États-Unis : Le géant du schiste Chesapeake met genou à terre


Chesapeake sera-t-il le premier d'un longue lignée à subir les effets de l'explosion de la bulle de schiste prévue de longue date ? Déjà en janvier 2013, une affaire Chesapeake avait fait trembler Wall Street, et les perspective d'avenir d'aujourd'hui n'apparaissent en rien plus favorables, du moins tant que le prix du baril de brut ne décollera pas.

En effet, le producteur américain de gaz de schiste a amendé un accord de crédit revolving qui arrive à échéance en 2019. Si les créanciers ont accepté de reporter la prochaine évaluation jusqu'en juin 2017, ils ont en contrepartie demandé à la société Chesapeake d'apporter en garantie quasiment tous ses actifs, y compris des créances !

Cette dernière croulant sous les dettes ne peut désormais plus compter sur la rentabilité de ses puits de schiste pour les rembourser, puisque les techniques d'extraction y étant liées sont plus coûteuses que celles de forages traditionnels, et donc bien au dessus de la barre des 40 dollars actuelle.

La fin semble donc proche pour Chesapeake, comme pour la totalité de ses confrères, et à moins d'une nouvelle hausse du prix du pétrole, les répercussions risquent de se faire sentir dans le milieu banquier déjà mal en point. D'autant plus que dans le secteur énergétique, la société russe Gazprom aurait les capacités de déclencher une guerre des prix sur le marché mondial du gaz !

Le Veilleur

Le géant américain du schiste obligé d’emprunter pour ne pas couler

La société américaine Chesapeake Energy a été obligée d’hypothéquer presque toutes ses réserves pour obtenir une ligne de crédits chargée de sauver ce géant du pétrole et du gaz de schiste. Les bas prix du pétrole qui caractérisent la dynamique des marchés ces derniers mois semblent en être la raison principale.

Chesapeake Energy qui est un des leaders du marché du pétrole et du gaz de schiste américains a informé le gendarme de la bourse (Securities and Exchange Commission) qu'elle avait transmis à ses créanciers la plupart de ses réserves, annonce l'agence Bloomberg.

Les créanciers de Chesapeake Energy, les banques MUFG Union Bank et Wells Fargo Bank Securities ont reçu 90% des gisements prouvés de gaz appartenant à la société, ainsi que la plupart de ses bâtiments d'affaires, de ses fonds et de ses titres en tant que garanties financières pour régler l'emprunt s'élevant à quatre milliards de dollars.

Lors des négociations, les créanciers sont parvenus à un accord pour atténuer les conditions du crédit qui devrait être réglé en 2019. Chesapeake Energy a également réussi à ajourner à juin 2017 l'évaluation des stocks à sa disposition, évaluation dont les chiffres de la ligne de crédits dépendent directement. Plus précisément, la société est désormais obligée d'avoir une trésorerie d'un montant minimum de 500 millions de dollars.

Selon l'analyste de Citigroup, Marissa Moss, citée par l'agence Bloomberg, l'accord entre Chesapeake Energy et ses créanciers donnera du temps à la société pour qu'elle puisse se décharger des effets négatifs liés aux bas prix des énergies fossiles. Selon l'analyste, la société sera également obligée d'engager un crédit supplémentaire pour régler ses obligations pour 2017 et 2018.



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