Recul des glaciers Alpins : Quand les chiffres contredisent la cause anthropique avancée par le GIEC


Si une contribution d'origine humaine ne peut être niée concernant les changements climatiques que nous observons, dont les causes sont liées à une variabilité cyclique naturelle dépendante de facteurs aussi variés que nombreux et complexes, le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) n'a eu de cesse d'affirmer que seule une responsabilité d'origine exclusivement anthropique ne pouvait en être la cause, utilisant en ce but des « preuves emblématiques » telles que la population des ours polaires - qui semble en fait se porter bien - ainsi que le recul de glaciers.

C'est d'un de ces glaciers dont il est question aujourd'hui, celui des Alpes, et si un recul est réellement constaté de nos jours, une nouvelle étude démontre que cela s'est déjà produit à maintes reprises dans le passé, et ce bien avant l'apparition de l'industrialisation, voire même de l'homme. Un constat qui peut être appliqué à d'autres glaciers comme ceux d'Arctique, ainsi que de l'Antarctique, ou l'on observe une fonte par la base des plateaux glaciaires, liée à un mécanisme de fonte basale ainsi qu'à des courants marins chauds, auxquels on peut ajouter une activité volcanique sous marine existante depuis des millénaires, et ou les interactions océan-atmosphère ne sont pas prises en compte par les modèles climatiques.

Alors que l'influence du Soleil sur le climat commence à être admis au seins de la sphère scientifique officielle, on apprend que le cycle solaire actuel est plus faible que prévu et que le suivant (cycle 26) promet de l'être encore plus que le minimum de Maunder, qui est à ce jour la référence, on peut raisonnablement s'attendre à voir se produire un refroidissement climatique dans les années qui viennent, et avec lui, une nouvelle avancée des glaciers.

J'imagine alors sans mal que le moment venu, les « spécialistes » subventionnés du climat nous expliqueront que ce refroidissement n'est qu'une conséquence du prétendu « réchauffement » actuel...

Le Veilleur

Les glaciers alpins parlent du passé

Et ce qu'ils disent ne correspond pas à ce que Mann voulait nous faire croire avec sa courbe en crosse de hockey.

Le retrait des glaciers alpins a été considéré comme très inquiétant par un certain nombre de personnes parlant du réchauffement climatique. Celui-ci est en effet considéré logiquement comme une preuve irréfutable de ce réchauffement.

1492434449_Echantillonnage.pngRapproché de la célèbre courbe en forme de crosse de hockey de Michael Mann qui avait été la vedette du congrès 2001 du GIEC et qui montre que la température du Globe a été remarquablement stable au cours des 1000 dernières années, sauf à la fin de cette période précise où la courbe montre un accroissement important et très inquiétant des températures due aux gaz à effet de serre, le retrait des glaciers supposé provoqué par ce réchauffement climatique devient en effet un élément emblématique de preuve.

En 2001, si on regardait de près les deux éléments de preuve (courbe et retrait des glaciers) il y avait bien un petit détail troublant : en effet, le retrait des glaciers a commencé quelques années avant le début du réchauffement que montre la courbe de Mann. Mais on ne doit pas se soucier de ce genre de détail lorsqu'il s'agit de sauver la planète, n'est-ce pas ?

Plusieurs études dans les glaciers alpins ont été réalisées au cours de ces 20 dernières années en France et en Suisse. Elles ont essentiellement porté sur l'analyse des sédiments transportés par le glacier qui renseignent sur la nature biologique des terrains traversés par le glacier.

Lorsque le glaciologue Christian Schlüchter a déclaré :

Jusqu'ici, nous étions tous convaincus que les Alpes avaient toujours été recouvertes de glace et de magnifiques glaciers. Aujourd'hui, nous savons que cette belle image est fausse : les glaciers suisses recouvraient moins de surface pendant au moins la moitié du temps au cours de 10 000 dernières années qu'ils n'en recouvraient en 2005

, il y a eu comme un froid (de glace...). En effet, il est important de considérer que l'objectif de Mann en publiant sa courbe était essentiellement de donner l'impression que les températures du Globe avaient été rigoureusement stables avant la période industrielle, et qu'elles avaient été soudain perturbées à la hausse par les émissions de gaz à effet de serre. D'où l'importance apportée par Mann, son équipe et ses affiliés à « gommer » toutes les évolutions de températures qui auraient perturbé sa stabilité et effacé l'effet dramatique apporté par une augmentation soudaine à partir de l'époque industrielle.

Depuis les années 1990, Christian Schlüchter, professeur de géologie à l'Université de Berne collectionne des échantillons récupérés sur les anciens lits des glaciers suisses qui se sont retirés : il s'agit de morceaux de bois et de terre déposés par les eaux de fonte. Leurs découvertes ne semblaient pas, au départ, très excitantes. Pourtant, leurs analyses ont montré que leur âge pouvait être extraordinairement élevé - jusqu'à 10 000 ans. Et leur présence dans la moraine frontale du glacier montrait sans équivoque que celui-ci était entouré d'arbres à une certaine époque.

De tels dépôts organiques étaient déjà connus, commente le géologue. Mais on les trouvait sur les moraines latérales des glaciers. Ce qui est nouveau, depuis 20 ans, c'est qu'on les a découverts en avant des glaciers, en raison d'un mouvement d'avance vers les années 1980, qui a été suivi d'un nouveau mouvement de retrait. De ce fait, le front de plusieurs glaciers qui s'était enfoncé profondément dans les sédiments, a libéré ces échantillons organiques qui avaient été enfouis au cours du précédent avancement.

