Déconnexion : Une petite virée en Corse bien sympathique


Si certains d'entre-vous ont remarqué l'absence de publications sur le veilleur depuis une douzaine de jours, la raison en est simple : Ma compagne et moi sommes partis décompresser et profiter des derniers beaux jours ensoleillés de cette année 2016 sous le merveilleux ciel Corse...

Fin septembre, début octobre, une période en marge des habitudes estivales, mais cependant très bonne pour visiter l'Île de Beauté, et ce pour trois raisons :

  1. Touristes : Le nombre de touristes est très bas, puisque la majorité se situe généralement vers les périodes juin, juillet et août, et si comme moi vous avez en horreur ce flot de badauds de toutes nationalités, c'est top ;
  2. Ambiance : Découlant du faible nombre de touristes relaté au n° 1, l'ambiance générale est bien plus détendue, et du coup les gens plus aimables et serviables. Les routes sont fluides, et les magnifiques plages presque vides vous tendent les bras ;
  3. Météo : Contrairement à ce que certains pourraient penser, la météo est très clémente à cette période de l'année, vous pouvez sans problème vous baigner dans des eaux turquoises (et propres), et ne rien porter d'autre qu'un tee-shirt et un short toute la journée !

Toulon, le départ

1476119196_IMG_20160926_081112.jpg Plutôt que de prendre le risque de voir cette expérience compromise par une panne automobile, nous avons opté pour une petite voiture de location prise à l'aéroport de Nice. Une petite Twingo dernière génération toute neuve, agréable à conduire en mode détente, et très peu gourmande en carburant (oubliez par contre ce modèle si vous êtes trois personnes ou plus, places arrières ridicules, tout comme le coffre arrière). Pour des raisons d'horaires particulier, le départ se fit à partir de la ville de Toulon, après avoir passé la nuit dans un hôtel « Formule 1 » non loin du port, ou soit-dit en passant j'ai pu admirer les trois porte hélicoptère Mistral qui y résident toujours, fruit de l'énorme gâchis qui découle de notre incapable président Hollande.

Bon, je vous passe les conditions laborieuses de la traversée en ferry, et dues à la compagnie « Sardinia Ferries » (Corsica Ferries), j'y reviendrais un peu plus tard, car si c'était acceptable pour le voyage aller, c'était par contre la cata pour le retour.

Le « road trip » sur l'île

Calvi

1476120147_Corse-Calvi-Plage-Citadelle.jpg Après que le ferry nous ait déposés à l'île rousse et esquivés les nombreux contrôles de gendarmerie qui y sont effectués, nous nous sommes dirigés vers notre premier hôtel situé à l'entrée de la ville de Calvi, le Calvi-hôtel.

Belle chambre, tout confort (chambre spacieuse, grand lit, énorme salle de bains avec baignoire, grand écran plat, mini réfrigérateur et petite terrasse) avec une jolie vue sur une plage de rêve située à cinquante mètres à peine, et que nous n'avons pas tardé à rejoindre pour y savourer de délicieux petits cocktails :-)

Petite visite également dans la Citadelle de Calvi, plus particulièrement dans sa partie fortifié haute, ou l'on bénéficie d'une magnifique vue côtière de la méditerranée, ainsi que de petits commerces forts sympathiques.

Corte

1476120267_Riviere-restonica.jpg Histoire de ne pas se contenter que des parties côtières de l'île et donc profiter aussi des parties montagneuses de la Corse, nous nous sommes ensuite dirigés vers la ville de Corte, qui est la capitale historique et culturelle de l'île. Notre point de chute fut l'hôtel de la paix, et bien que le personnel y soit très agréable, le confort général n'était cette fois pas au rendez-vous.

N'étant pas très portés sur la partie architecturale, l'aspect très (trop) citadin de la ville, cette étape n'a pas été la plus enthousiaste. Nous avons cependant fait une très belle ballade en remontant une petite route qui longe le Restonica, un des deux principaux cours d'eau de la commune, et situé dans une magnifique forêt en haut de laquelle se situe un joli lac.

Porto

1476121080_7527149-11611942.jpgAprès Corte, retour sur la partie côtière de l'île en direction de Porto, situé plus au sud-ouest. Ce fût l'occasion d'emprunter une petite route départementale très sinueuse au cœur de la forêt montagneuse, un vrai régal, aussi bien pour les yeux que la conduite.

Il faut lever le pied pour prendre le temps d'admirer une végétation dense et variée, mais aussi pour laisser passer les nombreux cochons, chèvres et vaches qui se promènent en toute liberté tout au long du parcours. On comprend alors mieux pourquoi la charcuterie Corse est exceptionnelle ;-)

A l'issue de ce trip de rêve, nous sommes arrivés à Porto, petit hameau abritant un port de pêche mais également une flottille de bateaux touristiques (plongée sous-marine, visite de calanques, réserve naturelle). On y trouve également un ensemble touristique composé de restaurants, de boutiques et d'hôtels, dont le nôtre : Le Subrini.

