Histoire secrète : « A.M.G.O.T », ou quand les Américains ont tenté d'annexer la France


L'AMGOT, késako ? Il s'agit de l'acronyme de Allied Military Government of the Occupated Territories, qui était un plan défini par les États-Unis, et qui visait à imposer dans les pays « libérés de l'occupant nazi » (un occupant financièrement et matériellement aidé par les grandes banques américaines, voir aussi « Ce qu'on ne vous dira jamais sur le 6 juin 1944 » ...), un gouvernement militaire allié, afin d'assurer une transition pour un retour à la « démocratie ».
 
Soutenu par l'immense majorité des Français, De Gaulle, chef de la résistance, réussit cependant à éviter l'AMGOT et à installer un gouvernement provisoire français (le GPRF) pour assurer le retour à la démocratie. Il s'agit d'un pan entier de l'histoire - et non des moindres -, qui ne nous est curieusement pas enseigné dans les manuels d'histoire ! Si l'on compare ces faits à ceux survenus en Iran, Libye, Afghanistan, Liban, Pakistan, Syrie, Ukraine, etc, etc, etc, soit au total environ 70 pays depuis leur Déclaration d'Indépendance, le doute est-il encore permis ?
 
Le-veilleur
 
C'est une page peu connue de l'histoire de la seconde guerre mondiale : dès 1941-1942, Washington avait prévu d'imposer à la France - comme aux futurs vaincus, Italie, Allemagne et Japon - un statut de protectorat, régi par un Allied Military Government of Occupied Territories (Amgot). Ce gouvernement militaire américain des territoires occupés aurait aboli toute souveraineté, y compris le droit de battre monnaie, sur le modèle fourni par les accords Darlan-Clark de novembre 1942.
 
A en croire certains historiens américains, ce projet tenait à la haine qu'éprouvait Franklin D. Roosevelt pour Charles de Gaulle, « apprenti dictateur » qu'il eût voulu épargner à la France de l'après-Pétain. Cette thèse d'un président américain soucieux d'établir la démocratie universelle est séduisante, mais erronée (1).
 
Un « Vichy sans Vichy »
 
A l'époque, les Etats-Unis redoutaient surtout que la France, bien qu'affaiblie par la défaite de juin 1940, s'oppose à leurs vues sur deux points, du moins si De Gaulle, qui prétendait lui rendre sa souveraineté, la dirigeait. D'une part, ayant lutté après 1918-1919 contre la politique allemande de Washington, Paris userait de son éventuel pouvoir de nuisance pour l'entraver à nouveau. D'autre part, la France répugnerait à lâcher son empire, riche en matières premières et en bases stratégiques, alors que les Américains avaient dès 1899 exigé - pour leurs marchandises et leurs capitaux - le bénéfice de la « porte ouverte » dans tous les empires coloniaux (2).
 
C'est pourquoi les Etats-Unis pratiquèrent à la fois le veto contre De Gaulle, surtout lorsque son nom contribua à unifier la Résistance, et une certaine complaisance mêlée de rigueur envers Vichy. A l'instar des régimes latino-américains chers à Washington, ce régime honni aurait, à ses yeux, l'échine plus souple qu'un gouvernement à forte assise populaire.
 
Ainsi chemina un « Vichy sans Vichy » américain, qu'appuyèrent, dans ses formes successives, les élites françaises, accrochées à l'Etat qui leur avait rendu les privilèges entamés par l'« ancien régime » républicain et soucieuses de négocier sans dommage le passage de l'ère allemande à la pax americana.
 
Préparant depuis décembre 1940, bien avant leur entrée en guerre (décembre 1941), leur débarquement au Maroc et en Algérie avec Robert Murphy, représentant spécial du président Roosevelt en Afrique du Nord et futur premier conseiller du gouverneur militaire de la zone d'occupation américaine en Allemagne - bête noire des gaullistes -, les Etats-Unis tentèrent un regroupement autour d'un symbole de la défaite, le général Maxime Weygand, délégué général de Vichy pour l'Afrique jusqu'en novembre 1941.
 