La découverte de ces morceaux de bois et de ces dépôts de terre dans des zones qui ne contiennent aujourd'hui que des éléments rocheux ou de la glace pure montre qu'à une certaine époque, des arbres ont poussé dans ces zones. Ce sont même de véritables forêts, compte tenu du nombre d'éléments découverts. Schlüchter et son équipe se sont livrés à un travail minutieux pour tenter de reconstituer l'endroit où poussaient ces arbres en tenant compte du mouvement de la glace et de la forme du lit du glacier. L'utilisation systématique du dosage du carbone 14 et des autres isotopes du carbone a permis à l'équipe scientifique de déterminer exactement d'où venaient les éléments végétaux retrouvés.

Les résultats des recherches forment un ensemble cohérent, mais qui s'applique uniquement au glacier en question. Par exemple le glacier Tschierva dans les Grisons, ou encore le glacier Unteraar dans le Canton de Berne ont été systématiquement analysés et ont donné des résultats cohérents. Ensuite, l'équipe scientifique a pu réunir ces résultats, et les appliquer à l'ensemble des glaciers alpins pour élaborer le scénario des évènements climatiques passés depuis la fin de la dernière glaciation. Elle en a déduit qu'au cours des 10 000 dernières années, les glaciers ont connu plusieurs périodes d'avance et de retrait sur des périodes allant de siècles aux millénaires. Les arbres dont on a retrouvé les vestiges pouvaient avoir jusqu'à 6000 ans d'âge.

D'après les estimations de l'équipe scientifique, la ligne d'équilibre des glaciers suisses, c'est à dire la frontière entre la zone d'accumulation et la zone d'ablation est remonté de plus de 300 mètres à certaines périodes. Les recherches ont, de tous temps, porté sur l'avance maximale des glaciers, et jamais sur leur retrait. Cette constatation reste un mystère pour Schlüchter.

La cause exacte de la fonte rapide des glaciers à certaines périodes reste aussi un mystère. La température est certainement en cause, mais aussi les précipitations, l'humidité et les vents dominants. La température est cependant, d'après cette équipe, la cause probable principale du mouvement alternatif des glaciers. Schlüchater estime que celle-ci a été plus haute de 1 à 1,5 degré qu'aujourd'hui à certaines périodes.

1492434854_LeRoy_PhD.png Il est frappant de constater que les périodes de moindre glace dans les Alpes coïncide avec les périodes d'intense activité solaire. Cela peut être mesuré par la présence plus abondante de 10Be (béryllium 10) qui se forme en période de forte activité solaire. L'analyse du bois fossile permet de déterminer les régimes des précipitations au moment de la croissance de l'arbre, ce qui apporte également de précieuses indications sur les conditions climatiques passées.

Il y a 2 000 ans, à l'époque romaine, les glaciers s'étaient également fortement rétréci. Cela est confirmé par les récits de traversées des Alpes qui mentionnent à peine la présence de neige sur les sommets. Schlüchter estime que les températures d'alors étaient environ un degré plus chaudes qu'aujourd'hui.

Les informations apportées par les analyses de Schlüchter et son équipe ainsi que par d'autres études du même type sont résumées dans le graphique ci-dessus : en abcisse figure le temps de -2200 à l'époque actuelle. En ordonnées figurent successivement de haut en bas :

  • L'évolution de la longueur du Grand Glacier d'Aletsch en Suisse (Holtzhauser et al. 2005). (Noir)
  • L'évolution de l'avancée de la Mer de Glace (Mélaine Le Roy PhD 2012) (Bleu)
  • L'évolution du détritisme (1) constaté au Lac du Bourget (Arnaud et al. 2012) (Violet)

Il est frappant de constater le parallélisme de ces différentes évolutions, et de les comparer avec les données de températures connues par ailleurs. A la lumière de ces résultats, le retrait actuel des glaciers apparaît comme un phénomène très naturel affectant périodiquement les glaciers du monde, sans que la cause définitive soit d'ailleurs connue avec exactitude. La courbe de Mann est totalement contredite par l'analyse de ces phénomènes.

1492434947_Temperatures_au_Groenland.png

On peut également comparer les courbes de ce graphique avec la courbe des températures du Groenland obtenues par Alley au forage GRIP2. (Voir à gauche). Sur la courbe d'Alley, l'évolution de la température au Groenland est caractérisée par une succession d'au moins trois pics que l'on retrouve en creux sur l'autre graphique :

  • L'optimum Minoen vers - 1200
  • L'optimum Romain vers l'an 0
  • L'optimum Médiéval vers l'an 1000

Le Petit Âge Glaciaire se retrouve sur la courbe du Groenland comme un minimum de températures à partir de l'an 1500 environ jusqu'au 19ème siècle, suivi d'une remontée des températures jusqu'à notre époque. Dans le même temps, les glaciers se rétrécissent fortement au moment des optima pour reprendre leur longueur aux moments des températures plus basses.

A la lumière de ces observations, il apparaît donc qu'un des arguments principaux en faveur de la cause anthropique du réchauffement constaté à l'heure actuelle mis en évidence par le retrait des glaciers, est fortement contesté par le fait que des retraits équivalents ou supérieurs des glaciers ont été mis en évidence le long des des 4 000 dernières années alors que la cause anthropique (émission de gaz à effet de serre) ne pouvait pas être invoquée. A méditer...

Notes

(1) Détritisme : érosion mécanique des surfaces continentales.



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