Barrage républicain : Entre manipulation anti-démocratique et dictature électorale


[EDIT] Rectification à propos d'une erreur concernant une citation d'un homonyme de Mr Laurent Mauduit (voir plus bas).

Après les multiples divertissements - parfois drolesques, parfois pitoyables - que nous ont fournis récemment les prétendant(e)s au trône présidentiel, les résultats du premier tour nous ont invités au désenchantement dans un premier temps, à la division ensuite, et pour finir, à la haine.

Bien qu'ayant opté tout d'abord rester en marge de l’actualité politique, la rage au ventre face à des résultats qui trahissent une population toujours aussi importante de mammifères herbivores, il m'apparaît difficile de ne pas commenter l'ambiance nauséabonde qui règne sur les fils des commentaires des médias de toutes sortes, comme des réseaux sociaux. En effet, un inquiétant sentiment d'urgence s'amplifie à l'approche du deuxième tour, où l'on a l'impression de jouer notre avenir, et ou face au Front National, les soutiens de Emmanuel Macron, fils spirituel de Rothschild, ont une fois encore ressorti du placard le « Front républicain », arme ultime à laquelle énarques et oligarques font appel quand la situation semble leur échapper.

Mes lecteurs et lectrices réguliers le savent, aucune personnalité ou parti politique n'a mes faveurs, et tous ont à un moment ou un autre eu des affinités suspectes ou des paroles ou comportements pour le moins discutables et révélateurs à mes yeux. Sur ces points, Macron tout comme Marine le Pen n'y échappent pas, et si à un moment donné j'ai pu citer François Asselineau (UPR) comme le « moins pire » de tous, c'est uniquement à la lecture de la cohérence de son programme face à ses concurrents. Ce petit aparté ayant pour but de couper l'herbe sous le pied des haineux et autres trolls, continuons.

Le barrage républicain fait pourtant partie d'une ancienne stratégie, et il suffit d'en arpenter son historique sur wikipédia pour s'en convaincre et en appréhender les rouages, ainsi qu'à qui elle profite au fil du temps ou elle a été employée. Jamais l'expression « diviser pour mieux régner » n'aura été aussi vraie, et si ceux et celles qui la suivent aveuglément évoquent régulièrement haine et fascisme pour qualifier le Front National, que penser de la présence de ces deux qualificatifs au sein même de leurs commentaires ? Ce sont ces mêmes personnes qui vous exhortent à voter Macron ou ne pas voter blanc / vous abstenir, qui vous insultent ou vous traitent de « facho » au nom de la « démocratie ». Un comble !

1493576281_estrosi-lepen.jpg Une petite mention spéciale au passage pour notre ami Christian Estrosi, qui bien évidemment soutient Macron après avoir soutenu sarkozy en son temps, et confie au Nouvel Obs ses « valeurs de gaulliste soucieux de maintenir une « ligne infranchissable » avec l'extrême droite. », matraquant à la télé, à la radio et sur Twitter, pour répéter son « soutien sans équivoque » à Emmanuel Macron et appeler à faire barrage à Marine Le Pen, oubliant soudainement ses alliances passées avec le Front National.

Je suis de tout cœur avec Christian, qui rencontre visiblement les méfaits de la maladie d'Alzheimer...

On peut également s'amuser de constater que lors des élections municipales de 1983 :

une liste réunissant centristes, chiraquiens et lepénistes l'emporte à Dreux : l'alliance, largement soutenue à droite, est publiquement approuvée par Jacques Chirac, Valéry Giscard d'Estaing, Alain Juppé, Michel Poniatowski, Jean-Claude Gaudin, Bernard Pons ou encore Claude Labbé. Seuls Simone Veil et Bernard Stasi manifestent leur désapprobation

De même, en 1985, avant de se rétracter plus tard :

Jacques Chirac déclare au Quotidien de Paris « Le Pen n’a pas les mêmes idées que moi, mais ce n’est pas un fasciste ». En 1986, il accepte l’alliance conclue lors des régionales entre le FN et Jean-Claude Gaudin en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, et propose un programme aux législatives qui s'avère proche de celui du FN.

