Hors gabarit : Plaquer la vie « idéale » qu'on nous vend pour un style de vie nomade


Étudier durant sa jeunesse, trouver un emploi stable et bien rémunéré (à défaut d'être épanouissant), avoir un cercle d'amis, rencontrer l'âme sœur, se marier, acheter une maison, avoir un ou des enfants, ne pas faire trop de vagues durant son existence en attendant patiemment une retraite bien méritée, pour enfin « profiter » tant bien que mal de la vie qui reste, si toutefois vous avez la chance de pouvoir arriver en bonne santé jusqu'à cette dernière et ultime étape. C'est la vie « idéale » telle qu'elle nous est vendue par ce système, et depuis maintenant tellement longtemps que personne ne songerait à la remettre en question un seul instant.

Pourtant, c'est ignorer nos racines, car l'homme était nomade bien avant d'être sédentaire, mais sa quête de confort et de sécurité l'a amené à devenir dépendant d'une société, au détriment de son propre épanouissement personnel, et pire encore, sa liberté. Nous acceptons tacitement l'imposition qui nous est faite de devoir rentrer dans des cases pré-établies, et qui n'autorisent qu'un très maigre éventail de possibilités quant aux modes de vie alternatifs envisageables. Cet asservissement volontaire prolongé au fil du temps a eu pour effet d'instaurer la peur de l'inconnu, au point que la majorité d'entre-nous n'ose même plus concevoir un style de vie différent, de crainte de devoir affronter des problèmes auxquels nous ne sommes pas préparés, et qui n'existeraient pas dans la zone de confort que nous avons mis tant de temps à bâtir.

L'histoire qui suit est le témoignage de Florent, qui du haut de ses 26 ans fût lassé de la routine hypocrite à laquelle il était destiné, et su se poser les questions essentielles à la remise en question qui était nécessaire à son équilibre vital.

Pourquoi devrait-on vivre à cent à l’heure ? Pourquoi devrait-on s’imposer des contraintes futiles ? Pourquoi accumule-t-on des choses ? Pourquoi se force-t-on à entrer dans un moule ?

C'est après mûre réflexion que Florent fît le choix de sortir des cases et d'adopter un mode de vie nomade, au confort certes plus précaire, mais bien plus en harmonie avec ses idéaux. Voici son récit...

Le Veilleur

Mon van au Canada : Comment j’en suis arrivé là

On est le 7 juin 2012. J’ai presque 22 ans. 22 ans et finalement armé d’un diplôme d’études supérieures. C’est la cérémonie aujourd’hui, mais ma copine trouve ça ringard d’aller se trimballer en toge avec un sourire idiot pour célébrer notre entrée dans le monde adulte et sur-éduqué. Peut-être qu’elle a raison. Mais j’ai l’impression de manquer l’évènement unique et solennel pour lequel on fait semblant d’être occupé à étudier pendant trois ans. Ce cliché américain des chapeaux lancés dans l’air, comme si on se débarrassait de quelque chose qui allait nous retomber dessus plus vite qu’on le pense.

Nous sommes le 7 juin d’une année 2012 marquée par des bouleversements sociaux qui n’en sont pas. Sinon on s’en souviendrait encore, et les leaders de cette supposée révolution étudiante n’auraient pas tous succombés eux aussi à l’appel de positions confortables au gouvernement et à des convictions auxquelles ils juraient ne jamais adhérer. Finalement on est tous dans le même bateau. Je me suis privé de la consécration ultime de lancer mon chapeau avec mes camarades d’études, privé ma famille d’une belle photo de moi avec un sourire niais dans une toge noire tenant un bout de parchemin où des mots en latin moderne se suivent. J’ai 22 ans et maintenant il faut trouver un travail et vite. Une job, un emploi, un taff, une position, un gagne-pain, une situation. N’importe quoi mais vite. Pourquoi? Je ne sais pas. Pour faire comme tout le monde. C’est soit ça, soit on s’impose au moins deux autres années de maîtrise à parler de choses auxquelles on ne croit pas et passer toujours plus de temps dans des salles de cours pour écouter des gens parler d’un monde qu’ils n’ont jamais vraiment vécu de près.

