Effondrement economique mondial : Quand les signes précurseurs du krash de 1929 réapparaissent...


L'année 2014 sera-elle porteuse d'un nouveau et tragédique « Black Thursday » similaire à celui survenu en octobre 1929 ? C'est ce que semblent indiquer plusieurs signes révélateurs pointés du doigt par certains journalistes et économistes.
 
N'en déplaise au doux illuminé faisant office de dirigeant de notre nation, j'ai nommé Hollandouille (le mou, le gentillet...) - qui nous serine fièrement que la crise est derrière nous, appuyé par les chiffres d'une croissance qui ne dupent personne, tout comme ceux du chômage, eux aussi manipulés dans le but de contenir la panique en donnant l'illusion - , la situation économique s'aggrave chaque jour un peu plus, et il n'est pas ici question de la France, ni même de l'Europe, mais bien de la situation mondiale.
 
Nous n'aborderons ici les aspects legislatifs tout aussi inquiétants du pacte transatlantique en cours, sans toutefois ignorer le fait que ce dernier ajoute un aspect répressif intrinsèque touchant nos libertés individuelles. En effet, tout indique que les élites (les banques donc) non seulement s'attendent à ce krash d'une ampleur sans précédent, mais s'y préparent par la mise en place de textes de loi destinés à contrôler (entendez réprimer) les masses amenées à se révolter quand elles auront compris que leurs économies auront été « réquisitionnées » pour tenter de renflouer les banques en déroute !
 
Sur son blog, Pierre Jovanovic nous livre la révélation d'un lecteur travaillant dans le secteur bancaire, et qui n'augure rien de bon. Le scénario de la « stratégie du choc » met en place les dernières briques à son édifice, soyez très attentifs aux signes dans les mois qui suivent...
 
Le veilleur
 
(Pierre Jovanovic) « Je publie ici le mail d'un lecteur. Je précise que j'ai pu recouper de mon côté avec mes autres sources qui me parlent, elles, de mars-avril.
 
« Par mon travail, je suis en contact avec des banques (ibériques notamment) qui, depuis quelques mois, cherchent à acheter « tout ce qui aurait de la valeur, pourvu que ce ne soit pas du papier ou des titres... » Ces banques s'adressent aux fonds d'investissement et achètent immeubles, collections artistiques, terrains et même du mobilier (!!!) pour sauver tout ce qui peut l'être. Ils sont en panique et un ami, analyste économique assez haut placé dans l'une de ces banques, m'a confié qu'ils prévoyaient un scénario catastrophe pour février-mars 2014. Ses conclusions sont identiques aux vôtres: individuellement il faut acheter de l'argent et de l'or et prévoir un point de chute, une maison et bout de terrain pour s'y réfugier car selon lui, tout ceci va très mal se terminer ». »

Cette révélation est à recouper avec les articles suivants provenants de diverses sources qui convergent de manière inquiétante vers la même déduction. Celui ci-dessous provient de Zero hedge, relayée et traduite aimablement par folamour (Crashdebug).
 
Ils disent que ceux qui oublient les leçons de l'histoire sont condamnées à les répéter
 
En tant que stagiaire de l'histoire du marché, j'ai vu la maxime se confirmer à nouveau en temps réel. Le balancement du cycle de la peur est à nouveau à l'avidité. Le trop prudent devient le trop zélé. Et au sommet, l'histoire est toujours identique : trop de crédit, trop de spéculation, la suspension de l'incrédulité, et la propagation de l'idée que ce temps est différent.
 
Il n'importe pas si c'est l'expansion des chemins de fer qui a été à la tête du krach de 1893, ou l'excitation au-dessus de la consolidation de l'industrie sidérurgique en 1901, ou le mélange de la spéculation et de la banque au début de 1907. Ou si cela implique une expansion épique du crédit hypothécaire, d'activité IPO, ou de stimulus de la banque centrale. Ce qui ne peut finalement pas continuer pour toujours.
 
Les faiblesses du coeur et de l'esprit humain signifient que les oscillations existeront toujours. Notre compréhension rudimentaire des forces des sciences économiques, en retour, reflète de façon ultime finalement les erreurs des personnes investissant, achetant et évitant les décisions, ce qui signifie que les décisionnaires de la régulation ne vaincront jamais les caprices du cycle économique.
 
Alors non, ce temps n'est pas différent. Les détails peuvent avoir changé, mais les thèmes demeurent les mêmes.
 