Une stratégie sur laquelle certains ont cependant une vision lucide :

Certains soulignent que le front républicain se limite à une stratégie électorale sans pouvoir s'élargir à un projet politique. Le politologue Jean-Yves Camus considère qu'il s'agit d'« un aveu gigantesque d'incapacité à enrayer les progrès du lepénisme ». Xavier Landes, chercheur en philosophie politique et économique, déplore que le front républicain soit « souvent utilisé comme un joker pour faciliter l'élection de candidats modérés « par défaut », c’est-à-dire sans qu’ils ne gagnent vraiment le soutien populaire. Ce dernier aspect renforce le caractère problématique, antidémocratique, du front républicain »

Comme vous le constatez, la haine ou l'attirance du Front National, c'est selon les intérêts du moment !

J'attire votre attention sur un commentaire de Bruno Gaccio (source)

Si madame le Pen est élue, elle le sera parce qu'elle aura obtenue plus de voix que monsieur Macron dans une compétition à laquelle elle avait le droit de participer. Si elle est anti républicaine il fallait lui interdire de participer.

Car une grande partie de l'hypocrisie tire sa source ici. Si le Front National est réellement anti-républicain, pourquoi ne pas alors le prouver démocratiquement et l'interdire, plutôt que s'y allier parfois discrètement et le diaboliser le reste du temps ? En cas contraire, ce parti doit être alors traité à égalité avec les autres, et tout barrage éradiqué. En y repensant, je suis d'ailleurs surpris que cet argument n'ai pas été saisi par le FN, ce qui pourrait laisser penser que cet aspect législatif soit sciemment utilisé par Marine à son avantage. Allez savoir...

Autre annonce pour le moins troublante, celle de Laurent Mauduit, fils de Bertrand Mauduit qui a passé presque deux ans dans un camp de concentration en Allemagne pour faits de résistance, et qui contre toute attente déclare :

[EDIT] Bien que je sois en accord avec le contenu de cette annonce, celle-ci provenait en fait du compte d'un militant CGT portant le même nom, et ne saurait donc être attribuée au Laurent Mauduit (fils de Bertrand Mauduit et journaliste à Médiapart...) cité ci-dessus. C'est d'ailleurs ce dernier qui m'a contacté pour me signaler cette énorme méprise de ma part. Je tiens à m'en excuser auprès de lui, ainsi que de mes lecteurs pour cette erreur de ma part, due à un manque de vérification. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas trop rigueur...

Heureusement que j'ai une conscience politique parce que se faire traiter de collabo, nazi, cons, irresponsable, fou dangereux, (et j'en passe car la liste n'est pas exhaustive) par ceux qui vont voter Macron parce que je vais m'abstenir à ce hold up électoral...

... Et bien oui, heureusement que j'ai une conscience politique parce que sinon je crois que j'aurais mis un bulletin FN !

Je pense que la culpabilisation des abstentionnistes ainsi que les insultes ne sont pas productives et peuvent amener à une frustration telle que cela peut créer l'effet inverse recherché. Jamais je ne donnerais ma voix au FN mais le banquier ne l'aura pas non plus, pour moi ces deux votes sont incompatibles avec mes convictions de militant CGT.

Je me répète une fois de plus, agiter l'épouvantail du FN pour faire peur et culpabiliser l'électeur, ça ne marche plus avec moi ! Quand Macron nous mettra bien profond ses lois anti-sociales, j'espère bien que ceux qui auront voté pour lui et l'auront plébiscité, n'auront pas l'audace de venir manifester leur mécontentement dans la rue quand on essayera désespérément de les combattre !

Mon abstention permettra de moins légitimer Macro quand il sera au pouvoir.

