Russie : Poutine rejette l'offre de l'Arabie Saoudite de laisser tomber Assad en échange d'un gros contrat d'armement


Une fois de plus, Vladimir Poutine voit clair dans le jeu de l'empire américain et montre son soutien indefectible à Bachar Al Assad. Avec la Chine, la Russie est le dernier rempart empèchant une action militaire directe de la part des Etats unis visant à s'ingérer en Syrie, leur permettant ainsi un accès direct en Iran.
 
L'Arabie Saoudite est un des alliés des Etats unis, et cette vaine tentative indirecte de corruption de leur part ressemble à mes yeux à une action desespérée d'accéder au graal Iranien, alors que leur pseudo indépendance énergétique lié à la fracturation montre de sérieux signes de déclin, laissant entrevoir une explosion de cette bulle éphémère qui mènera droit leur économie au « big crash » aussi redouté qu'inéluctable.
Le veilleur
 
Moscou a dit « non » à une offre de l'Arabie Saoudite de gros contrat d'armement et de protection des intérêts gaziers russes au Moyen-Orient en échange de l'abandon de Bachar Al-Assad par Moscou, d'après des diplomates arabes et européens.
 
La proposition d'un contrat de 15 milliards de dollars fut apparamment faite durant une réunion le 31 Juillet entre le présdent russe Vladimir Poutine et l'influent prince du renseignement saoudien Bandar Bin Sultan, a rapporté Reuters. Ni Moscou, ni Ryadh n'ont commenté officiellement sur l'agenda des discussions, mais un rapport de l'AFP Jeudi a révélé de nouveaux détails sur les négociations.
 
D'après un diplomate européen, le price Banda a proposé l'affaire et aurait dit à Poutine que « quelque soit le régime mis en place après Assad », serait « complètement » dans les mains de Ryadh. Le prince aurait ajouté que si l'accord se faisait, l'Arabie Saoudite ne signerait pas de contrats endommageant les intérêts russes autorisant les pays du Golfe de transporter leur gaz au travers de la Syrie vers l'Europe. Les termes de l'accord incluait l'abandon par Moscou du soutien à Assad ainsi que de ne plus s'opposer à de futurs décisions du conseil de sécurité convernant la Syrie.
 
« Le président Poutine a écouté poliment son interlocuteur et lui a fait savoir que son pays ne changerai pas de stratégie »
, a dit à l'AFP un autre diplomate arabe. Bandar bin Sultan a ensuite dit aux officiels russes que la seule option pour la Syrie était l'option militaire et qu'ils devaient oublier une conférence de paix Genève II parce que l'opposition ne s'y présentera pas, a dit la source. Les efforts de réunir cette conférence mis en place par la Russie et les Etats-Unis n'ont pas porté leurs fruits jusqu'ici, essentiellement à cause d'un manque total d'unité dans les rangs de l'opposition à Assad.
 
La Russie et l'Arabie Saoudite, qui habituellement achète ses armes aux Etats-Unis, ont un énorme contrat d'armement gelé depuis 2008. A cette époque, les deux parties se mirent d'accord que Moscou leur fournirait un gros assortiment de différents équipements militaires, incluant 150 chars T-90 et plus de 150 hélicoptères d'attaque. D'après des sources émanant des exportateurs d'armes russes, le statut de cet accord n'a pas changé à la suite de la réunion. L'insider a dit que la Russie n'avait pas reçu d'offres d'achat d'armes de la part de l'Arabie Saoudite.
 
« Nous ne savons rien d'une telle intention saoudienne » 
, a déclaré une source haut-placée de la coopération militaire russe à l'agence de presse RIA-Novosti. Les experts russes disent que les rapports des médias sur cette offre d'achat de l'Arabie Saoudite n'est rien d'autre qu'une fraude visant à diffamer la position de la Russie sur la Syrie, ajoutant que ce genre de méthode ne correspond pas à la manière de conduire une diplomatie sérieuse.
 
« Clairement, ceci est du pipeau »
, a dit à l'agence Interfax Vitaly Naumkine, directeur de l'Institut des Recherches Orientales.
 
« Son but est soit d'influencer la position des autorités syriennes ou, plus vraisemblablement, de discréditer la Russie. De semer le doute sur le fait que Moscou a une position sérieuse et raisonnée sur l'affaire syrienne et de donner l'impression que la Russie pourrait changer son point de vue en échange de promesses faites par l'Arabie Saoudite. » 
Naumkine a rappelé que des tentatives similaires avaient été faites auparavant. Des rapports surgirent en 2009 disant que le président Obama avait dit au président russe d'alors Dimitri Medvedev, que Washington changerait sa position sur l'Iran si Moscou arrêtait ses efforts de mettre un terme à l'installation par les Américains d'un bouclier anti-missiles en Europe de l'Est. La réunion entre Poutine et Bandar est intervenue parmi de graves tensions entre les deux pays au sujet de la Syrie, la Russie accusant l'Arabie Saoudite de « financer et d'armer les terroristes et les groupes extrémistes » en Syrie se battant contre Assad.
 
Traduction par Résistance 71



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