Le confort y est de nouveau au rendez-vous, avec une petite terrasse sur laquelle on peut profiter d'une jolie vue sur la mer, mais aussi des sublimes couchers de soleil qui s'y déroulent en fin de journée. Au pied de l'hôtel se situe un petit restaurant ou vous ne regretterez pas d'aller dîner. Très bonne ambiance et personnel très sympathique accompagnent une carte de produits frais et « fais maison », un régal.

Ajaccio

1476121478_sunbeach.jpg Nous découvrons une nouvelle fois avec émerveillement une autre petite route de montagne pour nous rendre à Ajaccio, ou nous croiserons de nouveau nos amis à quatre pattes, mais aussi un joli lotissement de chalets visiblement destiné au logement de rafteurs et autres adeptes du canyoning.

Seul vrai point noir de cette virée en Corse, et erreur à ne pas (re) commettre si une fois encore vous non plus n'aimez pas les grosses villes, c'est Ajaccio. Après une traversée assez laborieuse du centre ville, nous voilà arrivés à l'hôtel Sun beach, qui, bien que bénéficiant d'une vue agréable sur la mer, est un immeuble qui ressemble furieusement à un HLM du plus bel effet « cage à poules ».

La chambre n'était pas en reste, avec des prestations et un confort très « bof » pour le prix, et ce n'est pas l'absence de réfrigérateur ni une télévision au format « timbre poste » qui relèveront le niveau, bien que l'accueil soit agréable. Si vous désirez visiter Ajaccio, essayez d'y trouver un hôtel formule 1, bien moins cher et à peu de choses près aussi bien équipé.

Porto Vecchio

1476124211_plage-cala-rossa.jpg Départ d'Ajaccio sans le moindre regret, et en direction de notre nouveau pied à terre pour trois jours : L'hôtel résidences Caranella. Petit hameau de chambres et maisons individuelles de charme, situé à quelques kilomètres de Porto Vecchio, c'est avec Calvi l'endroit qui nous a le plus séduits.

Une fois encore, accueil très agréable et détendu, prestations haut de gamme pour un trois étoiles, avec petit studio tout confort, magnifique salle de bains, petite terrasse individuelle qui donne sur un petit parc, climatisation, grand écran, mini-réfrigérateur, et piscine... chauffée à 29 degrés, un must. Pour ne rien gâcher, le petit déjeuner n'est pas en reste :-)

1476124725_charcuteries.jpg Vous serez également à proximité de la magnifique plage de Cala Rossa, et à quelques kilomètres de la jolie petite localité de Lecci ou se trouve une petite boulangerie/pâtisserie/salon de thé bien sympathique, et à coté de laquelle à lieu régulièrement un marché de petits producteurs ou sont vendus des produits locaux hors normes.

Charcuteries, fromages et alcools sans commune mesure avec ce que vous pourriez trouver dans les petits supermarchés de l'île. Pour les connaisseurs, nous avons goûté la bas du jambon qui n'a rien à envier au jambon ibérique « pata négra », un pur délice !

Si vous vous rendez dans ce charmant petit hôtel, ne manquez pas d'aller au petit restaurant, le Ranch'O Plage, situé en bord de plage à peine cinq cents mètres plus loin. La aussi, pétage de bide assuré, accompagné d'un petit vin corse, et d'un petit alcool de Myrthe après un petit café gourmand, le tout précédé d'une excellente Piña colada. C'est aussi la que nous avons appris par une très souriante serveuse qu'il existait un whisky Corse, le « P&M », que je recommande chaudement aux amateurs.

1476124994_Chambre-Confort.jpg

Biguglia

1476125623_chambre_cors_hotel.jpg Petit pincement au cœur en partant de notre dernier et paradisiaque hôtel, et direction Biguglia pour notre dernière étape avant le retour prévu le lendemain à Bastia, situé à quelques kilomètres à peine. « Ça sent la fin », me rappelle avec tristesse ma douce, mais il faut bien rentrer un jour...

Le dernier hôtel est le « Cors hôtel », et le descriptif « chambres contemporaines, climatisées, très confortables et équipées High-Tech » n'est pas démenti, sauf que la décoration me fait plus penser à un lieu de tournage pour films X, avec moquette épaisse partout et grands miroirs (lol). Pour finir de plomber le moral, nuages, pluie et orage viennent mettre un terme au temps idéal que nous avons eu auparavant, et nous passent l'envie d'aller visiter les plages du coin. Le rêve prend fin...

Bastia, le retour

1476125934_nena.jpg Après cette dernière nuit, direction Bastia pour se rendre au ferry de retour, toujours avec la Sardinia ferries, et une longue traversée de cinq heures qui nous attend (plus une heure de retard), heureusement plus courte que celle de l'aller qui durait, elle, six heures.