En fait, le marché boursier en ce moment trace un dessin d'un modèle sinistrement semblable à celui qui a mené à l'infâme krach des marchés des années 1929. Le modèle, illustré par Tom McClellan du rapport des marchés McClellan, a été porté à sa connaissance par le devin du diagramme bien connu Tom Demark, indiqué ci-dessous (DJIA : Dow Jones Industrial Average).

20131206_1929.jpg

Excusez-moi de jeter un froid sur le rêve fiévreux dans lequel Wall Street est tombé ces derniers mois, d'un apogée apparent qui a le sentiment haussier aux niveaux les plus hauts, les créances de marge aux niveaux les plus hauts, les bears capitulant à gauche et à droite, avec un marché qui dépend de plus en plus du crédit de courtage, du stimulus de la Réserve Fédéral, et d'un fantasme que la rentabilité des sociétés ne sera jamais de nouveau sous pression.
 
Sur une pure base de prix analogue, il est temps de commencer à s'inquiéter
 
Fondamentalement, il est temps de commencer à s'inquiéter aussi, avec l'évolution du PIB qui s'arrête (les conseillers macro-économiques projettent une évolution au quatrième trimestre de juste 1,2%), les Américains abandonnant la population active à un rythme effrayant, des entreprises retenant toujours la dépense de capitaux, et les dépenses de consommation personnelle s'élevant à des niveaux associés aux récentes récessions, nous avons passé le point de diminuer le rendement marginal dopé à la morphine de l'argent bon marché de la Fed.
 
Tout ce que nous faisons maintenant est de pousser sur la ficelle proverbiale. Les trillions inutilisés dans les réserves bancaires s'empilent. Le marché du logement a calé après la chandelle des taux de l'emprunt-logement qui a causé « des accès de colère » plus tôt cette année, allant de 3,4% à 4,6% entre mai et août. Le marché des obligations du trésor est faussé, alors que la le Fed, effectivement, monétise une part croissante de la dette nationale. Les économies des marchés émergents sont de plus en plus vulnérables à une crise monétaire, une fois que la diminution progressive va finalement commencer.
 
Le Fed le sait. Mais ils sont emprisonnés entre ces risques et donner aux marchés - le point brillant dans la reprise post-2009 - de sérieux retraits de liquidité. Mais les détails de la période préparatoire au krach 1929 fournissent un vrai contexte à glacer les os au regard de ce qui se passe en ce moment.
 
L'enthousiasme de la Fed dirigée par Bernanke pour éviter les erreurs qui ont empiré la Grande Dépression - un serrage mal calculé des conditions monétaires - l'a amené à répéter les erreurs qui l'ont causé en premier lieu : À savoir, continuer à abaisser les taux d'intérêt par l'intermédiaire d'achats de bon du Trésor, bien intégrés dans une expansion économique et un marché haussier justifiés par une inflation faible voire nulle.
 
(Note marginale ici : Comme l'a écrit l'économiste Murray Rothbard de l'école autrichienne dans la Grande Dépression Américaine, les prix ont baissé alors, comme maintenant, en raison des gains dans la productivité et l'efficacité.)
 
Voici le joueur : la Fed (principalement la Fed de New York sous Benjamin Strong) était profondément à genoux dans le soulagement quantitatif vers la fin des années 1920, en augmentant la masse monétaire et en abaissant les taux d'intérêt par l'intermédiaire d'achats directs de bons. Wall Street alors, tel que maintenant, était euphorique.
 
Cela a mal fini...
 
Les décisionnaires de la Fed se sentaient comme des héros alors qu'ils violaient ce locataire central des opérations bancaires centrales comme décrit, en 1873, par le rédacteur d'économie Walter Bagehot dans sa fameuse rue Lombard : Qu'ils devraient prêter librement aux banques solvables, à un taux d'intérêt punitif dans les échanges, pour garantir une bonne qualité collatérale. Le stimulus de la banque centrale devrait seulement être une mesure de bouche-trou employée pour refouler la panique, un prêteur de dernier ressort ; et ne pas agir en tant que véhicule de délivrance économique par l'intermédiaire de la planche à billets.
 
Elle est maintenant violée de nouveau, pendant que les erreurs de l'histoire sont répétées une fois de plus. Bernanke sera là pour voir les résultats de ses erreurs et de sa justification mal orientée, indiquant que le soulagement quantitatif fonctionne parce que les cours des actions sont plus élevés, ignorant l'évidence que l'« effet de richesse » ne fonctionne pas.
 