L'affaire échouant, ils se tournèrent, juste avant leur débarquement du 8 novembre 1942, vers le général Henri Giraud. Vint ensuite le tour de l'amiral François Darlan, alors à Alger : ce héraut de la collaboration d'Etat à la tête du gouvernement de Vichy, de février 1941 à avril 1942, était resté auprès de Pétain après le retour au pouvoir de Pierre Laval (3).
 
Le 22 novembre 1942, le général américain Mark W. Clark fit signer à l'amiral « retourné » « un accord singulier » mettant « l'Afrique du Nord à la disposition des Américains » et faisant de la France « un pays vassal soumis à des « capitulations » ». Les Américains « s'arrogeaient des droits exorbitants » sur le « prolongement territorial de la France » : déplacement des troupes françaises, contrôle et commandement des ports, aérodromes, fortifications, arsenaux, télécommunications, marine marchande ; liberté de réquisitions ; exemption fiscale ; droit d'exterritorialité ; « administration des zones militaires fixées par eux » ; certaines activités seraient confiées à des « commissions mixtes » (maintien de l'ordre, administration courante, économie et censure) (4).
 
Laval lui-même préparait son avenir américain tout en proclamant « souhaiter la victoire de l'Allemagne » (22 juin 1942) : secondé par son gendre, René de Chambrun, avocat d'affaires collaborationniste doté de la nationalité américaine et française, il se croyait promis par Washington à un rôle éminent au lendemain d'une « paix séparée » germano-anglo-américaine contre les Soviets (5). Mais soutenir Laval était aussi incompatible avec le rapport de forces hexagonal que ladite « paix » avec la contribution de l'Armée rouge à l'écrasement de la Wehrmacht.
 
Une « belle et bonne alliance »
 
Après l'assassinat, le 24 décembre 1942, de Darlan, auquel furent mêlés les gaullistes, Washington revint vers Giraud, fugace second de De Gaulle au Comité français de libération nationale (CFLN) fondé le 3 juin 1943. Au général vichyste s'étaient ralliés, surtout depuis Stalingrad, hauts fonctionnaires (tel Maurice Couve de Murville, directeur des finances extérieures et des changes de Vichy) et industriels (tel l'ancien cagoulard Lemaigre-Dubreuil, des huiles Lesieur et du Printemps, qui jouait depuis 1941 sur les tableaux allemand et américain) et banquiers collaborateurs (tel Alfred Pose, directeur général de la Banque nationale pour le commerce et l'industrie, féal de Darlan).
 
C'est cette option américaine qu'incarnait Pierre Pucheu en rejoignant alors Alger et Giraud : quel symbole du maintien de Vichy que ce ministre de la production industrielle, puis de l'intérieur de Darlan, délégué de la banque Worms et du Comité des Forges, ancien dirigeant et bailleur de fonds du Parti populaire français de Jacques Doriot, champion de la collaboration économique et de la répression anticommuniste au service de l'occupant (désignation des otages de Châteaubriant, création des sections spéciales, etc.).
 
Lâché par Giraud et emprisonné en mai 1943, il fut jugé, condamné à mort et exécuté à Alger en mars 1944. Pas seulement pour plaire aux communistes, que Pucheu avait martyrisés : De Gaulle lançait ainsi un avertissement aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. Il sema l'effroi chez ceux qui attendaient que le sauvetage américain succédât au « rempart » allemand :
 
« Le bourgeois français, ricanait un policier en février 1943, [a] toujours considéré le soldat américain ou britannique comme devant être à son service au cas d'une victoire bolchevique (6). »
Peignant De Gaulle à la fois en dictateur de droite et en pantin du Parti communiste français et de l'URSS, Washington dut pourtant renoncer à imposer le dollar dans les « territoires libérés » et (avec Londres) reconnaître, le 23 octobre 1944, son Gouvernement provisoire de la République française : deux ans et demi après la reconnaissance soviétique du « gouvernement de la vraie France », un an et demi après celle, immédiate, du CFLN, deux mois après la libération de Paris et peu avant que De Gaulle ne signât avec Moscou, le 10 décembre, pour contrebalancer l'hégémonie américaine, un « traité d'alliance et d'assistance mutuelle » qu'il qualifia de « belle et bonne alliance (7) ».
 
