Japon : Fukushima a déversé 561 tonnes d'eau contaminée dans le pacifique depuis hier !


Tepco a déversé dans le Pacifique 561 tonnes d'eaux radioactives souterraines de la dérivation et il n'y a pas de raison que cela s'arrête ...
 
Le 21 mai 2014, Tepco a au final déversé dans le Pacifique 561 tonnes d'eaux souterraines de la dérivation. Selon leurs dernières analyses, 1.100.000 Bq/m³ (1,1 million) de tritium ont été relevés dans l'échantillon d'eaux souterrains pris le 19 mai 2014. Tepco affirme que les eaux des autres puits de dérivation sont moins radioactives, qu'ils peuvent diluer cette radioactivité en la mélangeant avec des eaux moins contaminées.
 
Ils ne recherchent pas le plutonium-238/239/240 et l'uranium-235/238 dans les eaux qu'ils rejettent. De plus, ce rejet ne fait diminuer que de 10 à 25% le flot des eaux souterraines qui s'écoulent dans les bâtiments de la centrale. La radioactivité en tritium dépasse déjà leur limite de sécurité désirée même dès avant de commencer à les déverser en mer.
 
C'est à l'un des 12 puits de dérivation. Dans un échantillon du 15 avril 2014, Tepco a relevé 1,6 millions de Bq/m³ de tritium. La limite de sécurité désirée par Tepco est de 1,5 millions de Bq/m³. Le niveau de la radioactivité la dépasse déjà avant même qu'ils aient fini l'analyse détaillée d'avant les déversements.
 
Le puits en question est le plus proche de la citerne qui a connu la fuite des 300 m³ l'été dernier. Ce relevé dépasse la pire hypothèse de Tepco sur les eaux de la dérivation à déverser en mer. Tepco tablait sur des eaux qui ne seraient pas radioactives.
 
Au cours de la conférence de presse du 17 avril 2014, Tepco a affirmé qu'ils continueraient d'utiliser ce puits. La radioactivité en tritium devrait descendre sous leur limite de sécurité en mélangeant cette eau avec celle des autres puits de dérivation.
 
Ils déclarent que les eaux déversées sont assez sûres mais l'équipe à la man?uvre reste en combinaison intégrale devant les caméras. On y lit « METI » dans le dos : Ministry of Economy, Trade and Industry = Ministère de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie (voir photo d'illustration).
 
Dans ces conditions, comment faire confiance ? c'est impossible et c'est pareil chez nous.
 
 • Voir les liens de Tepco : carte des pompages - toutes les photos
 • Vous pouvez aussi lire l'article de l'agence Reuters (en anglais)
 
Source hillion-fukushima
 
L'océan, seul débouché possible
 
« La décision de rejeter l'eau souterraine en mer est basée sur le scénario « pas d'autre choix » et non sur une solution de long terme pour les habitants de Fukushima et du Japon », a commenté une responsable de l'organisation Greenpeace au Japon, Kazue Susuki, qui souligne que « de l'eau radioactive s'écoule en mer depuis l'accident de mars 2011. »
Les pêcheurs de Fukushima ont certes donné leur assentiment pour ces opérations, mais il ont mis un an avant de dire oui à leur corps défendant. Et Greenpeace de demander que Tepco améliore significativement la façon dont est rendu public le niveau de radioactivité de l'eau rejetée, jugeant que les tierces parties doivent pouvoir contrôler de façon indépendante non seulement au point de déversement, mais également tout au long du processus.
 
Même si Tepco présente cette déviation comme un élément crucial de sa stratégie d'assainissement du site, le problème majeur des volumes effarants d'eau radioactive accumulée à la centrale Fukushima Daiichi sera loin d'être réglé. Et pour cause, le système de traitement de l'eau, ALPS, est tout sauf fiable : il n'en finit pas de tomber en panne. Il est de nouveau entièrement stoppé depuis mardi matin, après l'arrêt de la troisième ligne de traitement, a indiqué Tepco.
 
Le dispositif, qui sert à éliminer une soixantaine de radionucléides (laissant au moins le tritium), est constitué de trois lignes parallèles de décontamination. Une seule fonctionnait mardi, mais elle a finalement été arrêtée en début de matinée en raison de la dégradation de ses performances. Actuellement, plus de 350.000 mètres cubes d'eau très contaminée patientent dans des centaines de réservoirs à la fiabilité douteuse.
 
« Dans de telles conditions, il est bien possible qu'ALPS (pourtant censé traiter 750 mètres cubes par jour) ne puisse jamais fonctionner correctement »
, s'inquiète un travailleur de la centrale sous le surnom Happy. Un deuxième dispositif de décontamination financé par le gouvernement doit être progressivement installé à partir du mois prochain, équipement dont tous espèrent qu'il donnera de meilleurs résultats. En attendant, Tepco prévoit une capacité de stockage de 800.000 tonnes d'eau sur le site, un risque énorme en cas de nouvelles catastrophe.
 
Source 7sur7.be



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