Évasion fiscale : La Panama-scarade continue


C'est paraît-il le « scoop » du moment, impossible donc d'y échapper, mais ne vous attendez pas à des commentaires bienveillants sur cette affaire de la part du veilleur, il n'en sera rien.

Le titre choisi ici est assez clair en ce qui concerne ma position sur le sujet, il s'agit bien d'une mascarade organisée, et qui plus est, qui tombe à point nommé. Évidemment, plusieurs Français sont mis en cause dans cette affaire, ou plutôt « sacrifiés » afin de crédibiliser l'ensemble, et on ne peut s'étonner d'y voir apparaître le front national, alors que ce parti pourrait présenter un danger pour les élections de 2017.

D'autres « sacrifiés », dont leur absence sur ces documents auraient été plus que louches, comme Jérome Cahuzac, Michel Platini, Jérôme Valcke, Arnaud Claude (associé de Nicolas Sarkozy, un hasard sûrement), Patrick Balkany et Ziad Takieddine. Plus surprenant en revanche, Patrick Drahi, principal propriétaire de l'opérateur français SFR-Numericable, et principal actionnaire de Virgin Mobile, de l'opérateur israélien Hot, mais aussi Portugal Telecom, Orange Dominicana et l'américain Suddenlink. Egalement actionnaire de nombreux médias comme Libération, L’Express, L’Expansion et BFMTV pour les plus connus (wiki). Ce cher Patrick aurait-il négligé de graisser la patte aux chargés du « filtrage » des informations ? Non, car il est un résident fiscal suisse, il ne sera donc pas inquiété !

On s'étonne ensuite de l'absence d'américains sur la liste, mais rassurez vous, le Consortium international des journalistes d'investigation envisage de rendre publics « de nombreux noms d’Américains » prochainement. Sauf que visiblement, les Américains préfèrent d’autres destinations pour l’évasion fiscale. en effet, seulement 211 personnes ayant une adresse américaine ont été identifiées à ce jour dans les données du cabinet d’avocats Mossack Fonseca.

Ah ? Attendez voir... Il semblerait qu'au Panama, Mossack Fonseca ne soit pas un nom inconnu :

Ramón Fonseca Mora, qui dirige le cabinet Mossack Fonseca incriminé dans le scandale Panama Papers, est un proche de l’actuel président panaméen. Il était déjà sous le feu des projecteurs pour des soupçons de corruption à l’étranger.

La présence du logo de l'usaid sur les documents officiels des panama papers peut également en interpeller certains, quand on connaît les pratiques de cette ong favorisant les changements de régime pour le compte des Etats-Unis.

Du coté de chez nous, notre menteur incompétent national, à savoir François Hollande, dans un pathétique élan d'opportunisme, nous promet des enquêtes du fisc et des procédures judiciaires, remerciant par ailleurs les « lanceurs d’alerte et la presse » pour ces révélations qui vont, selon lui, « permettre de nouvelles rentrées fiscales ». Les remerciements n'ont par contre pas étés de mise concernant Edward Snowden à l'époque, ni même Antoine Deltour plus récemment dans l'affaire luxleaks... Aucun mot non plus quant à la présence dans cette liste d'un membre de la famille saoudienne récemment décoré de la légion d'honneur par ses soins... Quand même !

Dans la même veine, que dire de la mise en avant de Vladimir Poutine, photo de lui en gros plan, alors que son nom ne figure nulle part sur la liste ? Remarquez que Bachar Al Assad est nommé également, bien qu’il ne s’agisse que d’un cousin du président ! Serait-ce une basse et puérile vengeance pour avoir contrecarré les plans de l'occident en Syrie et ridiculisé leurs instigateurs ?

Cette panama-scarade n'est qu'une panama-nipulation de plus.

Le Veilleur

La sale vérité au sujet des Panama Papers

Les Panama Papers sont une escroquerie, de vrais documents rendus à une organisation gérée par le Mossad qui a maintenant des choses compromettantes sur plus de gens et toujours plus de pouvoir pour rendre un monde déjà bien dégénéré encore plus noir et ténébreux et un endroit bien pire à vivre qu’il ne l’est déjà. C’est ce que fut et est toujours Wikileaks, comme ce fut dénoncé par VT et Zbigniew Brzezinski en décembre 2010.

