Nouvelle-Zélande : création de la vache hypoallergénique pour lutter contre les allergies


Encore une tentative insidieuse du secteur pharmaceutique pour s'introduire un peu plus tôt dans nos vies ! Même si le but peut paraitre louable, car toutes les femmes ne sont pas en mesure d'allaiter, gageons que si cette expérience se concrétise - et ce sera certainement le cas vu les interets financiers en jeu - nous verrons apparaitre de nouveaux effets secondaires devastateurs chez les enfants nourris avec ce lait ! Sans parler de ce nouveau type de viande amené à se retrouver un jour dans nos assiettes...

Une équipe de généticiens, basée en Nouvelle-Zélande, a publié une étude révélant comment ils ont conçu un veau, pour produire du lait hypoallergénique que les nourrissons allergiques pourraient boire sans risque pour la première fois.
 
L'étude, publiée cette semaine (lien plus bas), montre comment une vache peut être génétiquement modifiée pour que son lait ne contienne plus de protéines bêta-lactoglobuline (BLG) qui sont la cause d'une allergie qui affecte 1,5 % des nourrissons. Cette protéine n'est pas produite dans le lait maternel, il n'est pas surprenant qu'elle soit reconnue comme une protéine étrangère chez certains nourrissons, provoquant l'allergie.
 
L'équipe a commencé à expérimenter avec des techniques d'interférence par ARN (wiki) en 2006, en ciblant les molécules responsables du contrôle des gènes qui produisent des protéines. A cette époque, les cobayes étaient des souris génétiquement modifiées pour porter la protéine présente dans la BLG du lait de brebis. Ils ont découvert que par l'introduction de deux brins d'un microARN (wiki) spécifique, la production de protéines dans le lait de brebis pouvait être bloquée et réduite de 96 %. Les chercheurs ont effectué le même processus sur les protéines de vache et injectés ce codage du nouvel ADN dans le noyau cellulaire. Le noyau est ensuite transféré dans la cellule d'un ovule de vache qui a été fécondé et implanté dans une autre vache.
 
Près de 60 embryons ont été traités et implantés de cette façon et un veau femelle (nommée Daisy) est née sans produire de bêta-lactoglobuline dans son lait, l'effet secondaire immédiat : Daisy est né sans queue. D'autres niveaux de protéines du lait étaient également plus élevés que la normale, y compris les protéines de caséine qui améliorent les rendements fromagers, mais aussi contribuent à d'autres allergies.
 
L'équipe devra attendre que le veau atteigne l'âge adulte pour étudier les effets de la sélection génétique (la lactation a été artificiellement stimulée prématurément par l'utilisation d'hormones). Les chercheurs admettent qu'ils doivent limiter leur recherche à l'analyse scientifique et qu'ils sont très loin du consommateur.

La recherche, bien qu'entourée par quelques questions sur l'augmentation des protéines de caséine, fournit un modèle, selon les scientifiques, pour un jour créer des animaux résistants aux maladies et produisant de grandes quantités de lait génétique...
 
Etude publiée dans le journal Proceedings of the National Academy of Science



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