« Climat : 15 vérités qui dérangent » : les révélations de István Markó sur la réalité que cache le GIEC


En Allemagne, le débat climatique fait rage entre alarmistes voulant « transformer la société » au nom de la lutte contre le réchauffement climatique (comme, par exemple, Hans Joachim Schellnhuber), et climato sceptiques.
 
Ce débat a été ouvert par un pavé dans la mare jeté par le professeur Fritz Vahrenholt, un des pères du mouvement écologiste allemand et scientifique, qui a écrit un ouvrage destructeur pour les théories « réchauffistes » lorsque il s'est aperçu que les théories propagées par le GIEC étaient non seulement erronées, mais l'étaient sans doute volontairement, et donc avec une intention malhonnête. En langue française, ce débat semble quasi inexistant. La presse « mainstream » et la classe politique continuent de soutenir les politiques incroyablement dispendieuses de « lutte contre les rejets de CO2 » sans la moindre remise en question critique.
 
Pourtant, quelques ouvrages ont tenté d'éveiller les consciences à la façon de l'ouvrage du Pr Vahrenholt. Oublions le très médiocre opus de Claude Allègre, malgré ses bons chiffres de vente, tellement bâclé qu'il ne sert pas la cause qu'il veut défendre. J'ai évoqué celui, bien meilleur, de JM Bélouve, paru voilà déjà 4 ans, très complet et traitant à la fois les aspects scientifiques, politiques et économiques du sujet, mais qui n'a pas eu une diffusion lui permettant d'ouvrir le débat.
 
Vincent Courtillot, grand géologue et directeur de l'IGPP, dont les conférences ont été un des grands succès de ce blog, a réussi à ouvrir une fenêtre aux climato-réalistes, mais pas à briser le mur de l'unanimité politico-médiatique sur « l'absolue nécessité de lutter contre nos rejets de CO2 pour sauver la planète ». On citera encore les tentatives intéressantes de Benoit Rittaud, Serge Galam, Christian Gérondeau, ou du regretté Marcel Leroux, dont le retentissement médiatique n'a guère été fracassant malgré leurs qualités respectives. Vincent Bénard - Source ABC Bourse
 
Un nouvel ouvrage collectif climato-réaliste
 
« Ce livre sera abondamment critiqué par des personnes qui ne l'auront pas lu »
Tel est le propos des auteurs de « Climat : 15 vérités qui dérangent » en conclusion de leur ouvrage. Et force est d'admettre, notre époque rampante aidant, que cette crainte ait davantage de probabilités de se réaliser que l'une des prophéties catastrophistes du Groupe intergouvernemental d'étude du climat (GIEC). Nous avons lu ce livre. Sans oeillère, sans formatage. Son contenu est tout bonnement explosif...
 
Qu'est-ce que le GIEC ? Ou plutôt, qu'est-ce qu'il n'est pas... Contrairement à ses prétentions, le GIEC n'est pas une organisation scientifique. Il s'agit très clairement d'un organisme politique. Entretenant à dessein une confusion des registres entre science et politique, clamant sa « neutralité » à qui veut le croire, il oeuvre sans relâche pour l'adoption de mesures politiques idéologiquement orientées.
 
Avec le GIEC, le débat (si on peut encore parler de « débat » avec des adeptes qui refusent tout débat scientifique argumenté) n'est pas que technique, il est d'abord et avant tout moral et politique. Un élément primordial de la nature profonde du GIEC est d'ailleurs énoncé dans son quatrième rapport où, sur des dizaines de pages, est traitée l'évolution de la gouvernance au niveau mondial... Vous ne voyez pas le rapport avec le climat ? C'est que vous devez être un suppôt du « climato-scepticisme »...
 
Il faut rappeler qu'aucun climatosceptique ne conteste l'existence du changement climatique : le climat change depuis les temps immémoriaux et continue de changer. Ce qui est contesté, c'est l'impact prédominant de l'activité humaine sur ce changement, alors même que le GIEC ne tient pas compte, sinon à la marge, d'autres facteurs majeurs tels le soleil, les volcans, les courants océaniques, les phénomènes tectoniques ou les nuages.
 
Or l'augmentation du CO2 liée à l'activité anthropique n'est pas démontrée et est uniquement basée sur la corrélation entre l'utilisation des combustibles fossiles, l'augmentation de la teneur atmosphérique en CO2 et la dérive temporelle isotopique du carbone.
 
