Canicule 2012 : des sueurs froides pour le nucléaire francais


Aucun média ne vous en parle (ils ont d'autres marronniers de l'été à traiter, et l'épisode Fukushima est loin), mais la sécheresse combinée à la canicule risque de poser de gros problèmes à nos installations nucléaires.
 
Les cours d'eau imposent en effet de nombreuses contraintes aux centrales. Elles doivent tout d'abord respecter des normes de débit minimal.
 
Enfin, les centrales doivent s'assurer d'une bonne dilution des effluents radioactifs dans les cours d'eau. En dessous d'un certain débit, par exemple 30 mètres cubes par seconde pour la Loire, les centrales doivent stocker leurs effluents dans des bâches le temps que le fleuve se renfloue. Et au bout de plusieurs semaines, si les sites de stockages sont pleins, il faut arrêter les réacteurs.
 
La canicule de l'été 2003 avait démontré la faillite du système nucléaire : non seulement les 58 réacteurs français n'empêchent pas le réchauffement climatique, mais c'est au contraire ce dernier qui en montre les faiblesses.
 
En 2012 avec les nouvelles températures records de cette mi Août  2012 , nous pouvons de nouveau nous attendre, comme en 2003 ou 2006, à ce que l'exploitant demande des dérogations pour dépasser les températures maximales de rejets. Les centrales chauffent alors les cours d'eau, entraînant des conséquences pour la faune et la flore.
 
Alors qu'en 2012  trente-neuf départements sont concernés par des restrictions d'usage de l'eau, et 19 par une interdiction de tout prélèvement  « non prioritaire », en 2005 EDF avait prélevé 42 milliards de m3 pour refroidir tout le parc (thermique à flamme & nucléaire) !
 
Comme le dit le très bon crashdebug afin de commenter la photo d'illustration :
 
Et bien, en voyant ça, ils doivent être vachement rassurés les habitants de Chinon, «  Ne vous inquiétez pas : On maîtrise tout ! » (et jusqu'à quand...?)



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