Morts massives d'animaux : vers un désatre planétaire


On constate de plus en plus fréquemment des hécatombes de poissons ou d'oiseaux sur de nombreux points de la planète. Les mollusques et les insectes ne sont pas épargnés non plus. Ainsi la population d'abeilles chute fortement depuis des années en Amérique du nord.
 
Voici une carte qui répertorie le décompte des animaux morts en masse dans le monde depuis le mois de Décembre 2010 jusqu'au début de l'année 2011. (lien)
 
Si de nombreux sites internet, souvent amateurs comme le blog Nature Alerte, se sont interessés à ce phénomène, les autorités et les scientifiques ne semblent pas très prompts à s'y intéresser. Quand ils le daignent, les pistes avancées par les autorités pour expliquer ces phénomènes sont loin d'être convaincantes. Ainsi on nous explique que des feux d'artifice auraient provoqué la mort de centaines d'oiseaux effrayés au Kansas, ou alors que des éclairs en altitude seraient responsables de ces morts.

Concernant les poissons et mammifères marins, le scientifique Robert Diaz de l'Institut des sciences marines de Virginie avance la thèse de la prolifération d'algues toxiques (grandes consommatrices d'oxygène présent dans l'eau) en des points nommés "dead zones", déjà responsables de l'asphyxie de milliers de poissons. Cette croissance bactérienne serait favorisée par le réchauffement continu des eaux océaniques et les espèces aquatiques en subissent l'effet direct.

L'augmentation des phénomènes de morts massives d'animaux est acompagnée également d'une augmentation statistique des phénomènes météorologiques extrêmes ainsi que de séismes dont la gravité directe et indirecte n'avait pas été vue de mémoire d'homme.

Il y a parfois synchronicité entre les peux phénomènes, comme cela s'est produit peu avant le grand séisme qui a frappé le Japon fin 2011. En effet, juste avant ce tremblement de terre, tout au long de la côte pacifique des Etats Unis, le ressac a rejeté des milliers de poissons morts.

Quoiqu'il en soit, et sans avancer la moindre hypothèse de complot ou de fin du monde, il est évident que d'une manière ou d'une autre, ces phénomènes sont la résultante intrinsèque de l'activité humaine et qu'ils sont liés à l'industrialisation et au non respect de notre environnement. Notre système actuel basé sur la consommation, et qui prône ce qu'il ose nommer le développement durable (article), en est le responsable, mais pas seulement, car en fin de compte, il ne fait que fabriquer et vendre des produits que nous achetons et consommons, nous sommes donc les premiers responsables de ce désastre !

Alors, quand allons nous changer nos habitudes ? Et surtout, le ferons nous avant qu'il soit trop tard ?




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