Problème de cette belle démonstration : les deux courbes ne sont parallèles que durant 25 ans (1972 à 1990) et divergent tant avant qu'après cette période... En outre, une teneur élevée en CO2 n'implique pas nécessairement un phénomène de réchauffement ? on peut même envisager le phénomène opposé. Enfin, l'élévation de la température moyenne du demi-siècle passé n'est pas atypique par rapport aux 1300 dernières années ; on note très clairement une période de stagnation des températures depuis 1998...
 
Il n'y a donc pas de tendance générale au réchauffement climatique qui pourrait incriminer les émissions de CO2 provenant des combustibles fossiles. Aucune tendance générale au réchauffement n'est d'ailleurs observée dans l'évolution de la température locale en divers points du globe.
 
Les auteurs vont même plus loin en démontrant que c'est la variation de température qui induit celle de CO2 et pas l'inverse ! Dans aucun cas, on n'a pu constater que la hausse du CO2 précédait la hausse de la température. L'augmentation de CO2  est ainsi plus que probablement liée au dégazage des océans et aux variations de la biosphère suite à une augmentation de température.
 
En définitive, les simulations reprises dans les rapports du GIEC ne sont pas validées par les observations. Situation un peu ennuyeuse pour des gens se targuant de détenir la vérité, non ? Quant aux médias, dans ce domaine comme dans bien d'autres, ils sont en dessous du niveau des océans. Il y a 36 ans, la presse faisait pourtant état de la thèse diamétralement opposée : la Terre se refroidit, martelaient-ils...
 
En dépit du... climat détestable instauré par les grands prêtres du GIEC, climat relayé par des médias pour le moins complaisants, il convient de saluer le courage et la rigueur scientifique des auteurs de cet ouvrage indispensable. Non, mister Al Gore, la liberté de pensée, la liberté d'expression, la liberté académique ne doivent pas être « réduites au silence » pour « ceux qui s'opposent aux avis du GIEC » ! Puisse ce livre contribuer à faire triompher la vérité scientifique. Par Arnaud Robert - infos-75
 
Quelles sont ces 15 vérités qui dérangent ?
 
(A)  Sur la nature réelle du GIEC :
 
1. Le GIEC n'est pas un organisme scientifique mais un organisme politique.
 
2. Le GIEC entretient constamment une habile confusion des registres entre science et politique, clamant publiquement sa neutralité mais ?uvrant activement pour l'adoption de mesures politiques idéologiquement orientées.
 
3. Le GIEC est au c?ur d'une puissante coalition d'intérêts particuliers.
 
4. Le GIEC refuse le débat scientifique argumenté avec les scientifiques opposés à ses thèses.
 
5. Le GIEC dénigre, calomnie et entrave la liberté d'expression de ceux qui ne partagent pas ses thèses.
 
(B) Sur les rapports scientifiques du GIEC
 
6. Les concentrations atmosphériques mondiales de dioxyde de carbone n'ont pas fortement augmenté en conséquence des émissions de dioxyde de carbone liées à l'utilisation des combustibles fossiles depuis 1750.
 
7. L'élévation de la température moyenne globale du demi-siècle passé n'est pas atypique par rapport aux 1300 dernières années.
 
8. Le CO2 provenant des combustibles fossiles ne contribue pas, en tout cas pas significativement, à la hausse de température depuis le milieu du 20ème siècle.
 
9. La théorie du « changement climatique dû à l'homme » se base sur des modèles ou simulations numériques avec tous les aléas, hypothèses et approximations que de tels modèles comportent. Les modèles sont une aide à l'analyse mais ils ne constituent en aucun cas une preuve scientifique.
 
10. Les observations mettent en évidence d'autres facteurs majeurs (soleil, volcans, courants océaniques, nuages, etc.) dans l'évolution du climat, dont le GIEC ne tient pas ou pas suffisamment compte.
 
(C)  Sur le traitement médiatico-politique des rapports du GIEC
 
11. Les thèses du GIEC ne font pas l'objet d'un consensus scientifique.
 
12. La presse ne traite pas de la problématique du réchauffement climatique avec tout le recul critique, l'objectivité et l'impartialité qu'on est en droit d'attendre.
 