Strong est mort en 1928, manquant la gueule de bois, avec son obsession des taux d'intérêt bas et de l'expansion du crédit causé après qu'il eut vanté en 1927, que ses politiques donneraient des « petits coups de whisky au marché boursier. »
 
Par Tyler Durden (zerohedge.com) via maître Confucius -  Traduction : folamour (crashdebug) - Correction : Chalouette
 
Plus tôt en Novembre 2013, la prédiction d'un analyste financier faisait une annonce similaire dans la rubrique économique du journal Slate.fr :
 
Le krach d'octobre 1929 est pour février 2014
 
Depuis le krach de 1929, la crise économique qui s'en est suivie est régulièrement évoquée et montrée du doigt comme exemple à éviter (sauf pour les spécialistes de l'art de la chute). La bourse de New York prend pourtant la même direction qu'en 1929, avertit BusinessWeek, citant les propos de l'analyste financier Tom DeMark.
 
« Le marché va connaître une amélioration de plus, puis une fois que nous serons environ à cette hauteur, je pense que ce sera plus traître »
, prédit à BusinessWeek Tom DeMark, un analyste financier qui, en se fondant sur les mathématiques, a mis au point des indicateurs capables de prédire les mouvements des marchés financiers.
 
« Je pense que tout est pré-ordonné à présent. Si vous regardez les nouvelles valeurs hautes et basses du [New York Stock Exchange], à chaque fois que nous avons atteint un nouveau pic record, il y avait de moins en moins de stocks dans l'index de participation concerné. C'est de plus en restreint. »
Le financier avance par là que c'est un nombre de plus en plus limité d'entreprises qui poussent la bourse vers le haut, accentuant de fait la spéculation. Quand ce genre de choses arrive, l'effondrement est l'étape suivante, explique Business Week. La direction que suit actuellement le NYSE ressemble en effet fortement à celle que suivait la même bourse il y a plus de quatre-vingts ans.
 
Tom DeMark reconnaît toutefois qu'il pourrait avoir tort mais « n'en a pas peur, il dit juste que c'est une possibilité à considérer ». Selon ses prédictions, c'est au mois de janvier 2014 que devrait se produire cette dernière amélioration, avant que le marché ne s'effondre aux alentours de février 2014, comme il l'a fait en octobre 1929. Le graphique réalisé par le Business Insider permet parfaitement de visualiser la comparaison établie par Tom DeMark
 
Cela situe donc le marché actuel dans une position plus ou moins identique à celle dans laquelle il se trouvait en juin 1929.
 
Par Laszlo Perelstein (slate.fr)
 
La plus grosse bulle de tous les temps !
 
Il est d'usage d'expliquer doctement aux gens que l'on ne peut pas prévoir les bulles financières a priori. On ne sait qu'il y avait une bulle qu'après qu'elle ait éclaté ! Cette affirmation est totalement fausse. Il est facile de voir si une bulle se forme, il est en revanche presque impossible de savoir quand elle éclatera tant la bêtise humaine est illimitée, comme le disait Einstein.
 
Le principe d'une bulle est assez facile à définir. Il s'agit d'une valorisation excessive, c'est-à-dire décorrélée de la réalité et des fondamentaux économiques. Il y a bien, en France, une bulle immobilière puisqu'il faut dépenser aujourd'hui pour se loger plus de deux fois plus qu'il y a 10 ans sans que les salaires n'aient progressé de la même façon. Néanmoins, cela peut durer longtemps et le moment de la correction n'est pas prévisible. L'immobilier baisse d'ailleurs légèrement actuellement dans les grandes villes.
 
Rappel des faits
 
Revenons rapidement sur les événements de ces 5 dernières années. Tout d'abord en 2007-2008, tout s'effondre ou presque en particulier aux USA. Chute des marchés, chute de l'immobilier, de l'emploi, du prix des voitures neuves, etc. L'effet « pauvreté » est donc immédiat sur les ménages américains dans la mesure où une grande partie de leur patrimoine vient de s'envoler sous leurs yeux en quelques mois. L'effet sur la croissance est radical, les États-Unis tombent dans la récession la plus importante depuis celle de 1929 et ses proportions auraient certainement été supérieures sans l'intervention massive aussi bien du gouvernement fédéral que de la banque centrale et entraîne l'économie mondiale dans leur sillage tant le système est désormais globalisé.
 