Ecartée de Yalta en février 1945, dépendante des Etats-Unis, la France s'intégra pleinement dans leur sphère d'influence. La vigueur de sa résistance intérieure et extérieure l'avait cependant soustraite à leur protectorat.
 
Par Annie Lacroix-Riz - Professeur d'histoire contemporaine, université Paris-VII, auteure des essais Le Vatican, l'Europe et le Reich 1914-1944 et Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Armand Colin, Paris, 1996 et 2006. Source monde-diplomatique
 
Note du veilleur
 
Un document présent sur un Groupe d'Etudes et de Recherches sur la Résistance et la Déportation nous délivre d'autres détails éloquents. Le 7 septembre 1943, le commissaire aux Affaires étrangères, René Massigli, adressait la lettre suivante à MM. Mac Millan et Murphy :
 
« Monsieur le Ministre, J'ai l'honneur de vous adresser, ci-joint, le texte d'un projet d'accord entre le Gouvernement de Sa Majesté britannique (ou le Gouvernement des Etats-Unis) et le Comité français de la libération nationale qui a pour objet de préciser les modalités de la coopération à établir, du jour où les forces alliées débarqueront en France, entre ces forces d'une part, les autorités et la population d'autre part. »
De cet extrait de lettre on peut supposer que le général de Gaulle, avait eu connaissance de l'existence d'un mémorandum secret « concernant la participation française à l'administration du territoire libéré en France métropolitaine ». Cet accord engageait les Etats-Unis et la Grande-Bretagne et déclarait, pour le principal :
 
« Article 1er : Le territoire libéré en France métropolitaine sera traité en ami. Cependant, le commandant en chef des forces alliées aura tous les droits d'occupation militaire résultant de la guerre. Il agira sur la base qu'il n'existe pas de gouvernement souverain en France. Il ne négociera pas avec le gouvernement de Vichy, sauf pour transférer l'autorité dans ses propres mains. »
« Article 2 : Les fonctionnaires français et le personnel judiciaire seraient nommé, ou confirmés, par le commandant en chef des armées alliées et par ses délégués autorisés. »
« Ces mesures ont pour but de créer, aussitôt que possible, des conditions qui permettent le rétablissement d'un gouvernement français représentatif et conforme aux voeux librement exprimés du peuple français. »
On savait déjà que l'A.M.G.O.T. préparait son action en formant les cadres de sa structure dans des centres comme Yale ou Charlottsville. Tout était prévu ; ainsi le futur maire de Cherbourg était-il déjà désigné dans cette équipe. 1552 fonctionnaires de cet organe étaient prêts à partir pour la Normandie emportant avec eux des coupures « Francs de la Libération », imprimées d'avance...
 
Document fourni par Jacques Loiseau - document complet sur ffi33.org
 
Photo d'illustration : Billet de 100 francs émis par les États-Unis, sur le modèle du dollar US. Si la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité » figure bien sur ce billet, en revanche seul le mot « France » est mentionné et non République française. (wikipédia)

post-scriptum : Notez que le terme « annexion » contenu dans le titre est un clin d'?il face à la propagande occidentale du moment s'évertuant à décrire de la sorte la situation en Crimée, face à l'« envahisseur » russe, qui s'est avéré être notre réel allié, et sans lequel cette guerre préfabriquée aurait sûrement connu une fin toute autre...
 
Notes

(1) Costigliola Frank, France and the United States. The Cold Alliance since World War II, Twayne Publishers, New York, 1992.

(2) William A. Williams, The Tragedy of American Diplomacy, Dell Publishing, New York, 1972 (première édition, 1959).

(3) Robert O. Paxton, La France de Vichy, Seuil, Paris, 1974.

