Developpement durable : la grande arnaque de la voiture électrique


La voiture en elle-même est une arnaque en plus d'être un gouffre financier, mais la voiture électrique à cela de particulier que c'est de toute manière une arnaque qui vient se rajouter à l'esbroufe déjà en place.

Non seulement ce concept existe depuis des années et a été retiré du marché car trop efficace, mais le jour où il n'y a plus de pétrole, comment vont-elles être rechargées ces fameuses voitures ? Il faut bien fournir l'énergie, via le nucléaire ?

Bref, un article intéressant qui soulève les bonnes questions, avis aux amateurs...
 
Demandez autour de vous : que se passera-t-il quand il n'y aura plus de pétrole ? Hein ? Réponse quasi-unanime : « ben c'est pas grave, on roulera en voiture électrique »...
 
Pas étonnant, c'est le message subliminal distillé par les médias esbaudis par les promesses des constructeurs automobiles, qui, il faut bien le dire, contribuent à les financer largement en leur achetant des quantités déraisonnables de pages de pub. L'avantage, c'est que les médias en question reprennent ces inepties en bêlant, et surtout sans se poser les questions qui fâchent, du genre :
 
 • Comment on va faire pour produire toute cette électricité ? (on va mettre des centrales nucléaires partout)
 
 • Où va-t-on trouver les capacités de production suffisantes pour produire par millions des batteries et des moteurs, qui exigent par exemple du lithium et des terres rares (1) ? (pas de réponse)
 
 • Où vont-elles être produites ? (en Chine)
 
 • Quel est le bilan CO2 de ces engins quand l'électricité est produite à partir d'énergies fossiles ? (désastreux)
 
 • Comment on fait pour aller de Metz à Biarritz ? (on prend le train)

 Néanmoins, après des années d'annonces et de protos de salons, il semble qu'il soit bientôt possible d'acheter, à prix exorbitant, les premiers specimens de ces engins.
 
Le modèle le plus abouti et le plus promis à un succès d'estime (quelques centaines d'exemplaires vendus dans l'année...) est la Nissan Leaf. Simplement, parce que c'est la seule qui ressemble à peu près à une voiture ordinaire : 5 places, un coffre pas trop petit, un poids déraisonnable de 1.5 tonne, un moteur de 110 chevaux, capable de rouler à 145 km/h (pas longtemps...), une sécurité identique...
 
Evidemment, il ne faudra pas trop demander au niveau de l'autonomie, 175 km annoncés, en hiver si on arrive à 100 km ce sera déjà pas mal, d'autant que Nissan annonce que les batteries perdront 20% de leur capacité en l'espace de 5 ans... Sur une prise normale, il faut 12 heures pour la recharger complètement... Autre « détail » : le prix, hallucinant : 36000 euros (dont environ 20000 rien que pour la batterie !), hors options. Comme l'État français en faillite n'a rien de mieux à faire que de subventionner ce machin à hauteur de 5000 euros, l'heureux acheteur devra faire un chèque de 31000 euros !
 
Au pays du diesel, il semble peu probable que cette Nissan attire les foules. Alors, pour appâter le chaland, Nissan a décidé de raconter une belle histoire à ses futurs clients : la concession d'Aix en Provence a livré le 2 août dernier la première Nissan Leaf de France à la famille Gerbaud. C'est madame qui va s'en servir pour aller au boulot, elle va faire 80 km par jour à son volant.
 
Ils la rechargeront tous les 2 jours, et grâce à l'économie d'utilisation fabuleuse, ils ne dépenseront plus que 60 euros d'électricité au lieu de 400 euros de gasoil auparavant... Son mari, qui est comme il se doit le cerveau de l'opération, affirme que l'investissement sera remboursé en un an, en plus de la fierté de ne pas polluer.
 
Voilà voilà. Convaincant, non ?
 