La pourriture du monde sera protégée et l’innocent, si tant est que cela existe, pourra être ciblé au nom du « journalisme d’enquête » alors que des équipes plantent de l’info bidon et blanchissent les politiciens de tout dégât, des noms comme ceux de Netanyahou et Bush, Cheney et Giuliani, Hollande et Blair, Kasich et Snyder, Gigrinch et Romney, spécifiquement Romney.

Les Panama Papers sont une fuite de documents à un journal allemand, des dizaines de milliers de documents d’archives d’entreprises, émanant d’une firme légale basée au Panama qui a géré une grande partie du blanchiment d’argent dans le monde. Quand un quotidien allemand a reçu cette bouse il y a plus d’un an, il s’est tourné, sans le savoir, vers une organisation qui est en fait complètement gérée et sous contrôle de services de renseignement, en fait celles-là même qui sont le plus à risque avec cette fuite : l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ).

Tout le temps où ce trésor a pu être disponible, il aurait dû être entre les mains d’experts légaux en comptabilité travaillant pour une autorité ou une agence que personne d’entre nous ne peut nommer car une telle agence n’existe tout simplement pas. Il n’y a pas d’entité internationale compétente en la matière n’ayant pas un agenda de servir les cartels de la drogue et les blanchisseurs de fric.

Durant l’année écoulée, des listes de propriétaires de milliers d’entreprises/corporations bidons utilisées pour blanchir l’argent sale, ont été vues par des douzaines de « journalistes ». Le résultat jusqu’ici fut la mention de quelques officiels et joueurs de football, une attaque sur le président russe Poutine et de calomnier la réputation d’un sculpteur sur bois sans valeur, Ian Cameron, père de la limace David Cameron, une victime de chantage de longue date avec le scandale des écoutes téléphoniques fuitées de l’affaire News of the World. Je ne vais pas commencer à répéter ici ce qui a été trouvé au sujet de David Cameron, mais « pervers et tordu » serait une grosse sous-estimation. (NdT: l’affaire de News of the World est une afffaire de pédophilie dans laquelle trempe jusqu’au cou des personnalités de la BBC, des politiciens, juges, députés etc…)

de Craig Murray :

Mais pourquoi donc se focaliser sur la Russie ? La richesse de la Russie n’est qu’une fraction de l’argent caché, planqué avec l’aide de Mossack Fonseca. En fait, il devient de suite évident que le reportage sélectif de tout cela va puer.

Le journal Suddeutsche Zeitung (SZ) qui a reçu les documents fuités donne une explication détaillée de la méthodologie utilisée par les médias corporatifs pour rechercher la base de données. La recherche principale qu’ils ont effectuée concerne des noms associés avec des régimes brisant des sanctions de l’ONU. Le quotidien britannique The Guardian rapporte cela également et fait la liste de manière si convéniente de ces pays comme étant le Zimbabwe, la Corée du Nord, la Russie et la Syrie.

Le filtrage de ces informations de Mossack Fonseca par les médias suit un agenda gouvernemental occidental de manière directe. Il n’y a aucune mention de l’utilisation de Mossack Fonseca par de grosses entreprises occidentales ou des milliardaires occidentaux, qui en sont pourtant les clients principaux. Le Guardian est aussi très prompt à rassurer du fait que «la plupart de l’info fuitée demeurera privée.

Qu’attendez-vous ? La fuite est gérée par le pompeux mais risible « International Consortium of Investigative Journalists », qui est financé et organisé par le Center for Public Integrity des Etats-Unis dont les financiers incluent (entre autres) :

Ford Foundation, Carnegie Endowment, Rockefeller Family Fund, W K Kellogg Foundation, Open Society Foundation (Soros).