(4) Jean-Baptiste Duroselle, L'Abîme, 1939-1945, Imprimerie nationale, Paris, 1982, et Annie Lacroix-Riz, Industriels et banquiers français sous l'Occupation, Armand Colin, Paris, 1999.

(5) Leitmotiv depuis 1942 de Pierre Nicolle, Journal dactylographié, 1940-1944, PJ 39 (Haute Cour de justice), archives de la préfecture de police, plus net que l'imprimé tronqué, Cinquante mois d'armistice, André Bonne, Paris, 1947, 2 vol.

(6) Lettre n° 740 du commissaire de police au préfet de Melun, 13 février 1943, F7 14904, Archives nationales ; voir Richard Vinen, The politics of French business, 1936-1945, Cambridge University Press, Cambridge, 1991.

(7) Note du directeur adjoint des affaires politiques, Paris, 25 octobre 1944, et traité en huit articles Europe-URSS, 1944-1948, vol. 51, archives du ministère des affaires étrangères.



Commentaires 17

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Après la guerre physique, la guerre économique ! Et le pire c'est qu'un certain nombre de nos élus (entre-autres) se sont joyeusement prêté au jeu anglo-américain jusqu'à nos jours. Quel sort le code militaire réserve-t-il aux traîtres, déserteurs et collabos ? Doit-on encore une fois rappeler le chantage du plan Marshall qui a fait payer le prix fort tant à l'Allemagne qu'à la France et bien d'autres pays le coût de la libération ? Et tous ces braves militants, de droite comme de gauche, qui nous imposent des gouvernants de plus en plus faibles à défendre les véritables intérêts français. Et tous ces Syndicalistes qui ont contribué à affaiblir la force de production et ramené le progrès à un seuil antérieur à 1900 ! Et tous ces élus qui nous écrasent sous une masse toujours plus indigeste de lois, emprisonnant le français dans un carcan pour mieux le livrer aux intérêts des multinationales en lui enlevant toute velléité ! Il y a vraiment quelque chose de pourri en France et nous ne pouvons plus continuer comme ça ! Il faut dire HALTE au démembrement de la France, recréer la résistance active, rassembler les forces vives, remettre l'homme sur le devant de la scène au lieu de laisser le pouvoir à l'argent facile et l'abrutissement des masses. « Travaillez, prenez de la peine, c'est le fond qui manque le moins » disait La Fontaine, mais faites le pour vous et vos descendants, soyez égalitaires : nous avons tous les mêmes lois et les mêmes droits, seul le bon sens doit imposer les limites de nos libertés, pas des lois souvent inadaptées et encore plus souvent contournées. Le plaidoyer serait un peu trop long mais sachez que les français, s'ils ont mauvais caractère sont aussi capables des meilleures réalisations pour l'homme et la société à la seule condition : Qu'ils se bougent enfin le cul et osent renverser le système en place. C'est faisable et nous seront contraint de le faire, bon gré mal gré si nous voulons rester une nation forte.

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • ..Forte, et surtout libre ! Les dernières élections ont donné le ton, ils s'agissait de votes de sanction montrant un désaccord de plus en plus prononcé. Il manque malheureusement une volonté de se réunir tous sous une même et unique bannière. Tu prêches un convaincu Philippe, il faut un mouvement concret de résistance pour achever cet « animal » qui souffre

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Alors, espérons que tu auras suffisamment de lecteurs pour transmettre le message ! Bonne continuation.

avatar de Le-veilleur
  • Le-veilleur a répondu (Admin) 0 0
  • Je doute que mon modeste site et son petit nombre de visites suffise, mais je pense qu'il a quand même contribué à éveiller certaines âmes, c'est toujours ca de pris

avatar de RollsRoye031
  • Par RollsRoye031 0 0
  • Pitoyable! Ce gouvernement américain a été placé dans de nombreux pays Apres 45. Son but était d'assurer transition avant la création de gouvernements légitimes (même chose depuis 2001), arrêtez de désinformer, vous mettez le discrédit sur tous les contestataires. L?Amérique a bien assez de choses a se reprocher sans qu'il y ait besoin d'inventer.

