Mise au point : Non, l'homme n'a jamais été Végétarien !


Au risque de déplaire aux adeptes de ce type de régime alimentaire, je tenais à livrer un point de vue que je partage totalement avec l'auteur de cet article trouvé sur le blog de Jérémy Anso, dans le cadre d'une controverse qui dure à mes yeux depuis trop longtemps.

Non, l'Homme n'a jamais été Végétarien, a moins de chasser des légumes et fruits à l'aide d'une lance dotée de pointe en pierre taillée, outil bien peu adapté à ce type de pratique, vous en conviendrez. Entendons nous bien - et j'insiste la dessus -, il n'est nullement question ici de prendre la défense d'un régime alimentaire au détriment d'un autre. Le choix d'un type d'alimentation quel qu'il soit vous appartient, et quelles que soient vos motivations, c'est vous que cela regarde.
 
Malheureusement, il m'arrive régulièrement de constater un comportement « extrémiste » et déplaisant chez les plus ardents défenseurs de régimes végétariens, végétaliens ou végans. Force est de constater que ces personnages adoptent très rapidement langage verbal désagréable, voire même irrespectueux, et si vous avez le malheur d'évoquer la côte de boeuf que vous avez mangé au resto le week-end dernier, on vous rangera directement dans la catégorie des terroristes, ou pire : responsable du réchauffement climatique !
 
Heureusement, tous ne sont pas aussi intolérants, et d'autres habitués de ces régimes verts vont parfois même jusqu'à avouer dans la bonne humeur faire parfois des entorses aux règles qu'ils s'imposent. Pour ma part, je pense qu'entre manger des légumes traités aux pesticides toxiques, ou manger de la viande issue d'animaux ingérant des substances similaires, c'est du pareil au même, mais après c'est vous qui voyez.
 
Je le répète, le choix de ce que vous mangez vous appartient, et personne ne devrait discriminer qui que ce soit parce qu'il mange de la viande (ou à l'inverse uniquement des légumes). Est ce que moi je viens vous emmerder parce que vous utilisez du papier toilette non recyclé qui porte préjudice aux arbres des forêts ? Non !
 
L'argument qui revient le plus souvent, et l'ignoble maltraitance animale liée à la consommation carnée, et qui est malheureusement dans la majorité des cas avérée, et sur ce point, nous sommes d'accord (bien que certain(e)s végétariens prônant cette cause en oublient qu'ils utilisent quotidiennement des produits testés sur des animaux...).
 
L'argument qui vient ensuite bien souvent dans la liste est celui selon lequel l'homme aurait toujours été végétarien, d'où la raison de cette publication pour mettre les choses au clair...
 
Le veilleur
 
Omnivore pour les uns, végétariens pour les autres
 
Ce débat déchaîne les littéralement les passions. L'Homme est-il un mangeur de viande ? De végétaux ? Est-il herbivore, carnivore ou omnivore ? Les questions demeurent, et pourtant les réponses foisonnent sur la toile au grès des théories évolutionnistes, anatomiques et même comportementales.
 
Sur ce sujet, je me suis moi-même épanché d'un article qui traité une théorie, la fameuse théorie anatomique. Aujourd'hui, on considère qu'il faut regarder 3 facteurs en particuliers pour mieux comprendre et statuer sur le régime alimentaire « idéal » celui qui est « fait pour l'Homme ».
 
Ces facteurs sont :
 
Anthropologique
 
L'Homme mangeait-il de la viande il y a 7, 6, ou 3 millions d'années ? Comment le savoir ? Disposait-il d'outils pour chasser ? Était-il capable de tuer un Mammouth ?
 
Anatomique
 
Comment est fait notre corps ? Sommes-nous anatomiquement « armés » pour digérer des plantes, ou de la viande ? Ces questions sont fondamentales, et les réponses sont bien souvent l'argument n°1 des végétariens.
 
Epidémiologique
 
Quel régime alimentaire nous rend malade ? La viande est-elle dangereuse pour notre santé ? Les légumineuses et le gluten ne sont-ils pas toxiques ?
 
