Italie : émeute générale, banques et bâtiments d'Etat attaqués


Ce vendredi 5 octobre 2012, des manifestations et des actions contre les coupures budgétaires dans l'éducation publique ont eu lieu dans la quasi-totalité du pays. Après la Grèce, l'Espagne, le Portugal, c'est au tour de l'Italie. Est-ce encore utile de spécifier une fois de plus le silence de nos médias ? Préparez vous, nous sommes les prochains sur la liste en France, et ce n'est sûrement pas la mise en place du mécanisme européen de stabilité (MES) qui va arranger les choses...
 
Les étudiant(e)s et et lycéen(ne)s sont descendu(e)s en masse dans les rues, comme à Turin, où les manifestant(e)s étaient environ 500: ils ont lancé des pétards, feux d'artifice et des oeufs sur les flics et les bâtiments symbolisant le capital. Entre 12 et 30 manifestant(e)s ont été blessé(e)s et 15 arrêté(e)s pour « désordre ». Un étudiant a été sérieusement blessé à la tête.
 
Certains magasins de luxe ont reçu des oeufs de peinture. Auparavant, des manifestant(e)s masqué(e)s ont attaqué la porte d'entrée d'un hôtel et ont tagué à la bombe de peinture la façade à proximité du siège du ministère de l'éducation. Environ 2000 étudiant(e)s et lycéen(ne)s ont défilé dans les rues de Milan pour s'opposer à la saignée de l'éducation prévue par le gouvernement italien (lien).
 
Deux marches ont été organisées dans Milan, dont une s'est dirigée vers la préfecture régionale. Des tracts, des affiches et des tags ont été posés sur des vitrines de banques. Le siège de la société SIAE a été vandalisé avec des tags posés sur la façade. Des fumigènes et des pierres ont été lancés sur les flics.
 
A Venise, des manifestant(e)s masqué(e)s ont lancé des oeufs sur la Banque Populaire de Milan. La police anti-émeute a chargé suite à deux pétards lancés sur le siège régional de Lombardie par un(e) manifestant(e). Les sièges de Citigroup et Intesa Sanpaolo près de la Piazza Cordusio ont également été colorés à la peinture rouge.
 
A Rome, la police a déclaré être intervenue pour disperser une marche non-autorisée à proximité du ministère de l'éducation. La police de Rome a déclaré avoir arrêté une quinzaine de manifestant(e)s. Selon certains médias de masse, 4 policiers ont été blessés dans les affrontements, même si le ministre de l'intérieur n' a pas communiqué sur le sujet.
 
Les manifestations étudiantes contre les coupes budgétaires ont bloqué la circulation routière à plusieurs endroits dans Rome, Palerme, Florence (2000 personnes dans les rues), ce qui a considérablement bloqué l'économie. Les No-TAV étaient également visibles dans plusieurs cortèges.
 
500 personnes sont descendues dans les rues de Livourne et certaines ont jeté des bombes de peinture contre des banques, qui ont été symboliquement fermées par un ruban adhésif. A Pise, environ 200 étudiant(e)s ont essayé d'entrer dans la mairie, mais ont été repoussées par la police (lien).
 
A Bologne, des affrontements entre manifestant.e.s et force de l'ordre ont éclaté dans les rues du centre-ville: des banques ont été attaquées à la peinture et le drapeau grec a été arraché du siège du consulat de la Grèce par un manifestant au visage masqué qui s'est aidé d'une échelle. Le consulat a ensuite essuyé plusieurs jets d'oeufs de peinture sur sa façade.
 
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