Réchauffement climatique anthropique : Est-ce le devoir des médias de museler les climatosceptiques ?


Il est incroyable de voir à quel point, aujourd'hui, tant de gens honnêtes, sincères et responsables mais emportés par leurs passions, tiennent des propos intrinsèquement « totalitaires », sans même s'en rendre compte.
 
Un exemple particulièrement édifiant : celui de cet article paru dans une publication belge spécialisée pour journalistes professionels, auquel notre ami Jean-Michel Bélouve répond avec sa vigueur habituelle.
 
Qui est ce Philippe Lamotte dont l'article Climat ? Pas de débat !, publié par la revue belge « Journalistes », offre un condensé de tout ce que peut produire le mauvais journalisme : emplois de poncifs éculés, injures à l'égard de ceux que l'on veut stigmatiser, accusations péremptoires sans production du moindre début de preuve ou de justification, généralisation abusive concernant des personnes très diverses qu'on fourre dans le même sac ?
 
Tout y est ! Les contestataires de la théorie dominante du climat qu'on qualifie de « négationnistes », pour les marquer de l'opprobre réservé aux défenseurs du nazisme, le sempiternel cliché du « Soleil qui tourne autour de la Terre », le recours au personnage de « Calimero » pour donner l'impression d'une érudition qui occulte la vacuité de l'argumentation...
 
L'auteur constate que le thème du réchauffement climatique « est progressivement sorti des rubriques sciences et environnement de nos gazettes et journaux audiovisuels pour se glisser dans une plus grande diversité de rubriques. »
 
Eh oui, le réchauffement climatique ne se réduit pas à une question scientifique, comme l'est la Théorie des Cordes ou l'origine du Big-Bang. Il est devenu un sujet majeur de prise de décisions politiques, avec des implications considérables en matière d'économie et de société, et cela justifie que les médias accordent la plus grande attention aux intervenants de tous bords qui s'expriment sur le sujet.
 
Qu'il ait existé un univers ou non avant le Big-Bang constitue un mystère scientifique, dont on traite sereinement car il est sans conséquence pratique sur notre existence matérielle. Le changement climatique, et les prospectives à long terme auxquelles il donne lieu, méritent évidemment les plus larges débats de société. Prétendre le contraire est faire peu de cas de la démocratie et vouloir ramener la communication médiatique aux temps de la Pravda. Le propos de Monsieur Lamotte n'est rien moins que totalitaire : un totalitarisme dont le parti unique est le GIEC, au nom duquel l'État est conduit à imposer des comportements à ses nationaux.
 
« Ce qui marche avec la politique et l'économie ne fonctionne pas nécessairement avec la science »
, affirme ce journaliste. On aimerait qu'il nous explique pourquoi. D'après lui, les journalistes compétents « savent que les arguments climatosceptiques reposent à 10% sur une saine vigilance et, à 90%, sur un salmigondis évoluant avec le temps, les lieux et les personnages ». Que ce Monsieur Lamotte m'excuse, mais le journaliste compétent qui fait une telle déclaration doit produire des preuves, donner des exemples. Où sont vos justifications, Monsieur le journaliste ?
 
Lamotte se demande :
 
« Y a-t-il encore le moindre sens à organiser en 2013 un débat ?pour' ou ?contre' le réchauffement du climat ? Oui, si on en organise également sur la réalité du Sida, de la chute des avions sur le WTC, ou de la disparition des dinosaures ».
Cher monsieur, je vous retourne un certain nombre de questions :
 
 • Y a-t-il une raison de se demander pourquoi la température globale stagne depuis 16 ans alors que la concentration en gaz à effet de serre ne cesse de croitre ?
 
 • A-t-on le droit de se demander pourquoi, au temps de l'Optimum Médiéval, les températures étaient aussi élevées, voire plus, que de nos jours ?
 
 • Est-il incongru de demander pourquoi les modèles climatiques aboutissent à des résultats si différents les uns des autres dans leurs prévisions à long terme ?
 
 • Pourquoi ces mêmes modèles, qui n'ont pas prévu la pause récente des températures, sont-ils considérés comme plus fiables dans leurs prévisions à cent ans ?
 
 • Quelles conclusions tirer de la lecture du chapitre 9 de l'AR5 Groupe 1 récemment publié par le GIEC, qui montre que les simulations des modèles climatiques ne sont conformes à la réalité observée ni sur les températures, ni sur les profils d'humidité atmosphérique, encore moins sur les nuages, et pas plus sur les aérosols ou la banquise antarctique ?
 
 • Enfin, qu'est-ce qui distingue un bon climatologue d'un Richard Lindzen, d'un Roy Spencer, d'un Kabikoulo Abdussamatov, et de centaines d'autres scientifiques bardés de titres et de récompenses qui ne sont pas d'accord avec la théorie dominante, et que le GIEC ignore ?
 
D'après Monsieur Lamotte, ces questions-là n'ont pas à être posées par voie médiatique. Le bon peuple doit laisser les scientifiques en débattre dans le secret de leurs cénacles, et les climatologues ne doivent pas se compromettre à en discuter en public. Les journalistes politiques et économiques sont priés d'exercer leur talent sur d'autres sujets. La science climatique est taboue, réservée aux seuls scientifiques qui bénéficient du privilège d'être distingués par le GIEC.
 
Interdire le débat sur la science climatique est un moyen efficace d'ôter tout argument à ceux qui veulent comprendre pourquoi on impose des mesures de restriction dans l'usage de l'énergie et souhaitent apprécier l'utilité des sacrifices qu'on leur impose. Les écologistes politiques cherchent à imposer cette démarche qui met l'humanité sur une nouvelle route de la servitude, la « Servitude Climatique », comme jadis d'autres idéologies avaient imposé leur totalitarisme au nom de théories économiques ou raciales dont ils interdisaient la remise en cause.
 
Les populations, bien entendu, refusent de se plier à cette dictature. Si elles regimbent à payer des taxes carbone, à modérer leur consommation, à payer les écotaxes et à subir la proximité d'éoliennes encombrantes, c'est qu'elles ne sont pas convaincues de l'urgence et de la gravité des menaces climatiques qu'on ne cesse de brandir. Les priver de débat, c'est ôter toutes chances d'obtenir leur consentement à des politiques que, pour le moment, elles peinent à accepter, et c'est donc choisir de leur imposer ces politiques par voie de contrainte.
 
La science n'a rien à perdre au débat. Que celui-ci débouche sur la confirmation des dangers du CO2, ou au contraire sur son innocuité pour le climat, cela n'empêchera pas les scientifiques de poursuivre leur ?uvre, en se consacrant à d'autres recherches éventuellement. Seuls ont à perdre dans l'histoire les politiques qui se seraient compromis dans de mauvaises décisions, les financiers et hommes d'affaires qui ont bâti leur fortune sur la chasse au carbone, et les scientifiques qui se sont imprudemment compromis dans le jeu politique.
 
Par Jean-Michel Bélouve (Institut Turgot)
 
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