Tchad : Des enfants africains toujours paralysés après des vaccins


Un article publié récemment sur le veilleur traitait d'un drame qui s'était déroulé fin décembre en Afrique, durant lequel des enfants avaient soufferts de convulsions, hallucinations etparalysie suite à l'administration d'un vaccin contre la méningite (lire Tchad : la campagne de vaccination tourne au drame, au moins 40 enfants paralysés).
 
L'affaire ne s'étant pas arrétée la, voici la suite de ce scandale dont une fois de plus les médias ne nous parlent pas... Le veilleur

« Ils ont voulu des preuves que la tragédie s'est bel et bien passée, et nous les leur avons fournies. 500 enfants ont reçu le vaccin contre la méningite en Afrique, 106 enfants sont tombés gravement malades, 38 ont été paralysés. Aujourd'hui, la chose a été finalement confirmée par le gouvernement, mais ils prétendent que LE VACCIN N'EST PAS EN CAUSE, que tout est dans leurs têtes. N'avons-nous déjà pas vu cette explication quelque part ?? » Christina England
 
Le gouvernement africain nie le fait que les vaccins ont endommagé la santé de certains enfants. Il a maintenant été officiellement confirmé qu'en décembre 2012, 38 enfants ont été hospitalisés après avoir reçu le vaccin contre la méningite MenAfriVac au cours d'une campagne de vaccination organisée par le gouvernement tchadien. France 24 a expliqué que Saleh Ahmat Bodoumi, ancien membre du parlement tchadien, a confirmé que sept des enfants les plus gravement touchés ont dû être évacués des hôpitaux de la capitale N'djamena vers la République de Tunisie, en Afrique du Nord pour y subir d'autres examens, ainsi qu'un traitement spécialisé. [1]
 
Cette information a été confirmée par le « Medical Xpress » qui a précisé que le Ministre de la Santé Mamouth Nahor N'Gawara a fait la déclaration suivante à l'Agence France-Presse, l'une des plus importantes agences de presse au monde (AFP) :

« Au cours de la dernière phase de la campagne de vaccination organisée à Gouro (près de la frontière Lybienne) du 11 au 15 décembre 2012, des réactions inhabituelles ont été observées. » N'Gawara a ajouté que « leur état de santé n'était pas inquiétant. » [2]
Vaccinations forcées
 
Toutefois, le Medical Xpress, ainsi que d'autres sites ont suivi cette histoire depuis le début et ont rapporté les informations suivantes :
 
« Dans un communiqué, le ministère de la Santé a fait savoir que les tests n'ont pas permis d'établir un lien causal entre les manifestations cliniques observées chez les patients et le vaccin MenAfriVac. »
Selon le communiqué, un enfant qui n'avait jamais reçu le vaccin contre la méningite se plaignait de souffrir des mêmes symptômes que les autres enfants [3]. Toutefois, un contact au Tchad a fourni à VacTruth une version très différente des événements.
 
« Ce sont le gouvernement et l'Organisation Mondiale de la Santé qui ont inventé la tournure de ces faits. Le gouvernement a interdit aux journalistes de pénétrer dans l'hôpital où les enfants avaient été amenés (sic). Tous les enfants de Gouro ont reçu le vaccin.
 
Tout d'abord, ils (le gouvernement et l'OMS) ont collaboré avec le directeur de l'école qui a verrouillé la porte principale de l'école avant de vacciner tous les enfants. Le directeur de l'école a dit aux enfants que ceux qui refuseraient le vaccin seraient exclus de l'école et seraient arrêtés. Deuxièmement, ils ont fait du porte à porte et injecté le vaccin aux bébés de plus d'un an. »

Si vous trouvez cet événement difficile à croire, il vous suffit de vous souvenir de ce qui s'est passé en 2007 lorsqu'on a appris que des enfants du Maryland avaient été vaccinés de force par des hommes armés, sous les ordres du procureur général, de différents juges et du directeur de l'école locale. Ils ont tous illégalement menacé les parents d'emprisonnement s'ils ne soumettaient pas leurs enfants à la vaccination. [4]
 
Un autre exemple de ces tactiques d'intimidation s'est passé l'année dernière au Malawi, où 131 enfants ont été vaccinés à la pointe du fusil après que leurs parents aient refusé le vaccin contre la rougeole. [5] [6]
 
Un calendrier tragique
 
Fait intéressant, le ministre de la Santé a terminé sa déclaration officielle en disant que l'état de santé des enfants paralysés n'était pas inquiétant. Si cela était vrai, pourquoi alors le gouvernement tchadien a-t-il pris la décision de les transférer dans un autre hôpital, et pourquoi ce transfert s'est-il fait en secret ?
 
