Sécheresse globale : le prix des céréales victime d'un coup de chaud


Les dérèglements climatiques se multiplient partout sur notre planète et ont des impacts sans précédents, et pas seulement directement sur l'homme, mais aussi sur la chaine alimentaire. Inondations monstrueuses, incendies gigantesques, vagues de chaleur tueuses, autant de fléaux ravageurs pour l'agriculture se déroulent en ce moment même.

Et ne pensez pas que seul votre bol de céréales matinal ou votre baguette au repas en seront affectées, car les céréales sont présentes dans la grande partie de notre alimentation, et aussi dans celle des bovins et autres animaux d'élevage fermier...

Donc en gros, ces catastrophes entrainant la raréfaction (voir même la pénurie) de certains aliments liés directement au secteur céréalier va faire grimper en flêche les prix ! Si la plupart des médias n'en parlent pas ou peux, c'est qu'il est probable que le gouvernement ne craigne un effet de masse de la population. Pour ma part, si j'ai un conseil à vous donner, c'est celui de faire quelques réserves avant que les prix flambent...

Je vous livre la news (lefigaro):

Les régions productrices des Etats-Unis et de la Russie sont frappées par une vague de chaleur qui devrait entraîner une baisse de la production pour la campagne en cours. Les prix du blé, maïs et soja s'envolent.

La météo donne des sueurs froides aux marchés agricoles. Les opérateurs craignent le pire pour les récoltes américaines alors que le centre des Etats-Unis est touché par un temps très sec et des températures très élevées (lien). La vague de chaleur et le manque de précipitation durent depuis la mi-juin. Des conditions météorologiques extrêmes qui n'avaient plus été observées depuis la grande sécheresse de 1988. L'inquiétude concerne la Corn Belt (centre et centre-est du pays) et surtout l'ouest de la Corn Belt, où les récoltes s'annonçaient pourtant encore bonnes, comme en Iowa (centre), au Nebraska (centre), au Minnesota (nord).

En Europe, la situation n'est pas meilleure. Les extrêmes se côtoient avec d'un côté des fortes pluies (lien) qui dégradent la qualité des cultures arrivées à maturité, et de la sécheresse. C'est en Russie que cette dernière se ressent le plus. De nombreuses régions agricoles du pays sont touchées par la sécheresse. Hormis dans la région centrale de Russie, la situation va « de relativement mauvaise à carrément mauvaise », a déploré hier le directeur du cabinet Sovecon, Andreï Sizov.

Le maïs au plus haut depuis 2007

Résultat: les prévisions de production mondiale de blé pour la campagne 2012/2013 en Russie ont été revues à la baisse par le département de l'agriculture américain (USDA). Ce dernier estime que la récolte sera en recul de 4 millions de tonnes pour atteindre 49 millions. Plus pessimiste, Andreï Sizov prédit une récolte totale d'environ 48,5 millions de tonnes de blé pour une production de céréales et légumineuses totale de 80 millions de tonnes (contre 85 attendus par le gouvernement).

L'USDA a également estimé que la production américaine de maïs devrait être de 329,45 millions de tonnes (Mt) cette année, ce qui représente une baisse de plus de 46 millions de tonnes par rapport à l'estimation du mois dernier. La culture est en effet impactée par la chaleur alors qu'elle est en pleine phase de floraison. La production de blé devrait être de 665,33 millions de tonnes (en baisse de 6,7 millions) et pour le soja, la production devrait tomber à 83 millions de tonnes (soit 4 millions de moins que prévu le mois dernier).

A Chicago, le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre a clôturé à 7,3225 dollars jeudi (+4% par rapport à mercredi) , celui de blé à même échéance a fini à 8,5975 dollars (+2,5%) et celui de soja pour livraison en novembre a terminé à 15,2900 dollars (+0,4%). Le mouvement haussier est aussi visible en Europe. En séance ce vendredi, le contrat rapproché d'août du maïs valait 252,25 euros, un plus haut historique depuis septembre 2007, mois où il avait atteint un record absolu à 265 euros à la clôture. Depuis la mi-juin, les cours ont gagné plus de 45 euros. De son côté, l'échéance de novembre pour le blé, la plus traitée, valait 260,50 euros, un niveau record depuis le mois de mai 2011. Depuis la mi-juin, les prix ont gagné plus de 55 euros.



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