Etats Unis : Etat d'alerte concernant une attaque nucléaire sous forme d'impulsion électromagnétique


Les autorités américaines s'inquiètent que la Corée du Nord pourrait utiliser son « lanceur spatial » pour exploser un engin nucléaire à haute altitude sur les États-Unis, la création d'une impulsion électromagnétique (emp) qui pourrait détruire des parties importantes du réseau électrique ainsi que des infrastructures critiques du pays.
 
L'inquiétude est si grande que les responsables américains qui regardent la Corée du Nord surveillent continuellement l'état du « lanceur spatial » de la Corée du Nord, dont le statut pourrait suggérer une frappe nucléaire préventive contre les États-Unis.
 
Les responsables connaissent le missile à trois étages, la Corée du Nord en a lancé un en décembre dernier qui a également mis en orbite un « package », dont les experts disent que ce pourrait être un test de mise en orbite d'une arme nucléaire, qui seraient ensuite désorbitée sur commande n'importe où sur les États-Unis pour exploser à une altitude élevée, créant un effet EMP.
 
Cette préoccupation a récemment été renforcée par une étude peu médiatisé par l'US Army War College qui dit qu'une détonation nucléaire en altitude au-dessus, d'une ville des États-Unis pourrait anéantir le réseau électrique pour des centaines, peut-être des milliers de kilomètres à la ronde. (source wnd)
 
Tensions dans la péninsule coréenne
 
Début mars, en signe de protestation contre les exercices conjoints des Etats-Unis et de la Corée du Sud, Pyongyang a renoncé à tous ses accords de non-agression et de dénucléarisation conclus avec son voisin. Tout de même, les deux Corées n'iront pas jusqu'à la guerre bien que des conflits locaux soient possibles.
 
La Corée du Nord a annoncé mardi qu'elle comptait remettre en service le réacteur du centre nucléaire de Yongbyon, arrêté en 2007. Les experts russes ont qualifié ces déclarations de « chantage visant à intimider les pays occidentaux ».
 
Une chance existe
 
Moscou pense qu'il est encore possible de négocier avec la Corée du Nord sur son programme nucléaire. Mais certains pays devront cesser de profiter de la situation dans la région.
 
« Il faut cesser toute rhétorique, renoncer à toute action pouvant aggraver la tension »
, a déclaré aux journalistes Grigori Logvinov, ambassadeur russe itinérant.
 
Pyongyang a déclaré le 30 mars que les relations entre les deux Corées étaient passées à « l'état de guerre » et qu'il agirait en conformité avec les lois idoines en cas de « provocations » hostiles, qui pourraient dégénérer en conflit « à part entière », voire « nucléaire ». Le communiqué précise que dans ce cas, la Corée du Nord attaquerait les bases américaines d'Hawaï et de Guam en Corée du Sud, ainsi que les bases sud-coréennes et la résidence présidentielle de Séoul.
 
Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, les Etats-Unis ont envoyé en Corée du Sud deux chasseurs F-22 Raptor, qui participeront aux exercices américano-sud-coréens Foal Eagle. L'AFP a rapporté le 2 avril que les USA avaient déployé au large des côtes sud-coréennes leur destroyer USS Fitzgerald, équipé du système polyvalent de combat Aegis, capable d'intercepter des missiles.
 
Selon le diplomate russe,
 
« le pire serait de s'enliser dans des querelles pour savoir qui a tort ou raison (...) Il est primordial d'empêcher un scénario militaire sur la péninsule et de maintenir la situation dans un cadre politique et diplomatique ».
Il doute que l'une des deux Corée aille jusqu'à déclencher une guerre mais des conflits locaux restent possibles.
 
« L'important, c'est d'empêcher que cette guerre des nerfs dégénère en guerre tout court »
, ajoute le diplomate. (RIA Novosti)
 
Pyongyang bloque l'accès du complexe de Kaesong aux Sud-Coréens
 
Le 3 avril, Pyongyang a officiellement interdit aux spécialistes sud-coréens d'entrer dans le complexe industriel intercoréen de Kaesong, rapporte mercredi l'agence sud-coréenne Yonhap.
 
