Big brother : Une carte d’identité bientôt obligatoire pour se connecter avec certains sites ?


Une nouvelle claque s'annonce pour la neutralité de l'internet, déjà fliqué à outrance et dont la censure est laissé au bon vouloir d'un gouvernement totalitaire, le tout en s'affranchissant de l'avis de juges, un peu à la façon d'un 49.3 qui tend à devenir la norme.

Une fois encore, si les raisons prétextées semblent êtres louables comme c'est souvent le cas, il est légitime de s'inquiéter des futures et probables dérives d'un tel outil aux mains d'un pouvoir qui ne cache plus ses intentions intrusives. Ce dispositif se voulant sécuritaire à la base, pourrait permettre d'agrandir les bases de données relatives aux internautes, leurs habitudes, orientations diverses, et probablement leurs achats puisque certains sites de vente en ligne s'essaient à cette pratique pourtant illégale actuellement en demandant de fournir une photocopie de la carte d'identité ainsi qu'un justificatif d'adresse pour un achat en ligne effectué par carte bleue.

Doit on y voir un lien avec le fait que l'Union Européenne travaille sur la création d’un numéro unique de contribuable européen ? C'est fort probable quand on sait que cela concerne également la Grande-Bretagne chez qui il n'existe pas de carte d'identité. Les barreaux de la prison « démocratique » s'ajoutent un à un, de plus en plus vite, et la vision d'un monde Orwellien n'a jamais été aussi proche de la réalité...

Le Veilleur

La Commission européenne propose d’exiger l’utilisation d’une carte d’identité officielle pour se connecter avec certains sites

YouTube, Facebook et Uber seraient concernés, ainsi que d’autres plates-formes. Le vice-président pour le marché unique digital à la Commission, l’Estonien Andrus Ansip a eu cette riche idée dont une fuite a révélé l’existence. Depuis lors, les documents relatifs à un usage obligatoire accru des cartes nationales d’identité ont été mis en ligne sur le site de la Commission.

La Commission européenne suit l’exemple estonien

Suivant l’exemple estonien où la carte d’identité sert de sésame pour tous les services en ligne sécurisée, la proposition pour l’ensemble de l’UE affirme que

les plates-formes en ligne doivent accepter les preuves d’identité émise ou reconnue par les autorités publiques nationales, tels les cartes d’identité électronique, les cartes de citoyens, carte bancaires… (...) Que chaque consommateur ait une multitude de combinaisons d’identifiants et de mots de passe n’est pas seulement malpratique, mais tend à devenir un risque de sécurité

, poursuit le texte.

Se connecter aux sites internet avec notre carte d’identité : pour notre plus grand bien

Il s’agit notamment, assure la Commission, de décourager les « avis clients » fabriqués et truqués sur les plates-formes de vente, qui peuvent tromper ou manipuler les consommateurs.

Diane James, membre UKIP du Parlement européen, y voit plutôt une « intrusion indue et apparemment autoritaire de l’UE dans les médias sociaux et Internet ». Elle rappelle qu’en 2013, le Parlement européen a dépensé plus de 2,5 millions de livres en revues de presse et surveillance du Net pour traquer les « trolls » intervenant dans les débats eurosceptiques, au motif qu’il faut être au courant de la « conversation publique en temps réel » et y réagir rapidement. Il s’agit notamment de

peser sur la conversation, par exemple, en fournissant des données précises afin de déconstruire les mythes

Mme James estime que l’exigence de se connecter à de nombreux sites avec une carte d’identité

devrait inquiéter quiconque croit en la liberté personnelle


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