Chypre : Délits d'inités, des noms de sociétés et les montants retirés dévoilés, le président chypriote aurait mis sa fortune à l'abri


Des noms de sociétés qui ont retiré une grande partie de leurs dépôts en euros, en dollars et en roubles conservés dans les banques chypriotes ont été dévoilés...
 
Les transferts d'argent qui représentent très souvent des montants astronomiques ont eu lieu 15 jours avant la fermeture du système bancaire, soit entre le 1er et le 15 Mars 2013. Ces sociétés semblent donc avoir eu des informations sur une taxation imminente des dépôts situaient dans les banques chypriotes.
 
Le gouvernement de Nikos Anastasiadis est fortement exposé, puisque dans certains cas les transferts de fonds vers l'étranger ont été faits par des sociétés et des personnes proches ou liées directement au Président de la République, comme Loutsios, qui, trois jours avant la décision de ponctionner les dépôts, transféra 21 millions d'euros sur un compte bancaire britannique.
 
Voici les listes avec les noms des sociétés et individus qui ont retiré leurs dépôts de Chypre au cours de la période du 1er au 15 Mars. Pour les deux premieres images, il s'agit des noms des entreprises et des particuliers, puis des montants retirés, la balance des paiements ensuite, la monnaie utilisée et la date du transfert (image 1, image 2, image  3, image 4).
 
Le président chypriote aurait-il mis la fortune de sa famille à l'abri avant de décider de la mise à contribution des épargnants pour le sauvetage du pays ?
 
Le journal grec Enet affirme qu'une société que possède le président de Chypre, Nicos Anastasiades, aurait transféré 21 millions d'euros de la Laiki Bank (lien), l'une des deux banques chypriotes qui vont être démantelées, vers Londres. L'information proviendrait du journal chypriote Haravgi, lui-même associé au parti communiste chypriote AKEL. Selon ce dernier, la société du président aurait émis 5 billets à ordre d'un montant total de 21 millions d'euros et viré cette somme à Londres 3 jours avant la réunion de l'Eurogroupe qui aurait abouti à la décision retenue pour le sauvetage de Chypre.
 
Anastasiades a réfuté ces allégations, affirmant qu'il s'agissait d'une tentative pour faire oublier les responsabilités de « ceux qui ont mené le pays à l'état de faillite », et qu'il se soumettrait sans difficulté à l'examen de son rôle dans l'enquête pour établir les responsabilités de ceux qui ont mis le pays au bord de la faillite. Sa société a également nié ces affirmations.
 
Vendredi dernier, le comité d'éthique du parlement chypriote a eu communication d'une liste de noms de politiciens des plus grands partis politiques chypriotes (lien), hormis les Socialistes du parti EDEK et les Verts, qui auraient bénéficié d'une annulation des dettes associées à des emprunts qu'ils avaient contractés auprès des banques en difficultés de l'île.



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