Les arguments végétariens
 
Pour nos amis les végétariens, végétaliens et végans, il n'y a pas de doute. L'Homme cumule des preuves anatomiques, anthropologiques et épidémiologiques qui le définissent comme un Herbivore. Les végétariens les plus modérés peuvent parler d'herbivore à tendance omnivore, nuance.
 
En fait, j'ai déjà traité les deux derniers facteurs (anatomique et épidémiologique) et la réponse est plus que mitigé. Les arguments anatomiques ne me semblent pas du tout tranchés en faveur d'une « herbivorie » stricte mais tendent plutôt à démontrer une « omnivorie » large.
 
Au niveau épidémiologique, la science n'est pas en mesure de trancher non plus si les végétariens sont réellement en meilleur santé que les mangeurs de viande. Les études sont souvent biaisées, et orientées par des auteurs végétariens ou financées par l'industrie de la viande.
 
Bref, c'est le micmac dans notre assiette. Et pour trancher, d'une certaine manière, je vous propose de lire une analyse du premier facteur, l'anthropologie ou l'Histoire de notre espèce, de notre ligné à travers les âges.
 
Les arguments végétariens en 2 points
 
Je retrouve régulièrement deux arguments majeurs qui composent le paysage anthropologique de notre ligné :
 
1. Pour manger de la viande il faut chasser, pour chasser il faut des outils, et pour avoir des outils dignes de ce nom (des arcs et des lances) il faut attendre l'âge du paléolithique supérieur, il y a 35.000 ans. (ndv: C'est faux, les plus vieilles pointes de lances en pierre découvertes sont âgées de 500.000 ans)
 
2. Nos premiers ancêtres, les Australopithèques, apparu il y a 7 millions d'années (Ma) jusqu'il y a 2.5 Ma sont considérés comme des végétariens. « L'Homme » a donc été pendant 4.5 Ma un végétarien, un argument qui pèse lourd en faveur du régime végétarien.
 
Pourtant, ces deux arguments sont largement discutables...
 
L'outillage préhistorique
 
Etant chasseur je peux comprendre ce raisonnement ; je m'imagine très mal partir à la chasse sans fusil, sans arc et même sans lance si je veux ramener du gibier pour nourrir une hypothétique tribu. Selon des sites végétariens, la chasse à l'arc et la lance qui est avérée que depuis 35.000 ans, fonctionnerait qu'1 fois sur 20. C'est peu et quelque part, c'est compréhensible.
 
Mais est-il intéressant de se comparer avec nos alleux ? Non, intéressons-nous plutôt à l'outillage préhistorique et aux techniques de chasse de l'Homme. Le premier outil façonné par l'Homme date de -2.7 Ma, qui était apparemment utilisé pour nettoyer des peaux de bête. Hum? Le biface apparait 1 Ma plus tard mais ce n'est pas le plus important.
 
Un site très officiel au nom très révélateur, « L'Homme de Tautavel », nous informe de la vie de ces Hommes il y a 450.000 ans. On apprend, illustration à l'appui, que l'Homme de cette époque chassait beaucoup, parfois jusqu'à 100 têtes de cerfs retrouvées dans les grottes occupées jadis.
 
Comment ça ? Des têtes de cerfs ? Il y a 450.000 ans ? Oui, si vous avez bien suivi l'Homme n'aura inventé que 400.000 ans plus tard l'arc et la lance, les outils « nécessaires » pour obtenir de la viande. Et pourtant, l'Homme de l'époque n'avait pas besoin d'un tel outillage pour chasser. Des pieux, des pics en bois, des fossés en guise de piège, des rabatteurs suffisent aux Hommes pour tuer, dépecer et manger cerfs, mouflons, rennes, cheval, rhinocéros, bisons, b?ufs musqués et autres.
 
La théorie du « manque d'outillage » énoncé par les végétariens en prend un sérieux coup. Ces nouvelles données permettent de remonter très loin dans le temps, jusqu'à 1, 2 même 4 Ma où l'Homme était capable de se nourrir d'une telle manière.
 
Des ancêtres végétariens
 
La 2ème partie de cette discussion touche l'histoire de notre lignée, des Australopithèques. Les amateurs du régime paléolithique se targue qu'un régime carné étaient suivi par tous nos ancêtres depuis au moins 2 Ma, si ce n'est plus loin, jusqu'à 7 Ma.
 
