Le bobard de « l'Europe contrepoids aux États-Unis » s'effondre sous nos yeux


Cet article trouvé sur le blog de l'UPR (Union Populaire Républicaine) présidé par François Asselineau, nous soumet l'analyse des récentes publications évoquant la tendance exprimée par le Royaume-Uni d'une possible sortie de la zone Euro de ces derniers, et de la pression menacante exercée par les Etats-unis pour les en dissuader, ce qui ne surprendra personne je pense.
 
Cette analyse vue par l'oeil de l'UPR est pleine de bon sens, et pour une fois qu'un politicien met le doigt la ou ca fait mal, je me devais de vous en faire profiter. Le veilleur
 
La Une du journal français La Tribune n'y va pas par quatre chemins : Par la voix du secrétaire américain chargé des Affaires européennes, Philip Gordon, le gouvernement américain prétend interdire au Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne.
 
Sous la pression d'une opinion publique de plus en plus hostile à la participation du Royaume-Uni à la prétendue « Union européenne », le Premier ministre britannique, David Cameron, évoque depuis plusieurs semaines l'hypothèse d'organiser un référendum pour proposer au peuple britannique de quitter l'UE. Or, cette initiative parfaitement démocratique n'est pas du tout du goût de Washington.
 
Dans un discours tenu le 9 janvier 2013 à l'ambassade des États-Unis à Londres, le secrétaire américain chargé des Affaires européennes, Philip Gordon, a enjoint son homologue britannique à tout faire pour que la Grande-Bretagne reste au sein de l'Union européenne.
 
Le secrétaire américain a commenté ainsi son ingérence scandaleuse dans la politique intérieure d'un État théoriquement souverain :
 
« Nos liens se resserrent avec l'Union européenne en tant qu'institution. Or, celle-ci a une voix qui porte de plus en plus dans le monde, et nous voulons que la Grande-Bretagne ait une voix forte dans cette Union européenne »
Comme le résume le journal français La Tribune :
 
« Londres hors de l'Union européenne? Pour l'administration Obama, il n'en est pas question. » (source)
Commentaires de Francois Asselineau
 
L'ingérence sans vergogne dans les affaires intérieures britanniques que s'est permis le secrétaire américain chargé des Affaires européennes, Philip Gordon, s'explique doublement :
 
D'une part, les sondages effectués au Royaume-Uni sont de plus en plus réjouissants pour le camp de ceux qui souhaitent sortir de cette nouvelle prison des peuples qu'est l'UE. Le journal The Guardian a ainsi publié, le 24 octobre 2011, un sondage indiquant que :
 
 • 70 % des Britanniques souhaitent désormais avoir un référendum d'autodétermination pour ou contre la sortie de l'UE,
 
 • 49 % des électeurs s'apprêteraient déjà à voter en faveur de la sortie de l'UE.
 
D'autre part, l'hypothèse du départ du Royaume-Uni de l'UE n'étant désormais plus du tout improbable, cette perspective soulève un vent de panique à Washington.
 
Les autorités américaines craignent qu'un tel départ ne sonne le début de la désintégration totale du « glacis géopolitique » américain en Europe, hérité de la Seconde guerre mondiale, et génialement qualifié de « construction européenne » pour duper les peuples d'Europe. 
 
De fait, cet événement historique grandiose ressemblerait à s'y méprendre à l'effondrement du glacis soviétique en Europe de l'Est survenu dans les années 1989-1991. Ce serait en quelque sorte la « réplique sismique » de l'écroulement de l'empire soviétique, mais il s'agirait cette fois-ci de l'écroulement de l'empire atlantiste.
 
C'est dire si cette perspective, qui est celle que j'anticipe pour ma part depuis des années, terrifie les dirigeants états-uniens et n'entre pas du tout dans leur plan. C'est pour cela que l'administration américaine commence à passer au registre des mises en garde publiques, et probablement des menaces en privé.
 
Conclusion : le bobard de « l'europe contrepoids aux états-unis » s'effondre sous nos yeux
 
Cette information a au moins le mérite de faire tomber le masque de l'empire et de montrer crûment au grand public ce qu'est la prétendue « construction européenne ».
 
Elle dévoile aussi au passage à nos compatriotes à quel point tous ceux qui leur avaient assuré que l'Europe servait à s'opposer ou à « faire contrepoids » aux Etats-Unis  leur ont dit le contraire exact de la vérité. On me pardonnera de souligner enfin qu'elle confirme, de façon spectaculaire, les analyses que je n'ai jamais cessé de présenter au public depuis la création de l'UPR le 25 mars 2007. La prétendue « construction européenne » est une opération de vassalisation américaine, menée avec constance et de main de maître depuis plus de six décennies. Parmi bien d'autres références, je suggère aux lecteurs :
 
 • de consulter le dossier que j'ai consacré à Robert Schuman (lien pdf)
 
 • de visionner  la nouvelle version  (actualisée fin avril 2012, entièrement réenregistrée et remontée) de la conférence « QUI GOUVERNE LA FRANCE ET L'EUROPE ? » (lien)
 
L'UPR et moi-même, nous n'avons pas cessé un instant d'expliquer à nos concitoyens que la clé des problèmes de la France se situe d'abord dans la construction européenne, et dans la grande puissance qui en tire les ficelles.
 
En analysant et en disant cela :
 
 • nous nous sommes faits traiter de « conspirationnistes » ou d'extrémistes par les fanatiques,
 
 • nous avons été interdits d'antenne par tous les grands médias,
 
 • et nous avons été traités comme des pestiférés par tous les autres partis politiques français, de l'extrême droite à l'extrême gauche. Y compris par le FN (dont Mme Le Pen est allée courtiser les Américains pendant sa campagne présidentielle), y compris par les « souverainistes », et y compris, bien entendu, par les journalistes et responsables politiques sélectionnés au titre de « Young Leader » par la « French American Foundation », émanation du Département d'État et des services d'influence états-uniens.
 
Et alors ?
 
Nous avons quant à nous choisi de dire la vérité aux Français et de ne jamais céder à l'intimidation de quelque puissance que ce soit. Et comme les événements nous donnent raison, jour après jour, nul ne doit s'étonner  de voir le nombre de nos adhérents grimper continuellement, de jour en jour.



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