13. La communication gouvernementale autour des rapports du GIEC en augmente encore les biais
 
14. En raison de la popularité des thèses du GIEC résultant de leur diffusion médiatique complaisante, les partis politiques avalisent les thèses du GIEC et ne contestent pas, sur le principe, la nécessité de réduire les émissions de CO2.
 
15. Les milieux économiques et financiers ont été contraints de s'adapter aux politiques de lutte contre le changement climatique qui affectent durement leur productivité et leur compétitivité alors que d'aucuns ont réussi à se ménager des rentes de situation au détriment de leurs concurrents et des contribuables.

Vincent Bénard - Source ABC Bourse
 
Qui est István Markó ?
 
István Markó a quitté son laboratoire pour les feux de la rampe. Cet infatigable travailleur a pris la direction scientifique des « 15 vérités qui dérangent » pour dénoncer l'alarmisme climatique. Depuis des années, ce chimiste de l'UCL utilise le CO2 pour améliorer notre quotidien ; pas pour en dénoncer les supposés ravages. Entretien avec un homme modeste, arrivé en Belgique dans une valise en carton.
 
István Markó, qui êtes-vous ?
 
Avant tout, je suis un grand passionné qui vit à cent à l'heure. J'adore les sciences et la recherche dont j'ai fait mon métier. C'est également une passion. Comme disait Confucius :  « Aime ton travail et tu ne travailleras pas un seul jour de ta vie ». J'aime aussi la lecture, depuis les livres de science-fiction aux livres scientifiques ardus, en passant par Bob Morane et Éric Orsenna. Je sais, c'est très hétéroclite, mais que voulez-vous, San-Antonio me fait rire et La Dame en Rose m'a amené les larmes aux yeux.
 
J'éprouve une passion pour la peinture et le dessin (j'ai voulu être dessinateur de bande dessinée lorsque j'étais adolescent ; peut-être aurais-je dû le faire ?), les voyages (comme tout gamin, j'ai rêvé d'être explorateur ; mon métier me permet aujourd'hui de voyager, de découvrir de nombreux pays et de rencontrer des personnes géniales), la bonne nourriture (ah, ces plats asiatiques authentiques, sans sucré-salé artificiel, avec le vrai goût des aliments, du poisson, des épices simples), l'amitié sincère, (nous ne sommes rien sans amis véritables, ils sont si rares qu'il faut les préserver comme des joyaux uniques), et la vie en général (elle est si courte !).
 
J'aime rire et plaisanter. Donner cours me permet de combiner la rigueur nécessaire à l'enseignement des sciences avec des pointes d'humour afin de détendre l'atmosphère. Contrairement à ce que l'on pense, un cours de science ne doit pas nécessairement être pénible, ardu et insipide, il peut être amusant et on apprend davantage en s'amusant. Je me souviens avoir fait un jour un petit laïus sur la disparition inéluctable des pandas, erreurs de la nature.
 
Non seulement les étudiants se sont renseignés très sérieusement sur le sujet, mais en plus, j'ai eu droit à des tas de cadeaux amusants : pandas en carton, pandas en peluche, et même une boîte de saucisses Panda ! J'ai ramené un bonnet panda de Chine, à mettre en hiver pour se protéger du froid. Je dois dire que cela fait son petit effet ! J'aime aussi la nature et j'adore mon jardin que j'essaie de chouchouter à chaque moment de détente.
 
István Markó, d'où venez-vous ?
 
Fils d'un père carrossier-garagiste et d'une maman couturière, je suis aujourd'hui professeur de chimie à l'Université catholique de Louvain. Je suis né en Hongrie, en 1956. Mes parents ont fui la répression soviétique de cette époque et je suis arrivé, bébé de quatre mois, en Belgique. Mes parents m'ont transporté dans une valise en carton que j'ai gardée durant de très nombreuses années comme une précieuse relique. Elle m'accompagnait dans tous mes voyages. Seule Air France a réussi l'exploit de la réduire en miettes après l'avoir perdue pendant plus d'une semaine.
 
J'ai grandi en Ardenne, à Jemelle, un petit village situé près de Rochefort. Mon enfance a été des plus heureuses, avec ses hauts et ses bas, comme pour tout un chacun. Mais je n'en garde que les bons souvenirs : courses effrénées dans la forêt, pêche dans la rivière, traite des vaches, fauchage du blé, ainsi que de solides amitiés... Une vraie vie de sauvageon qui vous fait apprécier la nature et les choses simples. La suite est classique : études et déménagements, puis études universitaires à l'UCL et obtention d'un doctorat en sciences. Ensuite, trois années de perfectionnement aux USA et un premier poste académique à Sheffield, en Angleterre, en 1988. Entre-temps, un mariage génial et la naissance de deux enfants merveilleux : un fils et une fille. Finalement, retour à l'UCL en 1993.
 
