Obligation vaccinale : Comment Agnès Buzyn veut nous la faire à l'envers


L'information semble ne pas avoir fait grand bruit, traitant pourtant du sujet aussi délicat que controversé de l'obligation vaccinale que veut à tout prix nous imposer notre cher ministre de la santé, Mme Agnès Buzyn. L'article est daté du 31 août, mais il est vrai qu'entre les joutes verbales de Donald Trump et du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, les avancées inquiétantes du « boucher » Assad face aux gentils terroristes soutenus par l'occident, le scandale sur le Levothyrox et autres, les conditions étaient réunies pour que cela passe inaperçu.

J'avais déjà en juin évoqué les liens d’intérêt entre la ministre de la Santé et l'industrie pharmaceutique, et je ne fut pas le seul. Évidemment, cela n'a pas pour autant perturbé la ministre ni ne l'a faite dévier de ses objectifs si profitables à ses petits camarades de l'industrie pharmaceutique. L'affaire n'en est pas moins grave ici, puisque madame Buzin qui devait respecter la décision du conseil d'état de prendre des mesures pour rendre disponibles des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination (au nombre de trois seulement) n'a non seulement absolument pas respecté cette demande (et n'a pas l'intention de s'y plier), mais entend bien profiter d'une brèche dans la législation pour y échapper, puisque selon la loi:

le ministère n’aura pas à prendre les mesures nécessaires si la législation élargit le champ des vaccins obligatoires.

Plus clairement pour les retardataires, en se dépêchant de rendre obligatoires les onze vaccins, cette brave dame pourra échapper à ses obligations aux yeux de la loi ! Une aubaine que celle revendiquant un casier vierge pour les élus soit passée aux oubliettes... Le débat n'est ici pas de polémiquer sur le bien fondé de cette obligation ou de l’innocuité prétendue de ces vaccins, d'autant plus quand on apprend que parmi un grand nombre d'études scientifiques publiées, peut-être la moitié, seraient fausses...

Bref, la ministre de la santé a bien l'intention de nous la faire à l'envers pour le plus grand plaisir de ses petits copains de Big pharma, qui s'en frottent probablement déjà les mains.

Le Veilleur

Obligation vaccinale : Pourquoi Agnès Buzyn veut-elle aller si vite ?

Ce jeudi 31 août, Agnès Buzyn, ministre de la Santé d’Emmanuel Macron, a confirmé son intention de rendre obligatoire 11 vaccins (au lieu de 3 actuellement) pour les nourrissons et ce dès le mois de janvier 2018. Pourquoi un tel empressement ? Il n’y a pourtant aucune urgence sanitaire qui justifierait une mesure aussi brutale et autoritaire. Je préfère tout de suite le préciser, cet article n’a pas vocation à polémiquer sur l’efficacité des différents vaccins et leurs effets secondaires. Il s’agit seulement de s’interroger sur le calendrier choisi par la ministre.

En réalité la réponse est très simple. Le 8 février le Conseil d’État a rendu une décision contentieuse (1) des plus claires :

Le Conseil d’État enjoint au ministre chargé de la santé de prendre des mesures pour rendre disponibles des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination.

Il avait été saisi par des dizaines de familles qui ne comprenaient plus pourquoi le vaccin DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite), seul obligatoire à ce jour, n’était plus disponible en pharmacie.

En réalité les laboratoires, GSK en tête, avaient fabriqué la pénurie de ce vaccin pour progressivement le remplacer par un vaccin hexavalent (contre 6 maladies) en y ajoutant la coqueluche, l’Haemophilus Influenza b et l’hépatite B. Or cela correspond ni plus ni moins à de la vente forcée, les parents étant obligés d’utiliser ce vaccin pour respecter l’obligation en vigueur (voir vidéo). Petite parenthèse en passant, au contraire de ce qui est parfois affirmé et comme nous l’avons démontré, les vaccins sont particulièrement rentables pour les labos (2).

Un état de fait reconnu et dénoncé par le Conseil d’État qui souligne que le ministère de la Santé a le pouvoir de « sanctionner les laboratoires et entreprises qui ne respectent pas leur obligation » et même de « saisir l’Agence nationale de la santé publique, qui a le pouvoir de procéder à l’acquisition, la fabrication, l’importation et la distribution de médicaments pour faire face à leur commercialisation ou production insuffisante. » Oui mais voilà, comme souvent le diable se cache dans les détails et l’intitulé exact de la décision (ci-dessous) laissait à la ministre une petite porte dans laquelle elle est en train de s’engouffrer, le ministère n’aura pas à prendre les mesures nécessaires si la législation élargit le champ des vaccins obligatoires.

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Extrait de la décision du Conseil d’État sur la vaccination obligatoire

Le délai de 6 mois est expiré depuis le 8 août et les laboratoires n’ont bien évidemment pas rendu le DTP disponible seul dans l’intervalle, le temps presse donc pour Agnès Buzyn si elle veut changer la législation avant que l’industrie pharmaceutique ne soit inquiétée d’un point de vue juridique (ce qui devrait déjà être le cas depuis plusieurs années). Et tant pis si cela doit se faire au détriment d’un grand débat national sur le sujet, un débat qui pourrait permettre de faire la lumière sur les nombreuses polémiques qui entourent la vaccination. Selon la ministre « l’objectif de cette obligation est de rendre la confiance aux Français », une phrase difficilement compréhensible au vu de la méthode utilisée.

Notes

(1) Communiqué de Conseil d’État du 8 février 2017

(2) Analyse des bilans financiers de Sanofi et GSK

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