Ne vous attendez donc pas à une véritable dénonciation du capitalisme occidental. Les sales petits et gros secrets des entreprises occidentales demeureront protégés et ne seront pas publiés. Attendez-vous à ce que la Russie soit ciblée, l’Iran, la Syrie et quelque pays occidentaux « en disgrâce » comme l’Islande. Un ou deux pairs britanniques seront aussi sacrifiés, des personnes déjà séniles ou démentes.

Tout comme les scandales pédophiles britanniques, celui-là suivra le même chemin, les très vieux et des gens ciblés qui sont « sortis de la ligne de l’acceptable » seront jetés en pâture aux loups. Le Mossad adore cette pourriture, cela lui donne toujours plus de saloperies sur des milliers de politiciens et de leaders politiques du monde qu’ils peuvent maintenant contrôler encore mieux qu’avant.

En tant que véritable journaliste d’enquête, ayant de véritables sources profondément ancrées au gouvernement, avec des témoins directs voyant, observant la drogue être passée d’Afghanistan, des armes chimiques sortant de Georgie et qui a, avec l’équipe de VT, sorti plus d’info cette dernière décennie que toutes les autres publications combinées, je connais bien ce sujet.

J’ai aussi travaillé dans la banque en tant qu’exécutif d’une opération de banque offshore et comme représentant des Nations-Unies travaillant dans la finance et les affaires monétaires et de « développement ». J’ai été le témoin de bien des choses et je connais très bien la mécanique de telles opérations.. Je pourrais l’enseigner et je le devrais sans doute…

Nous savons qui sont les plus gros poissons dans les Panama papers. La véritable liste ne commence pas avec le père de David Cameron ou les officiels de la FIFA. Bain Capital et Mitt Romney, suivis de la famille Walton de la chaîne Walmart, les Canadiens Bronfmans, Sheldon Adelson et, peut-être de manière plus juteuse, plusieurs milliers d’entreprises qui relient les cartels mondiaux de la drogue aux leaders de la politique américaine, incluant des membres de Congrès, des gouverneurs d’états, des maires de villes, des membres de la Cour Suprême des Etats-Unis et une poignée d’ancien président des États-Unis. Craig Murray va plus loin dans son analyse :

Les médias, le Guardian, la BBC en GB, ont un accès exclusif à la base de données que vous et moi ne pouvons voir.

Ils se protègent eux-mêmes de voir l’information sensible au sujet des entreprises occidentales en ne regardant que des documents qui leur parviennent en suivant un mode spécifique de recherche comme les contrevenants aux sanctions de l’ONU. N’oubliez jamais que le Guardian a détruit les disques durs de ses copies des fichiers d’Edward Snowden sur instruction spécifique du MI6.

Qu’en serait-il s’ils avaient procédé à des recherches de la base de données de Mossack Fonseca sur les propriétaires de tous les médias corporatistes et de leurs entreprises et sur tous les rédacteurs en chef et éditeurs et journalistes de l’industrie de la presse ? S’ils avaient recherché la base de données Mossack Fonseca sur tous les personnels les plus anciens de la BBC ? et de même pour tous les donneurs et bailleurs de fonds du Center for Public Integrity et de leurs entreprises ?

Qu’en serait-il s’ils avaient recherché la base de données de Mossack Fonseca pour chaque entreprise listée en bourse en occident ? et aussi de chaque milliardaires qu’ils auraient pu tracer ?

Tout ceci serait bien plus intéressant. Je sais que la Russie et la Chine sont corrompues, personne ne doit me le dire, mais qu’en serait-il si on regardait certaines choses que nous pourrions lever ici en occident et faire quelque chose contre ?

Et qu’en serait-il si vous les lécheurs de cul corporatistes laissiez le peuple voir les données en elles-mêmes ?

En 2012, deux mois avant les élections présidentielles, un ex-cadre du FBI, employé à temps plein par le FBI, est venu vers nous [VT]. Il avait une histoire à raconter. Il a dit que Mitt Romney (NdT: ex-candidat à la présidentielle américaine pour le parti républicain), qui travaille avec un grand nombre d’organisations financières aux États-Unis incluant des banques qui sont la propriété de la famille Walton (Walmart), entretenait des comptes offshore pour des centaines de leaders politiques américains.

