Groenland : Une nouvelle étude sur la fonte de la calotte glaciaire vient bousculer les théories du giec


Les modèles alarmistes du GIEC concernant la fonte glaciaire du Groenland viennent une nouvelle fois de prendre du plomb dans l'aile.

Bien que l'organisme scientifique gouvernemental n'ait de cesse d'incriminer un réchauffement climatique pour justifier leurs observations impliquant une fonte des glaciers - et plus particulièrement celle de la calotte glaciaire du Groenland -, une nouvelle étude vient mettre à mal leurs théories à ce sujet.

Il n'est pas question ici de calculs mathématiques complexes et difficiles à appréhender du commun des mortels pour comprendre quel est le coupable de cette fonte. Reste à savoir comment les scientifiques du GIEC vont réagir face à cette découverte. Vont-ils l'inclure dans leurs modèles climatiques ou bien tout bonnement censurer l'information dérangeante, ou même la modifier comme ils le font de manière régulière ?

Le Veilleur

La fonte à la base de la calotte glaciaire du Groenland expliquée par l’histoire du panache mantellique Islandais

1460050114_ob_623166_groenland-eisschild-gfz-ice-basal-me.pngPour comprendre le comportement de la calotte glaciaire qui recouvre le Groenland, les scientifiques du GFZ / German Research Center for Geoscience ont eu recours à l’histoire géologique de la région de l’Atlantique Nord.

Sur la photo ci-contre, le schéma conceptuel d’interaction entre le manteau et la calotte glaciaire du Groenland au-dessus du panache mantellique - selon A.Petrunin / GFZ.

Les secrets du passé Groenlandais sont enfouis sous une calotte glaciaire épaisse jusqu’à 3 km. Les nouvelles techniques regroupant les données sismiques, gravimétriques, les sondages radars, l’analyse des carottage de glace, les observations de terrain et satellitaire, ont permis de localiser une zone de flux géothermal révélant l’endroit du passage du Groenland au-dessus du « panache mantellique Icelandais ».

Une zone d'anomalie thermique


1460050388_ob_7829ca_groenland-eisschild-gfz-effect-of-ic1.png Cette zone d’anomalie thermique, orientée ouest-est, correspond à une fonte généralisée sous la calotte glaciaire et un accroissement du glissement à sa base sur une distance de 750 km., depuis le point culminant de la couverture de glace du Groenland en direction de l’Atlantique Nord.

Sur la photo ci-contre, la localisation actuelle du panache Islandais et zones où il a induit un amincissement de la lithosphère et une fonte active de la base de la glace recouvrant le Groenland - en rouge, panache mantellique Islandais ; en rose, amincissement de la lithosphère ; en hachuré, zone de fonte basale active de la glace - selon A.Petrunin / GFZ.

Entre il y a 80 et 35 millions d’années, les processus tectoniques ont fait bouger le Groenland au-dessus d’un panache mantellique chaud, aujourd’hui responsable de l’activité volcanique en Islande, sous lequel il est positionné.

1460050546_ob_af4c07_greenland-modeled-basal-ice-temperat.jpg Les matériaux en fusion du manteau ont aminci la lithosphère en profondeur sous un quart de la surface du Groenland, et créé une région où les eaux de fonte sous-glaciaire sont abondantes, lubrifient la base de la calotte et la font couler plus rapidement.

Sur la photo ci-contre, le modèle basal des températures de la glace sur la calotte glaciaire recouvrant la région sommitale du Groenland – GRIP & GISP2 indique les endroits de forage – Doc. A.Petrunin / GFZ.

L’étude indique que la moitié environ de la glace du centre-nord groenlandais repose sur un lit décongelé, et que l’eau de fonte est acheminée vers l’océan au travers d’un réseau hydrologique dense sous la glace.

L’anomalie géothermique qui résulte de l’action du panache mantellique Islandais il y a des dizaines de millions d’années est un moteur important pour l’hydrologie actuelle sous-glaciaire et le débit élevé de la glace, explique Irina Rogozhina du GFZ, ceci doit être inclus dans les études de la future réponse au changement climatique.

Sources

Melting at the base of the Greenland ice sheet explained by Iceland hotspot history. Nature Geoscience, Advance Online Publication, 04 April 2016, DOI: 10.1038/NGEO2689 Rogozhina, I., Petrunin, A., G. , Vaughan, A., P., M., Steinberger, B., Johnson, J., V., Kaban, M., K., Calov, R., Rickers, F., Thomas, M., Koulakov, I., 2016.



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