Notre contact au Tchad nous a informés qu'avant l'évacuation des enfants, les parents n'ont même pas été autorisés à savoir où les enfants étaient évacués. Notre contact nous a confirmé que le jour où les enfants ont été évacués, l'aéroport international de N'Djamena a été fermé aux visiteurs !
 
VacTruth a publié un rapport sur cette tragédie tchadienne le 6 janvier 2013. [7] Cependant, l'équipe d'experts du Tchad n'a commencé à enquêter sérieusement sur la situation que le 9 janvier. Le Premier Ministre du Tchad n'a rendu visite aux enfants malades à l'hôpital que quelques jours plus tard, et c'est le 13 janvier que VacTruth a publié les images télévisées de cette visite (images télévisées qui lui avaient été transmises du Tchad) [8].
 
Pourquoi a-t-il fallu tant de temps pour que le gouvernement tchadien intervienne dans cette tragédie épouvantable ? Selon France 24, le Ministre de la Santé n'a annoncé la tragédie que le 9 janvier, soit cinq semaines après que les accidents se soient produits. Une autre fausse présentation des faits présentés au public est l'information suivante publiée sur plusieurs sites internet.
 
« Au total, plus de 100 millions de personnes dans 10 pays africains ont été vaccinées contre la maladie »
Il est possible que des dizaines de millions de personnes aient été vaccinées avec MenAfriVac, bien que très peu probable. Toutefois, de l'avis même de l'OMS, il est totalement impossible que ce nombre de personnes aient été vaccinées dans le respect des recommandations ayant trait au contrôle de la chaîne du froid. [9]
 
Non respect des règles (au moins à deux reprises)
 
Que s'est-il donc passé dans les coulisses ?
 
MenAfriVac est un vaccin de pré-licence encore en phase de test. Il avait été annoncé par toutes les grandes organisations impliquées dans la campagne, notamment l'UNICEF, la FDA, le CDC, la Fondation Bill et Melinda Gates, PATH, Projet Vaccins Méningite et l'OMS, comme étant un vaccin qui pouvait être conservé à température contrôlée allant jusqu'à 40 degrés Celcius pendant 4 jours. Toutefois, selon le fabricant, cette information n'était pas tout à fait exacte, car il déclare :
 
« MenAfriVac doit être stocké et transporté à des températures de 2- 8°C. Il doit être protégé de la lumière. Le diluant doit être conservé à 25°C. Il est recommandé de protéger le vaccin reconstitué de la lumière directe du soleil. » [10]
Selon le rapport d'une réunion qui eut lieu en octobre 2012 entre l'Organisation Mondiale de la Santé, le groupe Vaccines and Biologicals, le Comité Consultatif des Pratiques d'Immunisation (IPAC), le vaccin MenAfriVac n'avait pas encore totalement obtenu la licence et n'aurait pas pu être complètement approuvé avant 2013 au plus tôt. [11]
 
Les enfants de Gouro ont été vaccinés en Décembre 2012, apparemment avec un vaccin qui était en cours de test et qui n'avait pas encore obtenu l'approbation pour être utilisé en dehors de la chaîne du froid. Selon certaines sources, le Dr Diego Buriot aurait lu le message suivant en français sur une chaîne de télévision tchadienne :
 