Quel est votre domaine de recherche à l'UCL ?
 
Notre recherche est centrée sur la chimie organique, c'est-à-dire la chimie du carbone et du vivant, et ses transformations. Nous fabriquons de nouvelles molécules qui possèdent un grand nombre de propriétés, par exemple des activités biologiques importantes, comme des antibiotiques, des antifongiques ou encore des anti-tumoraux, que nous essayons de rendre plus efficaces et moins toxiques. Nous travaillons aussi sur de nouveaux matériaux et des polymères qui, nous l'espérons, pourront être utiles à la société.
 
En plus, nous créons de la nouvelle chimie et accordons une attention toute particulière à des réactions respectueuses de l'environnement. Parmi celles-ci, nous imaginons de nouvelles transformations utilisant l'électricité, ou encore nous cherchons à convertir le CO2 en composés utiles à la société. Enfin, nous utilisons des résidus de l'industrie agro-alimentaire et des déchets agricoles pour fabriquer des molécules importantes par un procédé écologique que nous avons appelé : « Botanochimie ». Enfin, nous travaillons aussi sur la conversion de l'énergie lumineuse en énergie électrique. Comme vous le voyez, la chimie est partout et apporte des solutions inédites dont nous avons grand besoin.
 
Sur votre notice Wikipedia, je peux lire qu'une réaction chimique porte votre nom. Pourriez-vous nous expliquer, avec la pédagogie qui vous caractérise, ce qu'elle a pu apporter à la chimie ?
 
Pour être tout à fait honnête, cette réaction a été découverte par le Dr. Kevin Lam. Il travaillait sur l'utilisation de l'électricité pour effectuer des réactions « propres » en chimie organique. Un beau jour, il s'est rendu compte qu'il pouvait facilement supprimer une fonction chimique grâce au simple passage d'un courant électrique dans le produit. Une telle transformation était connue auparavant, mais nécessitait l'emploi de produits toxiques, coûteux, instables et surtout, terriblement malodorants.
 
La réaction découverte par Kevin Lam et qui s'appelle la réaction de Marko-Lam (allez savoir pourquoi ?) permet d'offrir une alternative plus simple, plus efficace, moins onéreuse et surtout, plus respectueuse de l'environnement. Elle a déjà été employée par d'autres chercheurs et a permis de solutionner un problème qui n'avait pu être résolu auparavant. C'est toujours un bonheur quand ce que vous faites peut aider les autres. C'est l'un des buts de la recherche et, certainement, l'une de ses plus grandes satisfactions.
 
Comment êtes-vous devenu critique vis-à-vis des arguments avancés par le GIEC ?
 
Tout a commencé il y a plusieurs années de cela, d'une façon assez banale, par un cours vacant que l'on m'a demandé de donner avec un collègue. Je vous le donne en mille : « Chimie de l'environnement » ! Je vous jure que ce n'est pas une blague.
 
Bien. Comment fait-on pour donner un nouveau cours ? On le prépare, pardi ! Mon collègue et moi-même avons acheté plusieurs livres traitant du domaine, les avons lu et avons commencé à préparer nos notes de cours. Toutefois, au fur et à mesure de mon investissement dans cette matière, je me suis rendu compte qu'il y avait des points obscurs, des zones pas très claires, des affirmations pas toujours étayées de démonstrations convaincantes...
 
Si vous voulez vraiment bien donner cours, vous devez absolument maîtriser la matière dans ses moindres détails. Je me suis donc plongé dans les articles originaux et, à ma grande surprise, plus je creusais, et plus apparaissaient des incohérences, des sélections arbitraires  de données, des conclusions non étayées par les résultats, bref, de la science de plus en plus « douteuse », si j'ose dire.
 