L’histoire de ces comptes, pas les noms correspondant, mais confirmant qu’ils existaient, est arrivée dans la presse quelques jours auparavant, citant Romney comme ayant des milliers de comptes en banque secrets aux Îles Caïmans dans les Caraïbes (NdT: paradis fiscal très connu avec les Bahamas).

On nous a dit comment Mitt Romney et Carlos Salinas, l’ancien président du Mexique, s’étaient rencontrés à la Harvard Business School et qu’ils bâtirent ensemble un empire à partir des cartels de la drogue qui, en achetant 5 juges de la Cour Suprême des États-Unis qui passèrent « Citizens United », légalisèrent la corruption des cartels de la drogue au travers d’entreprises existant au sein d’une firme légale du Panama ayant des bureaux dans le monde entier.

Le FBI avait des enregistrements audio de Romney avec Maria Perez, sa maîtresse à Cuba, fille de l’ancien patron du KGB soviétique Youri Andropov et de sa maîtresse cubaine. Les enregistrements étaient au sujet d’opérations de trafic de drogue et de blanchiment d’argent et de bien, bien plus encore…

La source des enregistrements était le service de renseignement mexicain qui suivait et enquêtait sur Salinas depuis des années et qui avait travaillé avec notre source au FBI qui fut la liaison entre les États-Unis et le Mexique sur les enquêtes de trafic de drogue dans les années 1990. Bien sûr nous avons ces entretiens, certains sur YouTube.

Le plus grand réseau d’entreprises imbriquées et impliquées entre elles qui aurait dû être exposé est lié à la disparition des près de 3000 milliards de dollars de la trésorerie du ministère de la défense américain (NdT: fait révélé par le ministre de la défense d’alors Donald Rumsfeld sous le gouvernement de W. Bush le… 10 Septembre 2001, la veille des attaques…), argent « disparu » totalement lorsque les archives et documents d’enquête furent mystérieusement les victimes d’un accident d’avion le 11 septembre 2001 au Pentagone, un des bâtiments les plus défendus sur terre.

Non seulement toute la documentation fut détruite, mais les 35 enquêteurs officiels furent aussi tués alors qu’ils avaient été sommés de se réunir au Pentagone avec un officiel de la Maison Blanche qui n’est jamais venu à la réunion (et pour cause…), mais ceci est une autre histoire.

Ce que nous disons ici est ceci : quand d’anciens crimes furent effacés, il y eut une raison. De plus grands crimes furent planifiés. Pratiquement tous les contractants de la défense US et du renseignement, des « Google Idea Groups » au réseau mercenaire Blackwater et des centaines d’autres entreprises et entités, sont toutes liées aux corporations panaméennes de manière étroite et ce avec une propriété sur des membres du Congrès, des juges fédéraux clef et tout ceci géré au travers d’un groupe de conseil juridique connu sous le vocable de la Federalist Society.

Les Panama Papers pourraient certainement éventuellement exposer qui est vraiment derrière les attentats du 11 septembre 2001. En 2014, nous avons reçu des documents en provenance de Russie incluant un rapport préliminaire sur le 11 septembre par le ministère US de l’énergie (USDE), répertoriant cet évènement comme un évènement « nucléaire » et non pas comme le résultat de terrorisme, du moins pas comme typiquement défini. Le terme de « terrorisme sous faux-drapeau » s’y appliquerait néanmoins.

Par Gordon Duff pour veteranstoday - Traduction par Résistance 71

Un moyen de chantage idéal

Une vraie fuite de données d’un cabinet d’avocats au Panama serait très intéressante. Beaucoup de gens riches et/ou des politiciens cachent de l’argent dans les sociétés fictives que ces firmes panaméennes fournissent. Mais les « fuites » actuelles de données, diffusées à grand renfort de publicité par plusieurs empires de presse qui soutiennent l’OTAN et par une « Organisation non gouvernementale » financée par le gouvernement américain, ont simplement pour but inavouable de salir des personnalités que l’empire américain n’aime pas. Elles offrent aussi une belle opportunité d’en faire chanter d’autres en promettant de ne pas publier des informations en échange d’une faveur pu d’une autre.

