France : La Licra veut faire censurer cinq livres datant du XIXe et XXe siècle


Un nouveau pas de plus vers l'éradication de la liberté d'expression vient d'être fait, et les perspectives d'un avenir Orwellien se confirment encore une fois. Théorie du genre à l'école, manipulation de notre histoire en cours, suppression par législation des médias « gênants », lois anti-manifestations, etc, etc, etc... On vous fait un dessin sur ce qui nous attend ? Le veilleur
 
La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a demandé aujourd'hui le retrait de passages qu'elle juge antisémites dans cinq livres datant du XIXe et XXe siècle et une anthologie, réédités par les éditions Kontre Kulture, devant le tribunal de l'inquisition, euh non, de Bobigny !
 
Les éditions Kontre Kulture (Dieudonné, Soral, Sigaut) étaient attaquées devant le juge des référés pour avoir republié La France juive, d'Edouard Drumont, Le salut par les juifs de Léon Bloy, Le juif international d'Henry Ford, La controverse de Sion de Douglas Reed et Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme de Paul-Eric Blanrue.
 
« Alain Soral fait partie de ces personnes qui sont connues (...) comme pouvant être des vecteurs de haine »
, a déclaré l'un des cinq avocats dépêchés par la Licra, Me David-Olivier Kaminski. Avec ces rééditions,
 
« nous sommes dans la provocation, dans la volonté d'attiser les tensions »
, a-t-il ajouté, redoutant que ces livres « n'endoctrinent une partie de la population » pour commettre ensuite des actes antisémites.
 
« Ce sont des livres condamnables du point de vue de la morale, mais pas du point de vue du droit »
, a fait valoir de son côté l'avocat de Alain Soral, Me Lahcène Drici, soulignant que ces livres avaient déjà été à plusieurs reprises réédités, sans que la Licra ne saisisse la justice.
 
« Ce sont des livres vendus sur internet à un public averti, achetés dans le cadre d'une recherche historique ou autre », a-t-il défendu.
Dans un avis écrit, le procureur de la République a estimé que l'affaire relevait du juge du fond et non d'une procédure en référé, et que « de nombreux passages incriminés (par la Licra, ndlr) n'apparaissaient pas comme étant constitutifs de propos injurieux, diffamant ou provoquant à la haine raciale », au grand dam des avocats de l'association.
 
Ces réquisitions reviennent à « dire que l'on ne peut pas parler de ces questions délicates ici » dans un département de Seine-Saint-Denis, « dont on dit qu'il est un territoire perdu de la République », s'est insurgé Me Kaminski. « C'est un message grave et cela doit être fermement condamné », a-t-il ajouté.
 
La Licra a aussi demandé 20.000 euros de dommages et intérêts par ouvrage. Le jugement en référé doit être rendu le 13 novembre.



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