Vous pouvez vérifier (cherchez nissan leaf gerbaud sur Google), cette histoire a été publiée dans les mêmes termes et avec les mêmes photos par une myriade de médias, qui se sont contentés de la reproduire avec une absence de sens critique qui force l'admiration. Une simple calculette aurait pourtant suffi à mettre en évidence l'escroquerie intellectuelle.
 
D'abord, si la voiture parcourt 80 km par jour, c'est tous les jours qu'il faudra la recharger, pas tous les deux jours, trop de risque de panne le deuxième jour. 80km par jour, 22 jours de travail par mois, ça fait 1760 km par mois. Je suppose que ce n'est pas avec cette bagnole qu'ils iront voir une hypothétique famille a Dunkerque, car à raison de 12 heures de charge tous les 175 km, il leur faudrait plus d'une semaine de trajet pour faire l'aller-retour...
 
Admettons donc qu'elle fasse 2000 km par mois. Avec un diesel moderne équivalent (GOLF TDI, 308 HDI), elle ne consommerait sans doute pas beaucoup plus de 5 litres aux 100. Mettons 5.5. Je viens de regarder sur le site du gouvernement, le gasoil coûte environ 1.26 euro le litre à Aix en Provence. 110 litres par mois à 1.26 euro, ça ne fait pas 400 euros mais 138... Pour obtenir 400 euros, il faut croire que l'ancienne voiture de madame était une Porsche Cayenne ou un Hummer, mais vous avouerez que cela fausse un peu la comparaison...
 
L'économie mensuelle de carburant, à supposer que les 60 euros d'électricité ne soient pas aussi bidonnés, serait donc inférieure à 80 euros. C'est là qu'on repense aux 31000 euros... Ça fait largement 10000 de plus que les concurrentes diesel que j'évoquais... La rentabilité n'est plus obtenue en 1 an, mais en ... 10 ans ! Autant dire jamais ! Je veux bien croire que le coût d'entretien du diesel sera supérieur (d'autant que le diesel tombera fatalement plusieurs fois en panne), mais sa valeur de revente sera très supérieure... Et au bout de 10 ans, la batterie de la Nissan sera foutue...
 
On peut donc affirmer que dans les conditions économiques actuelles (prix des bagnoles, du carburant et de l'électricité), celui qui achèterait une Nissan Leaf pour faire des économies ferait un calcul aussi pertinent que celui qu'ont fait les électeurs non millionnaires de Sarkozy qui espéraient en 2007 « gagner du pouvoir d'achat »...
 
Bien sûr il faudra revoir ce calcul quand le litre de gasoil sera à 2, 3 ou 5 euros, et que le prix des batteries aura diminué... Mais en attendant, que reste-t-il aux pionniers, sinon le privilège de se la péter auprès de leurs voisins ou de leurs collègues de boulot ? La satisfaction de ne pas émettre localement de gaz pourris ? Elle est réelle, mais ne saurait pas faire oublier la cohorte de centrales nucléaire ou à charbon qui turbinent derrière pour ravitailler l'engin...
 
Comme je l'ai déjà écrit, les analystes sérieux estiment qu'en 2020, le parc de voitures électriques restera marginal, et ne dépassera pas quelques pourcents du total. Si on additionne toutes les raisons énoncées ici, on comprend mieux pourquoi...

(1) On appelle terres rares (wiki) 17 minerais qui entrent dans la composition d'une quantité importante de produits de haute technologie : scandium, yttrium, cérium, lanthanide, praséodyme, néodyme, prométhéum, samarium, europium, gadolinium, terbium, dysprosium, holmium, erbium, thulium, ytterbium, lutécium. Ils sont utilisés notamment en automobile, en aviation, dans les téléphones cellulaires, les piles et les éoliennes. La Chine produit actuellement 97 % des terres rares de la planète, mais ne détient que le tiers des réserves mondiales. Les terres rares sont abondantes dans la nature, mais il est difficile de trouver des concentrations suffisantes pour en faire des mines rentables. L'exploitation est coûteuse et souvent associée à des matériaux radioactif.



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