France : Séisme de faible magnitude dans les Hautes-Alpes, ressenti jusqu'à Nice !


Un séisme de magnitude 4,1 sur l'échelle de Richter, dont l'épicentre était situé à environ 12 km de Guillestre (05)  , a été faiblement ressenti ce matin (réseau sismologique des Alpes) jusque dans le 06.
 
Aux environs de 5h20, de faibles secousses ont été ressenties par des habitants au nord de Guillestre, dans la zone montagneuse de l'Argentière, a précisé le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis), qui n'a reçu qu'un appel pour signaler de légères secousses. Le Bureau central sismologique français invite, comme à son habitude, la population locale à témoigner sur son site internet (www.franceseisme.fr) de la manière dont la secousse a été ressentie. Par Yves Lebaratoux
 
La-Roche-de-Rame (Hautes-Alpes)
 
Le 07/01/2013, le réseau de détection sismique de l'observatoire de Grenoble (réseau Sismalp) a enregistré, le lundi 7 janvier 2013 à 05 h 20 min (heure locale) un séisme de magnitude 3,6 dont l'épicentre était situé à l'est de La Roche-de-Rame et au nord de Saint-Crépin (région de Guillestre, Hautes-Alpes). Les coordonnées épicentrales sont 44° 46' N, 6° 38' E, à seulement quelques kilomètres de distance de l'épicentre d'un séisme de magnitude 2,9 qui s'est produit le 3 janvier au matin. Le foyer était situé vers 1 km de profondeur (par rapport au niveau de la mer, soit 2 à 3 km sous la surface).
 
Malgré sa magnitude relativement importante (chaque année, seul un séisme en moyenne atteint ou dépasse la magnitude 3,5 dans le grand quart Sud-Est de la France), il y a eu très peu d'appels téléphoniques sur le central du Codis 05. Les témoignages font état de très fortes vibrations.
 
De nombreux séismes de magnitude habituellement modérée se produisent chaque année sur ce qu'on appelle l'arc briançonnais. une zone de sismicité très marquée qui, du massif du Mercantour, traverse successivement la haute vallée de l'Ubaye, le Queyras, le Briançonnais et se termine dans le Val d'Aoste. Cet arc suit fidèlement le Chevauchement pennique frontal, discontinuité géologique majeure séparant les Alpes internes (à l'est) des Alpes externes (à l'ouest).
 
Bien que cette région ait été longtemps soumise à de la compression lors de la surrection des Alpes, l'analyse du mécanisme au foyer du séisme de ce matin montre qu'il est dû à de l'extension, vraisemblablement selon un axe est-ouest. Ce phénomène, découvert il y a quelques années, caractérise l'ensemble de l'arc briançonnais : après avoir été soulevée pendant des dizaines de millions d'années, cette zone tectonique s'effondre maintenant sur elle-même.
 
Une importante activité sismique continue à être détectée par une station sismologique située à Saint-Crépin. Ce phénomène est selon nous distinct de ce que l'on dénomme classiquement des répliques. Comme le suggère le séisme de magnitude 2,9 qui s'est produit la semaine dernière pratiquement au même endroit, on est plutôt en présence d'un « essaim de séismes », avec une libération d'énergie qui se fait de façon désordonnée. De tels essaims s'étaient déjà produits dans ce secteur en 1998 (magnitude max. 2,1) et en 2009 (magnitude max. 3,1).



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