« Nous avons fait toutes les analyses. Nous pensons que ce n''est pas le vaccin qui a été la cause des paralysies. Les enfants ne sont pas en danger. Il est clair que le vaccin n'est pas la cause. Tout semble montrer que le vaccin qui a déjà été largement utilisé dans l'ensemble de la chaîne, ne produit pas de complications vaccinales. Nous avons à nouveau fait tester le vaccin, tant au niveau du producteur qu'au niveau des contrôles aléatoires. Ceux-ci communiqueront leurs résultats dans quelques semaines, mais en réalité nous sommes certains que le vaccin n'est pas en cause. Ce dont nous sommes certains, c'est tout d'abord qu'il n'y a aucun danger pour les enfants, il est très important de le dire. Tous les essais cliniques que nous avons réalisés sont tout à fait normaux ; c'est évidemment toute autre chose que cette agitation, réelle bien sûr, mais qui traduit la peur des enfants. »
Il s'agit ici de la première reconnaissance publique, admettant que les enfants sont tombés malades et ont été paralysés après avoir reçu le vaccin. C'est aussi la première des dénégations qui mettait hors de cause la responsabilité du vaccin. Mais qui est le Dr Diego Buriot et qui représente-t-il ?
 
Tout est dans leur tête
 
Le Dr Diego Buriot est le Directeur du Bureau de l'OMS à Lyon, France. Il est en charge du Département de Surveillance des Maladies Transmissibles. Il possède une expérience considérable des problèmes de santé publique dans les pays en voie de développement [12]. Il devait bien sûr déclarer que les vaccins n'avaient pas provoqué les dommages causés aux enfants, bien qu'il avait admis que les résultats des tests n'étaient pas encore disponibles et qu'ils ne le seraient pas avant plusieurs semaines. Vous rappelez-vous de ses paroles :
 
« Nous avons à nouveau fait tester le vaccin, tant au niveau du producteur qu'au niveau des contrôles aléatoires. Ceux-ci communiqueront leurs résultats dans quelques semaines, mais en réalité nous sommes certains que le vaccin n'est pas en cause. »
Le 20 janvier 2013, l'Organisation des Droits Humains ECOTERRA et moi-même avons écrit une lettre au représentant de l'OMS au Tchad, le Dr Saïdou Pathé Barry. Depuis, nous avons régulièrement consulté le site de l'OMS [13], mais n'avons trouvé aucun rapport ou mise à jour. C'est pour cette raison que nous nous sommes sentis obligés de faire un appel public à l'OMS en leur demandant de répondre, dans les meilleurs délais, à nos quatorze questions concernant la tragédie de la vaccination MenAfriVac.
 
Le 22 janvier, nous avons reçu une copie du communiqué de presse original signé par le Ministre de la Santé publique, le Dr Mamouth Nahor N'gawara. C'est une lecture intéressante mais prévisible. Il s'agissait en fait des mêmes vieux arguments, bien qu'il était reconnu que les conditions d'hospitalisation étaient inadéquates, qu'il y avait un manque de suivi médical - notamment sur le plan psychologique et que le dialogue entre le personnel de santé et la communauté était insuffisant.
 
Aucune cause de la maladie des enfants ne semble avoir été trouvée. Dans leurs recommandations, les experts ont déclaré :
 
« Assurez-vous d'un retour progressif mais rapide des enfants dans leur famille, comme d'un suivi médical.
 
Maintenez le dialogue avec les familles, les acteurs et les partenaires de la vaccination.
 
Renforcez la structure médicale à l'échelon local par l'ajout d'un médecin et d'une infirmière diplômée d'Etat pour un meilleur suivi de la santé de la population et des activités de routine.
 
Renforcez les possibilités du personnel de santé dans la communication en temps de crise pour le contrôle des rumeurs. »

« Les experts tiennent à souligner que l'analyse des données épidémiologiques, médicales, cliniques et paracliniques ne leur permettent pas d'établir un lien de causalité entre les manifestations cliniques observées chez les patients et le MenAfriVac. »
« Les symptômes observés chez les patients ressemblent à ceux qui ont été décrits dans la littérature sous plusieurs noms :
 
 • hystérie collective
 • comportement collectif obsessionnel
 • phénomène psychogénique de masse »

En d'autres termes, les « experts » essaient de dire que l'état de santé des enfants relève du domaine psychologique. Cette tendance est de plus en plus en vogue chez les gouvernements et dans la profession médicale. On utilise de plus en plus souvent ce mantra « Tout est dans la tête » pour minimiser les dégâts produits par les vaccinations, manière de déplacer le blâme sur les parents ou la victime.
 