Car c'est bien un hold-up électoral qui est en cours, et à ce propos, de nombreuses irrégularités troublantes ont été constatées. De nombreuses pétitions ont vu le jour dans le but d'annuler le premier tour, et des électeurs radiés s'organisent pour se pourvoir en cassation. A ce sujet, je vous propose une vidéo d'un Youtubeur qui émet une théorie intéressante :


Cela dit, ces théories sont difficilement vérifiables bien qu'étant plausibles (en voici une autre), et il est peu probable qu'une annulation du premier tour ait lieu. On peut par contre constater que l'extrême-droite monte partout dans le monde, et que la cause commune à cette ascension est la dictature de la finance. Ce néolibéralisme dont le nouvel emblème français est Macron, est aussi bien la source de décadence, que de pauvreté et de division de par le monde, et comment ne pas être étonné de voir des écologistes ou encore des mouvements se voulant humanitaires ou contre toute militarisation appeler à voter pour Macron ? Ces personnes ou groupes - dont vous faites peut être partie, ont elles bien conscience de l'absurdité d'un tel choix ? J'en doute.

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Plutôt que d'argumenter personnellement une fois encore sur les plans de Macron, je cite un article de l'Humanité qui en décrit les lignes principales, et vous comprendrez que cela n'a rien à envier au fascisme tant décrié à propos du FN :

Le candidat d’En marche ! s’aligne sur la droite autoritaire : faire exploser le Code du travail en un été à coups d’ordonnance.

Le vrai Macron commence à sortir du bois. À mesure que l’échéance électorale se rapproche, le candidat d’En marche ! est forcé de dévoiler un peu plus clairement ses intentions, quitte à se contredire, et à révéler au grand jour l’imposture de sa « marque » politique. Ainsi, hier, dans un entretien au JDD, l’ancien ministre de l’Économie a été invité à détailler ses premiers mois au pouvoir s’il était élu. Et pour la première fois, il a divulgué son intention de gouverner par ordonnances pendant l’été.

Emmanuel Macron souhaite en effet introduire « un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation ». « Il s’agit de donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, d’une part, d’encadrer les décisions des prud’hommes, d’autre part », prévient-il. Soit une amplification de la loi El Khomri, imposée sous le quinquennat Hollande à coups de 49-3.

Pour éviter une mobilisation syndicale et citoyenne et enjamber le Parlement, il compte « procéder de manière rapide et efficace » en procédant par ordonnances. Or cette pratique est une vieille marotte de Jean-François Copé, reprise par François Fillon pendant les primaires de la droite. Une solution expéditive, rendue possible par l’article 38 de la Constitution, qui consiste à imposer des textes au Parlement, sans qu’ils aient été débattus, ni amendés. Même Nicolas Sarkozy avait mis en garde ses amis de la droite contre une telle méthode.

« Il est quand même curieux de dire en juin aux Français (à l’occasion des élections – NDLR), après avoir été élu en mai : “Donnez-moi une majorité pour réformer le pays”, et dire ensuite aux parlementaires : “Vous ne servez à rien, on va faire ce que vous n’êtes pas capables de faire” », raillait alors l’ancien président de la République.

Pas de quoi faire douter Emmanuel Macron, qui reprend sans honte cette pratique convoitée par la droite autoritaire. Pour celui qui promet sur le papier « une révolution démocratique », cette proposition ne manque pas de sel. D’autant qu’elle est absente de son programme officiel. Ainsi, dans le chapitre « Une démocratie rénovée », le candidat ne fait nulle mention de l’usage des ordonnances, mais prévient qu’il généralisera la procédure d’urgence des textes législatifs.

Autrement dit : un parlement fantoche, spectateur impuissant des lubies d’un petit César aux manettes de l’État.

