Europe : sommes nous à l'aube d'un nouvel âge de glace ?


Pour les non-initiés, la possibilité d'un nouvel âge glaciaire est une douce utopie, principalement argumentée d'une part par l'explication que cet évènement doit se produire sur une période bien plus grande que celle de l'échelle humaine, et d'autres part par le fait reconnu aujourd'hui que nous subissons un réchauffement climatique.
 
Pour ce qui est de la durée de la glaciation, si les théories officielles sur les périodes glaciaires nous expliquent que les processus géologiques sont d'une extrême lenteur, certaines théories basées sur des faits tendent à démontrer que ce n'est pas toujours le cas (lire « Enigme du mammouth gelé : hypothèse d'une congélation quasi instantanée »).
 
En ce qui concerne le réchauffement climatique, et si, au lieu de faire grimper le mercure, il plongeait l'Europe et l'Amérique dans une période de grand froid ? Ce scénario digne d'un film de Roland Emmerich (le jour d'après) est aujourd'hui partagé par de nombreux climatologues.
 
Les courants océaniques transportent de la chaleur (lien). Prenons l'exemple du Gulf Stream (wiki). Le courant se déplace d'une zone tropicale vers une zone de hautes latitudes. Il est chaud près des côtes de la Floride, puis se déplace vers le nord en libérant progressivement de sa chaleur dans l'atmosphère. C'est un mécanisme par lequel l'océan régule le climat, particulièrement à nos latitudes.
 
Mais la fonte de la banquise (lien) qui couvre l'Arctique pourrait perturber ou même stopper de grands courants qui traversent l'océan Atlantique. Sans la chaleur conséquente que ces courants océaniques délivrent - comparable à la production d'électricité d'un million de centrales nucléaires - la température moyenne de l'Europe reculerait ainsi de 5 à 10° C environ. La côte est de l'Amérique du Nord serait sensiblement moins affectée par le refroidissement. Une telle baisse du mercure ramènerait l'Europe occidentale aux mêmes températures moyennes que celles qui sévissaient à la fin de la dernière ère glaciaire, il y a environ 20.000 ans.
 
Certains scientifiques pensent que ce changement dans les courants océaniques pourrait survenir très vite : d'ici une dizaine d'années, selon Robert Gagosian (lien), président et directeur du Consortium for Ocean Leadership. D'autres, plus sceptiques, doutent qu'il ne se produise le moindre changement. La menace reste toutefois suffisamment crédible pour que le Pentagone en prenne note. Andrew Marshall (lien), du département de la Défense des Etats-Unis, a publié un rapport en 2003 détaillant de quelle manière un changement des courants océaniques, dans un avenir proche, pourrait compromettre la sécurité nationale.
 
Winter is coming
 
« Il est difficile de prédire ce qui va arriver, tempère Donald Cavalieri, chercheur à la NASA, parce que l'Arctique et l'Atlantique Nord sont des systèmes très complexes avec de nombreuses interactions entre la terre, la mer et l'atmosphère. Mais les faits laissent à penser que les changements que nous observons dans l'Arctique pourraient influer sur les courants qui réchauffent l'Europe occidentale. » 
L'hiver dernier, on se souvient que l'Europe a connu des épisodes de froid particulièrement intenses (lien - wiki Petit âge glaciaire). Sommes-nous à l'aube d'un changement climatique radical ? En 2010, des scientifiques croates, dont le physicien Vladimir Naar (lien), qui a passé des années à étudier les précédents âges de glace européens, annonçait le prochain d'ici cinq ans (lien) :
 
« La réalité, c'est que l'humanité devrait commencer à se préparer au prochain âge de glace. »



Commentaires 4

avatar de tarki
  • Par Tarki 0 0
  • il faut savoir que la vitesse du jetstream ou gulfstream , depends selon certaines etudes , du taux de sel dans l eau , plus il y a de sel , plus la vitesse est rapide , donc plus de chaleurs ; avec la fonte de plus en plus rapide des glaciers le taux de salinités de ces courants a tendance a diminuer donc a ralentir .......

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Tout à fait Tarki, le taux de salinité de l'eau de mer contribue à faire varier le trajet du courant, MAIS... d'autres paramètres viennent s'y ajouter, comme la hausse de température des océans qui influent sur le taux d'oxygène/co2 assimilable par l'eau et donc aussi sur la capacité du sel à se dissoudre dans l'eau. La hausse des températures favorisant l'augmentation de co2 dans l'eau au détriment de l'oxygène crée un fort déséquilibre, menant des espèces fragiles à mourir, qui elles mêmes en se décomposant en masse dans un milieu pauvre en oxygène, vont contribuer à l'expension de bactéries anaérobies, fortes consommatrices d'O2, émmetant en contre partie du co2 et du méthane... un cercle viscieux infernal... Tout va s'accélerer petit à petit, c'est l'effet papillon !

avatar de tarki
  • Par Tarki 0 0
  • exelent !!! complement d info que je n avais pas ; doc sur arte ou connaissance personnel ? dans tout les cas merci le veilleur

avatar de Le-veilleur
  • Le-veilleur a répondu (Admin) 0 0
  • Il est vrai que je regarde beaucoup de documentaires sur Arte, ils sont pôur la plupart de très bonne qualité, après, j'ai été durant de nombreuses années un passioné et professionel en aquariophilie, en eau douce comme en eau de mer. Tu y apprends la biologie et tous ses nombreux paramètres essentiels à l'équilibre vital des êtres vivants dans divers environnements

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