Paradoxe climatique : Quand l’excès de CO2 atmosphérique fertilise les déserts


Depuis nombre d’années, les alarmistes du changement climatique n’ont eu de cesse d’entretenir la peur en produisant quantité de scénarios apocalyptiques ayants tous pour point commun la théorie du réchauffement climatique anthropique, aboyant sans relâche que les émissions de CO2 d’origine humaine modifient le climat de la Terre et que nous courons à l’apocalypse.

Alors que le nombre d’études indépendantes et sérieuses démolissent ces sinistres prédictions de manière croissante, de nouvelles découvertes en provenance d’Australie viennent ajouter un nouveau caillou dans la chaussure des alarmistes climatiques. Il résulte de cette étude un constat logique pour ceux ayant déjà étudié le cycle du carbone : L’excès de co2 dans l’atmosphère augmente la fertilisation végétale.

Cette étude vient s’ajouter à celle publiée par le Centre d’études du Dioxyde de Carbone et du Changement Global (Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change), ou les auteurs concluaient que les concentrations atmosphériques croissantes du CO2 découlant du développement de la révolution Industrielle ont été bonnes pour la planète.

Le Veilleur

L’excès de CO2 dans l’atmosphère fertilise les déserts

En 2013, et publiée dans la revue Geophysical Research Letters, une étude australienne avait mis en corrélation, grâce à des données satellitaires, une augmentation du couvert végétal des zones arides de la planète avec le surcroit de CO2 observé dans l’air ces 30 dernières années. Selon cette étude menée par la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) et l’Université nationale australienne (ANU), l’augmentation du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère enregistré ces 30 dernières années n’aurait pas que des effets négatifs.

Si l’on en croit les observations réalisées par satellite et analysées durant ces travaux, cette hausse aurait entraîné une « fertilisation au CO2 » des déserts. Un phénomène qui aurait lui même entraîné une augmentation de 11% de la couverture végétale de certaines zones arides d’Australie, d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient et de l’Afrique entre 1982 et 2010.

Bien que l’effet du CO2 sur le développement du feuillage ait longtemps été supposé, jusqu’à présent, il a été difficile à démontrer.

, avait relevé le Dr Randall Donohue, du CSIRO. Mais il ajoute que

notre travail a pu montrer l’effet fertilisant du CO2 en utilisant la modélisation mathématique et les données satellitaires, ajustées pour écarter les effets observés d’autres influences telles que les précipitations, la température de l’air, la quantité de lumière et les changements d’utilisation des terres.

En 2016 : L’étude parue le 25 avril 2016 dans Nature Climate Change montre qu’en 33 ans la Terre a gagné 18 millions de km2 en surface verte grâce au CO2.

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L'image ci-dessus montre l'évolution de la surface foliaire à travers le monde de 1982 à 2015. Credit: Credits: Boston University/R. Myneni

Une équipe internationale de 32 auteurs provenant de 24 institutions dans huit pays vient de publier une étude intitulée « Ces pilotes qui verdissent la Terre » dans la revue Nature Climate Change qui démontre l’écologie significative d’un quart et demi des terres végétales de la Terre en utilisant des données de la NASA-MODIS et NOAA-AVHRR, des capteurs satellites des 33 dernières années.

Le verdissement représente une augmentation des feuilles sur les plantes et les arbres. Les feuilles vertes produisent des sucres à l’aide de l’énergie de la lumière du soleil pour le mélanger avec le dioxyde de carbone (CO2) aspiré de l’air avec de l’eau et des éléments nutritifs pompés à partir du sol. Ces sucres sont la source de nourriture, de fibres et du combustible de la vie sur Terre. Plus de sucres sont produits quand il y a plus de CO2 dans l’air, ce qui est appelé la fertilisation du CO2.

Le verdissement au cours des 33 dernières années, rapporté dans cette étude est équivalent à l’ajout d’un continent vert de deux fois la taille du continent des Etats-Unis (18 millions de km2), et cela a la capacité de changer fondamentalement le cycle de l’eau et du carbone dans le système climatique.

, explique l’auteur principal, le Dr Zaichun Zhu, un chercheur de l’Université de Pékin, la Chine, qui a fait la première moitié de cette étude en tant qu’invité et chercheur au Département de la Terre et de l’environnement de l’Université de Boston, aux États-Unis, en collaboration avec le Professeur Myneni.

Sources maxisciences & phys.org - Adaptation et traduction de la Terre du Futur



Commentaires 2

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Avoue que ce type d'article fait du bien et change des articles dénonçant la déforestation massive (pas trop normal ni cautionnable) ! Et que la nature sait quand même vachement bien s'adapter. C'est à cela que l'on comprend que tout ce que peut faire l'homme sur terre ne peut être que provisoire, même les pires bêtises.

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Les bonnes nouvelles sont toujours le bienvenues en effet, c'est leur rareté qui fait qu'on les apprécie autant

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