« Le Nord nous a indiqué ce matin qu'il n'autoriserait que les départs depuis Kaesong et interdirait les trajets vers le complexe »
, a déclaré Kim Hyung-Suk, porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification, en charge des relations entre les deux pays.
 
« Le gouvernement sud-coréen regrette profondément l'interdiction de l'entrée à Kaesong et appelle à la lever immédiatement »
, a souligné le porte-parole. Le complexe de Kaesong, situé en Corée du Nord et symbole de la coopération entre les deux pays, est ainsi devenu un nouveau foyer de confrontation dans la péninsule coréenne qui connaît un net regain de tension ces dernières semaines. Séoul a également prévenu qu'il disposait d'un plan d'urgence prévoyant un possible recours à la force militaire en vue de garantir la sécurité de ses citoyens travaillant à Kaesong. (RIA Novosti)
 
Pyongyang veut redémarrer ses sites nucléaires
 
La Corée du Nord a annoncé qu'elle allait redémarrer son site de recherches nucléaires de Yongbyon. Comme l'a déclaré un porte-parole du département général de l'énergie atomique de la RDPC, tous les réacteurs et installations seraient mis en service.
 
Yongbyon est le seul centre de la RDPC capable de produire du plutonium de qualité militaire. En 2000 Pyongyang a arrêté le réacteur de Yongbyon le jour suivant la livraison dans le pays d'un premier lot de mazout ? 50 mille t. Il a commencé à être livré en Corée du Nord grâce au financement de la Russie, des Etats-Unis, de la Chine et de la Corée du Sud en échange de la suspension du programme nucléaire nord-coréen.
 
A présent l'histoire peut se répéter avec le site de Yongbyon. La RDPC a plus d'une fois usé de menaces d'accélérer ses programmes nucléaires pour obtenir de l'Occident de l'aide alimentaire et énergétique. Pyongyang a vivement réagi au durcissement des sanctions décidé par l'ONU. Le leader de la RDPC Kim Jong-eun a signé le 29 mars un :
 
« plan de préparation technique des troupes stratégiques pour frapper des bases militaires dans la partie continentale des Etats-Unis, à Guam, aux îles Hawaï, ainsi qu'en Corée du Sud ? en cas de provocation de la part de l'adversaire »
Pyongyang a de même annoncé la rupture du cessez-le-feu, conclu avec la Corée du Sud et les Etats-Unis en 1953, et la décision de résoudre par la suite tous les problèmes avec Séoul conformément aux lois martiales. Il faut dire que Washington a réagi avec assez de retenue à ces démarches de Pyongyang. Parler d'une quelconque possibilité de frappe préventive contre le Nord (de Corée) n'est tout simplement pas sérieux, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney.
 
« La rhétorique belliqueuse de Pyongyang n'était accompagnée d'aucune action militaire, que ce soit par une mobilisation à grande échelle ou dans le positionnement de ses forces. Mais nous prenons au sérieux l'annonce de la Corée du Nord. »
Certains experts russes disent que voir dans les menaces de Pyongyang un seul chantage pour obtenir de nouvelles livraisons de riz ou de combustible c'est simplifier trop les choses. Ecoutons Konstantin Asmolov, analyste du Centre coréen à l'Institut de l'Extrême-Orient auprès de l'Académie russe des sciences.
 
« Une opinion courante existe, suivant laquelle Pyongyang cherche à obtenir ainsi de l'aide. Je dirais que du moment que Pyongyang ne fera plus objet de sanctions et cessera d'être traité en pays voyou, il ne lui sera plus nécessaire de demander de l'aide. L'essentiel pour le pays réside dans le changement de statut. » (la voix de la russie)



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