J'ai fait part de ces observations à mon ami, le Pr. Robert B. Crichton, qui m'invita dans la foulée à participer à un café-débat avec mon collègue, le Pr. Jean-Pascal van Ypersele, à l'occasion de l'Année de la Chimie. J'y ai rencontré des gens formidables, dont Anne Debeil et Lars Myren et, plus tard, Alain Préat, Samuel Furfari, Ludovic Delory, Corentin de Salle, David Clarinval, Drieu Godefridi et Henri Masson. Ensemble, nous avons décidé de coucher sur le papier les incohérences scientifiques relatives à la thèse « réchauffiste » du GIEC.
 
Il en a résulté ce livre, Climat, 15 vérités qui dérangent, que je vous conseille vivement de lire si vous voulez en savoir plus et vous forger une opinion informée sur le sujet. Il ne s'agit pas d'une opinion formatée par les médias qui ressassent sans cesse les mêmes mantras officiels et qui jouent sur votre peur de l'avenir et vos rêves d'une planète « propre » sur laquelle il fait bon vivre. La planète, j'y tiens autant que vous (j'aime mon jardin, les fleurs, les balades en forêt, les plages de sable fin et les mers aux eaux turquoises), mais pas au prix du mensonge scientifique, d'interprétations douteuses et de messages tronqués.
 
Des professeurs de l'UCL ont lancé une fronde contre vous, notamment pour demander votre mise à l'écart. Comment l'avez-vous pris ?
 
Au départ, j'ai cru qu'il s'agissait d'une farce de mes chercheurs. Ils sont tellement facétieux, si vous saviez. Ce sont eux qui créent cette atmosphère extraordinaire au laboratoire et qui me donnent envie de me lever tous les matins vers cinq heures pour aller travailler. Vous n'imaginez pas les blagues qu'ils m'ont déjà faites. Ensuite, ce fut l'incompréhension. Je n'en revenais pas. Dans un pays comme la Belgique, où tout un chacun jouit d'une liberté d'expression totale, dans un lieu comme l'Université, où la liberté d'expression académique est fondamentale, tenter de faire taire quelqu'un de cette façon parce qu'il ne partage pas votre opinion est tout simplement ahurissant.
 
Puis, est venue la tristesse. Pour eux, pas pour moi. J'ai compris que c'était la seule solution à laquelle ils avaient pensé, qu'ils se défendaient avec les seuls moyens qu'ils connaissaient. Ils risquaient de perdre beaucoup dans cette histoire et j'ai eu mal au coeur pour eux. Vraiment. Encore aujourd'hui, malgré les insultes de certains et les critiques personnelles d'autres, je les plains. Sans le savoir, ils m'ont donné encore plus envie d'aller de l'avant.
 
István Markó, êtes-vous d'accord sur le fait que le débat sur le réchauffement climatique a pris une tournure idéologique ?
 
Comment pourrait-il en être autrement ? N'oublions pas que le rôle du GIEC et sa raison d'exister est de démontrer que le réchauffement/dérèglement climatique est dû à la production de CO2 par l'Homme (voir notre livre et celui de Drieu Godefridi, Le GIEC est mort, vive la science). Remarquez la subtilité du langage des politiciens du GIEC : le réchauffement climatique s'étant arrêté depuis plus d'une quinzaine d'années, dans l'indifférence générale des médias francophones, il devenait difficile de continuer à utiliser ce terme. Dès lors, il s'est transmué en : changement climatique. Toute modification, quelle qu'elle soit de notre climat, devenait ainsi imputable à l'action de l'Homme. Un joli coup, vraiment. Ceci n'étant pas suffisant, le changement climatique est devenu le dérèglement climatique.
 
À ce stade, de la pluie en automne et de la neige en hiver sont dus au... dérèglement climatique. S'il fait chaud, s'il fait froid, s'il pleut, s'il y a une sécheresse, c'est la faute à l'Homme et à ses rejets de gaz à effet de serre, surtout, le terrifiant CO2 ! Tout s'articule autour de cela et la science est utilisée à charge et jamais à décharge. Le procès est truqué depuis le début. Malheur à celui qui oserait se dresser contre le courant de pensée actuelle !
 
Il y a, d'un côté, la parole sacro-sainte du GIEC, les affirmations répétées tant de fois qu'elles en sont devenues des vérités incontestées et non contestables, peu importe leur véracité scientifique, les mantras des ONG environnementales qui ont tout à y gagner et le lavage de cerveau constant de la population depuis la plus tendre enfance. De l'autre, il y a quelques scientifiques, de plus en plus nombreux faut-il le dire, qui essayent de faire entendre leurs voix, qui apportent des arguments scientifiques contradictoires de plus en plus gênants pour les ténors du barbecue mondial. David contre Goliath.
 