avatar de PH7
  • PH7 a répondu 0 0
  • Nul n'est besoin d'inventer, il faut simplement relire l'histoire non pas du côté des vainqueurs mais du côté de ceux qui l'ont vécu et des archives classifiées. Les alliés ont bien tentés de se débarrasser de De Gaulle et Leclerc a déjoué les plans en arrivant le premier à Paris. Je ne dis pas que les français sont blanc-bleu, mais là ils ont réussi a éviter une occupation alliée et un gouvernement militaire de « transition » (mis en place pour combien d'années ?) organisé bien à l'avance par les Américains et les Anglais qui n'ont pas hésité à sacrifier civils, résistants, militaires et infrastructures pour arriver à leurs fins. Doit-on rappeler que l'entrée en guerre des Anglais et des Américains a été justifiée par l'ambition de l'Allemagne à envahir l'Angleterre et par ses alliés de l'axe, les États-Unis. Tant que la guerre était confinée à l'Europe il n'y a pas eu trop de mouvements de leur part ! Donc, si tu considères l'histoire de l'histoire comme de la désinformation, cantonne-toi aux récits officiels et ne te prends pas pour un contestataire.

avatar de Le-veilleur
  • Le-veilleur a répondu (Admin) 0 0
  • Sur vos simples dires ? Ce qui est pitoyable, c'est votre intervention dénuée de toute source l'étayant... Ici le débat est ouvert, et a lieu dans une ambiance sereine, alors on laisse l'agressivité au vestiaire, et on explique son point de vue dans le calme, ok ?

avatar de RollsRoye031
  • Par RollsRoye031 0 0
  • Les sources vous les citez vous même Wikipedia: « Ce gouvernement devait être mis en place de manière à assurer un fonctionnement de l'administration en attendant l'établissement de gouvernement légitime, c'est-à-dire élu par le peuple. » La durée prévue de ces gouvernement de transition était de 1 ans.

    Ce type de gouvernement comme je l'ai dit a été mis en place dans des pays comme la Belgique, la Hollande la Sicile et l?Italie ce n'est pas pour autant que les USA en ont pris le contrôle. Et remarquez qu'ils ont utilisé les mêmes procédés en Iraq et Afghanistan (qu'ils ne contrôlent plus aujourd'hui et qui se retournent contre eux).
    Je ne conteste pas la véracité des informations concernant les man?uvres politiques ayant pour but d'évincer De Gaulle, mais dire que « les Américains ont tenté d'annexer la France » me parait vraiment (pour ne pas dire complètement) abusif.

    Si on veux écrire « l'histoire de l'histoire » pourquoi pas, mais il faut être précis dans ce cas et ne pas laisser l'idéologie ou la fièvre dépasser les faits.

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Bonjour RollsRoye. Content de constater qu'un débat constructif est lancé. Concernant wikipédia, ce lien était destiné à confirmer la véracité à propos de la photo d'illustration sur le billet de 100 francs émis par les États-Unis, mais nous savons tous deux que wikipédia est loin d'être LA référence en matière de fiabilité. Ce lien avait néanmoins l'avantage de créditer l'existence de cette monnaie. Pour ce qui est du terme « annexer », il est vrai que ce n'est pas le terme exact, comme je l'explique succinctement en fin d'article, et « fédéralisation » est clairement mieux adapté à la situation.

    Pourquoi selon vous les américains voulaient ils évincer De Gaulle ? Nous connaissons bien mieux maintenant leurs tactiques de manipulation, ainsi que celles consistant à « placer leurs pions » politiques stratégiquement, dans le but de contrôler un pays et ses aspirations par le haut... Que voyez vous géopolitiquement quand vous regardez autour de vous ? Tous les pays de l'Union Européenne et ceux adhérant à l'Otan ne sont ils pas « vassalisés » par l'empire américain ? L'ingérence étasunienne n'a cessé de croître de par le temps, et bien qu'ayant quelque peu changé de stratégie en profitant de la domination intellectuelle médiatique acheminée par des médias inexistants à l'époque, elle n'en reste pas moins similaire dans ses objectifs.

