Chine : Esclavage, oppression et suicides... Des horreurs que nous cautionnons au quotidien pour notre confort !


Comme des millions de personnes, vous possédez probablement un ordinateur, une tablette, un smartphone, une télévision, une console de jeu ? Mais savez vous qu'en achetant un de ces appareils, vous contribuez à l'esclavage de personnes, et même d'enfants, poussant parfois certains d'entre eux - las de conditions de travail inhumaines - au suicide ?
 
Il est temps de cesser l'hypocrisie et le nombrilisme ! Nous qui nous indignons quotidiennement de tels abus en sommes les responsables par nos actions au quotidien, car pour que vous puissiez vous ébahir devant les superbes photos haute résolution de votre dernier smarphone, bien souvent, un/une enfant de 17 ou 14 ans travaille au moins 60 heures par semaine, se repose un jour par quinzaine pour environs... 250 euros. Le veilleur
 
Foxconn : rescapée d'une tentative de suicide, une employée raconte son expérience chez le fournisseur d'Apple
 
Douze heures de travail par jour, six jours et demi par semaine : Yu, une employée chinoise qui a survécu à une tentative de suicide en 2010, raconte l'enfer de Foxconn, entreprise qui fournit notamment Apple.
 
Le 17 mars 2010, à 8 heures du matin, Tian Yu, 17 ans, se jette du quatrième étage du dortoir de son entreprise, à Shenzen, ville-monstre du sud de la Chine, après seulement 37 jours de travail. Son geste n'est pas un cas isolé. En 2010, dix-huit employés de l'entreprise Foxconn ont tenté de mettre fin à leurs jours. Les médias internationaux avaient alors baptisé les usines de Shenzen de l'entreprise « Foxconn Suicide Express ».
 
Cette série tragique a fait d'autant plus de bruit que Foxconn est le fer de lance de l'industrie électronique chinoise. La multinationale taïwanaise, premier employeur de Chine (800.000 personnes) réalise plus de 40% des produits électroniques dans le monde : iPhone, iPad, iPod, Kindle, Playstation 3, Wii U... A l'époque, l'opprobre était tombée sur Apple et d'autres géants de l'électronique comme Dell, Hewlett-Packard ou Amazon, dont l'entreprise est fournisseur. En cause : la pression aux prix bas et une production fondée sur le « juste à temps ».
 
« Efficacité. A chaque minute, chaque seconde »
 
Miraculeusement, la jeune femme de 17 ans en a réchappé. Elle reste toutefois paralysée jusqu'à la taille. Trois ans plus tard, son témoignage a été recueilli par la Students and Scholars Against Corporate Misbehavior (SACOM). Il est livré dans un un article que vient de publier la revue New Technology, Work and Employment.
 
« Presque tous les jeunes de mon âge, y compris les amis de mon école, étaient partis travailler »
, explique-t-elle. Comme des cohortes d'autres Chinois chaque année, dès qu'elle en a l'âge, Yu migre de la campagne à la ville. Élevée par sa grand-mère, la jeune femme emboîte le pas à ses parents qui travaillent en usine. Après avoir fait la queue avec des centaines, voire des milliers de candidats (l'entreprise réalise jusqu'à 3000 embauches par jour), Yu rejoint l'armée de petites mains du vaisseau amiral de Foxconn : l'usine de Longhua à Shenzen.
 
Le modèle de production ? Du taylorisme assisté par ordinateur. Aucune qualification ni aucune initiative requises. Sur la chaîne de montage, les gestes sont mesurés, les tâches chronométrées, l'objectif de rentabilité augmentant quand les quotas sont remplis. Les posters sur les murs disent
 
« Efficacité. A chaque minute, chaque seconde », « Atteins les buts fixés sinon le soleil ne se lèvera plus », « En dehors du labo, il n'y a pas de high-tech, juste de la discipline ».
« Comment ça va ? » - Bien ! Très bien ! Très très bien !
 
Yu y travaille douze heures par jour. Les horaires d'arrivée et de départ sont contrôlées au moyen d'une carte à puce, les pauses toilettes limitées, et pour quitter son siège, elle doit demander la permission.
 
