Etats unis : Hécatombe « mystérieuse » d'étoiles de mer sur la côte ouest, la désinformation continue


« Les étoiles de mer, prédateurs clés nécessaire à l'équilibre de leur écosystème, meurent par millions depuis l'été 2013 sur la côte ouest des Etats-Unis »... Nous dit on. Sauf que dans une publication récente, un rapport d'experts indépendants a conclu que « le rayonnement est désormais 14 fois plus élevé que la normale sur la côte ouest des Etats unis », affirmant cependant que « cela n'est pas causé par la fusion du réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi », sans toutefois parvenir à préciser la cause possible de cette hausse de la radioactivité ambiante...
 
Et maintenant, devant cette mortalité aussi inhabituelle qu'inquiétante d'étoiles de mer sur cette même cote ouest, on nous parle d'hécatombe « mystérieuse », ajoutant que « les scientifiques n'ont toujours aucune idée de la raison d'une telle épidémie... ». Non, on ne nous prend pas pour des cons, et on va probablement nous révéler bientôt que c'est « une conséquence du réchauffement global » ! J'ajouterai que les commentaires avisés de certains lecteurs sur les sites source démontrent bien que nous ne sommes plus dupes. Le veilleur
 
Les étoiles de mer meurent mystérieusement par millions ces derniers mois sur la côte ouest américaine, de l'Alaska au sud de la Californie, mobilisant les biologistes marins qui soulignent le rôle clé de ces invertébrés dans l'écosystème côtier.

Cette hécatombe semble avoir commencé en juin 2013, selon les premiers cas observés, frappant différentes variétés d'étoiles de mer vivant sur le littoral et en captivité, précise Jonathan Sleeman, directeur du Centre de recherche de la faune sauvage de l'Institut américain de géophysique (USGS), dans une note publiée sur le site Internet de cet organisme fédéral.

Les deux espèces les plus touchées sont la Pisaster ochraceus, une étoile de mer de couleur pourpre, et la Pycnopodia helianthoides, aussi appelée Soleil de mer. De couleurs variables, cette dernière est considérée comme la plus grande des étoiles de mer, son diamètre pouvant dépasser un mètre.

Perte des bras puis désintégration du corps

Les signes les plus communément observés de ce syndrome de dépérissement sont des lésions superficielles blanches qui s'étendent rapidement, suivies par un ramollissement de l'animal, la perte de ses bras et une désintégration de son corps aboutissant à sa mort quelques jours après l'apparition des symptômes.

Des populations entières de ces étoiles de mer ont été décimées dans le détroit de Puget, dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), et la mer des Salish en Colombie-Britannique (Canada) ainsi que le long de la côte californienne, indique le document de l'USGS. Le taux de mortalité est estimé à 95%.

Les scientifiques qui surveillent depuis des décennies les écosystèmes de cette zone de l'estran, partie du littoral située entre les limites des marées, n'ont à ce jour identifié aucune cause de cette mortalité massive.

Parasite, virus, bactérie ?

« Nous pensons qu'un élément pathogène comme un parasite, un virus, ou une bactérie pourrait infecter ces étoiles de mer et compromettre leur système immunitaire, ce qui les rendrait vulnérables à des infections bactériennes secondaires responsables des dommages physiques observés »

, explique à l'AFP Pete Raimondi, professeur de biologie à l'Université de Californie à Santa Cruz, un des principaux scientifiques impliqués dans cette enquête. Ce phénomène a déjà été observé dans le passé mais il était alors lié à un réchauffement des eaux côtières, ce qui n'a pas été le cas en 2013, ajoute-t-il. Dans ces précédents accès de mortalité nettement moins étendus géographiquement, on avait aussi soupçonné un agent pathogène qui se serait développé à la faveur du réchauffement de l'eau mais sans jamais le confirmer, note encore le biologiste.

Prédateur clé dans l'écosystème

L'étoile de mer Pisaster ochraceus est « un prédateur clé dans son écosystème côtier », dit le professeur Pete Raimondi. Cet animal se nourrit de crustacés comme les moules, les berniques et les escargots de mer. Si cette espèce venait à disparaître, les populations de ces mollusques augmenteraient considérablement, ce qui pourrait profondément modifier l'écosystème rocheux situé entre le maximum et le minimum des marées, jugent les scientifiques.

Les larves d'étoiles de mer sont aussi un composant important du plancton, la base de la chaîne alimentaire des océans.


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Commentaires 2

avatar de ErJiEff
  • Par ErJiEff 0 0
  • Ce qui est vraiment inquiétant, c'est la relative accélération de ces hécatombes, dans tous les écosystèmes de tous les pays.
    Le désastre n'a pas de frontières...
    Tout semble se passer comme si un seuil d'intolérance a été franchi dans cette dernière décennie ; et dans un registre apparemment plus anodin, nous remarquons que par rapport à ce que nous avions trouvé il y a une petite quinzaine d'années dans notre campagne, la vie s'y est considérablement appauvrie : plus de gibiers dans les champs le long des routes, plus d'abeilles, plus de guêpes, de moins en moins d'oiseaux, de papillons, de chauves-souris,... alors que nous sommes « à l'écart » des urbanisations, des centres industriels ou touristiques, des n?uds routiers ou ferroviaires.
    C'est par ce constat d'une dégradation brutale autant que généralisée que nous pensons au seuil d'intolérance ; à quoi il nous faut ajouter que manifestement l'humanité est en train de perdre le contrôle sur tous les fronts : écologique, technique, social, religieux pour les principaux.
    Il est temps d'admettre que nous sommes en crise et que la crise, c'est d'abord une remise en question.
    Il est temps d'enfin nous observer nous-mêmes avec un regard froid et impartial, comme celui que nous portons sur les sociétés vivantes que nous étudions.

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Pollution des mers et des eaux en général, pollution nucléaire des sols et mers par les déchets, pollution du sol et des nappes aquifères par pesticides, défoliants, etc... Déforestation et donc destruction de biotopes, ainsi que d'équilibres naturels y étant liés, la liste est longue ! Comme pour une maladie qui a un temps d'incubation, les effets commencent à se ressentir de plus en plus massivement, mais il est déjà trop tard pour faire marche arrière, la limite de non retour est déjà atteinte...

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