Mais la science n'est plus la partie importante de l'équation. Aujourd'hui, le rationnel scientifique et l'argumentation solide, basés sur des faits établis et non des calculs théoriques simplistes et des prédictions plus erronées les unes que les autres, ont laissé la place à l'idéologie, à l'émotionnel, au quasi-religieux. Difficile de dialoguer dans de telles circonstances.
 
Pensez-vous que cela est de nature à discréditer le travail des scientifiques ?
 
La climatologie est une science très jeune, qui se cherche, qui se tortille comme un petit animal essayant de sortir de son oeuf. Il y aura des erreurs et des errements, des jugements erronés et des calculs trafiqués, des scientifiques honnêtes et d'autres attirés par la gloire et l'argent, mais in fine, la vérité triomphera toujours. Il y aura toujours des Don Quichotte et des Galilée. La science ne s'arrête pas, son questionnement n'a pas de fin. Al Gore ne l'a pas compris, lui qui n'est pas un scientifique, lorsqu'il a dit « science is settled ! ». Quelle hérésie !
 
Jamais la science n'est acquise pour de bon ! Rien n'est jamais démontré ad vitam aeternam ! Nos connaissances ne cessent de s'améliorer et de nouvelles théories poussent et grandissent sur les ruines des anciens dogmes. De nouvelles avancées germent sur le terreau fertile des idéologies décadentes. C'est ainsi qu'avance la science et, si certains l'ont oublié, si certains tentent de la pervertir pour satisfaire leur propre idéologie, elle finit toujours, tel un boomerang, par leur revenir en pleine figure. Ceux-là auront mal, mais ce ne sera qu'un juste retour des choses.
 
Quant au travail des vrais scientifiques, il se poursuit, inlassablement. Les pièces de ce puzzle gigantesque et d'une complexité inouïe qu'est le climat se mettent petit à petit en place. Il faudra encore beaucoup de temps, beaucoup de travail, beaucoup de sueur, pour commencer à en dessiner quelques vagues contours. Quant à prévoir l'avenir du climat...
 
Source contrepoints
 
Découvrez le livre dirigé par István Markó : Climat : 15 vérités qui dérangent



Commentaires 2

avatar de grosha
  • Par Grosha 0 0
  • Les mathématiciens des sciences dites exactes, les petits esprits des technocrates formés au binaire infantile, nous les brisent... Ils s'amusent en tournant en rond avec leur CO2 de l'arnaque, avec leurs mesures qui demandent d'autres mesures, avec leurs ordinateurs, leurs satellites qui demandent encore plus de mesures..., plus d'ordinateurs, plus de satellites, pour arriver à oublier des pans entiers de paramètres...
    Pour les biologistes issus des sciences de l'observation les choses sont claires depuis longtemps, car les organismes sont des intégrateurs de conditions de milieu, quand, les plantes du nord de l?Angleterre fleurissent 3 semaines plus tôt qu'il y a un siècle, cela est significatif, quand les organismes marin du golfe de Guinée se retrouvent à Tanger, cela est significatif, quand des espèces du sud de l'Espagne progressent de 30km par an pour se retrouver à Montpellier, cela est significatif.
    Dans cette histoire à la con, tout tourne autour de la responsabilité de l'homme, sous entendu l'occidental et son mode de vie, dans ces phénomènes. Bien sur que l'homme est responsable, car il crée les déserts, il dévaste les forets et c'est cela le pire de tout, c'est cela qui change à grande échelle, car c'est la chaleur solaire absorbée ou réfléchie qui est LE paramètres.
    Tout le reste sont des foutaises de chercheurs en mal de crédits, de politiques cherchant à couvrir leur inaction d'un emballage marketing...

avatar de Le-veilleur
  • Par Le-veilleur (Admin) 0 0
  • Bien sûr Grosha, je ne veux en aucun cas minimiser l'impact négatif qu'a l'homme sur son environnement, particulièrement concernant les pollutions de toutes sortes et sa tendance à vouloir se prendre pour un dieu qu'il aurait lui même créée. Cet article a pour but d'informer et de sensibiliser sur le fait que les lobbyistes nous font passer des vessies pour des lanternes et nous mentent sur la réalité du climat, dont ils se servent pour se remplir les poches...

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