« Dans mon atelier, chaque ligne de production comptait entre plusieurs douzaines et une centaine de travailleurs. J'étais chargée de vérifier que les écrans n'avaient pas d'éraflures. Je me levais à 6h30, assistais à une réunion non rémunérée à 7h20, me mettais au travail à 7h40, déjeunais à 11h, puis généralement je sautais le repas du soir pour faire des heures supplémentaires jusqu'à 19h40 »
, détaille la jeune femme. Toutes les deux semaines, Yu a un jour de libre, qu'elle emploie à dormir. Comme les autres, elle s'habitue à sauter les repas, tout comme elle s'habitue aux (quotidiennes) heures supplémentaires non payées. Et à l'humiliation, érigée en méthode de travail :
 
« Une fille est forcée de se présenter devant tout le monde et de lire à haute voix une auto-critique... Ensuite, le responsable s'exclame : « Si un travailleur perd une minute, combien de temps supplémentaire sera perdu pour 100 personnes ? » »
, raconte-t-elle. Le matin, les responsables demandent rituellement « Comment ça va ? », ce à quoi le « Bien ! Très bien ! Très très bien ! » des travailleurs fait invariablement écho. Puis c'est le silence, toute la journée.
 
« Les discussions entre employés sont rares, même pendant les pauses. A l'heure du déjeuner, chacun se dépêche d'aller faire la queue et mange en vitesse. Les discussion sont interdites dans l'atelier. Des caméras de vidéosurveillances sont installées un peu partout. Des milliers d'agents de sécurité vont et viennent dans chaque bâtiment et dans les dortoirs »
, explique la jeune femme. Yu loge sur le campus, dans une chambre de huit personnes, qu'elle n'a pas le temps de connaître : des relogements aléatoires se produisent en permanence. De plus, ses horaires changent souvent, passant du travail de jour au travail de nuit, et inversement. Après plus d'un mois de travail, Yu ne s'est fait aucun ami.
 
Quand la jeune femme se rend compte qu'elle ne peut pas recevoir sa paye à cause d'une erreur administrative, elle cherche un interlocuteur pour remédier à cette situation, en vain. Un matin, à bout, elle se jette de la fenêtre de la chambre de son dortoir.
 
« Le suicide est un acte irresponsable »
 
La réaction de Foxconn ? Huit mois après, sous la pression populaire, l'entreprise fait don à Yu d'un « paiement humanitaire » de 27 dollars. Plus généralement, face à la vague de suicides et à la mauvaise presse internationale, une hotline de soutien psychologique à la confidentialité toute relative est mise en place dans l'entreprise. Des filets de sécurité sont ajoutés en dessous des fenêtres, elles-mêmes bloquées par des câbles. Un « engagement de non-suicide » visant à mettre la responsabilité de suicides futurs sur le travailleur est même brièvement instauré.
 
La position de la présidente du syndicat de l'entreprise résume celle de Foxconn. Proche du PDG, celle-ci déclare en août que le suicide est un acte « imprudent, irresponsable, dénué de sens et [qui] devrait être évité ». C'est seulement à la demande d'Apple, poussé par l'opinion publique, que Foxconn a commencé à augmenter les salaires et à réduire les heures. En août 2012, l'ONG Free Labor Association reportait notamment que le temps de travail était passé en dessous de 60 heures hebdomadaires (contre les 49 autorisées par la loi chinoises).
 
Apple et Foxconn commencent à s'en rendre compte, dans une société chinoise toujours plus informée, éduquée et consciente de ses droits, l'exploitation est, elle aussi, ressentie plus fortement. « Hâte-toi vers tes rêves les plus fous, poursuis une vie magnifique » dit la brochure que Tian Yu a reçue lors de son embauche. Partie de la campagne, « excitée à l'idée de voir le monde », la jeune femme s'est retrouvée face à la réalité d'une entreprise vantant des possibilités infinies qu'elle n'offre pas.
 
par Julie Henches

Avril 2013 : une nouvelle vague de suicides chez Foxconn
 
Les suicides en série dans les usines du premier fabricant mondial d'électronique grand public ont agité l'opinion publique à partir de 2010. Le rythme de ces tragédies semblait avoir ralenti en 2012. En avril 2013, quatre tentatives de suicides à Shenzhen relancent la polémique.
 