Ils terminent en disant :
 
« Les experts indépendants tiennent à remercier la population, ainsi que les autorités tchadiennes pour la confiance qu'ils leur ont accordée. Ils font appel à la diligence des autorités pour mettre rapidement en ?uvre les recommandations proposées, ce qui facilitera le retour à une situation plus calme qui ne pourra qu'être bénéfique à la réalisation correcte des programmes de vaccination. »
Le communiqué de presse indique également qu'un rapport final sera complété par les services de Santé de Tunisie. Ce que le communiqué de presse ne dit pas, c'est que pour un total de 500 enfants vaccinés, 106 sont tombés malades. 38 enfants ont été hospitalisés. 62 enfants ont dû rester à Gouro et ont été pris en charge par des proches. [13]
 
Comment se portent les enfants
 
Quand j'ai demandé à mon contact si la santé des enfants hospitalisés s'améliorait, il a répondu :
 
« Les enfants hospitalisés sont toujours paralysés. La plupart de ces enfants ne parviennent pas à se lever. Certains font des convulsions à un point tel qu'il faut parfois quatre personnes pour les maintenir ; d'autres convulsent avec les bras tendus, les yeux fixes, sans aucune réaction. Nous n'avons pas suffisamment d'informations sur les enfants que le gouvernement et l'OMS ont envoyés en Tunisie. A Gouro, il y a des enfants malades qui pourraient être évacués vers la Lybie »
Conclusion
 
Nous ne connaissons pas encore toutes les conséquences de la tragédie vaccinale du MenAfriVac. Il n'y a pas de doute que ces enfants sont très malades et pourraient devoir bénéficier de soins à vie et d'une attention toute particulière. Il est probable que ces enfants rentreront chez eux s'ils récupèrent suffisamment, mais probablement sans les soins adéquats que nécessiterait leur état, étant donné que leurs parents risquent d'être laissés seuls, sans l'aide nécessaire pour s'occuper de leurs enfants handicapés.
 
Malheureusement de nombreux pays du Tiers Monde n'ont pas accès à des équipements de base tels que des fauteuils roulants qui nous paraissent pourtant élémentaires dans notre monde occidental.
 
Assurément, il est maintenant temps pour le gouvernement tchadien et les organisations concernées de cesser de dissimuler cette tragédie, alors qu'ils devraient plutôt s'occuper, comme il se doit, des enfants malades. Je crois que la véritable tragédie au travers de toute cette situation se produira dans quelques mois : comme des milliers d'autres, ces enfants seront oubliés et ce sera « le business habituel » pour toutes les organisations impliquées.
 
Le vaccin MenAfriVac sera vraisemblablement administré à des millions d'autres enfants du Tiers Monde en Afrique. Il faut que cesse la vaccination des enfants avec des vaccins qui n'ont pas encore reçu leur licence ou qui n'ont qu'une pré-licence; ces vaccinations peuvent être mortelles (et sont par définition expérimentales !). Tout ceci ne concerne plus la santé ; il s'agit plutôt d'un mépris total de la vie humaine au nom du profit.
 
Références :
 
1. http://mobile.france24.com/fr/20130121-tchad-38-enfants-hospitalises-apres-vaccin-contre-meningite
2. http://medicalxpress.com/news/2013-01-children-hospitalised-meningitis-shot-chad.html#jCp
3. http://medicalxpress.com/news/2013-01-chad-link-sick-kids-meningitis.html#jCp
4. http://www.naturalnews.com/022267.html#ixzz2ItUWLWPL
5. http://www.activistpost.com/2011/07/gates-foundation-partner-in-malawi.html
6. http://www.naturalnews.com/033119_vaccinations_gunpoint.html
7. http://vactruth.com/2013/01/06/paralyzed-after-meningitis-vaccine
8. http://vactruth.com/2013/01/13/children-paralyzed-by-vaccine/
9. http://www.who.int/immunization/newsroom/menafrivac_20121114/en/index.html
10. http://www.who.int/inf-pr-2001/en/pr2001-06.html
11. http://www.seruminstitute.com/content/products/product_menafrivac.htm
12. http://www.path.org/files/TS-optimize-newsletter-apr12.pdf
13. http://www.who.int/inf-pr2001/en/pr2001-06.html
14. http://www.journalavoix.info/derniereminute.php?action=fullnews&id=244
15. http://www.who.int/countries/tcd/en



Commentaires

Ajouter un commentaire


Autres articles dans la catégorie « Evènements sociaux Santé »