Donc postuler. Farcir son CV de mots et de termes que personne ne comprend mais que tout le monde utilise. Pour faire comme tout le monde. Écrire des lettres de motivation démotivantes qui ne seront même pas lues. « Je souhaiterais vous présenter ma candidature », « je suis extrêmement motivé à l’idée de me joindre à votre compagnie », « mon expérience dans le domaine de X s’est démontrée par… ». J’ai toujours eu le fantasme d’écrire une lettre de motivation qui exprimait ce que je pensais franchement de ma situation.

Cher inconnu,

Je t’écris car apparemment il faut faire ça, même si ça n’a pas trop de sens d’écrire des paragraphes pour un travail dans lequel je n’écrirai pas le moins du monde si ce n’est des courriers électroniques sans sens. Mais j’espère que par hasard tu tomberas sur ces mots où je vais essayer de te faire croire que je suis exactement ce qu’il te faut. Malheureusement je ne connais personne que tu connais, donc je n’ai pas mis toutes les chances de mon côté. Mais j’ose espérer que ce fameux « réseau », ces fameux « contacts » ne comptent pas. Quelle naïveté! Enfin bon, voilà voilà, toutes mes sincères salutations les plus honnêtes même si je ne comprends pas pourquoi il faut écrire ça et faire semblant de respecter quelqu’un que tu critiqueras au bout de deux mois dans la compagnie avec tes autres collègues, et que je serai rendu au même point, à réécrire une lettre similaire en personnalisant juste le nom de l’entreprise et la date, pour essayer de faire croire à un autre gars ou femme comme toi…

Bla bla bla…

Donc un emploi. Il faut un emploi. Je ne me suis pas posé la question pourquoi. L’université ne m’a pas appris ça… Mais il me fallait un emploi. Et à peu près un an après avoir reçu mon diplôme et une quarantaine de lettres de motivation plus tard… Une entrevue. Encore un autre exercice où il faut essayer d’être le moins soi-même. Pire qu’une date avec quelqu’un rencontré sur un site de rencontres rapide où il faut essayer d’adopter plusieurs personnalités comme des millions d’autres schizophrènes en mal d’attention. Je ne me pose toujours pas la question si tout cela a un sens. Je n’ai plus de copine et, comme si la pression d’avoir un job pendant qu’on était ensemble n’était pas assez, maintenant c’est comme pour prouver quelque chose à l’univers que je veux ce poste. C’est même une affaire de vie ou de mort que j’aie ce poste. Pourquoi au juste ? Pour payer mon loyer ? Pour payer mes pizzas surgelées ? Mes weekends au chalet avec des amis qui ne me demandent jamais comment je vais ?

Et ça y est. Consécration. Job en poche. Au-dessus, c’est le soleil. Quel bonheur ! On parle en très haut lieu de mon potentiel. Dans la compagnie, dans ma famille, parmi mes amis. On s’enorgueillit de mon orgueil même si j’essaie tant bien que mal de montrer que j’ai les pieds toujours sur terre. Je fais péter tout. Nouvel appart. Première voiture. Première télé ultra-plate ultra-HD. Playstation 3. Ikea et tout le tralala. Nouveau matelas King acheté 900$ au lieu de 1300, quelle affaire! Qu’est-ce qu’on est bien chez soi. Pas loin de chez moi, une chance, il y a Canadian Tire, ce magasin extraordinaire où l’on peut trouver tout ce dont on se convainc qu’on aura besoin. Dollarama, le magasin où tout est à 1$ mais pour une raison ou pour une autre on se retrouve toujours avec une facture exorbitante. De quoi pourrais-je avoir besoin ce week-end? Attends je finis ma partie de GTA V. Mince il est 22 heures, pas vu le temps passer. Pizza. Demain lundi déjà. Peut-être que ma boss va m’annoncer que j’ai ma promotion. Ça fait 8 mois qu’elle me le promet quand même. Rien ne va assez vite.