Réduction de la masse salariale
 
La plus grande usine du groupe Foxconn, qui fabrique la plus grande partie des produits d'Apple, d'Acer, les tablettes d'Amazon, ... est située dans le quartier de Longhua à Shenzhen. C'est la fameuse « Foxconn City », où travaillent 300 à 400.000 personnes. Le mode de vie des ouvriers y est assez mystérieux : des journalistes d'investigation étrangers font régulièrement des révélations fracassantes, comme la présence de travail infantile, des horaires incroyables (70 heures par semaine,...). « Scoops » souvent réfutés rapidement.
 
Cependant, les conditions de travail dans la Foxconn City en ce début d'année 2013 ne sont certainement pas des plus réjouissantes. La faute à la crise économique, qui voit les ventes de produits d'électronique stagner au mieux, et donc les commandes des grandes marques mondiales se réduire. Alors que Foxconn recrutait chaque année des dizaines de milliers d'employés pour compenser un turn over important et assurer la croissance de ses activités, la situation a nettement changé cette année. Foxconn doit réduire sa masse salariale. Pour le faire, tous les moyens sont bons. Selon des anciens employés fraîchement débarqués, le management offrirait une prime de 600 yuans (environ 75 euros) à ceux qui acceptent de démissionner. Une option encore plus avantageuse pour l'entreprise que d'avoir recours à des licenciements, puisque plusieurs mois de salaire doivent être réglés à un ouvrier licencié.
 
Des travailleurs poussés à bout
 
La situation économique semble malheureusement relancer la vague de suicide à Shenzhen. En deux journées quatre personnes ont tenté de se suicider. Le 28 mars, une jeune employée d'un peu plus de 20 ans, s'est jetée par la fenêtre de son petit dortoir. Elle est gravement blessée mais ses jours ne sont pas en danger malgré la lenteur d'arrivée des secours dénoncée par les témoins. Le lendemain, ce sont 3 ouvriers qui ont occupé le toit d'une usine en menaçant de sauter. Ils protestaient contre les bas salaires et les pressions exercées pour pousser les travailleurs à démissionner.
 
Selon certaines sources, les salaires à l'embauche ne sont pas mirobolants : 1800 yuans (225 euros) auxquels sont soustraits des « frais d'hébergement et de cantine » de 500 yuans (62 euros). Alors qu'auparavant les employés pouvaient gagner beaucoup plus en faisant des heures supplémentaires, le faible niveau de production rend impossible cette éventualité. Vivre avec ce salaire de base de 160 euros dans une ville de Shenzhen, où les prix se rapprochent toujours plus de ceux de la voisine Hong-Kong, semble relever de l'exploit.
 
Le ralentissement de l'économie rend les troubles sociaux presque inévitables. C'est ce que veut à tout prix éviter le gouvernement. L'administration fera donc tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir un niveau de croissance satisfaisant. Même si cela entraîne l'adoption de mesures protectionnistes qui risquent de ne pas améliorer la situation en Europe...
 
Source greenetvert

Foxconn admet avoir employé des enfants en Chine !
 
Suite à la publication en septembre dernier d'un nouveau rapport d'enquête, par notre partenaire chinois l'association  d'étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises (SACOM), sur les conditions de travail chez Foxconn, fournisseur entre autres d'Apple, Foxconn a reconnu mercredi 17 octobre avoir employé des adolescents de 14 ans dans l'une de ses usines située dans la province du Shandong.
 
Dans son rapport de septembre dernier, la SACOM révélait que le gouvernement de la province du Hennan avait demandé aux établissements d'enseignement professionnel de la région et aux autorités locales de fournir de la main d'oeuvre à Foxconn afin de permettre à la firme taïwanaise d'honorer ses commandes pendant la saison de haute activité. Ces écoles et communes se sont même vu imposer des quotas de personnes à envoyer travailler chez Foxconn.
 
Lundi 15 octobre, les médias chinois ont mis à jour des cas similaires d'exploitation de travailleurs-ses étudiant(e)s, avec la complicité des autorités locales. Pire, certaines écoles ont ordonné à des étudiant(e)s mineur(e)s d'aller travailler chez Foxconn. Une usine Foxconn située à Yantai, dans la province de Shandong a ainsi été épinglée.
 