Il y a déjà 16 mois, Ken Silverstein a publié un reportage sur Vice à propos de Mossak Fonseca, un gros fournisseur véreux de sociétés fictives du Panama. (L’Intercept de Pierre Omidyar, pour lequel Silverstein travaillait alors, avait refusé de publier le reportage.) Yves Smith a publié plusieurs longs articles sur le business du blanchiment d’argent de Mossak Fonseca. Silverstein a également redit une chose bien connue, à savoir que Rami Makhlouf, un riche cousin du président syrien Assad, avait de l’argent caché dans des sociétés fictives de Mossak Fonseca. Il a écrit :

Pour pouvoir fonctionner, les sociétés fictives comme Drex ont besoin d’un agent agréé, parfois un homme de loi, qui dépose les documents d’enregistrement nécessaires et dont le bureau sert habituellement d’adresse à la société fictive. Cela crée un intermédiaire entre la société fictive et son propriétaire, surtout si l’entreprise fictive est enregistrée dans un paradis fiscal où l’information sur la propriété est protégée par un mur impénétrable de lois et de règlements.

Dans le cas de Makhlouf – et, comme je l’ai découvert, dans le cas aussi d’hommes d’affaires véreux et de gangsters du monde entier – l’organisation internationale qui a permis d’enregistrer sa compagnie fictive et de la protéger contre la surveillance internationale était un cabinet d’avocats appelé Mossack Fonseca, qui a fait office d’agent agréé de Drex du 4 juillet 2000 à la fin de 2011.

L’année dernière, quelqu’un a fourni des tonnes de données de Mossak Fonseca à un journal allemand, le Süddeutsche Zeitung. Le quotidien munichois est politiquement au centre droit et résolument pro-OTAN. Il coopère avec le Guardian, la BBC, Le Monde, le Consortium international des journalistes d’investigation et d’autres organes de presse qui sont tous des partisans avérés de l’Establishment.

Le Süddeutsche affirme que les données « fuitées » concernent quelques 214 000 sociétés fictives et 14 000 clients de Mossak Fonseca. Il y a sûrement beaucoup de boue cachée là-dedans. Combien de sénateurs des États-Unis sont-ils impliqués dans ces sociétés ? Quels politiciens de l’Union européenne ? Quelles sont les grandes banques de Wall Street et les fonds spéculatifs qui se cachent au Panama ? Oh pardon. Le Süddeutsche et ses partenaires ne répondront pas à ces questions. Voici comment ils « analysent » les données :

Les journalistes ont réuni des listes de politiciens importants, de criminels internationaux, d’athlètes professionnels bien connus, etc. Le traitement numérique a permis de rechercher ensuite si des noms de ces listes figuraient dans les fuites. La liste «scandale des dons au parti» contenait 130 noms, et la liste des sanctions de l’ONU plus de 600. En quelques minutes, le puissant algorithme de recherche a comparé les listes avec les 11,5 millions de documents.

Pour chaque nom trouvé, un processus de recherche détaillé a été lancé au moyen des questions suivantes: quel est le rôle de cette personne dans le réseau des entreprises ? D’où vient l’argent ? Où va-t-il ? La structure est-elle légale ?

En d’autres termes, le Süddeutsche a pris des listes de criminels célèbres, de personnalités et d’organisations connues que les Étasuniens n’aiment pas et a vérifié s’ils étaient dans les données « fuitées ». Les résultats obtenus ont ensuite été évalués. Comme résultat, il y a l’éternel retour annuel de la compagne de diffamation contre le président russe Vladimir Poutine, qui n’est pas même mentionné dans les données de Mossak Fonseca, des accusations contre diverses personnes de la fédération de football de la FIFA, fort détestée des États-Unis, et la mention de quelques autres mécréants de moindre importance.

