Etats-unis : le réseau électrique américain mis à mal par la chaleur


Les infrastructures des États-Unis, telles que le réseau électrique, les autoroutes ou les chemins de fer, sont durement éprouvées par les températures élevées.
 
Le paysage désertique et aride de films apocalyptiques tels que « Mad Max » ne m'est jamais apparu comme prémonitoire. Tout au plus avait-il un petit côté rétro-futuriste.
 
Pourtant, en voyant des photos d'un avion de l'US Airways englué dans de l'asphalte fondu ou d'une rame de métro qui a déraillé à cause de rails dilatés par la chaleur, l'ambiance jadis irréelle de « Mad Max » paraît désormais un peu trop proche de la réalité.
 
Dans l'est du Texas, le sol riche en argile se contracte tellement rapidement que les autoroutes se fissurent.
 
Qui aurait cru que la chaleur serait la catastrophe naturelle la plus mortelle aux États-Unis ? « Entre 1979 et 2003, les vagues de chaleur ont tué au moins 8.015 Américains, d'après les centres de prévention et de contrôle des maladies », écrit Brad Plumer du Washington Post.
 
« C'est plus que les ouragans, la foudre, les tornades, les inondations et les séismes réunis. » La multiplication des conditions météorologiques extrêmes signifie que les anciennes stratégies de développement et de croissance des infrastructures doivent être réévaluées, voire abandonnées.
 
« Aujourd'hui, la « tempête du siècle » se produit chaque année », déplore Bill Gausman, vice-président de la Potomac Electric Power Company, où il travaille depuis 38 ans. La tempête « derecho » du 29 juin qui a touché le Midwest et a balayé jusqu'à la côte est a privé d'électricité 4,3 millions de personnes dans dix États ainsi que dans le district de Columbia. La Potomac Electric Power Company a mis huit jours à rétablir la situation.
 
Les autoroutes sont conçues pour des modèles climatiques qui n'existent plus. À l'heure où les climats locaux changent, « impossible de dire ce qui va se passer », estime Tom Scullion, ingénieur d'études au Texas Transportation Institute à l'université A&M du Texas. « Nous pourrions connaître d'importantes défaillances des infrastructures autoroutières. »
 
Vicki Arroyo, qui dirige le centre climatique de Georgetown à la faculté de droit de l'université de Georgetown à Washington, a vivement conseillé au gouvernement fédéral d'agir davantage. « Ils ne réalisent pas que l'avenir sera différent du passé, et nous continuons ainsi à mettre en danger les infrastructures et les individus », constate-t-elle.
 
David Behar, directeur du programme climatique pour la San Francisco Public Utilities Commission, déclare pour sa part: « Nous sommes dans une ère d'évaluation, pas encore une ère d'adaptation. »
 
par Rachel James



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