La question centrale : peut-on combattre une récession majeure ?
 
Nous en sommes d'ailleurs toujours à attendre la réponse avec certitude à cette fameuse question, bien que personne n'ose en parler publiquement. Nous avons tout de même quelques éléments de réponse, au bout de six ans de crise, à cette question mais aucune certitude car il est bien trop tôt pour se prononcer. Je m'explique.
 
Pour Ben Bernanke et la presque totalité des élites économiques de la planète, en 1929 nous avons fait les mauvais choix en refusant de stimuler suffisamment l'économie et en « laissant faire » au marché son grand nettoyage. Une crise est salvatrice dans la mesure où, une fois que toutes les surcapacités ont été supprimées, que tout ce qui n'était pas rentable a fait faillite et que l'ensemble de la population qui a pu survivre à la famine recommence à manger... tout peut repartir comme avant, jusqu'à la prochaine crise. C'est la théorie du laisser-faire. En 1929, tout s'enfonce jusqu'au fameux New Deal de Roosevelt, dont l'histoire retient qu'il met fin à la crise. Sans doute parce que Roosevelt avait un bon biographe. En réalité, la crise de 1929 prendra réellement fin avec le réarmement massif et la Seconde Guerre mondiale.
 
Alors peut-on contrer une récession/déflation historique ? La réponse pour le moment est oui MAIS en créant des bulles monumentales, ce qui est très logique dans la mesure où, pour contrer les effets déflationnistes, on augmente la masse monétaire, on crée de l'argent à partir de rien, on imprime du billet, on balance de l'argent gratuitement à tous les financiers et banquiers de la planète (pas aux gens, sinon il y aurait un risque d'inflation !!).
 
Nous sommes face à la plus grosse bulle de tous les temps !!
 
Comme je vous le disais à l'instant, on ne donne surtout pas ces sous aux gens. Il faut que les gens travaillent pour gagner leur pitance, sinon, ma brave dame, où irait le monde !! Non, il faut avoir des principes en économie.
 
Résultat logique au bout de cinq année de crise, cet afflux de liquidités n'a pas fondamentalement créé une dynamique de croissance forte mais a empêché effectivement une déflation aux États-Unis et une récession type 1929. Cela a permis de stabiliser puis de relancer le prix des actifs et de faire augmenter à nouveau le patrimoine moyen de l'américain moyen, ce qui explique d'ailleurs en très grande partie la stabilisation du moral des ménages US directement indexé sur les cours de Wall Street puisque leurs retraites sont investies en grande partie en actions américaines.
 
Sauf que si l'on regarde les chiffres, tout cela ne repose pas sur une véritable croissance économique et sur de la création de richesse. Cela repose sur du vent, sur du virtuel, sur de l'injection permanente de liquidités et d'argent frais. L'économie est sous perfusion hier, comme aujourd'hui et depuis 2007.
 
Quelle est l'ampleur de cette bu-bulle ?
 
Eh bien c'est une « maxi-best-off » ! Quelques chiffres pour faire frémir la ménagère de moins de 50 ans et de plus de 50 ans !!
 
1. Montant du PIB mondial 70.000 milliards de dollars, France 2000 milliards d'euros, USA environ 16.000 milliards de dollars.
 
2. Montant des produits dérivés ? Plus de 708.000 milliards de dollars... Oups... pô bon du tout.
 
3. Montant total du bilan des banques ? Vous ne voulez pas savoir. Si ? Vous insistez ? Eh bien reportez-vous au point 2 (juste au-dessus) et vous avez une excellente approximation de la situation. Re-oups... pô bon non plus.
 
4. Dette des plus grands États à travers la planète ? Globalement à 100 % de dettes/PIB, plus les engagements hors bilan des États (du type retraite des fonctionnaires) et en gros, vous avez une bulle massive de la dette des États.
 
5. Les actions sont au plus haut niveau de tous les temps (pas en France mais aux USA par exemple) et le Dow Jones, alors que les bénéfices des entreprises baissent... vole de record en record. Pourquoi pas, mais c'est clairement une bulle et en 2013 la situation est bien pire qu'elle ne l'était en janvier 2007 alors que personne n'avait encore entendu parler des subprimes (crise à l'été 2007).
 