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Aujourd’hui je comprends pourquoi cette promotion que j’attendais impatiemment a mis tant de temps à s’ouvrir. Parce que ce n’était pas pour moi. Souvent, quand une chose prend trop longtemps, il faut savoir écouter son instinct : elle n’a pas lieu d’être. Mais j’attendais ce poste comme l’ultime Graal. Après ça, je pouvais juste me marier, divorcer, puis mourir, vu que j’ai passé toute mon enfance à être communié parmi des écoles ultra-religieuse où on m’a toujours reproché ma couleur de peau un peu plus tannée que les autres; enfin, c’est une autre histoire. On est en octobre 2014. Le poste permanent est dans une ville encore plus consumériste que celle où je vis présentement. J’y pense, j’hésite. Et je dis oui. Car il faut toujours dire oui apparemment.

Mars 2015. Après trois mois d’hibernation à essayer de trouver ma place dans ce nouveau bureau, j’ai un nouveau boss. Depuis janvier que j’ai déménagé mes journées se suivent et se ressemblent.

  • Réveil à 7 heures.
  • Arrivée au travail à 8 heures. Tout le monde arrive à 9 heures ici, histoire de mieux vous juger lorsque vous partirez à 16h30. La dictature du cubicule.
  • À 10h30, réunion quotidienne. Faire semblant qu’on travaille et qu’on est occupé. Tout le monde a l’air de bien savoir faire ça. Moi, je ne sais pas mentir donc un doute plane sur mes occupations.
  • 11h45, le lunch est dans la cuisine. C’est l’heure de manger.
  • 14h30, réunion en ligne sur les nouveaux objectifs de la compagnie (objectifs en permanence contradictoires se renouvelant chaque mois). Il faut faire plus de vues avec moins d’argent, bref, montrer subtilement des fesses et des poitrines en ligne et des chats. Alterner ça avec des requins. Et puis, espérons un petit attentat, ça booste toujours un peu les statistiques trimestrielles.
  • 16h, je vais attendre 30 minutes pour partir. Car sinon on va me juger et dire que je ne fais rien de ma journée.
  • 17h, j’enfile mes pantalons en coton ouaté, j’ouvre la télé, Netflix, je regarde une série que j’ai déjà regardée parce qu’il y avait tellement de choix que j’ai choisi le confort de ce que je connaissais déjà.
  • 19h, je fais à manger. Des légumes du marché fermier trop cher si j’en ai, sinon pizza surgelée « artisanale » quand même, faut pas décon*er.
  • 19h30, j’allume la Playstation 3 où j’ai commencé une nouvelle saison « Carrière de manager » dans NHL 14.
  • 23h : dodo.

Entre toutes ces heures, je ne me souviens même plus de ce que je faisais, à quoi je pensais. Je regardais juste un écran comme les cinquante autres personnes autour de moi. Tous devant un écran à manipuler un clavier, taper fort pour faire croire qu’ils travaillent fort. Je crois de plus en plus à cette théorie selon laquelle les écrans d’ordinateurs dans les cubicules sont tous vierges, et que lorsqu’on joint une compagnie on nous fait boire un sérum (le café filtre dégueulasse de la machine à café ?) qui nous rend si hébétés qu’on croit qu’on travaille sur des choses différentes alors qu’à l’instar de singes surdiplômés, on ne fait qu’agiter les doigts sur un bloc tout en fixant profondément un carré blanc, persuadés de notre utilité, croyant qu’on mérite notre salaire.

Finalement, la partie qui m’a gardé en vie durant ces trois années fut mon trajet à vélo été comme hiver de mon appartement au bureau. L’once d’aventure et de risque me maintenait l’esprit et le corps. Réparer mes pneus crevés, utiliser mes mains sur de la mécanique, seul vrai travail dans le monde consumériste. Parfois, on a tendance à dire qu’on ne retient que le meilleur et qu’on embellit le passé. Après toutes ces années, je ne me souviens que de la forme fantomatique de ces journées, des frustrations créatives et émotionnelles, du harcèlement et de l’ignorance pugnace de certains de mes collègues et managers. De ce sentiment d’inutilité totale, de voir la vie passer sans savoir quoi faire, avec comme seule porte de sortie, la possibilité d’un autre job similaire. On fait table rase, et on remet le même couvert sale.