    L'adage selon lequel « ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire » n'est pas une simple vision de l'esprit, et ce ne sont sûrement pas les quelques rescapés des tribus amérindiennes - pour ne citer qu'eux - qui le démentiront. On s'aperçoit que les livres d'histoire que nous lisions sur les bancs de l'école ne sont pas les références indiscutables que nous croyions, mais ne servent qu'à réécrire l'histoire tels que certains veulent que nous la voyions. A ce propos, on apprend que Clovis, Saint Louis ou François I er , mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français... Qu'en penser ?

    La situation actuelle en Ukraine est en elle même très révélatrice, tout comme celle en Syrie ou en Iran, Libye, etc. Tous comme ce qui se déroule en Grèce, Espagne, Portugal, Italie. Je comprend votre point de vue « sage et raisonnable » sur les évènements de cette guerre, ainsi que votre scepticisme, mais je vous invite à laisser de coté vos préjugés l'espace d'un instant, et à chercher par vous même d'autres vérités, moins « conventionnelles » certes, mais n'est il pas plus avisé de disposer de plusieurs points de vue avant de se forger sa propre opinion ?

    A ce propos, je vous invite à lire le dernier article d'Olivier Berruyer, parlant lui aussi du sujet qui nous intéresse ici, en espérant qu'il vous amène à reconsidérer ce que vous pensiez savoir jusque là (http://www.les-crises.fr/pourquo... Bien à vous

avatar de RollsRoye031
  • Par RollsRoye031 0 0
  • Non non rassurez-vous je fais aussi partie de ceux qui savent la vérité et qui sont sortit de l?endoctrinement médiatique. Je suis assez bien informé sur la politique de l'Oncle Sam pour ne pas le porter dans mon c?ur, croyez moi! C'est juste que leur stratégie n'est pas basée sur l'annexion mais sur la création de forces démocratiques plus ou moins corruptibles à souhait et leur intégration dans des structures supranationales sous le girond États-Unien qui finissent par supprimer ce qui leur reste de souveraineté. (cf: OTAN, ONU, OMC, UE, ALENA, etc. etc.) C'est pour ça que cet article m'a choqué! L'annexion pure et simple ne fait pas partie de leurs outils stratégiques (trop barbare trop XIXeme siècle a leur gout). Je vous renvoie au grand échiquier de Brzezinski résumé ici: http://www.informaction.info/le-... Cordialement.

avatar de RollsRoye031
  • Par RollsRoye031 0 0
  • Oui nous sommes asservi par le softpower américains et çà n'a rien de très excitant ni de très flatteur, surtout que la révolution hélas ne gronde pas. Mais ne je critique pas tout ce qui est dit sur le Général dans cet article. Excellent témoignage de Les Crises au passage 3.

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Bonjour RollsRoye, je suis content de vous compter parmi les « éveillés » En ce qui concerne le terme utilisé de « création de forces démocratiques », je pense qu'ici la « démocratie » est utilisé ironiquement, car organiser insidieusement un conflit dans un pays, en vue de destituer un président légitime afin de le remplacer par un « insider » aux ordres de la junte de Washington, qui la plupart du temps se résume à un « homme » corrompu, souvent lobbyiste ou politique asservi, est un doux euphémisme. Je pense que nous sommes d'accord à ce sujet. Certes, il ne s'agit pas d'une réelle annexion, mais vassaliser une nation afin qu'elle réponde aux intérêts américains lui ôte toute souveraineté, et ceci au nom d'une guerre dont tout indique qu'elle a été fabriquée, ou instrumentalisée, quel terme employer ? J'avais déjà lu le grand échiquier de Brzezinski, qui n'a fait que confirmer mon opinion et mes découvertes sur les intentions cachées (plus tellement depuis) des têtes pensantes aux states, et cela va bien plus loin que ce que ne pensent certaines personnes. Je n'ai de cesse de le dire, nous nous rapprochons dangereusement du récit Orwellien de 1984, et comme vous l'évoquez avec inquiétude, « la révolution hélas ne gronde pas »... Médias et autres publicitaires ont bien joués leurs rôles de lobotomisateurs propagandistes. A ce train la, il ne nous restera plus que l'exode pour échapper aux chaines qu'on nous promet

