L'Allemagne rapatrie son Or, la Suisse ses entreprises, des signes avant-coureurs du chaos imminent ?


Alors que l'Allemagne envisage de quitter la zone Euro (lien) et que l'armée Suisse prépare ses frontières au chaos social européen (lien), de nouveaux signes provenant de ces deux pays indiquent sérieusement qu'ils s'organisent et se préparent à affronter une crise économique et sociale sans précédent.
 
En effet, le cours de l'Or ne cesse de grimper, et l'échéance du « big crash » économique aux Etats-unis ne cesse d'être reporté, mais il ne pourra pas l'être éternellement, et ces pays l'ont bien compris. La crise majeure subie par l'Europe ne va pas pouvoir être occultée encore bien longtemps par les gouvernements et les médias qu'ils contrôlent, il est donc tout à fait logique de se préparer à ce qui inévitablement va arriver...
 
L'Allemagne lève le secret sur ses 3396 tonnes d'or
 
Sous la pression du Bundestag, la banque centrale allemande a levé le voile sur ses réserves en or, dont 2/3 sont à l'étranger; 45% sont stockées dans les coffres de la Fed, 13% à Londres et 11% à Paris.
 
La Bundesbank, la banque centrale allemande, s'est finalement décidée à lever le secret entourant le trésor national. Cela faisait plusieurs semaines que les députés allemands réclamaient la transparence sur les lieux de stockage des réserves d'or du pays, alors qu'une véritable psychose se répandait outre-Rhin, certains médias allant jusqu'à se demander si celles-ci étaient bien réelles.
 
Sous la pression de la commission du budget du Bundestag, la Buba a finalement révélé que 1536 tonnes d'or, d'une valeur de 60,1 milliards d'euros, soit 45% des réserves allemandes du métal précieux, sont entreposées dans les coffres de la Fed à New York. L'Allemagne conserve 31% des réserves sur son propre territoire. La Bank of England stocke 13% de l'or allemand à Londres, alors que la Banque de France veille sur 11% du trésor à Paris.
 
« Vous gardez bien cet or ! », avait lancé en octobre le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung au gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Dopé par les incertitudes entourant l'euro, cette « fièvre de l'or » avait poussé les responsables de la Buba à inspecter les lingots numérotés de la banque centrale allemande à Paris, Londres et New York.
 
« Je ne comprends pas pourquoi de l'or allemand est entreposé à l'étranger »
, s'était offusqué le député conservateur Philipp Missfelder, après s'être vu refuser une inspection des réserves allemandes par la Banque de France.
 
Rapatrier par bateau
 
Avec 3396 tonnes, soit une valeur de 132,8 milliards d'euros, l'Allemagne détient les réserves d'or les plus importantes au monde, après la Fed aux États-Unis. Depuis 1951, l'Allemagne avait acheté une grande partie de son or à New York, Londres et Paris, et décida de le stocker sur place. Le volume d'or stocké dans chacune de ces capitales était resté secret jusqu'à présent.
 
La Buba a aussi annoncé son intention de rapatrier quelque 150 tonnes d'or des États-Unis, par bateau en petite quantité, au cours des prochaines années. Elle a l'intention de le faire fondre et de vérifier sa pureté dans des lieux tenus secrets. Peter Boehringer, cofondateur de l'initiative citoyenne « Rapatriez notre or au foyer », s'est félicité de ces annonces.
 
« Nous avons toujours dit qu'un inventaire des réserves est au sommet de notre agenda, a-t-il commenté. Et si ce n'est pas possible, nous devons ramener notre or au pays. »

Zurich encourage des entreprises à quitter la Belgique
 
Le directeur de l'office de promotion de Zurich (nord de la Suisse) a envoyé un courrier invitant des sociétés à délocaliser leurs quartiers généraux de la Belgique vers la Suisse. Il décrit notre pays comme endetté, en récession et marqué par des grèves, rapporte jeudi L'Echo.
 
Dans un courrier envoyé le 24 octobre dernier, Marc Rudolf, directeur Europe de l'office « Greater Zurich area » évoque notamment la grève des cheminots du 3 octobre dernier, laquelle a empêché les travailleurs de se rendre sur leur lieu de travail. Il relève également un haut niveau de la dette belge et une économie en récession qui donnent une image négative du pays. Il indique enfin que la Belgique est concernée par les inquiétudes de l'Europe à propos de la Grèce, de l'Italie et de l'Espagne.
 
« Peut-être, il est temps d'envisager de déplacer vos quartiers généraux de la Belgique vers la plus grande prospère région de Zurich, un des endroits les plus sollicités pour la localisation de quartiers généraux du monde »
, indique Marc Rudolf dans sa lettre. Il précise que la Suisse est épargnée par les difficultés économiques actuelles auxquelles est confrontée l'Europe.
 
« Grâce à un environnement politique, financier et juridique stable, les entreprises peuvent planifier en toute sécurité leur développement sans être victimes de politiques dures ou de perturbation sociale »
, souligne-t-il. Selon des observateurs, Zurich est l'économie la plus puissante de Suisse, génère près de deux tiers du PIB du pays et a un taux de chômage de seulement 3%, précise L'Echo.




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