6. Les taux d'intérêt étant au plus bas, s'ils remontent... c'est tout le marché obligataire qui s'effondre ! Et le marché obligataire c'est une immense partie de l'épargne mondiale. En fait, le marché obligataire c'est l'épargne mondiale. C'est par exemple vos fameux contrats d'assurance vie fonds euros garantis par votre banquier (éclat de rire monumental).
 
D'où la question, « taper » ou t'as peur ?
 
Si la FED fait son « tapering », c'est-à-dire la réduction de ses injections de monnaie, alors cela revient à retirer la perfusion du mourant. La question est l'organisme est-il capable de supporter le retrait de la perfusion ? Si la réponse est oui la convalescence sera au mieux douloureuse, mais si la réponse est non... on risque l'arrêt cardiaque à tout moment.
 
La FED va-t-elle donc aller au bout de la logique annoncée tout en sachant que d'ici mi-décembre, c'est-à-dire demain, il va falloir que les parlementaires américains envisagent soit de faire faillite (ce qui n'est pas exclu), soit de se mettre d'accord sur un plafond de la dette et sur un budget pour l'année en cours... Et là, ce n'est pas gagné du tout. L'État américain risque un nouveau shutdown après les fêtes (en attendant les cons-con-somment) puisque la limite est fixée au 14 janvier 2014... ce qui nous laisse approximativement un mois.
 
La FED peut donc soit envisager de couper rapidement pour se redonner de la marge et remettre la même chose au pot d'ici un mois... soit attendre un accord et couper en partie les perfusions fin janvier début février en profitant de l'euphorie d'un accord qui se serait fait dans la douceur et la félicité collective (ce n'est pas gagné). Dans tous les cas, comme c'est la FED qui rachète l'essentiel de la dette américaine... qui viendra acheter ? Et à quel prix ? D'où le risque de remontée des taux qui étoufferait complètement l'économie qui replongerait aussi tôt en... récession !!
 
Alors peut-on sortir de cette crise par le haut ?
 
Je peux me tromper évidemment, et la situation est d'une telle complexité qu'affirmer avec certitude un point de vue ne serait pas crédible. J'ai néanmoins la conviction que nous avons dépassé le point de non-retour et qu'il est désormais impossible de stopper les injections massives de liquidités (ne pas confondre un véritable arrêt avec des effets d'annonces où sur 85 milliards imprimés chaque mois, on réduit à 80...).
 
Si les injections sont stoppées, alors les gigantesques bulles dont je vous parlais au début ne pourront qu'exploser, et si elles explosent alors que l'on ne peut plus rien faire on se retrouvera dans la même situation qu'en 1929, à savoir qu'on laissera faire... et que tout le système s'effondrera avant de pouvoir repartir sur des bases saines dans quelques années et après avoir fait des ravages colossaux.
 
L'exemple japonais nous montre que même la création monétaire atteint forcément ses propres limites et que malgré les milliards de yens déversés chaque jour, la croissance japonaise repart à nouveau à la baisse. On ne lutte pas contre la déflation avec de la fausse monnaie, car une déflation conséquence d'une récession n'est pas un problème monétaire !!
 
La crise n'est pas monétaire, elle est économique !
 
Logiquement, tout le monde peut comprendre ce raisonnement. On lutte contre la déflation en utilisant l'arme monétaire mais cette crise n'a pas de cause monétaire (néanmoins cela finira, à force de jouer avec nos monnaies, par une crise monétaire mondiale). Les raisons de cette crise sont à trouver dans des déséquilibres que nous avons créés et laissés s'amplifier depuis presque 30 ans, avec une accélération depuis 20 ans.
 
Ce qu'il faut c'est régler ces déséquilibres notamment liés à la raréfaction des ressources et à la mondialisation de l'économie. Nous ne le faisons pas. Donc comme nous ne le faisons pas et que nous utilisons les mauvais outils, nous amplifions encore les déséquilibres et nous rajoutons un problème de bulles financières multiples et à la taille jamais atteinte à un problème économique structurel.
 
Dans un premier temps, cela permet de gagner... justement du temps ! Mais dans un second temps... il va bien falloir soit que ces bulles explosent, puisqu'il est dans la nature des bulles de gonfler jusqu'à ce qu'elles explosent, soit que l'on continue à les faire grossir indéfiniment mais dans ce cas cela veut dire que l'on ira de plus en plus loin dans l'impression de fausse monnaie, jusqu'à ce que ce soit la confiance dans la monnaie qui explose.
 
