Déroute de « Big pharma » : La Bolivie et Cuba s'unissent contre la mafia de l'industrie pharmaceutique


Les lobbyistes ont décidément du soucis à se faire, après les interdictions d'importation d'OGM (Monsanto) de certains pays, dont récemment la Russie, c'est au tour de l'industrie pharmaceutique d'être délaissée par des pays qui affichent clairement leur politique antimondialiste.
 
C'est ainsi que la Bolivie et Cuba ont décidé conjointement de glisser une magnifique quenelle à Big pharma et sa mafia pharmaceutique en se passant désormais de leurs « services » ! Un grand bravo à eux, en espérant que cela inspire d'autres pays à s'émanciper d'une industrie parasite dont l'unique but est le profit, et ce au détriment de la santé. Le veilleur
 
Le président Evo Morales et son homologue de Cuba, Raúl Castro, se sont donc mis d'accord pour fabriquer des médicaments dans la nation andine et cesser de dépendre des monopoles pharmaceutiques. La Bolivie importe 70 % des médicaments consommés dans le pays, pour un montant approximatif de 56,4 millions de dollars. Le président Evo Morales a déclaré s'être mis d'accord avec son homologue Raúl Castro pour que la Bolivie et Cuba fabriquent conjointement des médicaments afin d'éviter une dépendance des multinationales.
 
« Nous avons conclu qu'ensemble, la Bolivie et Cuba, nous allons fabriquer des médicaments en Bolivie, nous allons fabriquer nos médicaments »
, a affirmé le président bolivien dans une apparition publique, révélant les détails de son entretien avec Castro ce jeudi à La Havane. Morales, qui avait assisté un jour avant à l'investiture du nouveau président du Costa Rica, s'est ensuite rendu sur l'île pour rencontrer son homologue avec lequel il partage « quantité d'opinions politiques et idéologiques ».
 
« Nous ne pouvons pas continuer à importer des médicaments, nous ne pouvons pas rester soumis aux multinationales qui fabriquent des médicaments »
, a déclaré Morales, affirmant que les deux présidents ont conclu un accord pour « faire un pas important vers l'intégration commerciale et industrielle ». La Bolivie importe 70 % des médicaments consommés dans le pays, pour un montant approximatif de 56,4 millions de dollars, selon des données officielles.
 
Morales, qui a vanté les mérites du système de santé cubain, a expliqué que désormais, les ministres de la Santé des deux pays devront se réunir et travailler de concert pour progresser sur ce terrain. Le président a également ordonné à son ministère d'acheter des médicaments à l'île.
 
Pendant cette rencontre, les deux mandataires ont échangés leurs points de vue sur des sujets afférant à l'actualité internationale, en particulier à la préparation du prochain sommet du Groupe des 77, qui aura lieu en Bolivie en juin prochain. Ils ont également constaté l'excellent déroulement de leurs relations bilatérales et ont analysé les mesures à prendre pour continuer à les approfondir, rapporte l'Agence Bolivienne de Presse (ABI : Agencia Boliviana de Noticias).
 
Traduit de l'article de TeleSUR par Fabio Coelho de Ficientis pour Croah.fr



Commentaires 3

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Si l'on considère que Big Pharma a volé aux indigènes (d'Amérique du sud dans sa globalité) une quantité énorme de remèdes naturels pour en extraire des molécules artificielles et mieux empoisonner la planète en se faisant un maximum d'argent, on comprend comment ces pays peuvent se passer de cette industrie et revenir à une production locale. Il y a eu récemment un excellent reportage sur France5 ou Arte à ce sujet.

avatar de Le-veilleur
  • Le-veilleur a répondu (Admin) 0 0
  • Une question que je me pose : Que va il se passer concernant les « brevets » sur le vivant concernant les plantes prélevées et utilisées sous licence par big pharma ? Car l'industrie pharmaceutique ne vas pas laisser passer ca sans réagir, avec leur cohorte d'avocats véreux !

avatar de PH7
  • Par PH7 0 0
  • Il existe une possibilité de contourner le problème s'ils prouvent que les remèdes étaient utilisés dans l'art de guérir local, c'est difficile mais pas impossible, du fait qu'il n'existait pas de tradition écrite. D'un autre côté, certaines molécules n'ont jamais pu être synthétisées et de ce fait ils sont obligés d'employer les plantes locales, donc s'il est prouvé que les indigènes connaissaient le remède, savaient le fabriquer et l'utiliser, le brevet devient caduque et la preuve du vol évidente. Dans un brevet, il suffit de changer un mot ou une manière de procéder pour redéposer le brevet à son nom.

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