De même, comme l'évoque le site revolution permanente, « Si Marine Le Pen a hérité du néofascisme de son père, sa victoire à la présidence signifierait-elle le basculement vers un « régime fasciste » ? », on peut y lire un passage très révélateur :

Il faudrait que la situation économique change d’une manière décisive pour que le danger immédiat du fascisme réapparaisse dans les Etats capitalistes occidentaux. Qu’un tel changement survienne dans le futur n’est en aucun cas exclu ; plus c’est une éventualité très probable. Mais avant que cela n’arrive, il vaut mieux éviter d’être fascinés par la menace inexistante du fascisme, parler moins de néo-fascisme, et faire plus dans la lutte systématique contre la tendance très réelle et très concrète de la bourgeoisie vers l’"Etat fort", c’est-à-dire vers la réduction systématique des droits démocratiques des salariés (au moyen de lois d’exception, lois antigrèves, amendes et peines de prison pour les grèves sauvages, restriction du droit de manifester, manipulation capitaliste et étatique des mass media, réinstauration de la détention préventive, etc.).

Le noyau de vérité dans la théorie du "fascisme rampant", c’est qu’elle souligne le danger d’une acceptation passive et non politique de telles attaques contre les droits démocratiques élémentaires qui ne peut qu’aiguiser l’appétit de la classe dominante et la pousser à de nouvelles attaques plus dures. Si le mouvement ouvrier se laisse mener par le bout du nez sans résistance et se laisse déposséder petit à petit de sa puissance, alors, au premier changement important de la situation économique, quelques aventuriers intelligents peuvent bien être inspirés d’essayer de l’exterminer complètement. Si la résistance n’a pas été préparée opiniâtrement dans les batailles quotidiennes pendant des années, elle ne tombera pas miraculeusement du ciel à la dernière minute.

Oui, le fascisme qu'un grand nombre de personnes redoute aujourd'hui ne se dissimule pas la ou vous l'attendez, et si vous aussi êtes effrayé à l'idée de devoir choisir parmi deux candidats qui ne vous conviennent ni l'un, ni l'autre, ne tombez pas dans le piège du front républicain et abstenez vous. Si vous vous posez la question « pourquoi pas un vote blanc ? », sachez qu'en ce cas vous contribuerez à un fort taux de participation qui tendra à légitimer le vainqueur, ce qui n'est pas le cas d'une abstention.

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A l'issue de cette publication, je me doute bien qu'une proportion non négligeable va s'offusquer des propos tenus ici. Ceux ou celles qui ne comprendront pas mais qui seront aptes à en débattre dans le calme et le respect auront toute mon attention. Les aficionados de l'insulte gratuite de type « t'es un facho » ou « si tu votes pas macron, t'es pour le FN » sans le moindre semblant de dialogue constructif auront droit à une indifférence totale de ma part, en plus d'un bannissement. (eh oui, on me traite de fasciste, je réagis comme tel)

Pour finir en beauté, je vous laisse à la lecture d'une publication éloquente de Bruno Guigue, qui décrit superbement et avec courage la situation actuelle, et ce au mépris de l'agressivité de certains lecteurs.

Le Veilleur

La double imposture

C’était couru d’avance. A l’issue d’un premier tour truqué, nous voilà sommés de faire barrage au “fascisme”. La boucle est bouclée. On vole sa victoire au peuple, on lui fait les poches, et maintenant on le traite d’ordure parce qu’il refuse de voter pour un maquereau. En contrôlant la presse, les milliardaires ont préempté le cerveau des électeurs. Le citoyen est conduit par la main, comme un enfant, vers l’urne où il déposera son bulletin “Macron”. On lui dit qu’il faut le faire pour sauver la République, et il le croit. Aucun risque, l’élection du gigolo est assurée. Mais cela ne suffit pas. Il faut encore s’acharner sur ceux qui résistent au décervelage.