Pourtant, des avis contradictoires émanent de la plume de certains blogs végétariens, des avis qui qualifient nos ancêtres Australopithèques comme végétariens stricts. Les Australopithèques sont en effet connus pour avoir une anatomie buccale très différente de la notre, puisque composée de nombreuses et larges molaires qui indiquent un régime fortement végétal.
 
Le sérieux site Hominides.com confirme ces affirmations avec « des dents massives, en forme de meule » pour nos chers ancêtres australopithèques. L'observation simpliste de l'anatomie buccale ne peut pas suffire pour assoir un régime particulier, et pour cause.
 
Toujours sur le même site d'information préhistorique, on apprend que plusieurs indices biochimiques nous permettent de déterminer un régime alimentaire type. Le rapport carbone 13/ carbone 12 et strontium / calcium des dents et des os permet d'estimer la consommation de viandes et de végétaux par les hommes de l'époque.
 
Même si il est accepté que certaines lignées (notamment les australopithèques de l'Afar) soient, à priori, végétariennes, les autres lignées ne l'étaient pas. La plupart des Australopithèques se nourrissaient de végétaux (graines, tubercules, racines, etc.), à hauteur de 80 %, alors que le reste (20 %) était comblé par des insectes, et des petits animaux (rats, rongeurs, reptiles, oiseaux, etc.)
 
Conclusions et perspectives
 
Nous sommes loin d'un coup de hache qui tranche définitivement sur le régime originel et idéal pour l'Homme. Ceci dit, il est clair que nos ancêtres ont jouis d'une diversité pharaonique des régimes alimentaires, aux grés des saisons, des évènements climatiques, des migrations et des aléas quotidiens.
 
Un Homme préhistorique du paléolithique était peut-être « végétarien » 2 à 3 mois dans l'année, lorsque les ressources étaient abondantes avec peu de gibier. En revanche, il pouvait être un « carnivore » strict pendant les périodes d'abondances du gibier et de chasse intense.
 
Notre très vieil ancêtre Australopithèque était capable de se nourrir d'animaux même sans outils, et sans les capacités cognitives développées des descendants.
 
Il est clair qu'aujourd'hui, être végétarien est un choix moderne qui ne trouve pas une explication fondamentale dans l'histoire de notre lignée. Les arguments semblent clair, et nous montrent la présence de viande, autrement de meilleur qualité, dans le régime alimentaire.
 
Nul question ici de remettre en question les motivations de commencer ou de continuer un régime végétarien : les raisons sont très louables. Cependant, le régime végétarien se défend parfaitement avec des arguments modernes : dégradation de la qualité de la viande, dégradation du bien être des animaux d'élevages, effet de serre, dégradation de l'environnement sans chercher des puces dans l'histoire de notre lignée, et nuire à certains courants (paléo) qui ont aujourd'hui le vent en poupe.
 
Par Jérémy Anso - dur a avaler
 
Liens connexes
 
 • Afrique : découverte des plus vieilles pointes de lances en pierre âgées de 500.000 ans
 • Afrique du sud : des lames de pierre ultrafines découvertes datant de 71.000 ans
 • Les premiers chasseurs préhistoriques
 • Avant d'être Végétarien, Arrêtez de Gaspiller
 • Mesdames, devenir Végétarienne ne sert à rien



Commentaires 6

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • L'homme est et a toujours été omnivore, c'est de là que vient sa survie et son développement. Il a su s'adapter aux circonstances et son régime extrêmement varié lui a permis de survivre tant en période de sécheresse qu'en période maigre en viandes. De plus, si j'en crois mes sources, j'oserai affirmer qu'avant d'être chasseur, l'homme était avant tout un charognard, profitant des restes des grands prédateurs. Cela s'explique par le fait d'une musculature déficiente par rapport au reste du monde animal ne lui permettant pas de tuer sa proie avec ses mâchoires, le manque d'outils pour « chasser » et une dentition peu adaptée pour déchiqueter ses proies. C'est à partir du moment où il a conçu des outils adaptés qu'il est devenu chasseur. Autre fait pour étayer ma théorie de l'homme omnivore : Avez-vous vu l'antilope chasser la hyène ou le lapin défier le renard pour le boulotter ? Qui peut rapporter le fait qu'une bande de moutons s'est organisé pour une battue au loup ? Qui peut me citer le cas d'un herbivore devenu carnassier de façon naturelle et évolutive ? Personne, car la nature même de l'herbivore le fait se désintéresser de l'alimentation carnée, donc ne lui donne pas le sens de la chasse. Or on ne devient pas chasseur en étant herbivore, il faut donc que la viande participe à notre équilibre alimentaire pour que l'on devienne chasseur ou pêcheur. Je conçois bien que les végétariens soutiennent leur point de vue, ce qui permet de militer contre la surproduction de viandes de boucheries (ce en quoi, je suis aussi d'accord !) mais je ne peux admettre le simple manque de bon sens au nom d'une valeur.

