La famille Sarkozy : des conflits d'intérêts troublants qui expliquent pas mal de choses (flashback)


Au vu des évènements récents mettant en lumière N. Sarkozy et sa mise en examen, ainsi que de récentes discussions ou lectures de commentaires de personnes continuant à le soutenir, il me semble opportun de faire le flashback sur un article de 2010 expliquant l'étendue tentaculaire du « clan sarkozy » et des conflits d'intérêts qui l'entourent. Le veilleur
 
Conflits d'intérêts des frères Sarkozy, plan Alzheimer et mutuelle obligatoire pour le profit de Sanofi et des assurances... et les conflits d'intérêt avec le groupe Carlyle.
 
L'un des principaux symptômes de la maladie d'Alzheimer, c'est une altération de la mémoire. Exerçons-la un peu, alors. Pour voircomment les maillons de la chaîne politico-sanitaire s'enchevêtrent avec les gros intérêts privés de l'industrie pharmaceutique, et ce depuis la famille de Nicolas Sarkozy jusqu'à notre firme nationale, Sanofi-aventis. L'imbrication est parfois directe, parfois par maillons interposés, comme il se doit dans tout réseau. La maladie d'Alzheimer ne semble pas avoir été choisie par hasard par Nicolas Sarkozy, mais ce n'est pas la première fois que des initiatives présidentielles confortent les intérêts économiques privés de ses proches. Les conflits d'intérêts sont juste mieux cachés dans ce cas, occultés par des envolées lyriques et la posture du volontarisme politique (voir les discours).
 
Nous verrons l'implication de François Sarkozy et de Guillaume Sarkozy dans des secteurs clé, en rapport avec la maladie d'Alzheimer et d'autres dispositifs sur la dépendance des aînés. Eux et leurs sociétés bénéficient directement de l'argent public, de marchés publics et des changements intervenus récemment dans ce domaine.Nous verrons aussi comment la structure scientifique (Fondation Alzheimer) mise en place actuellement, ainsi que les dispositifs de partenariat public - privé bénéficient directement à l'industrie pharmaceutique, en particulier à Sanofi-Aventis - et à ses sous-traitants et collaborateurs, parmi lesquels François Sarkozy. (Voir la suite de l'article  sur Pharmacritique)
 
Guillaume Sarkozy : poids lourd des assurances avec Malakoff-Médéric
 
Guillaume Sarkozy est bien implanté dans le patronat français, qu'il a représenté au MEDEF de 2000 à 2006, tout en étant entre 2004 et 2005 vice-président de la CNAM (Caisse Nationale d'Assurance-Maladie), une institution publique majeure, et ce sans que quiconque s'émeuve de ce conflit d'intérêts manifeste.
 
Médéric et Malakoff ont fusionné quelques mois à peine avant l'implémentation de la « mutuelle obligatoire employeur » pour le Pôle Emploi et la Sécurité sociale - et ils ont remporté les deux marchés publics: près de 200.000 employés d'un coup à fournir en complémentaires obligatoires?  Curieusement, c'est Nicolas Sarkozy qui est à l'origine de la fusion entre le Pôle emploi et les ASSEDIC, et il a insisté là-dessus, malgré la pagaille que cela continue de provoquer dans le traitement des dossiers. En janvier 2011, l'assureur aura 800.000 adhérents de plus, toujours suite à la loi Fillon de 2003, puisque le personnel CHR (Cafés - Hôtellerie - Restauration) devra lui aussi avoir une assurance obligatoire « de branche », et que c'est toujours Malakoff-Médéric (ainsi que deux autres groupes) qui a raflé la mise (voir cet article pour les détails).
 
Délégué général de Médéric, Guillaume Sarkozy est promis à la présidence du groupe à l'été 2011. Et ce n'est pas n'importe quel groupe, puisque, selon son propre site, Malakoff - Médéric peut se vanter d'être incontournable :
 
« Le Groupe accompagne 210.000 entreprises et 3,5 millions d'assurés et retraités. Son action sociale, dotée d'un budget de près de 70 millions d'euros, permet notamment d'aider chaque année 130.000 personnes en situation de fragilité et de financer de nombreuses actions de prévention santé. Médéric est n°1 des groupes paritaires de protection sociale (classement Argus de l'Assurance), n°2 de la retraite complémentaire et n°3 en santé collective(classement Argus de l'Assurance). Le chiffre d'affaires combiné en assurance atteint 2,15 milliards d'euros au 31 décembre 2006. Ses cotisations retraite s'élèvent à 4,7 milliards d'euros au 31 décembre 2006. »
Malakoff-Médéric est incontournable aussi dans la prise en charge de la dépendance - donc tout dispositif Alzheimer comme tout plan « dépendance seniors » le concerne directement. Le groupe investit par ailleurs fortement dans des sociétés spécialisées dans ce domaine (maisons de retraite et autres dispositifs), par exemple en rachetant une part importante de Korian, leader du secteur, et ce « dans le cadre d'un projet de partenariat stratégique de long terme dans les métiers de la prise en charge de la dépendance et vise notamment à accompagner le développement de Korian sur ses principaux marchés : la France, l'Allemagne et l'Italie » (voir annonce sur cette page - Voir la suite de l'article  sur Pharmacritique).




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