Devenir nomade : Vivre, travailler et voyager autour du monde


En premier lieu, bienvenue sur cette nouvelle catégorie « Vie hors réseau » que j'avais songé à créer depuis longtemps déjà. Cela découle d'un raisonnement logique et implacable selon lequel tout problème possède sa solution, et il faut dire que la plupart des évènements traités sur le veilleur ne font qu'évoquer les problèmes auxquels nous confronte la société dans laquelle nous vivons, sans pour autant y apporter de solutions.

Nous en sommes arrivés à un point ou les inégalités se creusent, ou les politiciens véreux qui nous gouvernent ne cachent plus leurs méfaits, et ne constatant que très peu de résistance face à eux, nos libertés vont disparaître une à une au profit d'une poignée d'esclavagistes modernes sans foi ni loi. Alors, peut être ai-je dans mon adn une proportion anormale de gènes provenant d'ancêtres autochtones, mais une chose est sûre, la liberté est à mes yeux un droit fondamental non négociable !

Partant du (triste) constat selon lequel le peuple est trop engourdi pour se lever comme un seul et se révolter, de plus en plus de personnes songent à vivre en marge de ce système, non seulement pour ne plus le financer - ou le moins possible -, mais aussi pour trouver un mode de vie bien plus en cohérence avec leurs valeurs et leurs besoins.

J'essaierai dans cette rubrique de traiter de divers aspect en relation avec la vie hors réseau, que ce soit sur le plan pratique ou législatif, et dans des contextes divers. N'hésitez pas à me faire parvenir vos suggestions si vous souhaitez que j'aborde un sujet en particulier, car c'est à vous que s'adresse cette chronique, afin de vous fournir des informations susceptibles de vous aider à voler de vos propres ailes.

Pour cette première publication, le sujet d'adopter un mode de vie nomade s'est présenté à moi, et le fait qu'il permette de s'affranchir de nombreuses chaînes m'a séduit, j'espère qu'il en sera de même pour vous ;-)

Le Veilleur

Alors, devenir nomade… pourquoi ?

Quand le besoin de liberté est plus fort que tout !

Il n’y a pas vraiment d’explication pour justifier ses choix. Ce choix de vie est très intime et personnel, propre à chacun, le nomadisme est un état d’esprit, un mode vie à part entière. Pas de contrainte ni d’obligation (ou très peu), la liberté de temps et de lieux. Où on veut, quand on veut !

Non M’sieur, Dame, les nomades ne sont pas tous des marginaux ! Rappelez vous dans un passé pas si lointain d’ailleurs, nous étions tous nomades, la sédentarité est arrivée bien plus tard. Le nomadisme est perçu par la majorité de la société comme un manque de repère, une instabilité permanente, la précarité… mais dans certains pays il est ancré depuis toujours et appréhendé avec un œil totalement différent, voir même envieux.

Aux usa et canada pas moins de 6 millions de personnes vivent à temps plein sur les routes, on les appellent les « Full-Timers » (temps plein) ! Et quand vous les voyez se déplacer avec leur maison et leur voiture accrochée dernière, j’peux vous dire qu’il non rien de marginaux. Leur motor home, ou bus sont de vrai bijoux. Alors vous traitez toujours les nomades de « marginaux » ? ha ha ha ^^

Comment devenir nomade : vivre, travailler et voyager autour du monde. Du rêve à la réalité… quelles formalités ?

Tout dépend le pays dans lequel on se trouve, et si l’on souhaite ou pas parcourir le monde. En général il faut toujours avoir ce fichu fil d’Ariane qui vous tient, la fameuse « adresse de domiciliation » ! Bah le principe d’être nomade justement c’est de ne pas en avoir, j’me trompe ?! Si on se déplace de pays en pays tout en ayant un logement fixe (appart / maison) cela ne pose pas de difficulté, sauf celle de faire régulièrement des changements d’adresses. Mais quand on décide d’être nomade sur roues (camion, van, bus, camping car) à l’année, ça se complique puisque votre maison se déplace avec vous et que c’est votre résidence principale.

