Europe : l'étude choc des OGM sur les rats invalidée


Nul doute à mes yeux que les multi-nationales telles que Monsanto (pour ne citer qu'elle) et l'industrie pharmaceutique marchent main dans la main ! De fortes sommes d'argent ont du être déposées sur des comptes off-shore de membres hauts placés afin que l'étude poue le moins dérangeante du professeur Séralini soit mise au placard. Une fois de plus, la preuve est faite que la seule préoccupation de nos dirigeants est l'argent, et non pas la santé du peuple qui les ont élu... à vomir !
 
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estime que l'étude montrant un effet cancérigène d'un maïs OGM sur des rats est « d'une qualité scientifique insuffisante ».
 
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) conclut ce jeudi après-midi que l'article du Pr Gilles-Eric Séralini, signalant une toxicité potentielle du maïs OGM NK603 de Monsanto et d'un herbicide contenant du glyphosate, était...
 
« d'une qualité scientifique insuffisante pour être considéré valide pour l'évaluation des risques ». 
Il y a deux semaines, la publication de cette étude dans la revue Food and Chemical Toxicology (lien), montrant notamment des photos de rats boursouflés de tumeurs cancéreuses « grosses comme des balles de ping-pong » après avoir ingéré pendant deux ans ce maïs génétiquement modifié, avait suscité une vive émotion. Mais elle s'est également attirée de vives critiques de la part de la communauté scientifique.
 
« L'examen initial réalisé par l'Efsa considère que la conception, le système de rapport des données et l'analyse de l'étude, tels que présentés dans le document, sont inadéquats »
, souligne l'autorité européenne basée à Parme (Italie), dans un communiqué publié sur son site Internet (lien). Elle...
 
« invite les auteurs à partager certaines informations additionnelles essentielles afin de lui permettre d'acquérir la compréhension la plus complète possible de l'étude ».
Joint par l'AFP, le Pr Séralini, biologiste moléculaire à l'université de Caen, a déclaré peu après qu'
 
« il est absolument scandaleux qu'ils (l'Efsa) gardent secrètes les données qui leur ont permis d'évaluer cet OGM et ce pesticide. De toute façon, on ne leur donnera rien à eux. On mettra ça sur un site public, quand eux l'auront fait »
, a-t-il poursuivi.
 
Non conforme aux bonnes pratiques scientifiques
 
Le groupe d'experts dirigé par le biologiste suédois Per Bergman qui a analysé la publication considère que...
 
« les lacunes constatées ne permettent actuellement pas à l'Efsa de considérer les conclusions des auteurs comme étant scientifiquement valables. Les nombreuses questions relatives à la conception et à la méthodologie de l'étude telles que décrites dans l'article impliquent qu'aucune conclusion ne peut être tirée au sujet de l'occurrence des tumeurs chez les rats testés ».
Par conséquent, l'Efsa estime...
 
« en se fondant sur les informations publiées par les auteurs, qu'il n'est pas nécessaire qu'elle réexamine l'évaluation précédente réalisée sur la sécurité du maïs NK603, ni qu'elle tienne compte de ces résultats dans le cadre de l'évaluation actuelle qu'elle effectue sur le glyphosate ».
En clair, les importations de ce maïs interdit à la culture en Europe mais autorisé pour l'alimentation du bétail n'ont pas lieu, pour l'heure, d'être interrompues. Les experts européens jugent que...
 
« l'article n'a pas été élaboré conformément aux bonnes pratiques scientifiques en vigueur, telles que les lignes directrices reconnues sur le plan international en matière d'études scientifiques et de communication des résultats ».
Deux phases
 
« Certains pourraient être surpris par le fait que la déclaration de l'Efsa se concentre sur la méthodologie utilisée dans cette étude plutôt que sur ses résultats, mais cette question est justement au c?ur du problème »
, explique Per Bergman, toujours sur le site de l'Efsa.
 
« Lorsqu'on réalise une étude, il est essentiel de s'assurer qu'un cadre approprié soit mis en place. Si on a clairement défini ses objectifs et qu'on a établi une conception et une méthodologie appropriées, on constitue une base solide à partir de laquelle des données précises et des conclusions valides peuvent être générées. Sans ces éléments, il est peu probable que l'étude se révèle fiable, valide et de bonne qualité ».
L'examen préliminaire publié ce jeudi par l'Efsa constitue la première étape d'un processus qui se déroulera en deux phases. Une seconde analyse, plus complète, sera publiée d'ici la fin octobre 2012.
 
« Celle-ci tiendra compte de toute information complémentaire communiquée par les auteurs de l'étude »
, à condition toutefois qu'ils reviennent sur leur décision de ne rien transmettre. Elle inclura également un résumé des évaluations réalisées par les États membres sur l'article ainsi qu'une analyse menée par les autorités allemandes responsables de l'évaluation du glyphosate.
 
À noter qu'en début de semaine l'agence de sécurité sanitaire allemande, le BfR, a déjà rendu un avis négatif sur la fameuse étude. D'après nos informations, son homologue française, l'Anses, devrait publier son avis autour du 20 octobre.
 
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