l'eau potable, manger chaud et pas des charognes ... Et surtout conserver quelques règles d'hygiène pour éviter les infections ... Crois en mon expérience, partir en urgence et sans argent c'est d'une galère sans nom ! Et encore en temps normal, tu peux compter sur la générosité, mais en temps de troubles ... ?

avatar de Le-veilleur
  • Le-veilleur a répondu (Admin) 0 0
  • Je sais bien que partir comme ça les mains dans les poches avec sa b... et son couteau n'a rien d'engageant, mais devant l'urgence d'une situation non planifiée qui devient très dangereuse pour toi et/ou les tiens, et quand tu sais que tu ne feras pas le poids face au danger, que ferais tu ? La est la question...

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Sauf que j'ai suivi une formation pour ça et que quoi qu'il arrive je ne suis jamais seul face à l'adversité. Mais même formé, c'est dur à vivre, surtout le temps de rejoindre une zone de repli. Et encore si tu es seul, tu peux y arriver mais si tu dois avoir en charge des personnes non préparées, alors là c'est vraiment galère.

avatar de PH7
  • Par PH7 1 0
  • Juste une petite chose qui m'avait échappé dans le texte : les stratégies militaires, l'armement et l'autodéfense. A moins d'être un ancien militaire aguerri à la guerilla urbaine, le coup de feu de est devenu quasiment impossible puisque les autorités ont régulé la possession d'armes. De plus, même en cas de possession d'armes et de munitions, ces dernières ne sont pas inépuisables et en général, les assaillants le savent bien. En l'absence d'armes de défense, il est toujours possible de se concocter des grenades ou cocktails molotov, mais là encore peu de personnes savent comment les fabriquer. Donc oublier Fort Alamo dans la stratégie de défense. Par contre si les assaillants n'ont pas de chiens, il est possible de se ménager des planques. La fuite semble encore la meilleure stratégie, surtout si le défenseur n'a pas la force physique pour résister à l'agresseur.

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