avatar de RollsRoye031
  • Par RollsRoye031 0 0
  • Oui hors de l'internet le peuple est maintenu dans l'ignorance absolue, impossible de se faire entendre sans entrer dans un genre de débat idéologique complètement déplacé... C'est effrayant. Selon tous les économistes sérieux une immense crise va frapper le monde dans les prochains mois, 2007 sera un joyeux souvenir a coté. On verra alors ce qu'il en résultera. Ce qui est sur c'est que les banques fermeront dans l'immédiat et que l'euro ne sera plus que du papier, je conseille a tous les lecteurs de se site d'abandonner leurs contes et de les mettre leurs biens en sécurité tant que le temps le leur permet. Bien a vous et a bon entendeur salut!

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • A ce propos (quitter les banques), on voit bien que tout ce système a été conçu pour qu'il soit très difficile de s'en extraire. Est il possible de nos jours de vivre sans compte bancaire, sachant que cela n'est pas encore obligatoire, mais que ce mode de vie se voit durement sanctionné ? Paiement des salaires, fournitures edf, eau, paiement des loyers, etc. Phillipe (PH7) a une expérience dans ce domaine, mais on voit bien que tout est fait pour nous dissuader de tenter l'expérience.

avatar de PH7
  • PH7 a répondu 0 0
  • C'est là où le peuple devrait intervenir de manière efficace en rappelant le principe de la loi à nos très chers gouvernants. Lorsque l'état décrète une obligation que ce soit par décret ou loi, il a pour obligation d'en définir les coûts et les limites de façon à ce que nul ne puisse être tenu hors la loi par manque de ressources ou refus par les organisations concernées d'appliquer la loi. Il y a eu obligation de passer par les banques pour percevoir les salaires mais à aucun moment la loi n'a défini les obligations des banques envers les déposants, ni même interdit l'application de frais de tenu de compte aux banques qui gagnent sur tous les tableaux (liberté d'user à leur guise des sommes déposées pour gagner plus d'argent et racket des clients par instauration de frais non justifiés ni justifiables). Idem pour les assurances qui ont trop de libertés y compris celle de refuser d'assurer un risque dès lors que la loi fait obligation d'être assuré. Je l'ai constaté à plusieurs reprises avec une grosse galère pour obtenir une garantie décennale qui m'a toujours été refusée sauf à payer non seulement une cotisation mensuelle élevée(~1000?/mois) mais aussi l'obligation de reverser 10% du C.A annuel de l'entreprise à l'assureur, bien sûr non déductible du calcul des charges. L'état a failli à ses obligations envers les citoyens et continue puisque personne n'a réagit. quand à moi, je ne me plains pas et je dirai que je vis nettement mieux sans la banque, mais cela m'a obligé à réaliser certains appareillages pour me passer de certains fournisseurs, type EDF, EAU, GAZ.

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Hi hi, je savais que tu interviendrais suite à mon commentaire précédent Oui, « le peuple devrait intervenir », mais quand il le fait, personne ne semble écouter, et de toute façons, les merdias ne relayent pas le mécontentement, quand les manifestations ne sont pas réprimées. Un manque cruel de solutions alternatives se fait sentir. Je pense que beaucoup de personnes (j'en connais) seraient prêtes à quitter leur banque, mais la plupart abandonnent devant les multiples et lourdes contraintes qui en résultent.

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Espérons que l'avenir leur donnera des raisons de vouloir changer le système ! Mais là encore je reste septique sachant que la plupart des gens s'accommodent de leurs malheurs.

Ajouter un commentaire


Autres articles dans la catégorie « Evènements sociaux Conspirations »