Il faut du temps avant de prendre une décision sur un coup de tête. Il faut du temps de réflexion avant de faire ce que votre cerveau ne peut pas comprendre. On est novembre 2015. Mon manager, tel un faux Voldemort dans un mauvais Harry Potter, continue de prendre les pleins pouvoirs et de tenir le double discours typique des managers en entreprise. Lécher le cul des patrons et menacer ses sous-fifres. Instaurer un climat de terreur car ce serait trop risqué que tout le monde s’épanouisse dans son cubicule. Ce serait aller contre le système… Et je ne sais pas ce qui m’empêche de lui cracher à la face ou de lui donner des coups d’épaule quand on se croise et ne se dit même pas bonjour dans les couloirs (certaines cultures d’entreprise ont la fâcheuse tendance d’avoir oublié (par souci de purisme ?) les principes basiques d’éducation et de vie sociale comme dire bonjour).

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Au final, l’amour en entreprise dure vraiment trois ans.

Premiers six mois, vous êtes excités comme pas possible car vous avez enfin eu le poste. Les possibilités sont infinies, vous allez tant apporter à la boîte! Et vous allez pouvoir profiter de tout cet argent mal-négocié dans vos 8 jours de vacances (à moins que votre loyer ne prenne la moitié de votre salaire comme c’était mon cas à Toronto).

Deuxième partie de l’année, vous notez les attitudes de vos collègues. Pas les bonnes. Celles qui vous irritent. Lui qui respire trop bruyamment. Elle qui met sa crème de main qui pue. Lui qui raconte toujours la même anecdote trois fois mais à des personnes différentes, et vous passez toujours à côté quand il la raconte. Eux qui sont inséparables et s’ostracisent des autres. Elle qui fait la belle et se sent trop importante même si elle a le même poste que tout le monde. Lui qui conte en détails combien de kilomètres il a fait la semaine dernière en vue du prochain Marathon de pétaouchnok. Elle qui vous parle comment son ancien travail était si parfait…

Deuxième année, c’est l’acceptation. Vous vous résignez à tout ça, parce que vous ne voulez pas perdre ce fantastique confort d’avoir cette paye chaque deux semaines. Être payé pour s’assoir à un bureau. Être payé pour juste endurer des collègues agaçants. Après tout, ils sont juste humains ces collègues. Vous avez voulu les changer pendant longtemps et leur faire comprendre que leur caractère était fondamentalement irritant, mais très vite vous vous demandez quel caractère ils trouvent irritant chez vous. Quel con de cubicule vous êtes. Le trop bruyant ? Le trop prétentieux? Le trop pas à sa place ?

Troisième année, c’est la productivité qui baisse drastiquement comme si, inconsciemment vous attendez qu’on vous mette à la porte. Travail minimum. On fonce pour faire les tâches quotidiennes pour en avoir fini à 11 heures. Ensuite de 11h30 à 13h30, c’est midi. 13h30 à 14h30 sieste dans la pièce où personne ne vous trouvera. Vous sortez le téléphone à l’oreille feintant une longue conversation. 15h à 16h recherche d’emploi et envois de CVs comme un aveugle joue au golf dans la nuit avant d’enfin quitter cette bande de cons qui s’ignorent.

Et c’est à ce moment-là, je pense, que l’humain se voit présenté deux chemins.

