Flu-gate : L'agence américaine de santé manipulerait les chiffres de la grippe


Si ce qu'affirme le journaliste d'investigation Jon Rappoport dans son billet daté du 20 juin 2013, ce pourrait être le scandale du siècle, aussi choquant que l'espionnage des citoyens et tout aussi grave que les manigances géopolitiques ciblant le Moyen Orient.
 
Ayant eu accès au dernier rapport du CDC (center for disease control) livrant des données statistiques sur la grippe, Rappoport n'hésite pas affirmer que cette agence de santé ment sur toute la ligne, rebaptisant non sans facétie le CDC en CDIC (center for information disease control). Son argument semble bien fondé. Page 89, ce rapport fait état des données suivantes : 50.097 décès par combinaison de grippe et pneumonie répartis en 500 décès par grippe et le reste, 49.597 décès, est dû à une pneumonie diagnostiquée.
 
Rappoport dénonce ensuite la communication de cette agence envers le public. 36.000 décès annuels, c'est le chiffre annoncé et clamé dans les médias par les experts médicaux. Plus récemment, ces mêmes experts chiffrent les décès causés par la grippe avec une fourchette comprise entre 3000 et 50.000 mais selon un autre document, la grippe ferait bien moins de 3000 morts par an.
 
Pour évaluer le nombre de morts d'origine purement grippale, il faudrait réaliser des analyses sur les dépouilles des patients décédés. C'est du reste ce qui a été fait en selon Rappoport qui cite une étude publiée en 2001 par le CDC faisant état de la confirmation de 18 décès par grippe sur les 257 attribués (sans analyse virale) à la grippe, selon les diagnostics établis par les médecins traitants. Finalement, on trouve un facteur 15, pas très loin donc du rapport entre les deux chiffres récemment publiés de 3000 et 50.000.
 
Rappoport en est certain, l'agence de santé américaine communique des chiffres erronés à la population américaine en faisant l'amalgame entre la grippe et la pneumonie grâce à l'astuce de la catégorie spéciale « décès par pneumonie grippale », en jouant sur l'hypothèse que la plupart des décès par pneumonie sont dus à la présence du virus grippal. Méthode de calcul à l'appui. Or, les manuels de médecine font état d'au moins une dizaine de types de pneumonie tous différents. Comment alors intégrer la grippe dans ces calculs ?
 
L'interprétation que livre alors Rappoport suggère un lien étroit entre les industriels fabriquant les vaccins et les expertises menées par les agences de santé puis délivrées sous forme de communication à l'attention du public. L'objectif étant de susciter la crainte et aussi la culpabilité afin de fourguer le plus grand nombre de doses de vaccins dont on sait qu'ils ne sont pas tout à fait inoffensifs, pouvant causer nombre d'effets secondaires difficiles à évaluer car lorsqu'on interfère avec le système des communications cellulaires, les effets à retardement ou systémiques sont plausibles.
 
Si les faits rapportés par ce journaliste expert dans les questions de médecine sont exacts, c'est un scandale d'Etat dont il s'agit. Une autre investigation menées par Peter Doshi, scientifique publiant sur le très sérieux BMJ laisse penser que parmi les centaines de milliers d'extraits analysés par prélèvement sur des « patients grippés » et souffrant d'affection respiratoire, très peu sont porteurs du virus grippal (information livrée sur cet autre billet). Ce qui laisse penser que la plupart des malades décrétés grippés par le médecin traitant ne sont pas porteurs du virus.
 
La plupart des patients grippés n'ont pas la grippe ! Cette déduction semble assez hasardeuse mais elle mérite d'être examinée. Je n'irai pas jusque dans les hypothèses énoncées par Rappoport sur les cas grippaux qui seraient causés par une mauvaise alimentations voire les OGM mais la piste des bactéries et des infections mycosiques à l'origine de faux diagnostics grippaux paraît plus tangible.
 
Quoi qu'il en soit, les faits énoncés semblent assez solides pour suspecter un cas de malversation du système se santé américain qui, sans bases scientifiques établies et avec des expertises falsifiées, affole les populations. Comme cela est confirmé, les Etats-Unis sont passés de 30 millions de doses vaccinales en 1990 à 130 millions actuellement. Une chose est certaine, la communication de santé par les agences a été très efficace, bien plus que le vaccin ! Finalement, les rouages du système de santé fonctionnent bien, ils ne sont pas grippés !
 
Ces faits s'inscrivent donc dans une logique techniciste de l'action préventive et méritent d'être débattus dans le contexte de notre système de santé qui lui aussi, incite à la vaccination. Il paraît que les personnes âgées qui se font vacciner attrapent moins la grippe. Mais est-on certain que le nombre de décès grippaux aient vraiment diminué ?
 
Affaire à débattre, mais aussi à analyser du point de vue de l'ère technumérique avec l'usage intempestifs des communications sanitaires mais aussi climatiques et autres. L'information sert souvent des intérêts particuliers qui en usent avec subtilité et sans modération.
 
Par Bernard Dugué



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