Bref ! Nous sommes dans une impasse économique. Les montants en jeu sont trop importants et l'économie mondiale est dans un état « irrémédiablement » compromis. Préparez-vous donc à l'explosion. Elle est inéluctable. La seule incertitude concerne le moment, et 2014 est un très bon candidat !
 
Restez à l'écoute.
 
Par Charles Sannat *
 
* Ceci est un article "presslib", c'est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l'actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques.  Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.
 
Liens connexes
 
 • La crise financière n?était pas un accident
 • La crise de 1929
 • Suisse : La banque la plus puissante au monde annonce « le crash »
 • Risque systémique mondial : Et si le grand krach avait déjà commencé ?
 • Etats unis : « Le dollar s'effondrera en 2014 », d'après l'économiste russe Alexandre Aïvazov




Commentaires 6

avatar de Magn3tik
  • Par Magn3tik 0 0
  • Vu la tendance actuelle tout le monde le sait et attend le moment ou ça va péter ! Les gens font la gueule en permanence, claquent tout leur fric dans n'importe quoi et préfère se divertir un max plutôt que se préparer au pire.

    Cette société est comme l'économie bonne pour un gros crash et un bon reset.

    Je ne souhaite pas ça au fond de moi mais parfois j'ai vraiment envie que ça pète pour voir se ramasser cette société qui me file la gerbe à chaque pas dehors de mon domicile.
    On a eu un peu de répit on verra donc si début 2014 sera le moment, perso je ne pense pas encore, ils nous trouveront un énième plan B.

    Bise Jpp JpDck

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Je vous rend un commentaire que j'ai déjà fait sur crashdebug.fr puis sur chao-controle.com:

    1929 n'aura été qu'une gageure par rapport à ce qui se prépare réellement. Si
    une nouvelle crise survient, elle sera à la puissance N car beaucoup plus de
    pays sont impliqués aujourd'hui avec le dollar. Notamment avec plus de 60 ans de
    paix, les échanges et interpénétrations ont été multipliés et les américains ont
    acquis beaucoup plus de parts dans les sociétés qu'en 1929.


    Pourtant un crash boursier planétaire serait quelque part une bénédiction avec
    beaucoup de malheurs, puisqu'il pourrait permettre de relancer l'économie sur
    de nouvelles bases, cesser de confondre l'argent-énergie servant à alimenter
    l'échange de biens avec l'argent-bien devenu un produit en lui même,
    s'autoreproduisant et donc n'ayant plus la force nécessaire pour l'échange des
    biens. Aujourd'hui il est bien plus rentable de vendre de l'argent qu'une
    quelconque marchandise, il s'ensuit une course folle qui ne peut s'arrêter
    qu'avec l'éclatement du système. Pour illustrer le propos, revoyez l'article
    indiquant que les actionnaires absorbent plus de 60% des richesses produites et
    posez vous la question : vaut-il mieux monter un commerce ou une activité ou au
    contraire prendre des actions ? La réponse logique : prendre des actions est
    plus rentable ! En suivant ce raisonnement vous alimentez donc le principe que
    l'argent est un bien comme n'importe quelle marchandise qui doit donc rapporter
    et d'un autre côté vous subissez de plein fouet les hausses des matières
    premières et des denrées et des services donc des impôts, taxes, etc ....

    Bon, je ne suis pas économiste, je raisonne sur ce que je vois et constate mais
    je sais que l'argent va et vient alors que mon potager me nourri tous les jours
    et même plus. Je pense qu'on se reverra en plein c?ur de la crise, vous avec vos
    billets et moi avec quelques poireaux, des carottes et des patates ! Je me
    demande qui grossira le plus vite.

    A ce commentaire, j'ajouterai que cela se passe en 2014, pour la Noël ou en 2015, peu importe. Le plus gros danger dans tout ça c'est qu'ils tentent d'en ralentir ou d'en atténuer les effets par un quelconque tour de passe-passe, car c'est encore les banksters, les lobbyistes et les politiques qui remonteront et contrôleront de nouveau le système. Or le système a largement montré ses limites tant au niveau financier qu'au niveau environnemental ou humain.

    Progresser ce n'est pas reproduire les mêmes erreurs et schémas, c'est au contraire analyser froidement les choses afin de les améliorer pour le bien de tous. Des actions, j'en ai plein ma hotte, mais ces actions nécessitent un peu d'effort personnel, de sueur et de bonne volonté et seuls la nature et les hommes me les paient selon le travail consentit, jamais les entreprises. Mes actions ne craignent aucune crise boursière ou financière et ma richesse n'est pas de celle que l'on peut taxer et imposer selon son bon vouloir.

