Espagne : de nouvelles lois pour un nouvel état dictatorial


Alors que la colère ne cesse de monter en Espagne, entraînant une succession d'émeutes de plus en plus violentes suite aux nombreuses conséquences dramatiques des plans d'austérité imposés par les « banksters », le gouvernement en place, commence à avoir peur de son peuple, et à juste titre.
 
Cette peur le pousse à vouloir instaurer de nouvelles lois dissuasives, lui permettant de justifier les inhumanités qu'il autorise et perpètre sur ses propres citoyens, mais ne vous y trompez pas, ces nouveaux décrets très répressifs ne sont qu'une tentative désespérée de reprendre le dessus.
 
En effet, le président actuel Mariano Rajoy, que l'on peut qualifier - sans grand risque de se tromper - de dictateur, n'est visiblement pas préoccupé par les besoins et la faim de son peuple, mais plutôt par les objectifs à atteindre que lui fixe la banque centrale Européenne.
 
Mais Rajoy semble oublier l'histoire, car le peuple Espagnol est un peuple fier et solidaire qui ne reculera pas devant de telles mesures. Il s'est déjà battu pour ses droits de par le passé, et est sorti vainqueur de sa douloureuse lutte contre son dicateur précédent... Francisco Franco (wiki) !
 
Jusqu'à un an de prison pour appel à la manifestation sur les réseaux sociaux

Le Code Pénal espagnol fait actuellement l'objet de réformes, afin de criminaliser des activités qui étaient jusque-là considérées comme de simples délits, comme les occupations symboliques et pacifiques de banques, le chaînage pour éviter une expulsion ou bien l'appel à la manifestation via les réseaux sociaux.
 
Ainsi, de nouvelles peines ont été introduites dans l'article 557.ter, qui punit :
 
 • L'occupation (par exemple d'une succursale bancaire) de 3 à 6 mois d'emprisonnement;
 
 • L'interruption des transports publics : jusqu'à deux ans d'emprisonnement;
 
 • La résistance envers l'autorité : jusqu'à 4 ans d'emprisonnement et pourra être considéré comme un attentat;
 
 • L'agression d'un élu : jusqu'à 6 ans d'emprisonnement, et sera aussi considéré comme attentat;
 
 • Le partage et la diffusion par des moyens publics d'actions qui troublent l'ordre public : jusqu'à un an de prison.

Une loi qui interdit de photographier et de filmer la police

Le gouvernement espagnol prépare une loi qui interdit de photographier et de filmer la police. Le ministère de l'Intérieur assure que l'objectif n'est pas de réprimer la liberté d'expression, mais de protéger la vie des policiers.

La nouvelle loi va interdire :
 
« la capture, la reproduction et l'édition d'images, de sons ou de renseignements sur des membres de la sécurité ou des forces armées »

, a déclaré le directeur général de la police, Ignacio Cosidô. Il a ajouté que ce nouveau projet de loi vise à

« trouver un équilibre entre la protection des droits des citoyens et ceux des forces de sécurité. »
La diffusion d'images et de vidéos sur les réseaux sociaux tels que Facebook sera également puni par la loi.
 
« Nous essayons d'éviter que des images de policiers soient téléchargées sur les réseaux sociaux, et qui représentent une menace qui sur eux et leurs familles »

, a souligné Cosidô.
 
Les manifestations anti-austérité qui ont balayé l'Espagne au cours des derniers mois ont été ponctuées par des rapports et des vidéos sur la brutalité policière. Les images ont montré qu'un grand nombre d'officiers espagnols ne portent pas leur badge d'identification pendant les manifestations, bien que la loi l'exige.



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