On se console en sachant qu'une fois rentrés, nous allons enfin pouvoir récupérer notre petite Nena, la petite chatte adorable que nous avons adoptés en tout début d'été, et qui nous manque un peu (beaucoup) depuis que nous l'avons confié à notre vétérinaire qui nous l'a gardée durant cette douzaine de jours.

Vous avez dit « Boat people » ?

1476126440_IMG_7337.jpg Désolé, je ne peux m'empêcher de repenser à Dieudonné et ses sketchs pour cette étape de retour. Si le voyage aller révélait beaucoup moins cet aspect, le voyage retour a mis quant à lui en lumière le coté « Boat people » des transports maritimes de la société Corsica ferries.

Ça commence par les employés en charge de la gestion du transport de véhicules, et qui vous arrachent presque le volant des mains pour faire garer votre voiture dans un minuscule renfoncement du bateau afin d'optimiser la quantité de véhicules embarqués. Évidemment, le fait que la majorité des employé(e)s ne parlent qu'italien n'arrange pas l'affaire !

Une fois ceci fait commence la dure mission de trouver une place assise, et là, autant vous dire que si vous ne faites pas partie des premiers entrés, c'est pas gagné ! Toutes les banquettes sont squattées par des personnes allongées à coté de leurs sacs et valises, et c'est un peu la même chose pour les chaises et autres fauteuils, occupées soit par des personnes, mais aussi par leurs affaires, et si d'aventure vous avez l'outrecuidance de demander aimablement à la personne de déplacer son sac pour que vous puissiez vous assoir, ça prend la tournure d'une déclaration de guerre, et on vous montre les crocs.

Vous vous retrouvez donc face à des espaces pouvant accueillir 8/10 personnes, mais occupées en totalité par 5/6 incivilisés qui n'ont aucune envie d'avoir des étrangers assis à coté d'eux, et pour qui poser leurs valises au sol est inconcevable. Pire encore, puisqu'après une longue quête en vue de trouver deux petites places dans ce contexte sordide, un type qui monopolisait deux tables à lui seul entre sa petite personne, ses sacs et son chien, finit par s'en aller. Nous en profitons donc pour aller nous assoir, découvrant par la même occasion que deux tables plus loin deux autres personnes sont allongées de toute leur longueur sur la banquette.

Ma compagne étant un peu malade à ce moment là tousse un peu chroniquement, et nous nous entendons dire par les deux squatteurs débiles d'à côté que si elle est malade, elle serait « priée d'aller expulser ses microbes ailleurs ». Une envie de distribuer des tartes commence à m'envahir fortement, j'opte de ne rien dire sous peine d'un dérapage rapide de la situation, ayant beaucoup de difficultés à communiquer verbalement avec des cons de cette envergure...

Voilà le panorama, et on retrouve ce type de comportement sur tout le bateau. Plus tard, un petit tour sur le pont supérieur ou se trouve la piscine ne dénote pas, la-dite piscine est en état désintégration avancée, protégée par un filet pour que personne ne puisse tomber dedans, autant vous dire qu'elle n'a pas servi depuis un sacré moment, et qu'elle n'est pas prête d'être réparée. La aussi, la même ambiance de « chaise musicale » règne sans surprise.

Comme vous le voyez, la qualification de « Boat people » employée pour designer la Corsica/Sardinia ferries n'est pas usurpée, mais ce sera le prix à payer si vous désirez partir avec votre véhicule, ce que ne peut vous offrir un trajet en avion.

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Conclusion

Pour résumer, et malgré quelques petites déceptions, nous avons passé un très bon séjour en Corse et ne regrettons rien. Les gens y sont très sympathiques, les paysages sublimes et souvent grandioses, les spécialités délicieuses, et ça ne coûte pas un bras puisque notre budget de base était assez réduit. Vous y découvrirez aussi d'autres spécialités corses, comme le tir au fusil de chasse sur les radars routiers et les panneaux de signalisations jugés inopportuns par les nationalistes du coin, mais aussi les bières et autres alcools locaux, souvent à base de châtaigne.

Si vous pensez effectuer le même genre de road trip, pensez à vous munir d'une glacière électrique munie d'une prise allume cigare, mais pas chez norauto, elle vous lâchera sinon au bout de 2/3 utilisations. Si il peut vous arriver de flemmarder dans votre chambre d'hôtel à cause de mauvais temps ou toute autre raison, pensez avant votre départ à vous munir d'une petite clé usb sur laquelle vous stockerez vos films ou séries préférées, pratiquement toutes les télévisions actuelles sont munies d'une prise usb qui accepte de lire les vidéos. Dans notre cas, seul l'hôtel de Corte et celui d'Ajaccio ne l'ont pas permis de par un équipement trop obsolète.

Je ne vous ai pas détaillé ici la liste exhaustive de ce que nous avons fait, mais il y a matière, alors à vous de vous créer votre propre itinéraire, et évitez de rester trop longtemps au même endroit, vous pourrez ainsi découvrir quantité de lieux à la beauté insoupçonnée, et ne pas vous limiter à un seul ;-)

Le Veilleur



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