Belgique : Les terroristes envisageaient-ils de contaminer l’eau potable ?


Après la découverte pour le moins inquiétante des intentions premières des terroristes, il apparaît au fil des investigations policières que d'autres scénarios tout aussi dangereux, sinon pires, avaient été envisagés par les extrémistes de L'état islamique.

Synchronicité ou pas, j'avais relevé il y a quelques jours une information selon laquelle des hackers avaient réussi à pirater le système d’une station d’épuration, pouvant ainsi modifier la composition et la distribution d’eau potable d'une station, et c'est ce dont il est question ici, selon une information provenant de rtl.be.

Cela dit, il semble que vous puissiez dormir sur vos deux oreilles braves gens, car manu veille au grain, et le « risque d'armes chimiques ou bactériologiques » a été évoqué par Manuel Valls le 19 novembre dernier devant les députés. Il est donc exclu qu'en toute connaissance de cause par les autorités qu'une telle possibilité puisse se produire.

Le Veilleur

Notre eau potable, cible potentielle des terroristes ?

Selon des scellés retrouvés dans l'appartement de la rue Max Roos, d'où est parti le commando de l'attentat de Zaventem, les centrales belges et la résidence de Charles Michel à Bruxelles n’étaient pas les seules cibles des kamikazes, qui visaient également les captages d’eau potable.

L'eau potable en Belgique était aussi ciblée par les terroristes, rapporte RTL Info se référant aux résultats des perquisitions menées dans l'appartement de la rue Max Roos, d'où est parti le commando qui a perpétré l'attentat à l'aéroport belge. Un ordinateur trouvé suite aux perquisitions contenait des plans et des photos en rapport avec le Premier ministre Charles Michel, des données concernant des centrales nucléaires mais aussi des informations selon lesquelles les terroristes avaient l'intention de contaminer les sources d'eau potable de la capitale.

Actuellement, les captages d'eau potable belges sont placés sous haute surveillance afin d'éviter toute contamination volontaire, rapporte SudInfo.be. Plusieurs personnes contactées par le journal au sein des sociétés de captage et de distribution d'eau potable témoignent de l'augmentation de la sécurité autour des installations de distribution d'eau.

Dans le même temps ils n'ont pas souhaité s'exprimer davantage sur ce sujet afin de ne pas effrayer la population. Marie-Eve Deltenre, porte-parole de Vivaqua - la compagnie l'intercommunale qui alimente la région bruxelloise en eau -, a annoncé

Vous comprendrez que l'on veuille rester discret sur le sujet...

Les médias locaux ont auparavant rapporté que les kamikazes visaient les centrales nucléaires belges. En démantelant une partie de la cellule lors de l'opération de Forest et l'arrestation de Salah Abdeslam et de son complice Amin Choukri à Molenbeek, les enquêteurs ont peut-être permis d'éviter le pire. De la sorte, les autorités ont forcé la cellule à l'origine des attentats de Bruxelles à accélérer son action et à se détourner de ses cibles premières parmi lesquelles figurait le système nucléaire belge.

Aux Etats-unis, l’eau d’une station d’épuration manipulée par des hackers

L’opérateur de télécommunications américain Verizon révèle dans un rapport une cyberattaque ayant touché à la composition et à la distribution d’eau potable d'une station. Le système informatique était perclus de failles.

Le bilan dressé par l'opérateur américain Verizon publié en mars 2016 et consacré aux fuites de données a de quoi faire frémir. Il recense pas moins de cinq cents incidents de cybersécurité dans quarante pays en 2015 (le rapport en anglais ici). Parmi eux, l'un attire tout particulièrement l'attention : il concerne la Kemuri Water Company (KWC), une station d’épuration bien réelle mais dont le nom a été changé et le pays d'implantation non divulgué pour éviter de la compromettre. Et pour cause ! Verizon relate la façon dont des hackers ont réussi, très facilement, à manipuler la composition chimique de l’eau qui est redistribuée aux habitants après traitement ! Le tout, sans même en avoir eu l’intention au départ...

L'affaire a été révélée lorsque la société a décidé de faire appel aux équipes chargées du cyber-risque de Verizon pour renforcer son système d’information afin d’anticiper tout problème éventuel. Or, une fois sur place, les experts ont constaté avec stupeur que la station d’épuration était déjà la proie de pirates informatique depuis deux mois ! Et que ses responsables s'en doutaient... Des mouvements suspects de valves et de tuyauteries avaient été remarqués. Beaucoup plus grave ! Les gestionnaires avaient constaté des modifications inexpliquées de dosage dans les produits injectés dans l’eau pour la rendre portable. Sans conséquence désastreuse heureusement...

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