Deux solutions :

  • Votre adresse est chez vos parents ou amis, mais mieux vaut ne pas gagner « des mille et des cents » car les impôts (France) prennent en compte vos revenus et les additionnent avec ceux du titulaire de l’adresse. Belle surprise quand on reçoit la feuille d’impôt. Autant vous dire que le Trésor Public est pas mal borné et qu’il ne cherche à comprendre, même si vous expliquez que vous ne vivez pas là et que vous ne participez pas au frais du ménage. Pour vous il s'agit juste d’une adresse postale mais, l’adresse fiscale c’est tout ce qu’il voit !
  • Vous déclarer itinérant et faire les démarches pour acquérir un livret de circulation. Vous choisissez une commune de rattachement et demandez qu’elle puisse vous fournir une attestation, qui vous permettra d’aller à la préfecture demander un livret de circulation. Il existe plusieurs types de livret de circulation. La seule contrainte que vous ayez et celle de faire tamponner 1 fois par an au commissariat pour valider votre présence sur le sol français. Ce statut de « SDF » (il serait temps que la France se réveille et crée un nouveau statut), vous permet de vous inscrire à la CAF pour les aides des enfants, aux différentes administrations, de voter, et de jouir de vos droits comme tout le monde. Cela ne posent aucun problème pour les assurances et la banque. N’oubliez pas de vous ouvrir une boite aux lettres à La Poste ou aux courriers du voyageur.

Le travail dans tout ça ?!

On nous pose souvent cette question, comment travailler et gagner sa vie ? (il faut bien manger !) De multiples solutions s’offrent à vous

Encore une fois si vous êtes en France, dans l’Union Européenne, ou à l’étranger cela peut varier : Beaucoup de personnes vivant à l’année sur la route travaillent par intermittence et se déplacent selon les saisons, été « fruits picking », hiver dans les stations de ski. Si vous n’aimez pas le froid, l’hiver se fera au soleil dans les pays voisins Portugal, Espagne, Italie pour faire saisonniers ou profitez de la vie.

Pour beaucoup cela parait précaire mais il faut bien comprendre qu’un nomade n’a pas besoin d’autant d’argent qu’un sédentaire pour subvenir à ses besoins. Moins de frais (factures, impôt) donc besoin de moins de ressources financières. Votre consommation est différente, vous vivez plus simplement et vous ne « créez » pas de besoin superficiel.

A l’étranger, selon le type de visa obtenu, les plus jeunes peuvent profiter des WHV (working holiday visa), PVT (permis vacance travail) ou permis étude mais des qu’on a passé la trentaine et pour peu qu’on ait des gosses, les options sont un peu plus restreintes. Mais rien n’est impossible, nous en sommes la preuve vivante ! Nous avons tout deux 33 ans et 40 ans et deux enfants.

En France, il faut bien le dire, à partir de 40 ans vous êtes foutu sur le marché du travail ! Vous pouvez ramer de long mois pour arriver enfin à décrocher un job. Il n’en est pas de même dans tous les pays. Attention je ne dis pas pas que c’est l’eldorado ou le plein emploi.

L’herbe n’est pas plus verte dans le pré du voisin , mais elle a un goût différent ! Cindy

D’autres décident de travailler en mode « nomade digital » à leur compte, dans le domaine de la traduction, rédaction WEB, blog, informatique, webmaster, design. Seule condition avoir une connexion internet. C’est le cas de Kalagan, Haydée et Tony (Travel Plugin) et moi très bientôt !

Donc si vous en avez ras le bol de votre vie sédentaire, du rythme boulot / métro / dodo et que vous avez envie de tout envoyer en l’air… dites vous que ce n’est pas si fou que ça ! Il suffit de bien réfléchir et procéder par étape.

Chaque pas vous rapproche un peu plus de votre futur nouvelle vie de liberté !

Par Cindy - uneviesurlaroute.com



Commentaires 2

avatar de MOUTONGRAIN
  • Par MOUTONGRAIN 1 0
  • Voila un article qui tombe à pic, comme dirait l'homme du même nom, car il colle parfaitement à mes convictions ! Je ne sais pas si cette rubrique aura le succès qu'elle mérite, car le commun des mortels à depuis longtemps déserté l'idée même de reprendre sa vie en main et préfère cirer les pompes des scélérats pour continuer de recevoir son obole, mais ne dit-on pas « tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir » ? Alors profitons du peu de temps qui nous est accordé avant le clap de fin pour tenter de conscientiser les âmes léthargiques qui peuplent nos contrées …

    - Trimbaler sa coquille de villages en rivages sans rien attendre d'autre que la lueur du premier rayon de soleil est un plaisir qui ne se mesure qu'après avoir rompu les entraves qui nous maintiennent dans l'obscurité de l'asservissement … M.G.

    PS : coucou aux 4 farfelus ...

avatar de Le-veilleur
  • Le-veilleur a répondu (Admin) 0 0
  • Bonjour M.G. De belles paroles qui résument bien ma pensée également. C'est vrai que l'idée me plait, que ce soit une vie nomade dictée au hasard des routes, ou encore un cabanon au fond d'une forêt loin de tout, je n'aspire pour ma part qu'à m'éloigner le plus possible de ce monde sans âme !

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