Catastrophisme climatique : Quand les scientifiques faisaient encore de la science


Ou quand pouvoir et corruption n'avaient pas encore soudoyé toutes les strates influentes de notre société... Il est pour le moins amusant de constater qu'un refroidissement global était présagé par des scientifiques alors même qu'un accroissement significatif des émissions de CO2 était mesuré.

Amusant oui, mais plus pour très longtemps, car comme l'annonce un article du télégraph relayé par Benji sur les moutons enragés en octobre dernier, nier le réchauffement climatique d’origine humaine va devenir illégal et passible de poursuites ! Souvenez-vous du cas de Philippe Verdier, le présentateur météo qui s’est vu interdire d’Antenne sans le moindre débat après la parution de son livre dans lequel il remet en question les versions officielles.

Voici une publication issue du Collectif des climato-réalistes qui nous démontre que les inquiétudes d'il y a quarante ans concernaient l'arrivée d'un nouvel âge glaciaire, et non d'un réchauffement. Notez qu'il ne s'agit pas d'un blog tenu par un « conspirationniste frustré » aux arguments douteux, mais d'un collectif composé de membres qualifiés (physicien, mathématicien, chimiste, géophysicien...).

Le Veilleur

Gough Whitlam était Premier Ministre d’Australie lorsque la notion de changement climatique commença à apparaître – non le réchauffement à cette époque mais le refroidissement. Le rapport qu’il avait demandé est triste à lire aujourd’hui, non pour ses conclusions mais comme un marqueur de la profondeur et de l’étendue du pourrissement.

Le grand embarras pour la communauté du réchauffement catastrophique est qu’il y a 40 ans la peur climatique était à propos du refroidissement et du début d’un âge glaciaire. Les réchauffistes disent aujourd’hui

Bah ! Cette histoire de refroidissement était juste l’affaire d’articles de magazines à sensation. Le refroidissement n’a jamais fait l’objet d’un quelconque intérêt au sein de la véritable communauté scientifique !

Vraiment ? Allons donc voir cela de plus près…

Lettre du Ministre Fédéral Australien de la Science, W.L. Bill Morrison au Président de l’Académie des Science, le Professeur Badger le 9 janvier 1975 :

Cher Professeur Badger,

Je vous écris pour vous demander si l’Académie pourrait aider le Gouvernement en examinant et faisant un compte rendu sur des déclarations faites récemment dans les médias et apparemment aussi par des scientifiques compétents disant que le climat est en train de changer et qu’un nouvel âge glaciaire serait en préparation.

Le Premier Ministre [Gough Whitlam] est très intéressé par ce sujet et impatient d’obtenir le meilleur avis possible à ce propos. Comme mesure intérimaire pour ce faire, j’ai demandé et obtenu un court rapport du Dr Gibbs, Directeur de la Météorologie et du Dr Priestley, Président des Laboratoires de Recherche en Physique Environnementale du CSIRO… Je suis maintenant impatient de voir le sujet examiné plus en détail et plus complètement … Car l’enquête vient principalement de préoccupation concernant l’homme et l’effet possible de changements climatiques sur lui, il me semble qu’elle devrait refléter non seulement les apports de ces experts à la physique mais aussi à ceux qui sont experts en sciences biologiques… Je serai très reconnaissant d’avoir votre opinion dès que vous le pourrez.

Difficile de trouver un niveau plus élevé de préoccupation à propos du possible « avènement d’un âge glaciaire » que dans cette lettre… Le Premier Ministre Whitlam harcelant le Président Badger [Ndt jeu de mot, badger signifiant blaireau ou le verbe harceler] pour avoir une réponse. Le cyclone Tracy avait dévasté Darwin trois semaines plus tôt ; Rex Connor [Ndt. Ministre du gouvernement Whitlam] télexant à un escroc pakistanais vivant de cacahouètes et de chips, lui demandant de lever 4 milliards de dollars ; […]. Mais Gough voulait être au courant de la peur du refroidissement global.

L’Académie se mit au travail, rassemblant onze de ses meilleurs cerveaux et un secrétariat de trois personnes pour le travail. Le rapport correspondant [1], rendu un an plus tard, faisait 80 pages [2]. Bonté divine, ce que l’on peut trouver dans le corps du texte ! Par exemple :