Le  recours à des etudiant(e)s mineur(e)s a été reconnu par Foxconn elle-même, qui a déclaré à des journalistes du Monde, dans un article du 17 octobre dernier :
 
« Ce n'est pas seulement une violation du droit du travail chinois, mais aussi une violation du règlement de Foxconn, et nous avons pris des mesures immédiates pour renvoyer ces stagiaires à leurs études ». « Nous n'avons pas trouvé de preuve de violations similaires dans d'autres sites en Chine, mais nous n'hésiterons pas à prendre  des actions immédiates si de quelconques violations sont découvertes ».
Dans des articles parus dans la presse chinoise, un étudiant de 15 ans rapporte que sa carte d'identité a bien été vérifiée avant son embauche par le personnel de Foxconn, et qu'il a été embauché malgré son jeune âge. D'après la SACOM,
 
« il est évident que Foxconn sait que les étudiant-e-s concerné-e-s sont mineur-e-s, et il est inquiétant de constater que l'entreprise les embauche en toute connaissance de cause, afin de disposer d'une main d'oeuvre flexible ».
Peuples Solidaires et la SACOM ont déjà dénoncé le recours à de soi-disant « stagiaires » par Foxconn. Dans un article récent, le journal chinois Jinghua Times rapporte que des étudiant(e)s en agro-alimentaire ou encore en comptabilité ont été envoyés travailler à Foxconn. Ils ont été employés dans des conditions similaires aux travailleurs ordinaires, et ont même du travailler de nuit et faire des heures supplémentaires.
 
Le recours avéré de Foxconn à une main d'oeuvre mineure, ce qui est strictement interdit à la fois par la loi chinoise du travail et par les codes de conduite des entreprises clientes de Foxconn, ne constitue malheureusement que la partie visible de l'iceberg. Comme le constatent depuis plusieurs années nos partenaires chinois, Foxconn est responsable de nombreuses violations des droits fondamentaux des travailleurs-ses chinois(e)s.
 
Également responsables, les marques clientes de Foxconn (Apple, Nokia, Sony etc.), doivent mieux contrôler les conditions de fabrication de leurs produits et rectifier les problèmes constatés dans leur chaîne d'approvisionnement. Elles doivent notamment changer leurs pratiques d'achat afin d'accorder des délais de fabrication plus longs et verser des prix plus élevés à ses sous-traitants. L'absence de véritable syndicat constitue un obstacle majeur vers l'amélioration des conditions de travail. Faute de tel représentation, les travailleurs-ses ne peuvent rendre compte des violations dont ils sont victimes. Foxconn doit organiser des élections démocratiques et mettre en place des syndicats réellement représentatifs dans ses usines, dans le cadre d'une réforme structurelle de son fonctionnement.
 
Source peuples-solidaires

Sociétés pour lesquelles Foxconn sous-traite
 
Foxconn Technology produit des composants électroniques pour le compte des entreprises suivantes :
 
 • Acer (Taïwan)
 • Amazon (États-Unis)
 • Apple (États-Unis)
 • Asus (Taïwan)
 • ASRock (Taïwan)
 • Intel (États-Unis)
 • Cisco (États-Unis)
 • Hewlett-Packard (États-Unis)
 • Dell (États-Unis)
 • Toshiba (Japon)
 • Nintendo (Japon)
 • Nokia (Finlande)
 • Microsoft (États-Unis)
 • Motorola (États-Unis)
 • MSI (Taïwan)
 • Sony Ericsson (Japon / Suède)
 • Technicolor (France)
 • Vizio (États-Unis)
 • Google (États-Unis)
 
Sources wiki (fr) - wiki (en)

Firefox et Foxconn, main dans la main...
 
Les nombreux geeks que l'on croise sur la toile, et qui ne jurent que par Firefox vont être décus eux aussi. En effet, la firme plus connue pour son navigateur arborant un renard de feu vient de signer un partenariat avec Foxconn. Les fondateurs d'un navigateur se disant « libre » cautionnent donc l'esclavage !
 
Les deux compagnies que tout oppose en apparence ont profité du Computex 2013 pour en dire plus sur leur partenariat et dévoiler un premier produit sous Firefox OS. Et ce n'est pas un smartphone.
 
Pour rappel, Firefox collabore également avec ZTE, Huawei ou encore Alcatel One Touch pour la conception de smartphones sous FF OS.
 
Source pcworld



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