Etats unis : Le Sénat américain rejette la mesure sur les armes à feu


La promulgation d'une telle loi est très controversée, mais certains d'entre vous, conscients de l'implication du gouvernement américain dans de nombreux actes terroristes sur son propre sol, y verront un évènement positif. Ces fameux « false flag » n'étaient que des tentatives répétées et orchestrées par les services secrets américains en vue de sensibiliser la population aux dangers des armes à feu.
 
Pour ceux qui l'ignorent encore, le but d'un tel décret permettrait un contrôle plus aisé de la population dans la perspective quasi-certaine d'un soulèvement populaire qui semble de plus en plus inéluctable aux états unis. Chômage grandissant, misère en expansion, lois liberticides, guerres et ingérences dénoncées ainsi qu'un prochain « big crash » financier sont autant de motifs à l'émergence de mouvements contestataires et à une prochaine révolution du peuple. Le veilleur

Le rejet mercredi 17 avril de la réforme des lois sur les armes par le Sénat américain a été qualifié de « honte » par Barack Obama. Le président pointe du doigt le lobby des armes. Quatre mois après l'électrochoc du massacre de Newtown, le rejet du texte marque une défaite politique pour le « potus ».
 
L'échec est d'autant plus amer que quatre élus du parti démocrate ont fait défection à Barack Obama. Ils ont notamment voté contre l'amendement qui aurait imposé des vérifications d'antécédents judiciaires et psychiatriques avant les achats d'armes sur internet et dans les foires spécialisées. Les vérifications sont déjà requises, mais seulement dans les magasins, sauf dans quelques Etats qui ont voté des lois plus strictes. Or les armureries ne représentent que 60% des ventes.
 
« C'est un jour de honte pour Washington »
, a lancé le président, ostensiblement en colère.
 
« Le lobby des armes et ses alliés ont volontairement menti à propos de cette loi »
, a-t-il accusé, en enjoignant les Américains à se mobiliser aux prochaines élections.
 
« Les Américains se demandent comment quelque chose qui est soutenu à 90% ne peut pas arriver », a-t-il lancé. « Pour moi, c'est seulement le premier round »
, a affirmé Barack Obama qui avait immédiatement convoqué la presse pour une longue intervention à la Maison Blanche.
 
Depuis janvier, il a consacré trois déplacements et deux interventions formelles à la Maison Blanche aux armes à feu, souvent aux côtés de parents d'écoliers abattus à bout portant par Adam Lanza, le 14 décembre à Newtown (Connecticut, nord-est). Plusieurs d'entre eux étaient aux côtés du président mercredi.
 
« Aucune législation n'empêchera la violence et le mal. Nous l'avons appris de façon dramatique il y a deux jours »
, a-t-il reconnu en faisant référence au double attentat de Boston (nord-est), où 3 personnes sont mortes et 180 ont été blessées. Mais
 
« si une mesure du Congrès pouvait sauver une personne, un enfant, quelque centaines, quelque milliers (...) nous avions l'obligation d'essayer », a-t-il plaidé.
Une heure avant le vote, anticipant la défaite, le vice-président Joe Biden avait promis que :
 
« si nous n?y parven(ions) pas aujourd?hui, nous y parviendrons en fin de compte ». 
Il a exceptionnellement présidé la séance. John McCain, l?ancien candidat républicain à la présidentielle, avait quant à lui tâché de consoler les auteurs de la mesure, un peu plus tôt : « faire ce qui est bien est toujours une récompense en soi ».
 
La toute-puissante NRA
 
Le puissant lobby des armes, par la voix de la National Rifle Association (NRA), s'est montré intraitable lors des débats, usant de toute son influence. Forte de millions de membres, l'association peut se révéler une redoutable ennemie politique en finançant des publicités télévisées contre les candidats qui l'auraient froissée. Seuls quatre républicains sur 45 ont osé la défier mercredi.
 
Le maire de New York, Michael Bloomberg, a dénoncé dans un communiqué virulent la « main-mise » de la NRA sur le système politique et promis de consacrer ses larges ressources financières à faire battre ceux qui ont voté « non » mercredi.
 
« En 2014, notre coalition de soutiens travaillera pour faire en sorte que les électeurs n'oublient pas », a-t-il menacé.
Les démocrates qui ont voté contre, mercredi, représentent des Etat ruraux comme l'Arkansas et le Dakota du Nord, où de nombreuses familles adhèrent à la NRA et possèdent des armes pour l'autodéfense, la chasse, le tir sportif ou comme simples collectionneurs.
 
Le coeur de la réforme rejeté
 
Les sénateurs ont aussi largement rejeté (60-40) un texte qui aurait interdit la fabrication, la vente et l'importation de centaines de modèles d'armes semi-automatiques, du type de celle utilisée par Adam Lanza.
 
D'autres mesures plus modestes ont également échoué. Il n'était pas clair si une quelconque réforme émergerait au final du Sénat. D'autres votes étaient prévus jeudi. Mais le coeur de la réforme, visant à empêcher délinquants et déséquilibrés de se procurer des armes d'occasion sur les marchés secondaires, a bel et bien été abattu en plein vol. Le texte de loi avait déjà été édulcoré fin mars au Sénat.




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