C'est d'autant plus urgent que le mouflet est à la peine dès qu’on entre dans le vif du sujet. L'affaire Whirlpool, de ce point de vue, est une véritable leçon de choses. Voilà une entreprise qui va fermer parce que ses actionnaires ont décidé de la délocaliser dans un pays, la Pologne, où la main d’œuvre est plus docile. C’est la “libre circulation des capitaux”, comme disent les traités européens. Les travailleurs sont mis en concurrence les uns avec les autres, et le capital se déplace là où les perspectives de profit sont optimales. Porte-parole officiel de l’oligarchie, Jacques Attali a utilisé une belle formule. Cette affaire, a-t-il dit, est “anecdotique”. Le pire, c’est qu’il a raison. Ce drame qui frappe 700 familles, hélas, c’est l’écume des jours, c’est la rubrique des chiens écrasés du capitalisme.

Décidé à faire son numéro, l’oligarque poudré se rend alors à Amiens. Et que dit-il aux ouvriers jetés à la porte comme des malpropres ? Que cette fermeture n’a rien à voir avec la mondialisation, que l’État n’y peut rien, et qu’il est venu pour parler du plan social. Dès qu’on passe aux choses sérieuses, l'idole des impubères qui s'époumone en salle de concert s’aplatit comme une crêpe devant les vrais patrons. Celui qui a vendu Alstom aux Américains liquidera notre patrimoine industriel, il le mettra en pièces, méticuleusement, tout en éblouissant les gogos avec ses miroirs aux alouettes façon “start-up”. Macron, c’est un fossoyeur qui a seulement pris la précaution de faire le blanchiment des dents.

Marine Le Pen ayant saisi l'occasion de cette visite pour lui tailler des croupières, le commis de l’oligarchie se trouve alors en difficulté. Vite, il faut inventer autre chose pour le faire rebondir. Heureusement, son équipe de com’ est à la manœuvre, et elle a un coup de génie. Elle envoie le Don Juan, aussi sec, faire un “selfie” avec le clocher d’Oradour-sur-Glane, ce village français qui fut martyrisé par les nazis. Le message est d'une subtilité impressionnante. Qu'on se le dise ! Si vous ne votez pas pour le freluquet, c’est que vous êtes un copain des SS. “Non, pas ça, pas ça !” s’égosille en meeting le chouchou du Cac 40. Avec lui, “le fascisme ne passera pas” ! A défaut de résister aux multinationales, Macron aura au moins inventé une parodie d’antifascisme, la gueulante au micro tenant lieu d’acte de résistance, avec sa voix éraillée de post-adolescent qui se prend pour Radio-Londres.

Macron, rempart contre le “fascisme” ? On pourrait discuter de ce vocabulaire, mais si Le Pen c’est le fascisme, alors Macron c’est Von Papen. Que l’on sache, le Casanova de la finance est le serviteur attitré d’une oligarchie qui a sorti le FN de la naphtaline, l’a nourri au grain, et l’engraisse tous les jours en dévastant la société française. Même si elle en profite, ce n'est pas l'extrême-droite qui a mis les travailleurs en concurrence, détruit les emplois industriels et plié devant le diktat des marchés financiers. C'est cette même bourgeoisie, cramponnée à ses privilèges de classe, qui prétend aujourd'hui nous guérir d’un cancer dont elle est la cause. Qu'elle assume ses turpitudes !

Lorsqu'on nous conjure de combattre Le Pen en votant Macron, c’est comme si on prescrivait un remède dont on est sûr qu’il achèvera le malade, ou comme si on nommait un pédophile directeur d'école. Une imposture n’en chasse jamais une autre, surtout si elles se renvoient la balle. Il suffit d'ouvrir les yeux pour voir que l’antifascisme de Macron n'est que du vent. Macron a besoin de Le Pen pour se faire élire, car il est minoritaire dans le pays. Le Pen a besoin de Macron pour occuper la fonction protestataire que le PS lui a offerte et que Mélenchon a failli lui ravir. Pour lutter contre l'extrême-droite, il faut aussi lutter contre Macron et ceux qui le soutiennent. Et si l’on veut purger la France du nationalisme identitaire, il faudra d’abord tordre le cou à l’oligarchie qui est son tas de fumier.

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