Témoignage d'un CRS ayant recu des ordres pour tabasser des manifestants pacifiques !


Des policiers en civil, hors la loi, recevraient directement des ordres pour créer le chaos dans les manifestations pacifiques des familles parmi lesquelles on dénombre des femmes, enfants et vieillards. De nombreux témoins ont assisté à des rafles organisées par des agents en uniforme violant ainsi les articles 432.4, 432.5 et 122.4 du code pénal (voir les notes en bas de page) .
 
Aucune explication pour comprendre ces actes intolérables dans un Etat de droit. Les gendarmes et policiers sont écoeurés par ces ordres qui salissent leur Honneur... Je tiens à préciser qu'il n'est nullement question ici de prendre le parti d'un quelconque mouvement, mais bel et bien de mettre en exergue les abus (et le mot est faible) de ces actions policères hors la loi visiblement dictées en plus haut lieu. La vraie question à se poser est : Qui donne ces ordres ? Je suis sûr que vous avez déjà deviné... Le veilleur
 
Récit et commentaires du témoignage laissé sur le blog de verslarevolution.hautetfort.com :
 
Le témoignage suivant nous a été directement communiqué, à Hoplite et à moi, par un lecteur anonyme de nos blogs, se disant CRS.
 
Nous ne pouvons, vu le contexte, vérifier l'identité, qui nous est inconnue, de cette source ni la véracité de ses dires. De surcroît, nous ne sommes pas journalistes, c'est-à-dire protégés par une carte de presse et le secret professionnel contre d'éventuelles poursuites en diffamation et autres, susceptibles d'être diligentées contre nous par le régime.
 
Par conséquent, nous déclinons toute responsabilité dans l'hypothèse où les dires de notre source, dont nous ne pouvons garantir la crédibilité, seraient contestés par qui que ce soit. A chacun de se faire son opinion.
 
Toutefois, pour notre part, nous n'avons aucune raison de douter de ce témoignage, qui correspond à de nombreux éléments concordants (vidéos, récits de personnes abusivement interpellées et/ou placées en garde à vue voire brutalisées et même carrément tabassées) sur le fait que des consignes ont été données aux forces de l'ordre pour provoquer, arrêter abusivement et terroriser quantité de participants au mouvement La Manif Pour Tous.
 
Témoignage d'un CRS qui reflète l'écoeurement de la majorité de ses collègues :
 
« Je me permets de vous contacter suite aux différents sujets abordés sur vos blogs. Faisant partie des forces de l'ordre, je ne peux malheureusement pas trop m'épancher publiquement sur vos sites. Chez nous il y a régulièrement des chasses aux sorcières, notamment en ce moment avec le mouvement du Printemps Français, auquel de nombreux collègues adhèrent, ou du moins partagent l'essentiel des idées.
 
Je vous confirme la plupart des témoignages qui sont mis en exergue sur vos blogs concernant la répression des manifestants, ou simple sympathisants. Avec mon unité nous avons régulièrement participé aux services d'ordre mis en place sur Paris pour les manifestations.
 
Outre la minimisation systématique du nombre de participants, j'ai assisté à de nombreuses aberrations, la liste serait trop longue à écrire. Mais lors de la semaine précédent la manif du 26 mai, plusieurs fois ils nous a été demandé de « provoquer » les manifestants afin de procéder à leurs interpellations... Première fois en quelques années de CRS que j'entends un tel ordre, inique, sur nos fréquences radio.
 
Mais le plus inquiétant est la panique totale qui touche nos « chefs », commissaires et autres directeurs, qui sont dépassés et débordés par un mouvement d'une telle ampleur. Les unités spécialisées dans le maintien de l'ordre sont tenues à l'écart des situations chaudes, les unités locales (jeunes et inexpérimentées) sont quant à elles systématiquement utilisées pour « casser » du manifestant.
 
Une anecdote particulièrement parlante : un soir de semaine [il y a peu], nous avions reçu l'ordre en fin de soirée, d'évacuer des membres du Printemps Français qui manifestaient devant l'Assemblée Nationale. Alors que nous procédions à la dite évacuation de façon calme et pacifique, un très haut gradé fou furieux nous a tancés, estimant que nous étions trop mous, et conciliants avec les « fauteurs de troubles », finalement nous avons été relevés sur la mission par une compagnie d'intervention parisienne qui n'a pas hésité à gazer et tabasser les manifestants dans le métro? pendant que nous étions cantonnés (punis) à garder une rue perpendiculaire à l'assemblée en pleine nuit?
 
Nous nous posons de nombreuses questions entre nous, la plupart de mes collègues (ce qui m'a d'ailleurs fortement étonné je vous l'accorde) sont conscients que cela ne pourra pas durer bien longtemps, nous serons amenés à faire des choix dans les années, voir les mois à venir. J'ose espérer que nous ferons les bons, j'en suis de plus en plus persuadé.
 
Enfin merci pour votre blog, dont j'ai partagé depuis l'adresse avec des éléments de confiance de mon unité, en espérant que cela continue à leur ouvrir les yeux ! »

Notes
 
Article 432-4 :
 
« Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002.
 
Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, agissant dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission, d'ordonner ou d'accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100000 euros d'amende.
 
Lorsque l'acte attentatoire consiste en une détention ou une rétention d'une durée de plus de sept jours, la peine est portée à trente ans de réclusion criminelle et à 450000 euros d'amende. »
 
Article 432-5 :
 
« Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002.
 
Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ayant eu connaissance, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission, d'une privation de liberté illégale, de s'abstenir volontairement soit d'y mettre fin si elle en a le pouvoir, soit, dans le cas contraire, de provoquer l'intervention d'une autorité compétente, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
 
Le fait, par une personne visée à l'alinéa précédent ayant eu connaissance, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission, d'une privation de liberté dont l'illégalité est alléguée, de s'abstenir volontairement soit de procéder aux vérifications nécessaires si elle en a le pouvoir, soit, dans le cas contraire, de transmettre la réclamation à une autorité compétente, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende lorsque la privation de liberté, reconnue illégale, s'est poursuivie. »
 
Article 122-4 :
 
« N'est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit ou autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires. N'est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l'autorité légitime, sauf si cet acte est manifestement illégal. »
 
Liens connexes
 
 • Les gendarmes ont le moral dans les chaussettes...



Commentaires 2

avatar de iznogoudatall
  • Par Iznogoudatall 0 0
  • Les sources de cet article me semble plus que douteuses. En effet le parti pris identitaire du blog verslarevolution.hautetfort.com est à prendre en compte.
    L'habitude prise par les groupes identitaires d'utiliser la désinformation sur internet à des fins de propagande est une réalité qui à de forte chance d'être exacerbée par le contexte politique, social et médiatique actuelle.
    Comme seul source pour cette interview verslarevolution.hautetfort.com site un mail reçu.

    Pour résumé la neutralité du site sur un sujet aussi sensible est loin d'être acquise, les preuves apportées loin d'être convaincantes.

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Oui, je suis conscient du fait que la source est discutable, ainsi que du manque de preuves, l'auteur le dit lui même, mais les excès et bavures policières sont de plus en plus nombreuses, et j'ai pour ma part envie de croire que certains flics sont encore humains et ont le courage de vouloir dénoncer ces abus. Il faut d'ailleurs espérer qu'il y ait encore des humains parmi eux, car nous seront tôt ou tard forcés de les affronter...

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