avatar de Mona Oz
  • Par Mona Oz 0 0
  • Hihi je te rejoins, PH7, d'autant plus qu'il faut une quantité ASTRONOMIQUE de légumineuses, pour équivaloir la somme de protéines contenues dans un steak haché... Un kilo pour 100gr, comment absorber tout ça en un pauvre jour de 24h ? (à fortiori durant un repas)
    Les Végans sont tous carencés gravement, et se cachent de prendre des compléments alimentaires, pour simplement survivre à leur fanatisme...
    Bien sûr, les conditions de sur-production animale sont inhumaines, c'est évident.
    Mais... se bourrer de légumes gorgés de Césium14 et autres joyeusetés post-atomiques n'est pas bien charitable pour l'organisme humain, non plus...
    Les protéines animales contribuent tout de même à l'entretien de nos masses musculaires, et... à d'autres fonctions bien plus vitales, encore ! Et OUI, nous sommes OMNIVORES...
    Nous sommes censés manger DE TOUT ce que la nature nous met à disposition...
    Cela inclut LA VIANDE, et tous produits animaux, lait, oeufs, évidemment...
    Pour certains, il paraît que nous devenons ce que nous mangeons...
    Je n'ai pas bien envie de finir en betterave cuite ou en platée de lentilles, moi...
    Je préfère me « réincarner » en bison galopant dans les prairies de l'Iowa...
    ;-)

avatar de Sylval
  • Par Sylval 0 0
  • Étant ovo-lacto végétarien depuis peu, la lecture de cet article m'imposait tout de même un petit commentaire. Tout d'abord rassurez-vous, je ne suis pas un extrémiste je respecte également les choix de chacun. J'ai décidé de ne plus manger de cadavres d'animaux essentiellement pour une raison éthique, pour protester contre le massacre de milliard d'animaux chaque année qui se retrouvent dans les assiettes. Le début a été dur car d'un point de vu gustatif j'aimais la viande et le poisson. Mais j'ai réussit et je peux vous assurer que je n'ai pas de carence
    Donc si les hommes préhistoriques chassaient pour manger, j'ai envie de dire, tant mieux pour eux mais on s'en fiche. L'aspect ancestrale d'une pratique n'a jamais confirmer sa légitimité. Je pense qu'avec les moyens d'aujourd'hui on ne sait plus vraiment ce qu'est la viande. Vous allez souvent chassez le jambon en supermarché ? Si vous avez déjà tuer un lapin, un porc, un mouton, un poulet ou autre animal et que vous n'avez rien ressenti, OK vous êtes carnivore, et si vous êtes content de cela, ça vous regarde. Mais si vous êtes incapable de mettre à mort un animal pour le manger, pourquoi achetez-vous de la viande ? Nous n'avons plus besoin de chasser pour survivre. Donc si nous tuons des animaux aujourd'hui, c'est pour le plaisir. Il faut dire les choses comme elles sont ; ça sera tout...