Dans les années 60 quelques scientifiques avaient extrapolé une tendance évidente au réchauffement entre 1895 et 1940 et prédisaient la fonte des calottes glaciaires et l’inondation consécutive des ports mondiaux. Il y avait alors quelques justifications rationnelles à leurs avertissements, à savoir l’effet réchauffant lié à l’augmentation globale du CO2 causé par la consommation de combustibles fossiles (Matthews et al, 1971). Cependant, à partir de 1940 la courbe de température s’est inversée [malgré un accroissement significatif des émissions de CO2 – TT]. Il est juste aussi précipité aujourd’hui pour les scientifiques de postuler que l’actuelle baisse présage une glaciation imminente comme ce fut le cas pour leurs collègues prédisant la fonte des calottes glaciaires il y a 20 ans [1955]… Cependant les données historiques… n’excluent pas un changement d’une durée de quelques décennies ou siècles même vers un régime plus froid que celui qui est appelé par certains climatologues de l’hémisphère nord « l’optimum climatique » de la décennie 1940-50. (page 14)

Les éléments de référence pour l’examen des du refroidissement global étaient réfléchir et rendre compte au Conseil sur :

  1. Les rapports d’outremer sur les effets de modifications marquées du climat global intervenant actuellement ;
  2. La mesure dans laquelle les activités humaines pourraient causer ou contribuer aux changements climatiques ;
  3. Si le climat de l’Australie subit actuellement un changement, et la probabilité de changements futurs ;
  4. Les conséquences d’éventuels changements climatiques pour la production agricole et la gestion des herbages en Australie ;
  5. Les implications économiques et sociales.

L’équipe académique consulta au loin et au large (y compris Norwich et Grenoble), cuisinant les experts sur tout depuis le paléoclimat jusqu’aux « influences humaines » et aux cernes des arbres – ceci présageant le « le cirque des cernes d’arbres » de Michael Mann dans le célèbre rapport 2001 du GIEC.

Le rapport de l’Académie commençait ainsi,

Durant les quelques années passées, il y a eu des comptes rendus d’un refroidissement persistant aux latitudes les plus élevées de l’hémisphère nord, de récoltes catastrophiques en URSS, de sécheresses sévères dans le Sahel Africain, et de manque de précipitations pendant la mousson indienne. Certains scientifiques ont interprété ces événements comme preuve d’un changement climatique global [c. à d. refroidissement, TT] propre à rendre la condition humaine plus difficile et ces opinions ont fait l’objet d’une grande publicité à travers les médias de masse.

Après les inquiétudes exprimées à la Conférence Mondiale sur l’Alimentation en novembre 1974 à propos des effets possibles de ce changement climatique prévu sur la production agricole et l’approvisionnement du monde en nourriture, le gouvernement australien demanda à l’Académie de lui faire un compte rendu de ses assertions. Le gouvernement était particulièrement intéressé par leurs implications possibles pour l’Australie…

Le rapport parvient à une conclusion retentissante :

Nous concluons qu’il n’y a pas de preuve que le monde soit actuellement au début d’un changement climatique majeur. Il y a des preuves abondantes que le climat mondial a considérablement changé dans le passé géologique, et dans tous les cas on s’attend à ce qu’il continue à changer dans le futur, l’échelle de ces changements se compte plutôt en milliers ou en centaines de milliers d’années plutôt qu’en décennies ou en siècles.

On ne dira jamais assez que la variabilité annuelle est une caractéristique inhérente des climats.

Le résumé du rapport affirmait que les rapports sur le refroidissement provenaient de « certains climatologues » [3] en opposition avec des médias à sensation. Il affirmait que le refroidissement entre 1940 et 1975 avait fait baisser la température globale de 0.3° C, et avec diverses sécheresses, moussons et autres,

avait amené certains climatologues à suggérer que le climat mondial progressait assez rapidement vers une autre période glaciaire, ou tout au moins un autre « Petit Âge Glaciaire ».

Une telle menace de refroidissement global rapide de la planète pourrait causer des changements dommageables dans la répartition des précipitations et « l’extension des glaciers et des calottes dans les pays d’Europe et d’Amérique du Nord. » (page 7)

Le rapport ridiculise les assertions selon lesquelles divers événements météorologiques, comme la sécheresse au Sahel et la mauvaise récolte Ukrainienne de blé de 1972 étaient des preuves du refroidissement global : « Un examen impartial n’a pu confirmer ces hypothèses. » Réchauffistes d’aujourd’hui qui voulez attribuer l’Ouragan Katrina et l’augmentation des attaques de requins au réchauffement global, prenez note s’il vous plait.

Les meilleurs climatologues d’aujourd’hui, comme Will Steffen et David Karoly […] voient tout en noir. Leur collègues d’hier à l’Académie ne tombaient pas si bas.

Il est peu probable que les conséquences néfastes de la tendance supposée au refroidissement dans l’hémisphère nord se produisent en Australie… un léger refroidissement pourrait au contraire produire un climat plus propice aux activités humaines (page 9).