Il n’y a rien sur aucun Étasunien, rien du tout, ni sur aucun politicien important de l’OTAN. La « victime » le plus politique est bizarrement, à ce jour, le Premier ministre de l’Islande, Sigmundur David Gunnlaugsson, qui possédait avec sa femme, une des sociétés fictives. Il n’y a aucune preuve que la propriété ou que l’argent détenu par cette société soient illégaux.

Que faut-il déduire de tout ceci ?

Comme l’écrit l’ancien ambassadeur britannique, Craig Murray, pour comprendre le sens (s’il y en a un) de tout ça, il faut se pencher sur ce qui est caché par les organisations qui gèrent la « fuite » :

Le filtrage des informations de Mossack Fonseca par les médias est le reflet direct de l’agenda gouvernemental occidental. Bien qu’ils soient leurs principaux clients. aucune grande société occidentale, aucun milliardaire occidental n’est mentionné parmi ceux qui ont utilisé les services de Mossack Fonseca, Et le Guardian se dépêche de les rassurer en disant que «la plus grande partie des informations fuitées ne sera pas divulguée».

À quoi vous attendiez-vous ? La fuite est gérée par un organisme qui porte le nom grandiose, mais qui prête à rire quand on connait l’oiseau, de «Consortium international des journalistes d’investigation». Il est entièrement financé et géré par le Centre des États-Unis pour l’intégrité publique. Leurs bailleurs de fonds comprennent :

La fondation Ford
La fondation Carnegie
La fondation de la famille Rockefeller
La Fondation W K Kellogg
La Fondation pour une société ouverte (Soros).

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) fait partie du Projet de rapport sur le crime organisé et la corruption (OCCRP) qui est financé par le gouvernement américain à travers l’USAID.

La « fuite » consiste en un ensemble de données sélectionnées par des organisations amies des États-Unis à partir d’une base de données, probablement obtenue par les services secrets américains, qui contient sans aucun doute beaucoup d’informations fort compromettantes sur des personnes et des organisations « occidentales ».

La publication d’informations triées sur le volet à partir des données « fuitées » a deux objectifs :

  1. Elle salit divers « ennemis de l’empire », même si c’est seulement par personne interposée, comme les présidents Poutine et Assad.
  2. Elle prévient d’autres personnalités, celles qui figurent dans la base de données, mais dont les noms n’ont pas encore été révélés, que les États-Unis ou leurs « partenaires médiatiques » peuvent, à tout moment, exposer leur linge sale en public. C’est donc un moyen de chantage idéal.

La « fuite » des « Panama Papers » a été orchestrée par une petite coterie pour incriminer quelques personnes et quelques organisations qui ne plaisent pas aux États-Unis. Cela permet aussi de montrer les « instruments de torture » dont ils disposent aux personnes qui ont fait affaire avec Mossak Fonseca, mais dont les noms n’ont pas (encore) été publiés. Ces personnalités sont maintenant entre les mains de ceux qui contrôlent la base de données. Elles devront faire ce qu’on leur dit, sinon…

Par Moon of Alabama - Traduction par Dominique Muselet pour arretsurinfo



Commentaires 4

avatar de Pobs
  • Par Pobs 0 0
  • J'aime bien dans le reportage de Cash investigation, les propos d'un proche de la Baroness Ariane de Rothschild qui essaye de fuir au plus vite les journalistes « Vous êtes intouchable. »

avatar de Le-veilleur
  • Le-veilleur a répondu (Admin) 0 0
  • Oui, mais au vu de certains détails, j'en arrive à me demander : pour qui bosse réellement Elise Lucet ?

avatar de Pobs
  • Pobs a répondu 0 0
  • Oui c'est une question que pas mal de monde se pose aussi sur internet.

avatar de Le-veilleur
  • Le-veilleur a répondu (Admin) 1 0
  • Le simple fait de se poser la question est une bonne chose, car après tout, elle qui produit des reportages dérangeants, comment se fait il qu'elle puisse simplement en parler, vu que d'autres voient leurs carrières ruinées pour moins que ça ?

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