  1. La résignation. Parce qu’après tout, ce chèque chaque mois, c’est fantastique et ça vaut bien le coût d’être entouré de gens que vous ne supportez pas et qui font semblant de vous supporter. Parfois vous avez une hypothèque, un mariage, des enfants. Le conjoint. La raison. Mais pour combien de temps ?
  2. Le rejet. Tout à coup vous réalisez qu’il y a peut-être une autre vie quelque part. Vous vous demandez qui a décidé qu’il fallait vivre en bureau et endurer cet esclavagisme volontaire alors que vous pourriez travailler moins, vivre plus pour vous, être plus heureux.

La plupart des gens diront que la deuxième option est un risque, est un signe de bizarrerie, vous fait sortir du moule. Pourtant, il y a énormément plus de risque dans la recherche d’un confort de raison. Énormément plus de risque dans la recherche d’un travail qui ne vous ressemble pas, mais qui ressemble au travail de millions d’autres. Avez-vous déjà essayé d’expliquer votre travail à vos grands-parents s’ils sont encore de ce monde ? Avouez, ils n’y comprennent rien. On met ça sur le fait de leur âge, mais à y repenser, peut-être c’est notre travail qui n’a pas de sens.

Donc on est en novembre. Et c’est décidé. Tout ce poids, ce job, ces choses que je possède que je dois entretenir grâce à ce même job… Ce cercle qui me maintient dans une vie de confort inconfortable comme une intraveineuse presque vide vous maintient dans un coma. Demain plus de ce job où je fais semblant de travailler pour faire plaisir… à qui au juste ? Plus besoin de faire semblant de travailler pour conserver un emploi qui n’est pas pour moi. Demain plus de job. Demain plus d’adresse. Demain, plus rien de ces choses qui peuplent les armoires et les garde robes.

Enfin, je dis demain… Mais il serait faux de penser qu’un coup de tête arrive en un claquement de doigt. Tout comme vous avez préparé cette vie de confort cubiculaire pendant tant d’années, il faut presque tout autant de temps pour préparer la sortie de cette vie et savoir ce que l’on veut vraiment. Parfois le piège est d’être dans un limbo et de se faire rattraper. C’est pour ça qu’il faut bien préparer sa sortie du monde risqué du confort. Pour ne pas y replonger sans s’en rendre compte. Quitter mon emploi m’a pris presque autant de temps qu’en trouver un.

Si on m’avait dit à ma sortie d’études que je trouverais ma place et vivrais des moments heureux en habitant dans un van. Que je vagabonderai entre le fleuve St-Laurent à la côte Pacifique, de Toronto à l’Atlantique à travers des neiges et des amitiés d’un jour, en possédant moins de cent choses, en vivant les canicules d’Aout et les nuits glacées du printemps boréal, des plaines albertaines aux forêts ontariennes…

Si on m’avait dit que ma vie serait une remise en question de toutes mes valeurs, de tout mon avenir, de qu’est-ce que ça veut dire « être humain ». En fait personne n’aurait pu me le dire. Personne ne peut vous dire ce qui vous rend heureux, car être heureux, c’est savoir équilibrer les vagues de hauts et de bas qui vous hantent, car la vie n’est que des essais et des erreurs, et que c’est par soi-même qu’on devient soi-même.

Par Florent Conti


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Commentaires 3

avatar de Emilio
  • Par Emilio 0 0
  • ah oui , tres belle video , merci de l offrande Le Veilleur .
    Oui , je confirme , ya du beau monde au Canada , c est ça , simple vrai , et surtout la liberte devant les yeux

avatar de antitrax
  • Par Antitrax 1 0
  • A 100% d'accord
    stopper l’ère nomade a donner naissance à l’instinct de propriété (de s'approprier) et tout ce qui suit avec. Au lieu de partager.... et le confort a fait le reste...qui plus est être nomade c'est être indépendant, libre et suivre le climat donc mère nature. pourtant le confort ça devrait être la liberté et la démocratie. l'homme est fait pour vivre en petits groupes pas en communautés géantes on a du mal a être d'accord a 3 alors quand on est des milliers pas étonnant ce bordel planétaire.

avatar de Le-veilleur
  • Le-veilleur a répondu (Admin) 0 0
  • Tout à fait, merci pour ce commentaire avisé

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