Parmi les déclarations prédictives du rapport :

  • L’influence sur le climat du cycle de taches solaires de onze ans et du cycle magnétique solaire de 22 ans « est tout à fait plausible, bien que les mécanismes physiques en jeu restent obscurs » et leur » rôle n’est pas encore établi ». (Ces facteurs, majoritairement exclus par le GIEC, font maintenant l’objet d’une attention sérieuse à la place des conséquences problématiques du CO2).
  • Une « difficulté majeure » avec les modèles numériques du climat « est la représentation inadéquate des nombreux processus de contreréactions qui se produisent dans l’atmosphère ». (Ces 25 dernières années le GIEC a été incapable d’affiner son énorme marge d’incertitude sur la sensibilité climatique à un doublement du CO2).
  • Les modèles peuvent simuler une augmentation de 50% du CO2 mais « le problème est que l’on doit faire une prévision de la variation des facteurs « externes », et ce n’est pas toujours possible ». (Les modélisateurs du GIEC ne s’occupent toujours pas de la couverture nuageuse et des rétroactions, ni des oscillations de température océanique à cycle long).
  • « Nous ne voyons pas de perspective d’une percée rapide vers une anticipation climatique fiable et juste ». (97% des modèles du GIEC sont trop chauds et aucun n’a prédit l’actuelle pause de 19 ans du réchauffement).

Dans un aveu étonnant – bien que non considéré comme un « aveu » à l’époque – le rapport dit :

Les enregistrements climatiques sont effectués en Australie depuis plus de 100 ans [c. à d. depuis 1875]. Il ne semble pas y avoir eu d’élévation de température sur ce continent entre 1890 et 1940… Les températures en Australie, Nouvelle Zélande et sur la côte Antarctique semblent s’être légèrement élevées depuis 1940, contrastant avec la tendance à la baisse de l’hémisphère nord…

Bien qu’il y ait à l’évidence une occurrence de cycles multi-annuels dans les types de météo, leur récurrence n’est pas exploitable. Au stade actuel des connaissances, il est impossible de faire des prédictions utiles des tendances climatiques futures. » (page 8)

Maintenant bien sûr, les climatologues prouvent des choses en jouant avec leurs modèles sur leurs ordinateurs. L’Académie voyait aussi l’importance de « la banque australienne de données météo » et disait qu’elle devrait être « entretenue, améliorée par un contrôle de qualité, et soumise à plus d’analyses systématiques… l’entretien et l’amélioration de cette banque de données est d’importance nationale ». Il est intéressant de savoir qu’en septembre dernier le gouvernement Turnbull a mis fin à l’audit externe des ajustements et « homogénéisations » hautement discutables des données par le Bureau de Météorologie, données qui ne débutent qu’en 1910. Le rapport de l’Académie de 1975 incluait des graphes de température remontant jusqu’en 1875.

Le rapport dit que malgré certaines incertitudes sur le climat, on doit appuyer les jugements sur des bases physiques pour décider du meilleur comportement entre la complaisance et l’alarme. Ces bases doivent être aussi objectives que possible, et quantifiées de préférence chaque fois que l’opportunité existe. Ce n’est pas comme de nos jours où science et activisme sont devenus indissociables.

Le rapport disait qu’il n’y avait qu’aucune preuve que des influences humaines aient changé le climat global, mais si les émissions et autres influences humaines continuaient à augmenter, il était plus probable que cela crée du réchauffement que du refroidissement. Très bien.

La dégradation de la science climatique dans les 40 années passées depuis ce rapport sensé de l’Académie est une merveille à contempler.

Par Tony Thomas, traduction par Scaletrans - source.

Notes

[1] Report of a Committee on Climatic Change. No 21, AAS

[2] Il y a une copie à la National Library et j’en ai trouvé une à la Librairie de l’état de Victoria – en très mauvais état avec des pages manquantes

[3] The late Dr Stephen Schneider first ramped the “cooling scare” and then the “warming scare” – Rasool S., & Schneider S.”Atmospheric Carbon Dioxide and Aerosols – Effects of Large Increases on Global Climate”, Science, vol.173, 9 July 1971, p.138-141 – Excerpt: ‘The rate of temperature decrease is augmented with increasing aerosol content. An increase by only a factor of 4 in global aerosol background concentration may be sufficient to reduce the surface temperature by as much as 3.5 deg. K. If sustained over a period of several years, such a temperature decrease over the whole globe is believed to be sufficient to trigger an ice age.” Schneider was still promoting the coming “ice age” in 1978. (See: Unearthed 1970’s video: Global warming activist Stephen Schneider caught on 1978 TV show ‘In Search Of…The Coming Ice Age’ – September 20, 2009)



Commentaires

Ajouter un commentaire


Autres articles dans la catégorie « Etat de la planète Climat »