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Au commentaire précédent, j'ajouterai que la pire des fautes commise est de prendre une partie du tout pour le tout lui même. Ce n'est pas l'Euro qui est responsable, ce n'est pas les politiques qui sont responsables, ce n'est pas non plus l'Europe qui est responsable, c'est nous tous qui avons entretenu le système. S'en sortir c'est possible mais nous devons tous jouer au même jeu avec les mêmes règles. Imagineriez vous un match sportif entre deux équipes sur le même terrain avec d'un côté une équipe de foot, de l'autre côté une équipe de rugby et des arbitres de badminton ? Non, bien sûr et pourtant c'est ce que vous admettez dans la vie courante. L?Europe aurait dû être une chose formidable et elle a été voulue par beaucoup de peuples. Ce qui a faussé les donnes, ce sont surtout les politiques différentes, les modes de vies différents et au lieu de prendre ce qu'il y avait de meilleur dans chaque pays, il a été pris le pire et le plus malsain avec la complicité interventionniste de lobbyistes, corporations dont certaines n'ont rien à voir avec l'Europe mais qui ont tout fait pour la réduire à l'impuissance. La véritable Europe se fera par la volonté des peuples, par référendum, en se constituant une véritable politique commune visant à élever tous les peuples vers le haut sans faire la part belle aux industriels et profiteurs de tous poils. Si un crash doit se produire il faudra enfoncer le coin au plus profond, en accentuer les effets et c'est seulement lorsque nous aurons vraiment touchés le fond que nous pourrons nous reconstruire véritablement. Toute tentative pour en minimiser les effets ne fera que retarder la reconstruction et permettra à ceux qui nous ont menés droit dans le mur de reprendre les rênes pour nous gouverner à leur seul avantage et non pas pour le bien des peuples et nations.

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • @ Philippe : Tu as raison sur de nombreux points que je ne peux tous nommer ici. Il est pour moi aussi évident qu'il est bien plus sage de privilégier ton potager et ce que tu y fais pousser plutôt que n'importe quelle action ou produit, y compris de l'or dont le prix n'est justifié que par l'importance qu'on lui accorde, et cela du a sa rareté. Concernant l'Europe, elle est en partie responsable à mes yeux, dumoins comme elle a été conçue, car fondée par des élites assoiffés de pouvoir, dans le seul but de dominer et d'asservir. L'idée d'une europe différente serait bonne et viable, mais pour cela, il faut d'abord que ce système monétaire et économique s'effondre pour que nous puissions repartir sur de bonnes bases, cela sous entend au passage l'extermination de ces mêmes élites qui n'ont cure du devenir humain ! Le mot extermination est fort, mais justifié. Malheureusement, j'ai bien peur qu'une fois cela fait, la nature humaine reproduise le même schéma indéfiniment... Seuls les animaux se contentent de tuer pour manger, l'être humain quant à lui est capable de bien pire comme il l'a prouvé depuis des siècles.

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • @ Magn3tik : Salut Jp, content d'avoir de tes nouvelles. Contrairement à toi, je souhaite cet effondrement, car même si le prix à payer sera lourd, c'est notre seule porte de sortie pour échapper au remake de « 1984 », déjà bien en cours ! Si cet effondrement se produit, ou plutôt quand il se produira, car c'est inévitable, il faudra saisir notre chance et empêcher la bande de rapaces actuelle de se réapproprier le pouvoir, sinon, nous connaissons la suite puisque nous la vivons actuellement... Bises

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Salut jean-Paul, suite au visionnage de l'émission Expression Directe sur le PCF et le Front de Gauche j'ai constaté que nous tenons les mêmes raisonnements. Je préfère informer sur le fait que je n'ai aucun point commun ni engagement avec le PCF et le front de Gauche, eux visent un ordre différent dans la continuité des choses et la prédominance de leurs partis pour gouverner les peuples, tandis que de mon côté je n'ai aucune vue politique, je serai plutôt centriste à droite pour donner toutes leurs chances aux peuples. Je suis désolé pour la gauche PCF mais si nous partageons quelques vues identiques, nous ne défendons pas les mêmes valeurs. Ceci dit, je respecte toute idée saine et cohérente mais je ne me réclame d'aucun parti politique. Tu peux transmettre ce message informatif à tes lecteurs afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté.

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