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Je rejoins également Philippe dans son raisonnement que de nombreuses sources disponibles sur la toile argumentent sérieusement. En réponse à Mona, il semble que d'autres sources protéiniques complémentaires ou équivalentes à celles d'une alimentation carnée soient présente dans certains végétaux. Le prétexte de carences en protéines semble donc à écarter (comme le dit Sylval), et c'est tant mieux pour nos amis végétariens En réponse à Sylval, en effet, la plupart d'entre nous on perdu de vue ce qu'était vraiment la viande à l'origine, tout comme l'insipide lait en brique qui nous est vendu à comparer avec celui fraichement issu des pis de la vache... Les animaux destinés à la consommation, en dehors du fait d'être traités de manière ignoble et révoltante, sont nourris principalement au mais (ogm), au lieu d'herbe bien grasse, sont traités sans cesse aux antibiotiques, et autres substances dangereuses. Les végétariens ne sont pas oubliés, puisque la plupart des légumes sont traités à l'aide de pesticides dont la nocivité n'est plus à prouver... Quoi qu'on mange, c'est de la m..de !!! Par contre, je ne suis pas vraiment d'accord sur la phrase « si vous êtes incapable de mettre à mort un animal pour le manger, pourquoi achetez-vous de la viande ? ». Les personnes ne possédant pas leur propre potager ne devraient donc pas manger de légumes ? Personnellement, je ne rencontre pas de difficulté à devoir tuer un animal si ma survie en dépend, mais aucunement pour le plaisir ou si cela n'est pas nécessaire. La société de consommation dans laquelle nous vivons a mis a disposition depuis longtemps une abondance d'aliments, dont la viande, nous privant petit à petit de la nécessité de devoir chasser nous mêmes comme le faisaient nos ancêtres récents. Oui, certains abrutis tuent par plaisir, mais cela n'est pas forcément représentatif, ou ne concerne pas tout le monde. De plus, et je pense que ce n'est pas à marginaliser, en cas de situation de crise (chaos, guerre, révoltes, effondrement boursier global), il ne faudra pas faire le difficile sur la source d'alimentation, et ceux qui seront familiarisés à la chasse auront une chance de survie supplémentaire non négligeable. Pour l'heure, il est avisé de consommer local, privilégiez les circuits courts, les coopératives ou fermes près de chez vous, le petit boucher de votre quartier au lieu des grandes surfaces. Quel que soit le régime alimentaire que vous suivez, vous serez gagnant, et vous serez surpris de constater que les écarts de prix ne sont pas forcément dissuasifs, par contre vous retrouverez les saveurs perdues

avatar de Sylval
  • Sylval a répondu 0 0
  • Merci de ta réponse. Lorsque tu dis « Les personnes ne possédant pas leur propre potager ne devraient donc pas manger de légumes ? » tu considère donc que tuer un animal pour le manger et cueillir un légume ou un fruit est la même chose ? Moi pas, désolé.
    Et également lorsque tu dis « Personnellement, je ne rencontre pas de difficulté à devoir tuer un animal si ma survie en dépend » je pense comme toi, si je n'avais pas le choix je chasserais et je tuerais. Mais vois-tu à l'heure actuelle j'ai de la chance, je ne lutte pas pour ma survie, donc je ne vois pas l?intérêt de tuer =) Certes on peut juste acheter la viande toute prête mais avant cela c'est un animal vivant et il faut bien le tuer. Donc oui tu peux laisser faire la sale besogne par d'autres, ça nous donne l'impression de manger un aliment comme un autre mais c'est faux, et tu le sais. Mais tu achètes quand même
    Enfin, pour ce qui est de la consommation, je suis entièrement d'accord avec toi, il faut privilégier les circuit courts locaux et bio si possible, que ce soit de la viande ou des végétaux

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Tout est relatif et laissé à l'interprétation de chacun(e).. J'avoue ne pas trouver pertinente la phrase selon laquelle on ne devrait pas manger de viande si on ne tue pas l'animal soi même, d'où cette comparaison. Nous ne faisons plus rien de nous même de nos jours, et hormis certains chanceux possédant un potager, nous achetons pratiquement tous notre alimentation « toute prête ». J'imagine que ceux ayant substitué la viande par du poisson ne vont pas le pêcher eux même non plus, pourtant sont ils à blâmer pour autant ? Je ne cherche pas à défendre un coté plus qu'un autre, même si j'avoue être un gros carnivore (bien qu'aimant aussi de bons légumes et fruits). Je suis persuadé que le problème est ailleurs, et que réduire la consommation de viande, en privilégiant celle de qualité auprès d'éleveurs respectueux, et en compensant avec plus de légumes de qualité, eux aussi issus de maraichers respectueux, serait une bonne alternative.

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